#MaCuisineAncestrale… Etxeko Biskotxa…


Quand les généanautes rêvent de rencontres généalogiques dans nos belles provinces avec dégustation de spécialités locales, cela donne des échanges très sympathiques sur les réseaux sociaux …. alors, en attendant cette éventualité, satisfaisons notre gourmandise et partons au Pays Basque et plus particulièrement dans la province du Labourd.
Je vous propose de découvrir la véritable recette de « l’etxeko biskotxa », traduisez « biscuit de la maison » ou encore « gâteau basque ».

C’est dans le village de Cambo-les-Bains que ce gâteau est né, et : 

Hum ! C’est trop bon !

Pour réaliser le gâteau basque, il faut :
– La pâte :
300 g de farine
3 pincées de sel
120 g de beurre
200 g sucre cristallisé
2 oeufs
2 cuillères à soupe de rhum ou de vanille liquide
1 sachet de levure chimique

– La crème :
1/2 litre de lait entier
œufs
125 g sucre semoule
40 g de farine
2 cuillères à soupe de rhum

Dans une jatte, mélanger le beurre ramolli et le sucre cristallisé,
Ajouter la farine, la levure, 2 œufs, le sel et le rhum ou la vanille liquide,
Mélanger jusqu’à former une boule,
Placer cette dernière dans le réfrigérateur pour qu’elle durcisse au minimum 1 heure,

Dans une autre jatte, fouetter 3 œufs et le sucre semoule,
Ajouter la farine et bien mélanger,
Porter le lait à ébullition,
Verser la moitié du lait chaud sur la préparation tout en fouettant,
Remettre la préparation obtenue dans une seconde casserole,
Ajouter la seconde moitié de lait chaud,
Porter à ébullition sans cesser de remuer pendant 3 à 4 minutes, la crème doit être bien prise,
Ajouter le rhum en fin de cuisson,
Laisser refroidir à température ambiante,

Beurrer un moule à manqué de 22 cm de diamètre et le fariner,
Prendre un peu plus de la moitié de la pâte, la travailler légèrement,
L’étirer sur une épaisseur de 4 à 5 mm,
Garnir le moule à manqué,
Verser et étaler la crème refroidie,
Étirer le reste de pâte pour confectionner le couvercle,
Dorer avec un jaune d’œuf et rayer avec une fourchette,
Cuire dans le four à 160° pendant 40 minutes,

Déguster une fois bien refroidi,
Un conseil : préparé la veille pour le lendemain, il n’en sera que meilleur !

Il existe une autre version du gâteau basque où la crème est remplacée par de la confiture de cerises (cerises noires d’Itxassou).

Il paraît que le gâteau basque à la crème est le préféré des gens du pays et que celui à la confiture est le préféré des touristes.
J’avoue que j’aime les deux… Et vous ?

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Recette : Site officiel de la fête du gâteau basque – Cambo-les-bains : https://www.lafetedugateaubasque.com
Origines du gâteau basque : Revue Ekaina N°105 – 2008 rédigé par Marcel Marc Douyrou.
Images : Collection personnelle

 

#MaCuisineAncestrale… L’Alise Pacaude…

 

Nous sommes le 1er avril, les cloches reviennent de Rome et la chasse aux œufs est ouverte… Non, ce n’est pas un poisson !
C’est Pâques !

Déjà, au XIIIe siècle, les clercs, les étudiants ou les enfants de chœur mal nourris, partaient à la recherche des œufs de Pâques qui n’étaient pas en chocolat.
Et puisqu’on ne pouvait ni consommer, ni vendre des œufs pendant le temps de Carême, chaque région française élaborait des pâtisseries riches en œufs pour célébrer cette fête.

Ainsi, en Vendée, le vendredi saint, on faisait le fion...  Ne souriez-pas ! Il n’y a rien de graveleux ici, car « fion » signifie simplement « flan » en patois vendéen…
Ou bien, on confectionnait l’alise pacaude, la galette de Pâques.
On cuisait ces préparations le samedi saint pour les déguster le dimanche de Pâques, mais seulement après la messe.

Pour réaliser une alise pacaude, il faut :
200 g de farine
100 g de sucre en poudre
10 g de levure fraîche
7 cl de lait
œufs
1 cuillerée à soupe d’eau de fleur d’oranger
150 g de beurre
Une pincée de sel fin

Faire dissoudre la levure dans le lait tiède,
Tamiser la farine sur un plan de travail
Creuser un puits au centre et verser le mélange lait + levure,
Ajouter le sel, une cuillère à soupe de sucre, les œufs battus en omelette et l’eau de fleur d’oranger,
Mélanger les ingrédients jusqu’à consistance de pâte souple,
Pétrir pendant 10 minutes et incorporer 100 g de beurre ramolli,
Laisser lever la pâte en boule dans une jatte huilée pendant 2 heures,
Pétrir à nouveau la pâte, 
Placer dans un moule à génoise beurré,
Ajouter le reste de beurre en petits morceaux dessus,
Saupoudrer avec le reste de sucre,
Laisser lever encore 30 minutes,
Cuire au four chauffé à 200° pendant 30 minutes environ.

« Selon des croyances populaires anciennes, la galette pacaude ne doit pas être entamée avant le jour de Pâques, car si on l’entame la veille elle se trouve être pleine de crapauds »
(Source : Vendée, De la Chesnaye, le paysan du bocage, 1900)

A bon entendeur !… Je vous souhaite d’Excellentes Fêtes !
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Larousse
Image gratuite Pâques – site : Pixabay.com
Image Alise Pacaude : collection personnelle
Origine du fion – site : vendée-annuaire.net
Croyances populaires – site : unecuilleréepourpapa.net