26 – GénéA à Z – Lettre W





W comme Wallon :






Drapeau de la Wallonie


Si je me réfère à l’étymologie du nom, ma branche « Wallon » viendrait de Wallonie :

La Wallonie est une des trois régions belges.
Ses provinces sont le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, Luxembourg et Namur qui est la capitale de la région.
Elle appartient au domaine linguistique roman.
(source Wikipédia)

Ainsi, après avoir découvert une aïeule polonaise (silésienne prussienne), il y aurait également des ancêtres d’origine belge dans la famille… ?

Sans le savoir, mes aînés étaient citoyens européens avant l’heure. Je leur dédie ce petit hommage, de Nicolas à Octavie, ma grand-mère paternelle :

Descendants de Nicolas Wallon

 










25 – GénéA à Z – Lettre V


V comme Vie des noms de famille :

Les noms de famille apparaissent, vivent et peuvent s’éteindre.

Ils sont la première richesse transmise par nos aïeux.

En débutant  mes recherches généalogiques, j’ai voulu connaître l’origine des noms de ma famille et voici ce que j’ai trouvé :

ACHON : Il existe trois souches en France : une dans l’Aisne, une autre en Charente maritime et la dernière en Haute-Loire.
Dans l’Aisne, il s’agit d’un nom de personne : Ache (nom d’un saint martyrisé à Amiens)
En Charente maritime, il s’agit d’un toponyme : un hameau s’appelle Achon au Barp en Gironde.
En Haute-Loire, il s’agit également d’un toponyme : Achon est un hameau d’Yssingeaux.
Mais on peut penser tout simplement à un dérivé du mot « hache », Achon voulant dire = petite hache.

CHAZAL : Viendrait de Casals : maison. Fréquent en Corrèze, mais aussi dans toutes les régions nord-occitane où « ca » devient « cha ».

MOURET : Fréquent dans la France méridionale, le nom est un diminutif de More (latin : maurus = noir comme un maure), souvent utiliser comme nom de baptême.

PORTAL : Fréquent en Haute-Loire, Lozère et Gard, correspond au français portail, au sens de porte de la ville ou en géographie de passage. Il peut avoir été donné à celui qui ,habite près de la porte de la ville Le nom désigne également celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Portal, nom de plusieurs hameaux en France.

MARLY : Surtout porté dans l’Aisne, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom (sept communes en France, dont une dans l’Aisne) Signification de toponyme : le domaine de Marillius nom d’homme latin ou bien un lieu marneux (margila = marne, glaise)

WALLON : Originaire de Wallonie, plus exactement de la Belgique Romane. Au moyen-âge, on trouve la forme Wallo, qui vient du terme germanique Wahl servant à désigner les personnes qui vivaient à l’ouest du Rhin.

BERTHAULT : Nom de personne germanique, Berhtwald (berht = brillant + waldan = gouverner) On le rencontre dans la région lyonnaise et la Bourgogne mais aussi dans l’ouest de la France.

MORIN : Variante de Maurin, fréquent en Normandie, Bretagne et Vendée. Forme latinisée de Maure.

*Etymologie des noms – Généanet – Jean Tosti

24 – GénéA à Z – Lettre U

U comme Série U : Archives judiciaires

En cherchant dans ma généalogie un mot commençant par U, je me suis trouvée devant un grand Point d’?

Je ne trouvais rien pour rédiger un article : pas le moindre nom de famille, prénom, métier ou évenement.

Cependant aux archives départementales, il existe la série U : archives judiciaires.

Voilà encore un filon à explorer : j’ignore si mes ancêtres ont eu affaire à la justice : procès, condamnation…

Je n’ai donc pas terminé ma tâche, j’ai encore beaucoup à faire pour connaître mes aïeux…!!!

23 – GénéA à Z – Lettre T

T comme trousseau :

Le mot « trousseau » viendrait du verbe trousser : c’est-à-dire « mettre en paquet »;
Ainsi , le trousseau était le paquet de vêtements que l’on emportait avec soi quand on quittait le foyer parental.

Bien sûr, nous savons que les jeunes promises brodaient leur linge d’un monogramme ou d’un symbole.
Hormis le côté esthétique, cela avait également un aspect pratique : les jours de lessive, toutes les femmes se retrouvaient au lavoir. Une fois le linge lavé, les lavandières l’étendaient au soleil pour le blanchir : il était donc important de le reconnaître.

