#MaCuisineAncestrale… La rabote ou rabotte picarde…

Collection personnelle

Bonjour,
Hum, quelle bonne odeur de pommes !


Oh, non… tu es là, même le dimanche !
(note à ceux qui l’ignorent : il s’agit de ma vieille malle qui est normalement ouverte que pour le ChallengeAZ et qui cette année a décidé de me coacher
!)

Où veux-tu que je sois ? Je te rappelle que je vis chez toi !
Mais, dis-moi, il n’y a pas d’article à paraître aujourd’hui pour le ChallengeAZ.


Non… mais, je n’ai pas édité le billet de #MaCuisineAncestrale du mois. Je profite du repas dominical pour réaliser une recette facile et rapide en mémoire de mes ancêtres picards.
Pour la circonstance, j’ai fait des rabotes.

Autrefois, elles étaient confectionnées avec les restes de pâte à tartes appelées « talibur » qui se traduit par « galette aux pommes ».

Composition personnelle CANVA

Rien de plus simple et quel régal ! J’aime beaucoup cette odeur de cannelle… Un petit avant goût de Noël…

Dommage que je ne puisse pas y goûter !
Bon, ce n’est pas tout ça… mais quand tu auras fini ta dégustation, tu as des billets à écrire car le ChallengeAZ n’est pas terminé.

Mon coach s’énerve… la frustration ne rend pas aimable…
Donc, d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous… Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Photo et composition CANVA personnelle
Recette : Les recettes picardes de ma G.M-Louis GILDAS-Editions CPE

#MaCuisineAncestrale… Le michon…

Collection personnelle

En octobre, nous partons en Bretagne… Vous voyez, ce petit coin de terre où les pommiers fleurissent la campagne et où le beurre « salé » est roi.

Autrefois, les pommes dont les différentes espèces étaient nombreuses se consommaient cuites sous forme de « pommé » (compotée cuite pendant 6 à 8 heures) ou garnissaient les desserts.

Parmi ces desserts, il en existait un appelé « michon ». Aujourd’hui, ce plat semble complètement tombé dans l’oubli !

« Michon » est l’équivalent masculin de « miches » ou « michottes » qui veut dire « petits pains ronds », plus ou moins épais.
N’allez rien imaginer d’autre ?…

En Bretagne, le « michon » était confectionné dans une poêle ronde pouvant aller dans le four.

Composition personnelle Canva

Certes, cette recette n’est pas faite pour le régime, mais n’oublions pas que nos ancêtres avaient besoin de plats réconfortants après une dure journée de labeur. De plus, ce dessert se réalise très rapidement.

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !



Sources :
Le grand classique de la cuisine bretonne – Jacques Thorel – Editions Ouest-France
Photo : collection personnelle



#MaCuisineAncestrale… La tarte au me’gin…

En septembre, ma cuisine ancestrale visite le pays messin et s’exerce au patois… La tarte au me’gin… ou en français, la tarte au maugin est la sœur de la quiche lorraine en version sucrée.
Comme pour la quiche, on utilise une migaine (un mélange d’œufs battus et de crème fraîche dans lequel on ajoute du fromage blanc)
Traditionnelle dans les pays germanophones depuis le moyen-âge, la tarte au maugin provient probablement des lorrains franciques au contact desquels le pays messin a toujours servi de transition entre le monde germanophone et la sphère romane de Lorraine.
Cette spécialité fromagère porte différentes appellations selon l’endroit et les familles :
– Tarte de Metz ou tarte messine
– Tarte de meugé (tautch’e de meugé) dans le massif vosgien
– Migaine ou Migeaine (du nom de l’appareil qui la compose)
En langue francique, on la nomme :
– Käskuche
– Käsdard
– Käskouchen
– Kéiskuch

Voici la recette :


Composition personnelle CANVA


.

On peut également ajouter dans la préparation des mirabelles, des pommes, des poires…
J’ignore si la prononciation du nom est correcte mais, la dégustation, elle, est sans équivoque.

Dites-moi ce que vous en pensez et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

J’ai écrit ce billet hier : 10 septembre et il parait que j’ai une bougie de plus… 😏


Sources :
Recette : le-lorrain.fr
Photos : collection personnelle
Histoire : wikipédia.fr

#MaCuisineAncestrale… Les croquants aux amandes…

Collection personnelle

Il y a le ciel, le soleil, la mer… et le mercure qui grimpe, qui grimpe…
Ça chauffe et allumer le four demande un certain courage…

Alors, allais-je abandonner la recette du mois d’août ?… Mais non, bien sûr…!

