Randonnai… Berceau des Tremblay !

C’est avec une météo automnale, que le 12 octobre, nous nous sommes rendus à Randonnai, petit village du Perche dans le département de l’Orne.

L’association des Tremblay de France (A.T.F) célébrait son 25è anniversaire :  130 personnes étaient présentes et parmi elles : deux « Achon ».

Et pour la circonstance, douze membres de l’association des Tremblay d’Amérique (A.T.A) menés par leur Président Pierre Tremblay et son épouse Paulette avaient traversé l’Atlantique pour rejoindre la terre natale de leurs aïeux.

La journée fut marquée par diverses cérémonies empreintes de solennité en présence de Monsieur le Maire de Randonnai mais aussi des Maires de Chambon et Puyravault, petites communes de Charente Maritime.
Après les discours, des cadeaux de courtoisie ont été offerts aux officiels.

Pierre, Président de l’A.T.A  a ainsi remis un « bâton de paroles » aux élus des trois communes. Ce bâton issu de l’art indien Huron symbolise la sagesse des anciens : celui qui le tenait disait ce qu’il avait à transmettre et les autres l’écoutaient sans l’interrompre.

Le point culminant de la journée a été la visite de la maison natale de Pierre Tremblay appelée « La Filonnière  »  puis nous avons admiré la stèle : « Au-delà de l’horizon ».
Ce monument a été réalisé par un artiste de Québec, Marc Fougère, qui s’est rendu à Randonnai pour le sculpter.
Il rend hommage aux 281 percherons qui ont quitté leurs villages pour se rendre en Nouvelle-France en même temps que Pierre Tremblay.

Des liens très forts unissent les deux associations, et c’est avec enthousiasme que tous les descendants présents ont rendu hommage à leur ancêtre commun : Pierre Tremblay !

Pierre Tremblay a 21 ans en 1647 lorsqu’il quitte Randonnai et embarque à La Rochelle pour la Nouvelle France.
Dix ans plus tard, c’est au tour de Ozanne Achon, 25 ans, du village de Chambon en Aunis, d’embarquer du même port pour rejoindre les quais de Québec.

Tous deux se marient en 1657 et auront douze enfants dont dix survivront : 6 filles et 4 garçons.

Pierre décède en 1688. Ozanne disparaît à son tour en 1707 à 75 ans.

Pierre Tremblay & Ozanne Achon sont les parents de tous les Tremblay d’Amérique : environ
150 000 descendants dont 80 000 résidant au Québec, soit 1% de la population de cette province.

Belle famille, n’est-ce-pas ?

Et comme l’a justement décrit, un de nos amis québécois : tout cela est bien « émotionnant »!…

A lire également l’article que Hervé (@La généalogie d’Hervé) avait écrit lors du Challenge AZ sur : Ozanne Achon, mère de tous les Tremblay d’Amérique.

Sites internet : Association Tremblay d’Amérique : www.genealogie.org/famille/tremblay/
                        Association Tremblay France : www.tremblaydefrance.fr
                        La généalogie d’Hervé : http://www.pencalet.com

#Généathème : les photos se racontent…

« Le temps court et s’écoule et notre mort seule arrive à le rattraper.
La photographie est un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie. »
                                                                          *Henri CARTIER BRESSON

La photographie, considérée comme le 8è art, raconte nos vies et immortalise autant d’instants précieux.
Bien plus tard, cette photographie retrace à nouveau l’histoire, notre histoire !
Lorsque nous feuilletons un album photographique, l’émotion est toujours présente : nous avons le sourire aux lèvres ou la larme à l’œil, mais jamais nous ne sommes indifférents.

Les photographies sont des trésors dont il faut prendre soin !

Pour ma part, je ne possède aucun cliché de mes ancêtres… Hélas, hélas, hélas…. Je ne peux donc m’inspirer de cette source généalogique !

Aussi, la photo que je vous présente n’est pas très ancienne (ou si peu…)
Mais, c’est la « Photo ». Elle a été prise dans le célèbre « Studio Harcourt » à Paris en 1957 ou 1958.

Et grâce aux conseils judicieux de Sophie, « La gazette des ancêtres », gageons que dans un siècle ou deux… mes descendants… émus… découvriront ce cliché ! On peut toujours rêver, n’est-ce-pas ?



*Henri Cartier Bresson – photographe français – (°1908- +2004)

*Le studio Harcourt est un studio photographique fondé à Paris en 1934 par Cosette Harcourt et les frères Lacroix. Il est actuellement situé au 10, rue jean Goujon dans le 8è arrondissement de Paris.
Toujours en activité, il s’illustre en particulier pour ses portraits en noir et blanc des stars de cinéma et de personnalités.
(source Wikipédia)

#Généathème : organiser sa généalogie

Je prends vaillamment ma plume… Plutôt mon clavier pour aborder le sujet du mois : Organiser sa généalogie ! Sujet proposé par Sophie Boudarel !