Sous l’Ancien régime et jusqu’au début du XXe siècle, il était traditionnel que le trousseau de la mariée comporte le linge de maison, le linge de corps et ses effets personnels, également la literie entière et le mobilier pour ranger : coffre, armoire ; mais aussi les ustensiles ménagers…

Voici l’inventaire du trousseau de Marguerite DELHERME lorsqu’elle épousa Jean ACHON (arrière grands-parents paternels en Auvergne) le 28 janvier 1874 :

… Marguerite Delherme future épouse se constitue en dot de son chef :
1) Une armoire à deux portes dont les panneaux sont sculptés évaluée dix francs.
2) Un lit composé d’un bois de lit en bois blanc, d’une paillasse, d’une coëte en plumes, deux couvertures, un traversin et trois draps de lit, le tout évalué trente francs.
3) Une table de cuisine évaluée six francs
4) Un fusil évalué six francs
5) Un chaudron en cuivre évalué dix francs
6) Deux marmites en fonte évaluées cinq francs
7) Une crémaillère et une servante évaluées deux francs
8) Un crible et un double décalitre évalués six francs
9) Trois bacholes évaluées six francs
10) Une vaisselière évaluée dix-sept francs
11 Une armoire et un coffre évalués trente francs
12) Une roue et deux barriques évaluées huit francs
13) Et enfin son trousseau composé de trente chemises neuves, quinze robes de différentes saisons, bonnets, rubans, corsets de soie ou de dentelle et autres objets à son usage de corps.
Tous lesquels objets elle a promis livrer ou représenter à son futur époux avant…



Contrat de mariage entre Jean ACHON de Clamont et Marguerite DELHERME de Ribeyre

le 25 janvier 1874
Étude de Maître FOURNIER-MONTGIEUX
Notaire à Saint-Ilpize (Haute-Loire) 

…la célébration du présent mariage lequel accompli vaudra reconnaissance. Le susdit trousseau a été évalué cent cinquante francs, sans que la présente estimation fasse vente, parce qu’au cas de restitution il serait repris avec ses accroissements ou dépérissements…

Dans l’inventaire, j’ai noté qu’il y avait un fusil : ustensile plutôt atypique dans un trousseau de jeune mariée !




22 – GénéA à Z – Lettre S

S comme Saint-Esprit :

photo personnelle E.Achon

En Auvergne, depuis plusieurs siècles, il existe un bijou dédié aux amoureux.

Le Saint-Esprit est un pendentif que l’on offre aux promises et aux épouses en témoignage de vérité, de sincérité et d’amour. Délicate attention, n’est-ce-pas ?

Il se présente sous la forme d’une croix constituée de chatons ovales et piriformes soudés entre eux. Les chatons de la branche horizontale sont dotés de petites ailes symbolisant la Colombe du Saint-Esprit, ailes déployées fonçant vers la terre. Le chaton inférieur représente la tête de la colombe. Le pendentif s’achève par trois pendeloques en forme de poire ou gourde de pèlerin symbolisant les larmes du Christ.

Tout d’abord élitiste, cette petite orfèvrerie s’est démocratisée au 19e siècle. Les pierres précieuses ont été remplacées par des pierres locales aux belles couleurs liées au terroir.

Aujourd’hui, la plupart des familles possédant un tel bijou le tienne par transmission. Il fait partie de l’héritage familial et représente un fort caractère sentimental.

Ce bijou singulier entre dans le patrimoine auvergnat. On le trouve dès la fin du 17e siècle, mais surtout depuis le 1er Empire et sous la Restauration.
Il était très en vogue dans le Cantal et la Haute-Loire.

Patrimoine de Haute-Auvergne – N°14 – juillet 2008 :
Le Saint-Esprit, un beau bijou auvergnat par Jean-Claude ROC

20 – GénéA à Z – Lettre R

R comme Retour sur le passé :

Comme le disaient nos Aînés, nous devons faire un retour sur le passé afin de savoir où nous en sommes aujourd’hui et de déterminer la direction à prendre pour demain.
La généalogie nous aide en ce sens.
J’ai trouvé un poême qui le confirme, le voici :

 Mes archives 
 Pour vous, mes chers enfants, j’ai classé ces archives !

 J’éspère qu’à votre tour vous saurez les aimer,

 N’étant pas de ces coeurs aux pensée fugitives

Que les vieux souvenirs ne peuvent plus charmer !

Toujours de vos aïeux conservez la mémoire !

