#MaCuisineAncestrale… Le gĂąteau d’anniversaire…

đŸ’–đŸŸđŸŽ‚ Aujourd’hui, Ciel ! Mes aĂŻeux a 10 ans đŸŽ‚đŸŸđŸ’–
Ma cuisine ancestrale célÚbre cet évÚnement.

Mais, avant de déguster ce gùteau, remontons le temps :

Il se dit que les premiers anniversaires auraient vu le jour en Egypte. Les pharaons fĂȘtaient leurs anniversaires non pas de leur jour de naissance mais lors du premier jour de leur rĂšgne. A cette occasion, de grandes festivitĂ©s Ă©taient organisĂ©es sur fond d’offrandes et de sacrifices.

De leur cĂŽtĂ©, les Perses et Chinois – tous deux grands connaisseurs d’astrologie – cĂ©lĂ©braient leur jour de naissance autour d’un grand banquet.

C’est aussi le cas des Grecs et des Romains. Ces derniers pensaient que chaque personne Ă©tait entourĂ© d’un « Esprit protecteur » ou « DaimĂŽn » qui veillait sur lui de sa naissance jusqu’à sa mort.
Cet « Esprit » Ă©tait en relation mystique avec le dieu dont l’anniversaire correspondait au jour de naissance de l’individu.
On retrouve encore aujourd’hui l’hĂ©ritage de cette croyance dans les notions d’Ange-Gardien ou de Saint-Patron.

L’apparition du gĂąteau avec des bougies provient des Grecs qui avaient coutume de dĂ©poser des gĂąteaux ronds avec des bougies sur le Temple de la dĂ©esse ArtĂ©mis. Ces bougies, symbolisant la lumiĂšre et le reflet terrestre de la dĂ©esse, Ă©taient aussi l’occasion d’émettre un vƓu en soufflant les bougies.

Mais les chrĂ©tiens rejetĂšrent ces coutumes paĂŻennes et ça n’est qu’au XIIIe siĂšcle que le gĂąteau d’anniversaire avec des bougies fit son grand retour en Allemagne lors les « kinderfeste », considĂ©rĂ©s comme les premiers goĂ»ters d’anniversaire.

En France, jusqu’au XVIIIe siĂšcle, on avait coutume non pas de fĂȘter les anniversaires, mais le jour du Saint dont on portait le nom.

C’est sous l’influence des Anglo-Saxons, que l’anniversaire s’est progressivement installĂ© dans les traditions françaises et fut mĂȘme inscrit dans les traitĂ©s de savoir-vivre au XIXe siĂšcle .

Aujourd’hui, l’anniversaire est une vĂ©ritable institution qui valorise l’individu et permet de renforcer les liens sociaux.
Les sociologues parlent mĂȘme de rituel d’anniversaire, pour la plus grande joie des petits et des grands !

Pour Ma Cuisine Ancestrale, anniversaire rime avec gĂąteau au chocolat
mais, pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du gĂąteau au chocolat de Metz.
C’est un gĂąteau Ă  l’ancienne, lĂ©ger comme une gĂ©noise et comme beaucoup de recettes lorraines, il est Ă  base de crĂšme, Ă©lĂ©ment phare de la rĂ©gion.
Il est, aussi, le rival du gĂąteau au chocolat de Nancy qui, lui, est rĂ©alisĂ© avec de la poudre d’amandes et du beurre.

Création CANVA

Note : Traditionnellement, ce gĂąteau est dĂ©corĂ© avec du sucre glace. 

Un homme cĂ©lĂšbre a dit : « Les anniversaires ne valent que s’ils constituent des ponts vers l’avenir « 
Alors, je fais le vƓu que Ciel ! Mes aïeux franchisse encore de nombreux
ponts, accompagné de votre fidélité, de votre bienveillance et de votre gourmandise.

En attendant, rĂ©galez vous ! Moi, c’est dĂ©jĂ  fait !


Sources :
Origine anniversaire : https://quizotresor.com
Recette : https://www.francebleu.fr/emissions/cuisine-ensemble-sur-france-bleu-lorraine/
Photos et image : collection personnelle

Un lien invisible…

Existe t’il un lien invisible entre nous et nos ancĂȘtres ?
C’est la question que je me pose en Ă©crivant ces lignes…

Eglise de Virargues (15) – Collection personnelle

DĂ©but septembre, la route du retour des vacances est passĂ©e par l’Auvergne avec une halte dans le Cantal, prĂšs de Saint-Flour.
La visite aux cousins de Mr est toujours un moment de partage et de convivialitĂ©, d’autant que je ne suis pas la seule Ă  m’intĂ©resser Ă  l’histoire familiale.