Ma méthode de travail relève de la « vieille école » (oh là là… on dirait un vieux soldat !) :

1) J’ai créé des dossiers patronymiques, un pour chaque grand-parent et leurs ancêtres  : j’y ai inséré une liste d’ascendance que je complète au fur et à mesure de mes recherches :

Je remplis, également, une fiche de renseignements par famille et  par numéro Sosa :

Enfin, je classe tous les documents trouvés (état civil, fiches matricule, photos, recensements, cartes de Cassini, documents divers…)

2) J’ai également un cahier répertoire  « Spécial généalogie » qui me sert à tout : recherches dans les archives, carnet d’adresses, listes, renseignements divers…)

3) Enfin, je saisis toutes les données sur un logiciel : Hérédis version 13 Pro. Ce logiciel est facile d’utilisation et intuitif ; ce qui me convient parfaitement.

Ainsi va mon organisation… Je pourrai, sans doute, mieux faire ; mais cela me convient… Et en amont, j’apprécie surtout la recherche et le travail d’enquête…!

Quand les Provençaux s’affublaient de sobriquets…

Lorsque je séjourne en province, je lis régulièrement la presse locale. C’est aussi une façon de découvrir la vie des gens actuelle ou passée.
Ainsi, le Var-Matin a fait paraître dans ses pages l’article suivant, une petite perle que je souhaite vous faire partager :

Yves Bouffier, membre de la société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan, a signé un livre hilarant et passionnant sur les surnoms des habitants de 520 communes, d’Avignon à Nice.

Pendant 16 ans, il a enquêté dans les moindres recoins de la Provence, pour réunir dans un livre : « Mémoire des villes et villages de Provence », les sobriquets pas toujours flatteurs dont les habitants étaient affublés.

Sa méthode de travail était simple mais parfois ardue. En allant sur le terrain, il recherchait les anciens du village pour les interroger. Comme il parle le provençal, l’abord était facilité. N’empêche qu’un jour, il s’est trouvé face au canon d’un fusil tenu par un papi qui le menaçait. Heureusement, tout s’est bien terminé, autour d’un verre.

Son ouvrage indique les sobriquets en provençal avec la traduction en français et l’origine du surnom.

Voici un florilège des appellations de quelques communes du Var :

– Les Dracénois (Draguignan) étaient « les fouettés » car au 16è siècle, les condamnés à mort, pendus y étaient battus par le vent, d’abord dans le quartier des Selves et dès 1615 sur la place du marché actuel.
– Les Toulonnais étaient « les vomisseurs de poulpes » car la consommation excessive de ces mollusques les rendaient souvent malades.
– Les habitants de Fréjus étaient « les visages blancs » parce qu’au moyen-âge,  les marécages rendaient la ville insalubre et les locaux avaient le teint blafard. On les surnommait également « les mangeurs de bon dieu » car Fréjus était un évêché.
– Les Tropéziens étaient « les mangeurs de daube »

Pour plus de détails :

Bonne lecture !

Source : Var-Matin du 17 août 2013
Mémoire des villes et villages de Provence – Yves Bouffier – Editions de l’Envol – 2004 

# Généathème : Lorlanges, un village auvergnat…

Chaque année, en juillet, je fais une petite échappée sur les terres des ancêtres de Monsieur… J’y retrouve mes cousins de cœur… et c’est toujours un temps de partage, dont pêle-mêle : la généalogie, les recherches aux archives départementales du Puy en Velay, les confitures, les vide-greniers et cette année, l’arrivée d’un bébé… Bienvenue à Mathis !  

Ici, nous sommes aux confins de trois départements : la Haute-Loire, le Cantal et le Puy de Dôme et plus exactement dans la *Limagne brivadoise.

L’autoroute traverse cette région, autrefois enclavée, et permet d’admirer le décor vallonné et boisé, avec de-ci, de-là, des pitons de roche basaltique laissant entrevoir la silhouette des volcans qui se dressent à l’horizon.

Les routes étroites et sinueuses forment des rubans où chaque virage offre un paysage différent.
Les champs et les pâturages tels une superbe mosaïque mêlent leurs couleurs. Le blond des céréales et le jaune vif des tournesols contrastent avec le vert des maïs et celui des bosquets.

L’agriculture et l’élevage sont les principales ressources du lieu.

Les châteaux sont nombreux et qu’ils soient en ruines ou habités, témoignent de l’attraction de la noblesse pour cette contrée giboyeuse.

Lorlanges se dresse sur le flanc d’une colline. Son origine remonte à la Gaulle romaine ; des vestiges de villas romaines y ont été trouvés.

Aujourd’hui, le village fait partie de l’agglomération de communauté de Blesle et compte environ 307 habitants au dernier recensement avec une densité de 21 habitants au kilomètre carré. La commune se compose d’un bourg, de sept hameaux et de deux châteaux privés.

 

                                                                       
C’est d’abord dans le hameau de Clamonet puis dans celui de Clamont que les « Achon » s’établirent. Le couple fondateur fut formé par Jean Achon venant de Léotoing. Il épousa Marguerite Valeix de Lorlanges le 29 janvier 1782. Les deux villages sont à quelques lieues l’un de l’autre.
Jean & Marguerite ont eu 13 enfants : 10 garçons & 3 filles assurant ainsi une descendance nombreuse.


