L’Avent… Jour 21…

Autant de jours d’hiver passés, autant d’ennemis renversés.


C’est un oisillon auvergnat qui se cache derrière la fenêtre du jour.

Joseph MERLE naît le 21 décembre 1748 à Bournoncle-Saint-Pierre dans la Haute Loire.
Il est le quatrième d’une fratrie comptant six enfants.

Ses parents, Guillaume et Marie GLIZENEUVE, Sosa 324 et 325, sont cultivateurs au lieu-dit Laroche.

Joseph est baptisé le 22 décembre 1748. Son parrain est Mr Joseph LAROCHE, bourgeois et sa marraine Anne CIFLOT de la paroisse de Bournoncle.

Source : AD Haute Loire Bournoncle-Saint-Pierre
Dicton du jour : www.mon-poeme.fr
Image : Collection personnelle

L’Avent… Jour 19…

Décembre aux pieds blancs s’en vient : An de neige est an de bien

Louise REYNAUD est auvergnate et fille de cultivateurs.
Elle est née le vendredi 19 décembre 1806 à Léotoing dans la Haute-Loire. Cependant, Etienne, son père, ne déclare sa naissance que le 25 décembre, sans doute à cause du mauvais temps.

Le 28 janvier 1834, Louise a 27 ans et entre dans la grande famille ACHON en épousant Giraud, 37 ans, huitième enfant de Jean et de Marguerite VALEIX, Sosa 32 et 33.

Sources : A.D Haute-Loire – Léotoing
Image : Collection personnelle
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L’Avent… Jour 15…

À la Saint Ninon, décembre trop beau, été dans l’eau.

Derrière la fenêtre du jour, se cachent une mère et son fils aîné nés le même jour.

Eugénie BAILLY est née le 15 décembre 1882 à Niort dans les Deux-Sèvres.
Son père, Jean-Baptiste est employé aux chemins de fer d’Orléans et sa mère, Marie Antoinette LOCHET est giletière.
Eugénie exerce le métier de couturière.

En 1901, à 18 ans, elle épouse à Orléans, Georges ACHON, un collatéral de Monsieur. Il est gardien de prison et il a 25 ans.
Georges est un descendant de Jean ACHON X Marguerite VALEIX, Sosa 32 et 33.

De leur union, naissent deux garçons :
– Jean Julien, le 15 décembre 1903 à Orléans
– Georges Jr

Sources : A.D Loiret – Deux Sèvres – Haute Loire
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Image : Collection personnelle

L’Avent… Jour 12…

À la Saint-Corentin, le plein hiver glace le chemin.

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Derrière la fenêtre du jour se cache Marguerite MOURET, Sosa 25 de Monsieur.

Elle est l’arrière arrière grand-mère de son grand-père maternel.

Dernière enfant d’une fratrie de neuf enfants, elle est née le 12 décembre 1819 à Virargues dans le Cantal.
Ses parents, Jean & Marianne AGUTTES sont cultivateurs.

Le 11 janvier 1843, elle épouse un autre Jean MOURET, un cousin.

Ils ont deux fils, Jean-Pierre (1844-1898) et Jean (1846-1859)

Marguerite disparaît le 21 mars 1859 à 39 ans, quelques jours après son fils Jean.

Sources : A.D Cantal – Virargues
Dicton du jour : www.mon-poeme.fr
Image : Collection personnelle

 

L’Avent… Jour 10…

  À la Sainte-Julie, le soleil ne quitte pas son lit.

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Aujourd’hui, nous restons en Auvergne où deux aïeules de Monsieur sont nées un 10 décembre.

Tout d’abord, Louise PRADAL, Sosa 17, née le mercredi 10 décembre 1806 à Lorlanges dans la haute-Loire.
Elle est la troisième et avant dernière fille, non pas d’une fratrie mais d’une sororie.
Ses soeurs se nomment Antoinette, Marguerite et la petite dernière, Anne.
Ses parents, Joseph & Marie CHAMBON sont cultivateurs.
A l’âge de 34 ans, le 17 février 1841, elle épouse Jean ACHON. Ensemble ils ont deux enfants : Anne et Jean, l’arrière grand-père.
Louise s’éteint le dimanche 3 décembre 1876, à 69 ans.

Enfin, la vie de Françoise CHAZAL née le mercredi 10 décembre 1817 à Bournoncle Saint-Pierre est de courte durée.
Elle fait, hélas, partie de ses petits anges partis trop tôt, trop vite…
Ses  parents, Gabriel, Sosa 40 & Louise COUTAREL, sa première épouse, la perdent le samedi 17 octobre 1818. Elle a 10 mois.

Sources : A.D Haute-Loire Lorlanges et Bournoncle Saint-Pierre
Image : Collection personnelle
Dicton du jour : www.mon-poeme.fr

 

L’Avent… Jour 9…

  De Sainte-Léocadie à Sainte-Nicaise, les gelées naissent.

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Derrière la fenêtre du jour, on célèbre le 9 décembre 1761 dans l’église de Virargues. le baptême de la petite Marie AGUTTES, née le jour d’hier, .