Le lendemain de notre arrivĂ©e, nous nous rendons Ă  Virargues, le village oĂč vĂ©curent les ancĂȘtres de Mr et de son cousin, pour chercher la maison des MOURET Ă  Auxillac, un hameau de Virargues.
Malheureusement, notre recherche reste vaine et nous ne trouvons personne pour nous renseigner.
A la sortie du hameau, nous interpellons une dame dans son jardin mais présente dans le village depuis une décennie, elle ne connait personne du nom de MOURET.

-Allez donc, chez la famille BenoĂźt, nous dit-elle, ce sont des anciens du village. Ils pourront sans doute vous renseigner !

AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait.
Nous nous prĂ©sentons chez cette famille et c’est Mme BenoĂźt qui nous reçoit. Nous lui expliquons en quelques mots le but de notre prĂ©sence.

– Ca alors, la grand-mĂšre de mon mari Ă©tait une MOURET, rĂ©torque t’elle ! Entrez, je vais chercher mon mari…

Nous nous installons autour de la table dans la piĂšce Ă  vivre.
Monsieur BenoĂźt, agriculteur Ă  la retraite, nous rejoint et nous lui exposons nos recherches.
Il nous raconte ses souvenirs d’enfance et nous confirme que sa grand-mĂšre paternelle Ă©tait une MOURET, mais qu’elle habitait Ă  Brujalaine, un hameau de Chastel-sur-Murat.
Petit, il a également connu un certain Théodore MOURET et son épouse Marie qui résidaient dans le village, lui était berger et elle blanchisseuse.

Je lui confirme que Théodore est un frÚre de Jean-Marie MOURET, le grand-pÚre de Mr et de son cousin.
Enfants, ils Ă©taient partis avec leurs parents Ă  Madagascar (j’en ai parlĂ©, ICI)
Notre hÎte nous confirme avoir entendu parlé de cette épopée à Madagascar mais, sans en connaßtre les détails.

Avant de quitter le village, Monsieur BenoĂźt nous montre la maison des MOURET, nichĂ©e au fond d’une ruelle… Bien Ă©videment, elle a subi des transformations au fil du temps.

Maison des MOURET d’Auxillac, Virargues – Collection personnelle

En nous quittant, Mr BenoĂźt nous avoue ĂȘtre « secoué » par notre visite et mĂȘme Ă©mu… ce qui est rĂ©ciproque. Nous Ă©changeons nos coordonnĂ©es et nous promettons de nous revoir.
De retour Ă  la maison, mes recherches confirment que Mr BenoĂźt, Mr et son cousin ont des ancĂȘtres communs, et que de plus, ses grands-parents Ă©taient cousins germains.

Fichier personnel GĂ©nĂ©alogie MOURET – cliquez sur l’image pour l’agrandir




Lors de notre visite à Auxillac, quelle probabilité avions-nous de faire cette rencontre imprévue ?
Est-ce le hasard ou bien ce lien invisible qui nous relie Ă  nos ancĂȘtres.
Je n’ai pas la rĂ©ponse mais j’aime ces histoires ! Et vous ?

#MaCuisineAncestrale… Les lunettes de Romans…

Il fait beau, il fait chaud et Ma Cuisine Ancestrale profite des derniers jours de vacances pour vous emmener dans la DrĂŽme Ă  Romans-sur-IsĂšre.
Si la ville Ă©tait, autrefois, rĂ©putĂ©e pour ĂȘtre la capitale de la chaussure, elle l’est toujours pour ĂȘtre celle des lunettes… non pas celles pour mieux voir mais celles Ă  croquer.

MĂȘme si on en trouve un peu partout en France, les lunettes de Romans sont l’une des spĂ©cialitĂ©s typiques de cette citĂ©.
Ces délicieux sablés ovales, fourrés à la confiture et recouverts de sucre glace, ont été baptisés ainsi car ils sont percés de deux trous faisant penser à des lunettes.

Ce gĂąteau est dĂ©rivĂ© d’un biscuit italien, le milanais, dont la fabrication remonte au Moyen Âge, en Italie.
C’est un sablĂ© percĂ© d’un trou, que des immigrants transalpins auraient fait connaĂźtre dans le DauphinĂ©.
Les PiĂ©montais, venus dans le Vercors, rĂ©gion productrice de fruits, reconstituĂšrent leur pĂątisserie en la fourrant de confiture de fruits.

