#Généathème : Mes racines…

En décembre, nous racontons nos racines…

Au commencement, mes Racines étaient miséreuses et faméliques…
Pour autant, leur infortune ne les a pas empêché de donner naissance à un arbre… Aujourd’hui, cet arbre est mon mât de cocagne !
Et si son évolution fut précaire : chaque génération y a puisé les forces de la vie et y a laissé une empreinte indélébile et universelle.

Mes Racines se sont ramifiées aux quatre coins de l’hexagone de l’Aisne à l’Ariège en passant par la Basse-Normandie, le Finistère, Paris et l’Ile de France.
Quelques unes ont suivi les chemins tracés par l’Histoire contre leur gré mais elles ont ainsi trouvé leur âme sœur en Prusse silésienne, aujourd’hui la Pologne et en Algérie.

Mes Racines étaient des petites gens… des Invisibles… sans instruction pour la plupart. Elles étaient manouvriers, carriers, domestiques, cultivateurs, tisserands, badestamiers, dentellières…
Plusieurs ont disparu dans un dénuement extrême en mendiant !
Cependant, quelques unes se démarquèrent en étant greffier de paroisse ou sages-femmes.

Mes Racines avaient peu d’imagination pour se prénommer puisque j’ai recensé pas moins de quatre-vingt-douze Marie et quelques dizaines ou vingtaines d’Anne, d’Auguste, d’Augustine,  de Charles, de François, de Françoise, de Jacques, de Jean, de Jeanne, de Joseph, de Jules, de Louis, de Louise, de Nicolas, de Pierre, de Rose et de Victor.

Mes Racines ont respecté les règles sociétales et religieuses pour s’unir, le plus jeune avait 19 ans et le plus âgé 70 ans en ce qui concerne mes ancêtres masculins ; 17 ans et 45 ans pour mes aïeules.
Ce lien sacré conditionnait la création d’une famille. Mais surprise ! Quelques Racines libertines ont effeuillé des roses et des choux avant les épousailles. Bien évidement, elles se sont précipitées devant Monsieur le Curé afin d’effacer le péché… Ouf, la morale familiale est sauve !

Mes Racines ont engendré maints petits bourgeons, malheureusement beaucoup ont péri à peine éclos.

Mes Racines ont subi le feu des canons, les ravages des épidémies, la famine et l’abandon…

Puis après une dure vie de labeur, mes Racines s’en sont allées à un âge pas très avancé… puisqu’en moyenne, mes Racines masculines ont suivi la Grande Faucheuse vers 55 ans et mes Racines féminines vers 45 ans.

Toutes fragiles que furent mes Racines, elles m’ont permis d’écrire ces quelques lignes… une simple histoire faite d’heurs et de malheurs… une histoire pas toujours facile à démêler, mais une histoire passionnante !

Et vous, comment  sont vos racines ?

 

 

Sources : Image : Ecorce d’arbre en Namibie – collection personnelle

 

 

 

 

 

Publié par

evelyne

Généalogiste curieuse, passionnée par l'Histoire mais surtout par les petites histoires de la grande Histoire et par la cuisine de nos ancêtres.

9 réflexions au sujet de « #Généathème : Mes racines… »

  1. Mes racines sont semblables aux tiennes (laboureur etc…). Les miennes sont restées encrées dans le Pays de Retz. Des gens simples mais pas inintéressants.
    Merci pour cet échange. Un bel hommage à tes racines !

  2. Ah mes racines, pas mal semblables aux tiennes, mais j’ai des marins pêcheurs, des marins militaires, et quelques dévergondés aussi, ça met du piquant.

  3. Pas sûr que vos ancêtres soient totalement invisibles : ils ont bien prospéré puisque leurs branches se sont développées. Votre blog les met à l’honneur comme ils le méritent.

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