J’ai fait appel à un généalogiste professionnel…

En tant que généalogiste amateur, le plaisir de la recherche est la quintessence de mon travail mais il arrive que je me heurte à des épines, des blocages liés à différentes raisons… Une de ces raisons étant les recherches dans de lointaines contrées.

Lors de mes premiers balbutiements généalogiques, j’ai découvert une ancêtre silésienne, aujourd’hui, on dit polonaise.
J’ai un attachement particulier pour cette aïeule, sans doute à cause de son parcours.
Il s’agit d’Anna Josépha Konjetsky, mon Sosa 49.
Je vous ai déjà parlé d’elle, ici et
Et bien sûr, je m’interroge sur notre ascendance commune, comme aussi raconté  !

Si je connais un certain nombre de renseignements sur Anna, je ne possède aucun document officiel.
Et je suis frustrée car on le dit, on le répète : tout généalogiste qui se respecte doit vérifier ses données à la source !
Facile à dire, pas toujours facile à faire… surtout lorsque la source est étrangère !
J’ai longuement cherché sur plusieurs sites dont Familysearch… aucun résultat ; des sites polonais mais le barrage de la langue a stoppé net mon élan.
Et l’espoir d’explorer cette branche s’est évaporé.

Aussi, en mars dernier, lors du Salon Généalogique organisé par la Mairie du XVe arrondissement de Paris, c’est sans aucune conviction que j’aborde un stand dédié à la Pologne.
Mon interlocuteur est un généalogiste professionnel. Après un entretien d’une quinzaine de minutes et l’établissement d’un devis pour les recherches effectuées… une toute petite lueur d’espoir jaillit à nouveau.
Rentrée à la maison, je confirme, par courriel, toutes les informations détenues concernant mon aïeule… Et le temps passe !

Quelques mois plus tard, je reçois un message de mon correspondant. Après plusieurs rebondissements, il a obtenu l’acte de naissance et de l’acte de mariage d’Anna auprès des Archives Archidiocésaines de Wroclaw.
Je possède, enfin, des documents officiels concernant mon Sosa 49 et je remonte d’une génération puisque ces derniers m’indiquent le nom de ses parents et leur profession.
Certes, l’opération m’a coûté quelques dizaines d’euros, mais cela ne me parait pas excessif et puis quand on aime…

IMG_2284

Archives ArchiDiocésaines de Wroclaw
Paroisse de Swidnica (Schweidnitz)
Baptême 29 (dito*) (1785)
Baptême. jour et an Schweidnitz le Maître cordonnier Joseph Conjetzkij et son épouse Marta Theresia née Bochmin le 19 dudit* mois est né un enfant de sexe féminin qui a reçu le nom Anna Sabina Josepha les parrains maître Johan Gottfried Adolph Laugern? menuisier le maître FriedrichNilsen Luthériens et dame Anna Wunsthin Luthérienne
A Baptisé le Révérend Johannes Anders

*= mois ci-dessus = ? (non précisé par l’archive)


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Archives ArchiDiocésaines de Wroclaw
Paroisse de Swidnica (Schweidnitz)
Mariage 6 mai (1810)
Le mousquetaire Franz Wallon natif de Picardie et Josepha Conjetzki en présence du prêtre Franz Halfteret du sacristain Joseph Gabriel mariés par Joseph Prittmays Chanoine desservant la paroisse Acte #10 – militaire – âges des mariés : lui 26 elle 21

Malheureusement, les recherches s’arrêteront là car les archives polonaises présentent de nombreuses lacunes comme on peut le constater, bien que le généalogiste m’a confirmé l’existence d’actes de naissance des frères et sœurs d’Anna au nombre de douze.
Pour le moment, j’hésite encore à les demander.

Et vous, avez-vous déjà fait appel à un généalogiste professionnel ?

 

Sources : GENEAPOLOGNE – Philippe Christol 

 

Publié par

evelyne

Généalogiste curieuse, passionnée par l'Histoire mais surtout par les petites histoires de la grande Histoire et par la cuisine de nos ancêtres.