Actuellement, si ce milanais est toujours fabriquĂ© en Italie, il est aussi et surtout devenu un biscuit de NoĂ«l, incontournable en Suisse et un grand classique de la cuisine helvĂ©tique.

Pour la recette, c’est par ici :

Création CANVA

Souvenir d’enfance par excellence, nous nous rappelons tous avoir vu ces biscuits dans la vitrine du boulanger, et de les avoir dĂ©gustĂ©s Ă  l’heure du goĂ»ter.
La rĂ©gression a parfois du bon alors, d’ici notre prochain rendez-vous, revivez vos jeunes annĂ©es et rĂ©galez-vous ! Moi, c’est dĂ©jĂ  fait 😋


Sources :
Origine et recette : vacances-vertes.net
Photos et Images : Collection Personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le poumpet

En juillet, Ma cuisine ancestrale fait escale dans le sud-ouest, plus exactement dans le Tarn et part à la découverte du poumpet aussi appelé feuillùt.

Ce gĂąteau serait nĂ© dans des contrĂ©es trĂšs Ă©loignĂ©es puisqu’il aurait Ă©tĂ© importĂ© par les Sarrasins lors de leur invasion en Europe au VIIIĂšme siĂšcle.

Ce serait donc un gĂąteau d’origine arabe dont il a conservĂ© plusieurs caractĂ©ristiques communes avec leurs pĂątisseries : le sucre, les agrumes et les valeurs nutritionnelles.

Durant plusieurs siĂšcles, cette recette Ă©laborĂ©e Ă  base de saindoux ou de graisse d’oie (aujourd’hui, on utilise du beurre), d’Ɠufs, de farine, de sucre, de miel et de zestes de citron, s’est transmise de mĂšre en fille qui la confectionnait pour les grandes occasions d’oĂč le nom occitan de poumpet, qui signifie littĂ©ralement gĂąteau de fĂȘte (fĂȘte se traduisant en patois local par pompa).
À cette Ă©poque, cette spĂ©cialitĂ© culinaire n’Ă©tait rĂ©alisĂ©e que dans le canton de Soual et de SĂ©malens, deux villages voisins et situĂ©s sur le territoire de Castres.

En 1894, un pĂątissier de Soual, Mr Gelis a fabriquĂ© et commercialisĂ© le poumpet sous le nom plus vendeur de feuillĂąt car plusieurs couches de pĂąte et de graisse d’oie successives lui donnaient un aspect feuilletĂ©.
Ce gĂąteau Ă©tait parfumĂ© au citron, Ă  la fleur d’oranger ou Ă  la bergamote uniquement. La recette originale fut transmise ensuite aux acquĂ©reurs successifs de la pĂątisserie de M. Gelis, maintenant aux mains de la famille Andrieu.
En 1985, la ConfrĂ©rie du Poumpet fut crĂ©Ă©e Ă  Soual, devenue depuis la ConfrĂ©rie du FeuillĂąt afin de perpĂ©tuer sa tradition.

Chaque pùtissier garde précieusement la recette de son poumpet mais, il existe des bases communes à ce gùteau.
Quoi qu’il en soit, le poumpet est rĂ©alisĂ© avec des citrons, sinon, ce n’est pas un poumpet, qu’on se le dise !

Création CANVA

Note : j’ai prĂ©fĂ©rĂ© rĂąper les zestes des citrons

Les tarnais sont trĂšs fiers de ce gĂąteau ancestral… un hĂ©ritage concĂ©dĂ© depuis des temps trĂšs anciens, de mĂšre en fille et de pĂątissier Ă  pĂątissier.
Ce dessert simplissime dĂ©montre encore une fois que l’Histoire et la transmission passe aussi par la cuisine.

Je vous souhaite un bel Ă©tĂ©, de bonnes vacances aux juilletistes et d’ici notre prochain rendez-vous, rĂ©galez vous ! Moi, c’est dĂ©jĂ  fait !


Sources :
Ladépeche.fr : Soual, sur les terres ancestrales du Poumpet
Images : collection personnelle

#Geneatheme… Les enfants nĂ©s hors mariage…

En juin, Geneatech nous propose de raconter les enfants nés hors mariage dans nos arbres.

Dans la gĂ©nĂ©alogie de Mr, ses ancĂȘtres se sont pliĂ©s aux rĂšgles sociĂ©tales et semblent avoir respectĂ© l’ordre mariage puis naissances.