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Elle est la dernière d’une fratrie de quatre enfants.

Ses parents, Pierre & Catherine CHARBONNEL, sont brassiers. Ils sont les Sosa 196/204 et 197/205 de Monsieur.
Ses parrain et marraine sont Pierre AGUTTES et Hélis AGUTTES, qui ne sachant pas écrire, n’ont pas signé l’acte.

Pierre peut-il être à la fois père et parrain ?

 

Sources : A.D Cantal – Virargues
Dicton du jour : www.mon-poeme.fr

Images : Eglise Virargues- Blog de Papou Poustache – www.cpauvergne.com
                Calendrier Avent – Collection personnelle

L’Avent… Jour 4…

 Qui est Sainte-Barbe, qui est Noël, qui est Noël, qui est l’an.

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Derrière la fenêtre du jour se trouve un baptême collatéral.

Elisabeth TRANCHER, née la veille, est baptisée le mercredi 4 décembre 1748. Elle est la sixième et avant-dernière enfant de Jean et de Catherine ROCHE, Sosa 248 & 249 de Monsieur.
Ils sont cultivateurs et habitent le hameau Les Martres à Ruynes-en-Margeride dans le Cantal.

J’ignore ce qu’il est advenu de cette enfant,  mais pour la petite anecdote, un mot a attiré mon attention sur l’acte de baptême.
Le prêtre a écrit : …« habitant les martres, foraine de Ruines »…
C’est la première fois que je rencontre ce terme dans un registre paroissial.
D’après mes recherches, il semble que ce mot signifie dans le contexte : « en dehors ».

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Effectivement, le hameau des martres se situe en dehors du village, à 3,9 km exactement.

 

Source : A.D Cantal Ruynes-en-Margerie
Carte de Cassini – site Géoportail.gouv.fr
Dicton du jour : www.mon-poeme.fr
Image : collection personnelle

 

 

 

 

 

 

Les AGUTTES et les MOURET, des familles alliées… Episode 2…

Dans mon précédent billet, je vous ai décrit l’endroit où vivaient les familles AGUTTES et MOURET : Virargues, un village situé dans les Monts du Cantal ; une région magnifique mais une région autrefois enclavée, ce qui explique peut-être en partie, ce que j’ai découvert.

Voici comment deux familles ont fait de l’adage « L’union fait la force » leur devise en joignant l’ascendance maternelle de mon époux en l’état actuel de mes recherches :
       

Sosa 1 Monsieur
|
Sosa 3 Maman
|
Sosa 6 – Jean-Marie MOURET
°1887+1966 Murat
Je vous ai déjà parlé de lui, ici
x 1926
Sosa 7 – Maria PORTAL
9 enfants
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Sosa 12 – Jean-Pierre MOURET
°1844 +1898 Sakatolo – Mananjary – Madagascar
Je vous ai également parlé de lui,
x 21 octobre 1871
Sosa 13 – Elisabeth RIGAL
9 enfants
|
Sosa 24 – Jean dit Jacques MOURET (MORET)
°1813+1890
x 11 janvier 1843
Sosa 25 – 
Marguerite MOURET (MORET) °1819+1859
2 enfants
|
Sosa 48 Jean dit Jean-Pierre MOURET (MAURET) °1783+1846
x 14 juin 1809
Sosa 49 – Marie AGUTTES
°1782+1848
5 enfants
|
Sosa 50 – Jean MOURET (MAURET)
°1776+1821
x 8 janvier 1795
Sosa 51 – Marie Hélis dite Marianne AGUTTES
°1779 +après 1843
9 enfants
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Sosa 96 et 100 – Pierre MOURET (MAURET)
x 16 juin 1768
Sosa 97 et 101 – Licotte CHIROL
3 enfants
|
Sosa 98 et 102 – Jacques AGUTTES
°1756+1835
x 23 septembre 1777
Sosa 99 et 103 – Anne AGUTTES
°1751+1818
4 enfants
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Sosa 196 et 204 – Pierre AGUTTES
x
Sosa 197 et 205 – Marguerite CHARBONNEL
4 enfants
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Sosa 198 et 206 – Jean AGUTTES
x
Sosa 199 et 207 – Anne TISSIER
2 enfants

Pour démêler cette écheveau familial, j’ai mis en couleur les liens parent/enfant :
– Les Sosa 24 et 25 portent le même patronyme.
Je découvre qu’ils sont deux fois cousins germains puisque leurs pères, Sosa 48 et 50 sont frères et que leurs mères, Sosa 49 et 51 sont sœurs créant un bel implexe.
– Les parents des deux sœurs,  les Sosa 98-102 et 99-103 portent également le même patronyme, ce qui laisse supposer qu’ils ont aussi un lien de parenté établissant peut-être un autre implexe. Mais il sera difficile à démontrer car les registres sont lacunaires pour la période.

Mes investigations se sont révélées assez ardues :
Les fratries portent pour la plupart le même prénom : « Jean » pour les garçons et « Marie » pour les filles, prénoms trouvés dans les actes de baptême ou de naissance. Un pseudonyme est donc attribué aux enfants, lequel pseudonyme se retrouve dans les actes mariage ou de décès à la place du prénom.
Mais la difficulté majeure était de ne pas intervertir les enfants des Sosa 48/49 et 50/51 car les actes sont laconiques et donnent peu de renseignements.