                                   Clamont

             Le château et le village de Léotoing

*Une Limagne est une plaine en auvergne
  La Limagne brivadoise est la plaine autour de Brioude.

Généathème : village

              

Une déclaration de grossesse en 1782

Tous les vendredis, je lis la Gazette Web de Thierry Sabot et je souhaite faire écho à l’un de ses derniers articles : Qui est le père de cet enfant illégitime ?

En consultant les archives de l’Orne, j’ai trouvé dans les registres paroissiaux cette déclaration de grossesse et je m’empresse de la partager avec vous.

Son contenu et les termes employés en disent long sur les mentalités de l’époque :

Pauvre pécheresse ! Outre le déshonneur, il lui a fallu faire face à la honte publique !



Le Petit Albert ou les secrets merveilleux de la magie naturelle…

Dans le billet sur les « Amours & Mariages en Auvergne », je fais allusion au « Petit Albert ».

Autrefois, l’Auvergne était une région où la sorcellerie excellait et l’usage du Petit Albert était courant.

Mais qu’est-ce que le Petit Albert ?

Le Petit Albert est un grimoire… de magie..! Il serait inspiré par les écrits de Saint Albert le Grand, né en 1193, théologien, professeur d’université notamment à la Sorbonne et quelque peu sorcier. Néanmoins, Albert le Grand a été canonisé.

En France, le livre est imprimé pour la première fois en 1668, puis réédité de façon régulière.
Ce sont les colporteurs qui le diffusent partout, jusque dans les plus petits hameaux.
Il est associé à un ouvrage jumeau : le Grand Albert. (En Auvergne, on m’a dit que le premier donnait des recettes de magie blanche et le second de magie noire, mais chut…. je ne vous ai rien dit…)

L’édition de cet ouvrage est un succès malgré sa réputation sulfureuse.
Bien sur, au 19è et début du 20è siècle, cela ne réjouit pas l’Eglise . Ses réactions sont négatives à l’encontre de ce livre qui est assimilé à l’usage de la magie noire.
Les gens le lisent, donc, en cachette ; chacun se demandant qui en possède un exemplaire.

La peur aidant, les détenteurs du livre essaient de le faire bénir . Ils le cachent dans l’église à l’insu du curé qui n’est pas dupe. S’il trouve le grimoire, le curé le fait disparaître.
C’est ainsi que naissent les légendes : on dit que le diable vient reprendre ses livres ou qu’il est dangereux de détruire le Petit Albert soi-même et qu’il vaut mieux le confier au curé.

L’attitude de l’Eglise contraste avec le fait que l’ouvrage a eu une longue durée de vie nullement clandestine puisqu’il est édité depuis le Siècle des Lumières. Sans doute, les ecclésiastiques de l’époque ont-ils vu qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.

Après la révolution, quand la littérature de colportage est interdite, le livre est censuré indirectement.

Le Petit Albert a fait la fortune des éditeurs et celle des colporteurs.
Le succès est d’autant plus étonnant que les recettes proposées ne sont d’aucune utilité pour le lecteur car les formules sont peu praticables. Les ingrédients nécessaires sont coûteux et généralement absents des villages.

Mais, dans la France d’autrefois, les mentalités sont incapables ou ne sont pas désireuses de faire la distinction entre le naturel et le surnaturel. Tous les moyens sont bons pour essayer de maîtriser certains domaines (magie sexuelle, recherche des richesses et de la sécurité, protection contre les dangers…)

Voici la clé donnant l’accès au grimoire : http://www.esotericarchives.com/solomon/petitalb.htm
Mais attention à vous… Je décline toute responsabilité quant au mauvais usage des formules… !!!

Source : Wikipédia + les histoires glanées en Auvergne.

Bonne fête, Papa !

Vous souvenez-vous des compliments que nous apprenions à l’école pour fêter nos chers papas ?

Pour ma part, je récitais le compliment : timide, gauche et fière à la fois ! Et vous ?

Voici quelques extraits circonstanciés tirés d’un recueil édité par A.Eymery en 1815 réservé aux enfants pour les aider à exprimer leurs sentiments aux parents :

 
 

 
 
 
Bonne fête à tous les Papas !
 
 
Source : BNF – Gallica
ark:/12148/bpt6551004j
 

#Généathème : Ils se marièrent deux fois et eurent beaucoup…..

Après avoir lu les billets d’Elodie de « Rencontres avec mes ancêtres », je souhaite vous faire part de mes découvertes en matière de mariage consanguin :

Jacques Apchon (26 ans) et Jeanne Andrieux (24 ans) se marient le 26 février 1740 à Léotoing en Haute-Loire  comme l’atteste l’acte de mariage ci-dessous :

Tout va bien, sauf que les mariés ignorent qu’ils ont un lien de parenté.

C’est ainsi que quatre ans plus tard : le 2 mai 1744, et deux enfants, le couple revient devant Monsieur le Curé pour réhabiliter leur mariage après avoir obtenu une dispense de consanguinité au quatrième degré et prouvé leur bonne foi.

Jacques & Jeanne auront encore huit enfants après leur second mariage…!

Généathème : mariage