Dans ma généalogie, certains dans ma lignée maternelle étaient moins soumis aux principes.

Si, Maman, si…
Si, Maman, si…
Maman, toi qui ne concevais pas que l’on puisse faire des enfants hors mariage…

Et bien, Maman, si tu savais …
Tes ancĂȘtres ont fĂȘtĂ© PĂąques avant les Rameaux sur quatre gĂ©nĂ©rations...

Commençons par Louise Marie Elisabeth MORIN, ton Sosa 3 :
Sa mĂšre, ZĂ©phirine Pauline FOUQUES, n’a que 17 ans lorsqu’elle l’a met au monde, le 3 janvier 1887 Ă  May sur Orne (Calvados).
C’est elle qui dĂ©clare sa fille Ă  la mairie en prĂ©sence de deux tĂ©moins, deux jours plus tard.
Zéphirine Pauline, 19 ans épouse François Marie MORIN, 25 ans, le 16 février 1889, deux ans plus tard.
Il lĂ©gitime Louise Marie Elisabeth comme Ă©tant sa fille. Elle est l’ainĂ©e de cinq enfants.

Zéphirine FOUQUES, ta grand-mÚre maternelle, a été également conçue avant le mariage de ses parents.
Elle est nĂ©e le 12 septembre 1869 Ă  May-Sur-Orne alors que Ferdinand Alphonse Henri FOUQUES & Maria JosĂ©phina Alberta Apollonia Valentina JEANNE, deux jouvenceaux de 19 et 18 ans, se marient le 10 mars de la mĂȘme annĂ©e.
ZĂ©phirine Pauline est l’aĂźnĂ©e de six enfants.

Ferdinand Alphonse Henri FOUQUES est nĂ© le 27 septembre 1849 dans la maison de son pĂšre, Alphonse Adolphe AimĂ© FOUQUES qui l’a reconnu Ă  sa naissance mais lĂ©gitimĂ© le 28 janvier 1851, lors de son mariage avec ZĂ©phirine Antoinette BRIERE. Ils avaient tous deux 22 ans.
Un second fils, Achille Auguste Alphonse, naßt le 19 mars 1851, deux mois aprÚs leur union. Il décÚde le 29 avril 1853.
Louis François Achille nait en 1855 et décÚde en 1860.

Alphonse Adolphe Aimé FOUQUES est né le 31 janvier 1828 à Mondeville (14) et ses parents, Jacques Aimé Marie FOUQUES, 23 ans et Clémence EUPHEMIE, 20 ans se sont mariés le 6 mars 1828.
Ils en profitent pour légitimer trois enfants :
HélÚne Rosalie Bazile, sa naissance est déclarée par Julienne DUBOIS, sage-femme, veuve de Germain SAVILLE
 de pÚre et de mÚre inconnus, le 23 mai 1824.
ClĂ©mence, sa mĂšre, est orpheline et n’a que 16 ans.
Jacques Alexandre né le 28 aout 1825 à Caen.
et Alphonse Adolphe Aimé.
Quatre autres enfants viennent agrandir la fratrie.

Jacques AimĂ© Marie est nĂ© le 29 avril 1804. Il est le cinquiĂšme d’une fratrie de sept enfants. Ses parents, Jean-Jacques FOUQUES et Marie Françoise LESIEUR se sont mariĂ©s en 1790 ĂągĂ©s de 24 et 18 ans.
Leur premier enfant naĂźt deux plus tard en 1792… L’honneur est sauf !

Si, Maman, si…
Je souris en Ă©crivant ces lignes
Maman… ils Ă©taient si jeunes , ils ne savaient pas !

Cliquez sur l’image

Sources : A.D Calvados May sur orne et Mondeville

#MaCuisineAncestrale… Le Reine Elisabeth…

« God save the Queen »

En juin, Ma Cuisine Ancestrale hĂ©sitait entre trois recettes. Elle a donc demandĂ© aux gĂ©nĂ©ablogueurs de choisir. Ils ont gazouillĂ© leur choix avec l’oiseau bleu et ont Ă©lu le gĂąteau royal.

Alors, traversons la Manche et rendons visite Ă  nos voisins grands bretons.

Le Royaume Uni vit un Ă©vĂšnement historique puisque Sa MajestĂ© Elisabeth II fĂȘte son jubilĂ© de platine, soit soixante dix ans de rĂšgne… un record de longĂ©vitĂ©!
Le jubilĂ© est officiellement cĂ©lĂ©brĂ© durant quatre jours, du 2 au 5 juin 2022.
Il est Ă©galement cĂ©lĂ©brĂ© dans d’autres pays du Commonwealth, notamment l’Australie, le Canada, la Nouvelle-ZĂ©lande et la Papouasie-Nouvelle-GuinĂ©e et dans le monde entier.