13 réflexions au sujet de « J’ai fait appel à un généalogiste professionnel… »

  1. Je suis toujours un peu agacée quand je lis qu’en généalogie « c’est facile de vérifier ». Les généalogistes qui construisent un arbre français ne se rendent pas toujours compte que dans ce domaine ils sont très largement privilégiés par rapport à d’autres. Quand on cherche à l’étranger, non seulement les documents se trouvent à des centaines de kilomètres et sont détenus et écrits par des personnes dont on ne maitrise pas toujours la langue, mais trouver des bénévoles ne suffit pas toujours. Les bénévoles ne peuvent se rendre que dans les services ouverts au public à certaines heures (mairies, archives d’état…). Dans certains cas, les archives sont préservées par des institutions qui n’ont pas pour mission de les mettre à la disposition du public (je pense en particulier aux registres paroissiaux italiens). Dans ce cas il ne suffit pas de trouver sur place un correspondant doté de bonne volonté. Il faut trouver quelqu’un qui a des contacts privilégiés avec des personnes qui lui permettront d’avoir accès à un lieu « privé ». Ça peut donc passer par un généalogiste professionnel, et parfois ça ne suffit même pas…

  2. Quelques dizaines d’euros pour débloquer une branche ne me semble pas excessif, il faut bien que ce généalogiste se rémunère. Si effectivement les bases étaient en ligne, cela serait discutable, mais si elles ne le sont pas, alors son temps de travail doit être rémunéré. Et quelques dizaines semble indiquer qu’il n’y a pas passé des heures.

  3. Comme vous je n’ose pas demander de l’aide bénévole pour retrouver « mes 3 bagnards » et mon grand-père Capitaine dans l’armée de Napoléon. J’ai peur d’imposer. Pourtant Le Fil d’Ariane a une très bonne réputation et il faudrait que je me lance!

    1. J’utilise le fil d’Ariane et je vous le recommande.
      Pour votre G.P, avez-vous consulté le site Mémoires des Hommes où la conscription napoléonienne est en ligne ?

      1. Je suis l’arriere arriere arriere petite fille d’Anna Josepha konjetzki et de Jean François Wallon j’habite à Laon 02 près d’Athies sous Laon Mon arrière Grand mère maternelle s’appelait Stéphanie Louise Wallon elle était la fille de Jules Joseph Wallon le 6ème et dernier enfant de Anna Josepha et Jean Francçois

    2. Osez donc, le jeu en vaut la chandelle! Dans la vie, on a rarement l’opportunité de rendre la pareille à une personne qui nous rend un service. Vous n’imposez rien puisque le réseau existe. Si c’est un problème de conscience, vous trouverez toujours le moyen d’aider une autre personne et pas forcément sur le même média. Je reste persuadé que ce qui importe, ce n’est pas le donnant-donnant, mais de savoir se donner et apprendre à recevoir!

      Bref, rien de neuf sous le soleil.., nous sommes tous construits pareils. Nous sommes tous constitués des mêmes ingrédients psychologiques, seules les proportions varient 🙂

  4. L’image est petite, mais il me semble que le document est en allemand… C’est le cas?

    Je n’ai jamais fait appel à un généalogiste professionnel et si cela devait m’arriver, ce ne serait pas pour des sources aussi basiques. Il n’y avait pas de réseaux de bénévoles pour ce pays?

    1. A l’époque la Silésie était prussienne, ceci explique peut-être cela…
      Pour le reste, comme je l’explique le barrage de la langue est un handicap. Mon anglais étant lacunaire, je n’ose pas me lancer… D’où ma demande à un professionnel !

      1. Osez, osez, osez!

        Avec google traduction, on peut communiquer malgré les fautes évidentes. J’ai ainsi pu recevoir pour ma femme, des actes d’état-civil Italiens.

        Dès le moment où l’on publie un blog, on est sollicité. Bien des fois, nous faisons du bénévolat. N’est-ce pas? Il est tout aussi normal, de nous incliner à demander de l’aide. Pour ma part, la généalogie est également une école d’humilité. Je sais que j’ai besoin des autres et qu’il me faille solliciter bien plus d’aide que je puisse en apporter. Je m’en suis fait une raison!

        Au final, qu’importe le chemin du moment que vous avez l’acte manquant 😉

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