Ils ont lutté, souffert, combattu, travaillé,

Servi le Roi, l’Eglise ! Ayant lu leur histoire,

J’ai, dans la tour antique, où d’autres ont veillé,

Déposé ces écrits. Si parfois, il arrive

Au cours de cette vie qu’un de vous soit lassé,

Qu’il vienne se recueillir en son âme attentive

Auprès de la grande âme éparse du passé !…

Comte de Miramont-Pesteils
Châteaux vivants en Haute-Auvergne – Odile Travers

 

 

 


















19 – GénéAà Z – Lettre Q

Q comme Quartier :

Notion qui passe à tort pour « nobiliaire » car on songe à l’une des quatre parties de l’écu écartelé.

Le mot « quartier » vient de quart, de quatre. Chaque individu est le produit de quatre famille : les grands-parents paternels et maternels qui forment les quatre quartiers ; les huit arrières grands-parents constituent les huit quartiers et leurs parents, les seize quartiers, etc…

(Dictionnaire de généalogie)



Quartiers : Famille ACHON – MOURET 




 Quartiers : Famille MARLY – BERTHAULT 


18 – GénéA à Z – Lettre P

P comme Patois :

« Vous dites qu’ils sont pauvres, les patois, et je ne l’ai pas contesté : ils sont pauvres sans doute, en mots inutiles à la vie physique et morale de l’homme, en superfétations lexiques inventées dans les cercles et les académies ; mais ils sont plus riches que vous cent fois, en onomatopées parlantes, en métaphores ingénieuses, en locutions hardiment figurées ; ils sont plus riches que vous dans le mouvement de la parole et dans le nombre souvent rythmique de la période ; ils sont plus riches que vous d’acceptations singulières et nouvelles, qui rajeunissent le mot par l’idée ou l’idée par le mot ; ils sont plus riches que vous jusque dans leur alphabet verbal, puisqu’ils ont des prosodies, des accentuations, des lettres toniques dont l’harmonieux secret a disparu de vos langues ; ils sont plus riches que vous, et de beaucoup, en articulation. »

                                                                                   *Charles NODIER

Un bel hommage dédié au « parler » de nos ancêtres ! Ce « parler » qui faisait partie de leur identité régionale.

Et parce que chez nous, tout se termine en chanson : voici un florilège de vieilles chansons des règions de mes aïeux, en patois, bien sur, avec leur traduction :


Calvados

Cantal

Finistère

Haute-Loire

 



Source : Les vieilles chansons patoises de tous les pays de France – Albert Udry –
                                                Fasquelle Editeurs – Paris

Charles NODIER : écrivain romancier et académicien – Né à Besançon le 29 avril 1780 – Mort à Paris le 27 janvier 1844.

 
 
 

17 – GénéA à Z – Lettre O



O comme Onésiphore :

En cherchant mes idées de texte pour chaque lettre, à la lettre O, il était évident de rédiger un article sur ce prénom à cause de sa rareté et de son originalité.

C’est en écrivant le O sur le calendrier que je me suis rendue compte de la coïncidence :

Onésiphore est le prénom de mon père et aujourd’hui est le jour de son anniversaire…
Hasard ou bien rendez-vous ?

Onésiphore « André » Martial était le 10ème d’une fratrie de 13 enfants et le 4ème garçon.

La petite histoire familiale raconte que mon grand-père a « fêté » la naissance sans modération avec ses amis et voisins .

J’ignore d’où vient le choix de ce prénom ; mon père ne l’appréciait guère et préférait se faire appeler par son second petit nom : André.

*Pourtant, après quelques recherches, j’ai trouvé l’étymologie du prénom qui vient du grec « Onêsimos » : utile, bienveillant et « phoros » : porteur, « apportant un avantage »  : ces traits de caractère seyaient parfaitement à Papa.

Mes grands-parents avaient-ils pressenti cela ?

*Les « Onésiphore » sont fêtés le 6 septembre.
 Chrétien, Onésiphore est très dévoué à St-Paul durant les séjours de celui-ci à Ephèse et à Rome
 au 1er siècle.
 Dicton : « A la saint-Onésiphore, la sève s’endort »

*Extrait de Tous les prénoms, J.M Barbé, Editions Gisserot


16 – GénéA à Z – Lettre N



N comme Nécrologie :

Les rubriques nécrologiques sont une source pour mieux connaître nos ancêtres.

Raymond ACHON est décédé le lundi 13 juillet 1931 à son domicile situé à Clamont commune de Lorlanges (Haute-Loire).

Les obsèques ont eu lieu le mercredi 15 juillet.

Le journal local  « L’avenir du Plateau Central » faisait paraître dans sa rubrique  nécrologique du jeudi 16 juillet, l’article suivant :

Raymond était un homme rude, éprouvé par la guerre, mais respecté de tous à la lecture de ce bel hommage !