Pour la circonstance, en janvier dernier, le Palais Royal a organisé entre autres projets, un concours : a Platinium Pudding Compétition.
Le jury a reçu plus de 5000 propositions et la gagnante est Jemma, une jeune femme de 31 ans. Elle s’est inspirĂ©e de ses deux grands-mĂšres pour rĂ©aliser un Lemon Swiss Roll & Amaretti Bagatelle… Ce pudding sera dĂ©gustĂ© lors des festivitĂ©s… Tout un programme, pour le rĂ©aliser, regardez ICI

Ce dessert est trop récent pour Ma cuisine Ancestrale, je vous propose donc une autre recette, celle du Reine Elisabeth.

Les origines du gĂąteau sont incertaines : il aurait Ă©tĂ© nommĂ© en l’honneur du sacre d’Élisabeth II en 1953 (une excellente annĂ©e)
Il pourrait Ă©galement avoir Ă©tĂ© appelĂ© en l’honneur de la mĂšre de cette derniĂšre lors du couronnement de George VI en 1937.
Une autre possibilitĂ© est que le Reine Élisabeth serait originaire d’Australie et qu’il aurait Ă©tĂ© introduit Ă  la cour d’Angleterre dans les annĂ©es 1950 par le pianiste polonais Jan Smeterlin.
On raconte que, lors d’une invitation Ă  prendre le thĂ©, le pianiste aurait servi ce gĂąteau Ă  la reine mĂšre. Ayant adorĂ© ce dessert, elle demanda la recette au pianiste et l’offrit durant de nombreuses annĂ©es Ă  ses sujets royaux. Il serait dĂ©licieux accompagnĂ© d’une tasse de thĂ© Earl Grey pour un effet so british !

Le Reine Elisabeth est un dessert préparé avec des dattes et glacé avec de la noix de coco. Il est trÚs populaire au Canada.

Création personnelle CANVA

La France participe aussi Ă  cet Ă©vĂšnement avec une cĂ©rĂ©monie prĂ©vue au pied de l’Arc de triomphe, jeudi matin.
Ma Cuisine Ancestrale et moi resteront dans notre cuisine mais, nous savourerons le Reine Elisabeth accompagnĂ©e d’une tasse de thĂ©, of course… C’est notre maniĂšre de fĂȘter cet Ă©vĂšnement inĂ©dit !
D’ici, notre prochain rendez-vous, rĂ©galez vous ! Moi, c’est dĂ©jĂ  fait !

Sources :
France Bleu : jubilĂ©e d’Elisabeth II
Fortmun & Mason.com
Recette : ricardocuisine.com
Images : collection personnelle

#GĂ©nĂ©alogie30
 30 questions pour connaĂźtre la vie d’un(e) ancĂȘtre…

En juin, sur une idĂ©e de Sophie @gazetteancetres, on se pose 30 questions, Ă  raison d’une par jour, pour raconter la vie d’un ou d’une ancĂȘtre.

Pour cet exercice, j’ai choisi Jean ACHON, Sosa 8, un des arriùres grands-pùres paternels de Mr. (cliquez sur les images pour les agrandir)

Je possĂšde le contrat de mariage de Jean et de Marguerite. J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© ICI

Question 5 du #Genealogie30 -2020

Je m’aperçois au J.5 que les questions du #Genealogie30 2022 ne sont pas les mĂȘmes que le #Genealogie30 2020. Cela m’apprendra Ă  ne pas lire correctement…
Donc, je rĂ©ponds Ă  la bonne question 😜

Question 13 : Si le nom de famille vient d’une autre rĂ©gion, de quand date la migration ?

Je n’ai pas de rĂ©ponse Ă  cette question.

Ainsi s’achĂšve ce #Genealogie30 consacrĂ© Ă  Jean ACHON, Sosa 8 de Mr.
Pour aller plus loin, je vous invite Ă  lire le billet de Sophie BOUDAREL de la Gazette des AncĂȘtres pour enrichir notre histoire familiale ou 41 questions Ă  se poser , Ă  dĂ©couvrir ICI.