Malgré la chaleur, #MaCuisineAncestrale vous propose une recette typiquement provençale avec ces croquants aux amandes aussi appelés croquets ou casse-dents (lou cacho dènt en provençal)

L’origine de ces biscuits remonterait au 17e siècle, sans toutefois être clairement identifiée. Ils sont fabriqués dans tout le sud de la France mais également en Corse et sur le pourtour méditerranéen.
Chaque cité, dont ils sont la spécialité, possède sa propre recette en y ajoutant des olives comme à Carpentras, du citron comme à Nîmes ou encore du miel comme à Marseille, mais aussi des noisettes, des oranges ou des raisins.
Ici, je vous propose la recette de base :

Création CANVA

Cette double cuisson me rappelle l’étymologie du mot biscuit… Bis-cuit = cuit deux fois ! Une cuisson inventée par les marins au Moyen-Age lors de leurs longs voyages pour une meilleure conservation.

Si les croquants aux amandes entrent dans les treize desserts de Noël, ils se dégustent aussi tout au long de l’année.
Ils se conservent au moins quatre mois dans une boîte en métal… enfin, si vous n’êtes pas gourmands.

Allez, je vous quitte… Mes p’tits loups m’appellent… C’est l’heure de la baignade.
Et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !



Sources :
Recette : You tube – Chef Sylvain
Origine : notreprovence.fr
Image : collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… La brioche de Riom…

Lors du salon virtuel de généalogie du 27 juin, S….., généalogiste réputée et gourmande m’a demandé une recette de brioche…

Et, c’est Margaridou, ma cuisinière auvergnate préférée, qui m’a soufflé une de ses recettes.

– Lorsque tu rendras visite à tes cousins, passes à Riom* m’a-t-elle dit … Là-bas, on réalise une brioche mousseline très fine ! Mais, attention… cette brioche demande à la cuisinière de ne pas être du genre de ces étourdies qui ne savent pas, le matin, ce qu’elles feront à quatre heures ou le soir…

C’est indéniable, Margaridou ne mâche pas ses mots, mais elle a le cœur sur la main… puisqu’elle m’a confié sa recette, que voici :

Composition Canva

Margaridou ajoute :
– « La brioche doit être tendre et moelleuse, d’un beau jaune qui sent bon, au milieu d’une croûte ferme.
Si on prépare cette brioche à l’avance, il faut la faire tièdir avant de la servir.
« 

– « Autrefois, cette brioche était une pâtisserie bourgeoise. On la servait le matin avec du chocolat au petit déjeuner d’un invité de marque, à quatre heures avec le thé, dans la soirée avec un verre de vin mousseux que l’on prenait au retour du théâtre.« 

S….., j’espère que cette recette assouvira ta gourmandise 😀

Je laisse Margaridou tout en la remerciant et en lui promettant de revenir la voir…
Et comme il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte, je vous dis, également :
-Régalez-vous en attendant notre prochain rendez-vous ! Moi, c’est déjà fait !


*Riom se situe au nord du département du Puy-de-Dôme, à 15 kms de Clermont-Ferrand.

Sources :
Margaridou – Journal et recettes d’une cuisinière au pays d’Auvergne – Suzanne ROBAGLIA – Editions Créer
Images :
RIOM – Détours en France – Pinterest
Brioche = Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le gâteau aux cerises de Tante Vernon…

Il est revenu le temps des cerises… Et pour fêter cela, je vous emmène en Normandie, à Vernon dans l’Eure pour profiter de la douceur de vivre des bords de Seine.
Vernon célèbre les cerises chaque année fin mai, début juin avec une foire aux accents moyenâgeux.
Là-bas, on déguste le gâteau aux cerises de Tante Vernon !
Un gâteau idéal pour la fête des mères… J’en profite pour leur souhaiter une bonne fête en ce dimanche 💖

Pour réaliser cet excellent gâteau aux cerises :

Composition CANVA

Un proverbe dit :
– « Si toute l’année, il y avait des cerises, Messieurs les médecins n’iraient plus qu’en chemise. »

Et qu’il ferait bon vivre à Vernon ou ailleurs !