A noter que dans le village, la lecture des registres a confirmé que les unions entre frères d’une famille et sœurs d’une autre famille ou le contraire sont une pratique courante du 17e et jusqu’au début du 19e siècle.
De même, qu’il n’est pas rare qu’un parrain et une marraine se marient peu de temps après un baptême, ledit baptême étant certainement une occasion à la rencontre des futurs.

Après avoir croisé mes recherches et consulté la collection départementale et communale des registres en ligne, je pense être arrivée à un résultat correct.
Les alliances entre les AGUTTES et les MOURET sont ainsi avérées et à plus d’un titre.

Et vous, avez-vous déjà trouvé de tels enchevêtrements familiaux ?

 

Sources : A.D Cantal – Virargues

Les AGUTTES et les MOURET, des familles alliées… Episode 1…

Les familles AGUTTES et MOURET résidaient à Virargues, un petit village auvergnat perdu dans les Monts du Cantal, juché sur un plateau dominant la vallée de l’Alagnon à plus de mille mètres d’altitude et situé à quelques lieues de Murat.capture-carte-cassini-virargues

Le bourg compte plusieurs hameaux : Auxillac, Clavières, Foufouilloux, Farges…

Le travail y est essentiellement agricole… Mais les aléas climatiques rendent le labeur difficile.
En 1791, de fortes gelées ont sévi sur la région aux mois de mai et de juin détruisant la plupart des récoltes :
        – « Il n’a peut-être jamais existé une calamité aussi complète que celle qui afflige en ce moment les montagnes du Cantal « 

Le samedi 21 juillet 1900, un orage épouvantable s’est déchaîné de midi à deux heures du soir. Un berger de 11 ans de la Montagne de Carlusset a été foudroyé au milieu de son troupeau. A la Chevade, près de Murat, deux autres enfants, de 9 et 13 ans ont également subi le même sort…
(source : La gazette du pays de Murat)

Pour se protéger, les habitants ont développé un savoir-faire architectural en adaptant leurs constructions aux conditions météorologiques.
Les habitations sont appelées « maisons-blocs » ou « fermes-blocs ». Elles sont bâties avec des murs très épais en pierre volcanique et des toits pentus recouverts de lauze (plaque de phonolithe taillée).
Le « cantou », grande cheminée, tient une place essentielle autour duquel s’organise la vie quotidienne.

Il n’existe pas de village sans église : celle de Virargues est une des plus anciennes de la région. Son origine date du Xe siècle et contrairement aux autres édifices religieux du coin, on y entre en descendant quelques marches… ce qui oblige à baisser la tête. Ici, l’humilité est de rigueur.

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Virargues est aussi connu pour sa source miraculeuse, placée sous l’invocation de Sainte-Reine. Cette source aurait des vertus de guérison pour les yeux.
Abandonnée au moment de la Révolution, une chapelle a été reconstruite en 1850 et un pèlerinage y est organisé tous les ans en septembre.

Voilà pour le décor…

Confrontés à l’austérité et à la rusticité de leurs maisons, à la rudesse du climat, à la dureté de leurs conditions matérielles… les ancêtres maternels de Monsieur ont fait face à l’adversité et ont adopté l’adage : « L’union fait la force » !

A suivre…

Images :
Carte de Cassini – Site Géoportail : www.geoprtail.gouv.fr 
Eglise de Virargues – Blog de Papou Poustache : www.cpauvergne.com

#Challenge AZ… V comme Françoise Antoinette Céline VIGNON…


280px-St_Just_BrioudeSamedi 15 juin 1895,
Quand Françoise Antoinette Céline VIGNON, 20 ans, épouse Pierre ACHON, cultivateur de 26 ans et collatéral de Monsieur à Saint-Just-près-Brioude en Haute-Loire, elle ignore que la vie leur réserve bien des surprises.

Pierre est élu maire de la commune et le restera pendant 27 ans. Il est nommé au rang de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur pour services rendus à sa commune.

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Céline & Pierre ont trois enfants :
– René Jacques : La Première Guerre Mondiale le fauche dans la fleur de l’âge, à 21 ans. Tué à l’ennemi le 31 août 1918 à Juvigny dans l’Aisne, il reçoit la Croix de Guerre à titre posthume.
– Moïse a plus de chance : Né en 1904, il se marie et a quatre enfants. Il disparaît à l’âge de 82 ans.
– Yvonne Pauline Claire née en 1910, meurt à l’âge de 5 ans.

Après une vie faite de joie, d’honneur et de peine, Françoise s’éteint en 1939 à 63 ans.

Sources :
A.D Haute-Loire – Saint-Just-près-Brioude – 6E228/12 [1893-1902] p.181
Image :
Gallica-BNF : Journal officiel de la République Française, lois et décrets, 1939/08/11 (A71,N188)
Eglise de Saint-Just-près-Brioude – Wikipédia.fr