#MaCuisineAncestrale… Les gĂąteaux de baptĂȘme…

En Bretagne et ailleurs

Image gratuite Karoligraphics de Pixabay

Autrefois, chez nos ancĂȘtres, lorsque l’enfant paraissait, il Ă©tait urgent de le baptiser. Aujourd’hui, l’Ă©vĂšnement n’est plus impĂ©rieux… NĂ©anmoins, cette cĂ©rĂ©monie est accompagnĂ©e de rituels gourmands qui existent depuis fort longtemps comme offrir des dragĂ©es et des gĂąteaux aux parents et amis.

Les gùteaux étaient et sont toujours un gage affectueux et amical de convivialité, de partage et de remerciement.
D’ailleurs, Pierre Jean-Baptiste Legrand D’Aussy (°1737 +1800), un historien du XVIIIe siĂšcle, a Ă©crit :

« C’Ă©tait un gĂąteau qu’offraient Ă  l’Eglise les femmes nouvellement accouchĂ©es lorsqu’elles allaient se faire relever… J’en ai parlĂ© ICI
Enfin, c’est un gĂąteau qui formait le plat principal de la collation qu’on donnait Ă  la suite du baptĂȘme d’un enfant et sur ce point Paris, jusque vers la fin du siĂšcle [XVIIe siĂšcle] ne diffĂ©rait point des autres villes du Royaume. »

Et cette tradition a perdurĂ© jusqu’au dĂ©but du XIXe siĂšcle selon Grimod de La ReyniĂšre (°1758+1837), mais :

« C’est cependant moins un goĂ»ter qu’un ambigu puisqu’on y sert des viandes chaudes et froides et que l’on y boit du vin. »

Puis, dans les grandes villes, la collation devenue repas familial, celui-ci se terminait par une piĂšce montĂ©e. Et, au fil du temps, cet usage s’est aussi rependu dans les campagnes.

Cependant, loin du raffinement de ce croquembouche, certaines rĂ©gions se dĂ©marquaient en servant leur spĂ©cialitĂ© gourmande du terroir comme : les pognons aux peurniaux dans le RhĂŽne, les kugelhofs en Alsace, la pompe en Provence, la brioche tressĂ©e en Lorraine, la brioche en forme de bĂ©bĂ© emmaillotĂ© dans le Nord et l’Est de l’hexagone, etc…

En Bretagne, on servait des farz(traduisez par farine, gruau…)
Il existe plus de 60 recettes de farz salĂ©s ou sucrĂ©s selon Patrick HervĂ©, auteur d’un livre sur ces spĂ©cialitĂ©s bretonnes.
Au XVIIIe siÚcle, un farz était une bouillie de farine accompagnée de légumes et parfois de lard ou de viande, le kig ha farz, un plat qui a retrouvé ses lettres de noblesse de nos jours.
Au fil du temps, la recette salée va également donner naissance à une recette sucrée.
Au XIXe siĂšcle, on ajoute du lait et du sucre Ă  la farine. La transformation de la simple bouillie Ă  un dessert a lieu surtout dans les familles les plus aisĂ©es.
Puis, la recette s’agrĂ©mente d’Ɠufs et de beurre (salĂ©, bien sĂ»r)… Le far est nĂ© et le plus cĂ©lĂšbre est le farz prun ou far aux pruneaux, un emblĂšme de la pĂątisserie bretonne.

Farz prun – Collection personnelle
Création Canva
Farz prun – collection personnelle

Le saviez-vous ?
Les pruneaux, une histoire de marins :

Au 19e siĂšcle, ceux-ci Ă©changeaient du poisson (morue) contre un fruit sec venu d’Agen qui, riche en vitamine C, permettait de se prĂ©munir du scorbut, une terrible maladie qui dĂ©cimaient les marins. TrĂšs vite, la Bretagne adopte le pruneau et celui-ci fait son entrĂ©e dans la traditionnelle recette du far !

Voici une seconde recette peu connue. Originaire du Nord-FinistĂšre (terre ancestrale), il s’agit du farz pitilig ou far Ă  la poĂȘle.
C’est une sorte de dessert Ă  mi-chemin entre le far et la crĂȘpe Ă©paisse, un plat rapide Ă  rĂ©aliser et qui est servi, selon le niveau de gourmandise, avec un peu de beurre, de sucre, de confiture, de caramel ou autre…

Farz Pitilig – collection personnelle
Création Canva
Note : « Ramasser la pĂąte » : quand la crĂȘpe commence Ă  ĂȘtre saisie, pousser la pĂąte vers le centre de la poĂȘle Ă  l’aide d’une cuillĂšre en bois.