Prenez soin de vous et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
www.canal-gourmandises.fr
Photo : Collection personnelle


#MaCuisineAncestrale… Le Colombier, un gâteau de Pentecôte marseillais…

Collection personnelle

Après des jours et des jours de confinement qui se suivent et se ressemblent…

« Mais, alors… dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un… » … (Lewis Caroll)…

…Chère Alice, dans le meilleur des mondes, je serai en Provence à câliner mes p’tits loups…
Je leur raconterai l’histoire du Colombier, un gâteau né d’une légende sur la création de Marseille :
Gyptis, fille d’un chef gaulois, avait caché une fève en forme de colombe dans un gâteau qu’elle partagea entre ses nombreux prétendants en promettant d’épouser celui qui la trouverait.
Le gagnant fut un marin , le grec Prothis… Ils se marièrent, eurent un fils qu’ils appelèrent Massillia et créèrent la cité phocéenne...

A l’origine gâteau de fiançailles… à Marseille, le colombier n’est préparé que le dimanche de Pentecôte et s’appelle aussi « gâteau porte-bonheur »  ou « gâteau de la paix ».
Jadis, une petite colombe en porcelaine (symbole du Saint-Esprit) y était glissée à l’intérieur comme la fève dans la galette des rois . On inscrivait sur le colombier « Qui la Colombe trouvera, Joie et Bonheur Aura » qui s’est transformé en « Qui trouve la colombe se marie dans l’année »… Aujourd’hui, on inscrit sur une plaque de pâte d’amande « Colombier »… Le romantisme n’est plus ce qu’il était !

Une seconde histoire, plus terre-à-terre, raconte qu’au début du XXe siècle, lors d’un concours, ce gâteau a été élu comme étant le gâteau le plus pratique pour être emporté au « cabanon » car il n’avait pas besoin d’être conservé au frais.
Le colombier est une marque déposée par le syndicat des pâtissiers, des confiseurs et des chocolatiers de Marseille depuis le 11 avril 1904 et sa recette reste secrète.
Dans la version marseillaise car il existe également une version bourguignonne, le gâteau est réalisé avec de la poudre d’amandes, du melon et des oranges confits, décoré d’amandes effilées grillées…

Création Canva

Note : L’orangeat est le zeste d’oranges confites.
Les plus gourmands pourront ajouter un peu de kirsch ou de rhum dans la préparation…

Puisse ce colombier vous apporter la paix et le bonheur ! Et en attendant notre prochain rendez-vous , régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Histoire du colombier : aleteia.org
Recette : culture-crunch.com

#MaCuisineAncestrale… La Couve…

Cette année, les fêtes de Pâques auront une saveur spéciale. Nous serons encore en confinement à cause du Covid-19.
Cela signifie que nous ne verrons pas nos enfants, nos petits-enfants et nos amis.
Bien sûr cela m’attriste mais, nous devons garder la tête haute… Puisque nous ne pouvons pas aller en Provence, j’invite la Provence à ma table avec ce dessert d’autrefois.

Datant du début du XVIIIe siècle, ce sablé était servi traditionnellement pour Pâques, un peu partout dans l’arrière pays provençal. Aujourd’hui, il n’existe plus qu’à Crest, petite cité drômoise.
La Couve tire son nom de sa forme : un nid de poule avec ses œufs.
C’est une galette épaisse d’environ 2 cm, sans levure, où des boules de pâte ont été ajoutées : au centre pour symboliser la poule et les œufs tout autour.
Il semblerait que la Couve ait inspiré la recette du Suisse de Valence créé en 1799.

Ce sablé régalera petits et grands… Moi, je l’ai dévoré comme ceci :

Je vous souhaite de Bonnes fêtes de Pâques… Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait.

Sources :
Mairie de Crest : https://www.mairie-crest.fr/IMG/pdf/desserts.pdf
Images : collection personnelle

Infographie : Canva

#MaCuisineAncestrale… Les Parisettes…

« Sous le ciel de Paris
S’envole une chanson
Hum, hum… »

Tous les ans, début mars, c’est le cœur léger que des centaines de passionnés se ruent vers la mairie du XVe arrondissement de Paris.
Ils accourent de partout… de banlieue, de province.
Certains n’hésitent pas à franchir des frontières, voir des océans pour se rendre au Salon de la Généalogie organisé par Archives & Culture !

« …Sous le ciel de Paris
Coule un fleuve joyeux
Hum, hum… »

Ce vendredi matin, sur l’invitation de @GenealogieXV, les généablogueurs ont rendez-vous… dans le bien nommé café des Écrivains !
Des rencontres, des discussions, des souvenirs vont se créer…
Pour la circonstance #MaCuisineAncestrale leur propose, en guise de clin d’œil, de déguster des Parisettes.

Ces petits biscuits ont été créés par Henri-Paul PELLAPRAT (1889-1954), cuisinier parisien, fondateur de l’école du Cordon bleu et rédacteur de plusieurs livres culinaires.

Les parisettes se réalisent avec le même appareil que les palets de dame, mais les raisins secs et le rhum sont remplacés par des amandes effilées.

Pour réaliser 25 à 30 biscuits, il faut :
– 60 g de beurre ramolli
– 60 g de sucre semoule
– 1 œuf
– 75 g de farine
– 60 g d’amandes effilées

Dans une jatte, battre au fouet le beurre mou et le sucre,
Ajouter l’œuf et mélanger,
Incorporer la farine,
Sur une plaque de cuisson, façonner des petits tas à l’aide de deux petites cuillères en les espaçant,
Parsemer les amandes effilées,
Cuire dans le four à 180° pendant 8 à 10 minutes.

 » …Sous le ciel de Paris
Les oiseaux du Bon Dieu
Hum, hum
Viennent du monde entier
Pour bavarder avec eux…  »

Et c’est en chantant que je vous dis : Régalez-vous, … moi, c’est déjà fait !



Sources :
Wikipédia.fr : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri-Paul_Pellaprat
Recette des parisettes : Les délices d’Hélène-Canalblog
Chanson : Sous le ciel de Paris -paroliers : Jean Drégeac & Hubert Giraud
Photo : collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le pet-de-nonne…

Il est venu le temps de Mardi Gras et des Carnavals… Et cette période festive est synonyme de crêpes, de gaufres et autres beignets

En février, un petit vent souffle sur#MaCuisineAncestrale qui vous propose un beignet appelé « pet de nonne » aussi nommé « beignet de vent », « beignet venteux », « soupir de nonne », également « pet de putain « ou « pet de vieille » dans l’Aveyron…
Tout un programme pour un beignet soufflé fait en pâte à chou frite.

L’origine du « pet de nonne » est incertaine et pourrait remonter aux romains.
Chez nous, d’aucun attribue l’origine du « paix de nonne » devenu par déformation « pet de nonne » à une religieuse qui offrit sa recette à un couvent voisin et ennemi pour assurer la paix.

Une autre tradition donne la maternité de cette recette aux chanoinesses de l’abbaye de Baume-les-Dames, connues pour leurs spécialités pâtissières.

Mais la version la plus imagée est sans conteste celle de Fulbert-Dumonteil qui situe l’origine du « pet de nonne » dans son livre « La France gourmande », à l‘Abbaye de Marmoutier, près de Tours et réputée en son temps pour sa bonne cuisine.
Imaginez la scène :
Lors de la préparation d’un repas de la saint Martin, où l’archevêque de Tours devait bénir une relique du manteau du saint patron tourangeau, tout le monde s’affairait autour des fourneaux.

« Soudain, un bruit étrange et sonore, rythmé, prolongé, semblable à un gémissement d’orgue qui s’éteint, puis aux plaintes mourantes de la brise qui soupire dans les cloîtres, vient frapper de stupeur l’oreille indignée des bonnes sœurs. »

L’auteur de ce bruit, une novice de l’abbaye prénommée Agnès, gênée face à ses coreligionnaires, aurait alors chancelé malencontreusement, laissant tomber une cuillerée de pâte à chou dans une marmite de graisse chaude.

Pour terminer et sans transition, le pet de nonne, très populaire au XVIIe siècle, est mentionné dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert

Pour réaliser une quarantaine de beignets, il faut :
– 25 cl d’eau
– 70 g de beurre
– 40 g de sucre semoule
– 125 g de farine
– 3 œufs
– Une pincée de sel fin
– Huile de friture
– Sucre glace

Dans une casserole, faites bouillir l’eau en y ajoutant le beurre coupé en morceaux, le sel et le sucre.
Lorsque l’eau bout, versez toute la farine et mélangez vigoureusement.
Retirez la casserole du feu et ajoutez les œufs un par un tout en mélangeant intimement.
Prélevez un peu de pâte à l’aide d’une petite cuillère à café, glissez-la dans un bain d’huile bouillante.
Renouvelez l’opération jusqu’à ce que la friteuse soit pleine de boules.
Lorsque les beignets sont bien dorés de tout côté.
Égouttez-les et saupoudrez-les de sucre glace.
Faites cuire le reste de pâte de la même manière.

Dégustez sans attendre.

Et voilà comment un petit vent inopportun donna une délicieuse recette. Merci Agnès !…

D’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !




Sources :
Origine : Wikipédia.fr
Recette : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions -Editions Atlas
Photo : Collection personnelle