Bien loin des gĂąteaux de baptĂȘme d’aujourd’hui, j’apprĂ©cie la simplicitĂ© de ces deux recettes qui nous rappellent que nos ancĂȘtres se rĂ©galaient avec peu.
En attendant notre prochain rendez-vous, Ă  vous d’apprĂ©cier cette collation… moi, c’est dĂ©jĂ  fait !

Avec mes pensées amicales pour Brigitte, fraßchement promue Sosa 7 et Andréa,
son tout petit Sosa 1 💕

Sources :
Dictionnaire de la gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT
Fars bretons et Kig Ha Farz –Patrick HERVE Editions Skol Vreizh.
Recettes :

Kevin Adkins, pùtissier de la maison Coupel située à Rennes (meilleur far aux pruneaux en 2017 et 2018)
HĂ©lĂšne CrĂ©ac’hcadec, spĂ©cialiste du farz pitilig

baiedemporlaix.bzh : recette du kig ha farz
Image gratuite de mer : Christel SAGNIEZ de Pixabay

Images : collection personnelle
 


#Geneatheme… Elections…

Nous vous proposons pour ce mois d’avril de nous parler des Ă©lections dans votre gĂ©nĂ©alogie. Voici quelques pistes pour traiter ce thĂšme :

  • Un ancĂȘtre Ă©lu : conseiller municipal, maire, voire plus ?
  • Vous avez travaillĂ© sur des listes Ă©lectorales ?
  • Votre grand-mĂšre vous a racontĂ© la premiĂšre fois oĂč elle a pu voter ?

Ai-je trouvĂ© des ancĂȘtres « élus » dans mon arbre ?

Et bien oui mais, il me faut remonter au XVIIe siĂšcle !
Joan FOUAN, Sosa 1480 (nĂ© vers 1625 + 21/04/1681) et Antoine FOUAN, son fils, Sosa 740 (nĂ© vers 1659 + 06/05/1693) sont attestĂ©s, laboureurs et maires d’Autremencourt, une petite commune de l’Aisne.

Remontons le temps – Site GĂ©oportail.fr
Signature Antoine FOUAN – Fichier personnel HĂ©rĂ©dis

Comment ont-ils été nommés ?

La naissance de la commune en tant que telle remonte au XIe siĂšcle. Puis, au XIIe siĂšcle, le maire fait son apparition.
En effet, dÚs lors que la commune était reconnue juridiquement et politiquement, il lui restait à se doter de représentants.
Selon l’époque et les lieux, on parlera de « pairs Â», d’« Ă©chevins Â», de « mayeurs Â», de « conseillers Â», de « syndics Â» ou de « consuls Â».

Par un Ă©dit de 1564Charles IX rĂ©gla l’élection de ces derniers en s’en attribuant exclusivement la nomination. 
En 1692, Louis XIV, Ă  court d’argent Ă©rigea la fonction de maire en titre d’office, rendant ainsi son accĂšs tributaire de la vĂ©nalitĂ© des charges.
Au cours du XVIIIe siĂšcle, l’élection fut rĂ©tablie Ă  plusieurs reprises, mais jamais durablement, dĂ» aux besoins d’argent du TrĂ©sor royal.

Pour preuve, un Ă©dit de mai 1765 fixa, en fonction de l’importance de la citĂ©, le nombre des officiers municipaux : maire, Ă©chevins, conseillers de ville, syndic receveur, secrĂ©taire greffier. Il disposa qu’ils seraient Ă©lus au scrutin secret par l’assemblĂ©e des notables reprĂ©sentant les diffĂ©rents ordres, corps et communautĂ©s.
La rĂ©forme, se heurtant aux titulaires d’offices, fut appliquĂ©e puis abandonnĂ©e ; un Ă©dit de novembre 1771 revenait Ă  la situation antĂ©rieure.

http://www.maires90.asso.fr


Et dans l’arbre de Mr…
Pas d’ancĂȘtres directs mais deux collatĂ©raux.

Le premier se nomme Antoine COUTAREL, né le 22/01/1746 à Saint-Géron (43) décédé le 08/08/1803 à Laroche (43), une commune rattachée à Bournoncle St-Pierre (43) en 1842.
MariĂ© Ă  Anne MONNIER et pĂšre de Louise, il a Ă©tĂ© le premier beau-pĂšre de Gabriel CHAZAL, Sosa 40 de Mr. J’ai parlĂ© de lui, ICI.
Antoine a été cultivateur et adjoint au maire de la commune de Laroche.

Signature Antoine COUTAREL – Fichier personnel HĂ©rĂ©dis

En ce temps-lĂ ,

Les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune.
Sont éligibles ceux qui paient un impÎt au moins équivalent à dix journées de travail.

Histoire des maires de France- Wikipédia.fr
Laroche_Bournoncle_St_Pierre.jpg
Laroche -Image Chroniques Raymond Caremier

Le second élu se nomme Pierre ACHON, né le 03 novembre 1868 à Lorlanges, lieu-dit Clamonet (43) et décédé en 1951 à Saint-Just-prÚs-Brioude (43)
Il Ă©tait un des arriĂšres petit-fils de Jean ACHON et de Marguerite VALEIX, Sosa 32 et 33 de Mr.
Le 15 juin 1895, il a épousé Françoise Antoinette Céline VIGNON à St-Just-PrÚs-Brioude en ayant établi un contrat de mariage, le 1er juin, chez Maßtre Chervont, notaire à Brioude.

Signature Pierre ACHON – Fichier personnel HĂ©rĂ©dis

Pierre et Françoise ont eu trois enfants :
RenĂ© Jacques °09/04/1897 Ă  St-Just +31/08/1918 Ă  Juvigny (02) – Croix de guerre Ă  titre posthume en 1918.
J’ai dĂ©jĂ  parlĂ© de lui, ICI.
Moïse Antoine Justin °30/04/1904 à St-Just +22/02/1986 Le Puy-en-Velay
Yvonne Pauline Claire °12/03/1910 +26/07/1915 à St-Just

Cultivateur, Pierre ACHON a vécu à St-Just-prÚs-Brioude, au lieu-dit Artiges pendant 56 ans et a exercé des fonctions électives durant 42 années dont 27 comme Maire de la commune.
A ce titre, il a Ă©tĂ© nommĂ© au grade de Chevalier de la LĂ©gion d’honneur, le 11 aoĂ»t 1939.

Gallica BNF – J.O du 11 aoĂ»t 1939 (AnnĂ©e 71, N°188) Page 10198

HĂ©las, la base LĂ©onore n’a pas encore mis en ligne son dossier.

Page Facebook Mairie de St-Just-prĂšs-Brioude

C’est le 5 avril 1884, qu’une loi sur l’organisation municipale, qui inspire encore de maniĂšre substantielle la lĂ©gislation actuelle, est promulguĂ©e ; elle Ă©tablit le principe de l’Ă©lection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l’importance de la commune (sauf pour Paris). Elle fixe le mandat Ă  quatre ans.
La loi du 10 avril 1929 porte de quatre Ă  six ans la durĂ©e du mandat des conseillers municipaux, et donc des maires.
Sous Vichy, par la loi du 16 novembre 1940, les maires des communes de plus de 10 000 habitants sont nommĂ©s par le gouvernement, ceux des communes de 2 000 Ă  10 000 habitants, par
le prĂ©fet. Les maires des communes de moins de 2 000 habitants sont Ă©lus par le conseil municipal.

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Ai-je travaillé sur les listes électorales ?

Non pas vraiment, mais quel fut mon étonnement en découvrant la premiÚre archive accessible sur Internet concernant André MARLY, Sosa 2, hormis le fichier des décÚs INSEE.
Il s’agit d’une fiche datĂ©e de 1932.
Mon pĂšre a, alors, 23 ans et est inscrit sur les registres Ă©lectoraux du 10e arrondissement de Paris, quartier Porte Saint-Martin.
Il réside 122, faubourg St-Martin et est dit Garçon de restaurant.

J’avoue que cette petite fiche m’a perturbĂ©e… Je dois me rĂ©soudre Ă  partager Papa avec d’autres gĂ©nĂ©alogistes… il n’appartient plus Ă  ma seule famille !

Pour finir ce billet, mes grands-mĂšres n’ont jamais votĂ© car elles sont dĂ©cĂ©dĂ©es bien avant la loi de 1944.
Les grands- mĂšres de Mr ont certainement accompli leur devoir de citoyenne mais, n’en ont point parlĂ©.


Sources :
Archives dĂ©partementales Aisne – Autremencourt
Archives dĂ©partementales Haute-Loire – Laroche et St-Just-PrĂšs-Brioude
Fichier personnel Hérédis
GĂ©oportail.fr – Remonter le temps
Gallica-BNF – Journaux officiels
GĂ©nĂ©anet – Fichier des Ă©lecteurs de Paris 1923-1932

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