Vœux 2018…

Une année qui s’achève, une nouvelle qui commence…
Et si nous nous efforcions simplement à :

Dire « oui » au bonheur
Dire « non » à la mauvaise humeur,
Dire « peut être » à l’avenir,
Dire « je ne t’oublie pas » aux souvenirs,
Dire « adieu » au stress,
Dire « pourquoi pas » à la paresse,
Dire « j’ai compris » aux erreurs,
Dire « plus jamais » aux jugements de valeur,
Dire « pardon » à la peine,
Dire « bye bye » à la haine,
Dire « heureusement que tu es là » à l’humour,
Dire « pour toujours » à l’amour,
Dire « reste là » à l’envie,
Dire « je t’aime » à la vie !

Je vous souhaite une très belle année 2018 pleine de découvertes généalogiques et de gourmandises !

 

Image gratuite : Vœux-solidaires.com

#RVAncestral… Triple mariage à Vieille-Brioude !

Sur une idée de Guillaume CHAIX, du blog : Le grenier des Ancêtres, le Rendez-Vous Ancestral propose de nous propulser chaque  troisième samedi du mois à la rencontre de nos ancêtres.

Donc, ce matin, je pâtissais pour le concours du #PatrimoineGourmand de @GallicaBnF lorsque tout-à-coup… Pftt… Je fus transportée en Auvergne, à Vieille-Brioude, en Haute-Loire exactement, le mardi 21 janvier 1806 !

Ma cuisine avait changé de décor et je me retrouvais, un peu étourdie, à fouetter mes blancs d’œufs au bout d’une longue table rectangulaire, entourée de bancs. Autour de moi, plusieurs femmes s’affairaient également.
La maîtresse de maison, Gabrielle TAVERNIER, ne fut guère surprise de me voir :

– Allons, allons, dépêchons-nous ! Le four banal est chaud et nous devons y cuire les tartes et les gâteaux !

Dehors, le vent balayait la plaine, l’hiver régnait. Mais, Jeammes DELHERME, Sosa 72 de Monsieur et cultivateur n’en avait cure ! Il discutait à l’entrée du four avec les hommes du village.

Les jeunes gens, eux,  avaient décoré l’entrée de la maison avec des genévriers enrubannés et en avaient placé tout le long du chemin jusqu’à la mairie. Les rires et les plaisanteries fusaient…

La gaieté collective me gagna ! Je finis de monter mes blancs d’œufs à la fourchette. Mes joues avaient pris de la couleur… ce qui fit également rire l’assemblée.

Tous les gâteaux enfin prêts, nous les portâmes jusqu’au four où la chaleur nous enveloppa doucement.
Gabrielle s’approcha de Jeammes ; ils étaient heureux et semblaient soulagés.

C’était un jour important pour le couple qui mariait leurs trois enfants lors d’une seule et unique cérémonie :

– Antoine, 28 ans et Sosa 36 était promis à Madeleine RICHARD, 27 ans.
– Louise, 25 ans, était promise à Guillaume ROCHE, 25 ans et cousin des RICHARD
– Marguerite, 18 ans était promise à Philix RICHARD, 22 ans et frère de Madeleine.

Je ne pus m’empêcher de penser que c’était par souci économique.

Une table fut dressée avec les gâteaux et les tartes, enfin cuits… pour faire patienter les invités qui arrivaient.

Les futures achevaient de se préparer aidées par les demoiselles d’honneur.
Enfin, le cortège se rendit à la mairie dans une joyeuse cavalcade, accompagné des musiciens.

Les promis portaient le costume régional… La robe des mariées était  de couleur vive  agrémentée d’un châle sur les épaules. Elles portaient sur la tête la coiffe traditionnelle avec un bonnet orné de dentelles et de rubans.
Les futurs portaient des brayes (culottes bouffantes), une veste courte et un chapeau de feutre noir orné également de rubans ; sans oublier la chemise blanche, offerte par les promises.

A la mairie, les trois mariages s’enchaînèrent. Les époux furent témoins à tour de rôle mais ne sachant pas signer, leur nom furent transcris par le maire, Jean-Marie MARRET.

La cérémonie achevée, les invités se retrouvèrent au banquet ; on avait mis les petits plats dans les grands : viandes bouillies et rôties, volailles, jambons et lard furent servis ; le tout arrosé de vin sucré.

Puis, on dansa beaucoup : la bourrée bien sûr, mais aussi la mazurka,  la polka, et la branle …

En fin de soirée, les jeunes époux tentèrent de s’esquiver… Il leur fut difficile de passer leur nuit de noces seuls. Les jeunes avaient concocté des farces : lit en portefeuille ou garni de clochettes… En pleine nuit, les amis n’hésitèrent pas à les réveiller pour leur servir la rôtie (mélange de chocolat et d’œufs battus) dans un pot de chambre.

Quand à moi, j’eus à peine le temps de dire au revoir à Jeammes et à Gabrielle, qu’un tourbillon m’aspira de nouveau et je me retrouvais dans ma cuisine.
Et vous savez quoi… Je fouettais toujours mes blancs d’œufs, mais avec un batteur électrique !

 

Sources : A.D Haute-Loire, Vieille-Brioude, 6 E 293/3 1802-1812 page 114
Image : Mairie : Vieille-Brioude.fr

#Généathème… Mes bonheurs généalogiques…

Sur la proposition de Sophie Boudarel de @gazetteancetres, en décembre, nous partageons nos bonheurs généalogiques !

Les recherches me réjouissent et parfois, j’ai le bonheur de trouver quelques petites perles.
Cette année, par exemple, j’ai été ravie de trouver un ancêtre galérien  ou bien encore un cousinage avec un biscuit célèbre.

En 2017, le bonheur est, également, venu de mes partages avec plusieurs cousins Généanet .
Parmi eux, je retiens ce que Thomas-Mickaël m’écrivait en avril dernier :

Je vous contacte car, ayant depuis peu démarré des recherches généalogiques, j’ai comparé mon arbre (naissant et très modeste) avec des recherches déjà effectuées par plusieurs membres de Geneanet.
C’est à cette occasion que j’ai découvert qu’une de mes ancêtres se nommait Anna Konjetzky. Son nom m’a frappé et c’est le genre d’ancêtre que j’avais envie de « rencontrer ».
J’ai donc, par pur hasard, cherché son nom sur google et je suis tombé, avec beaucoup d’émotion, sur votre blog ciel-mes-aieux.com
J’ai donc découvert le récit que vous avez fait de la vie de Jean François Wallon et d’Anna Konjetzky.
Le père de mon père est le petit-fils d’A…M… (qui figure également sur votre arbre, après comparaison sur Geneanet)…
Je tenais donc à vous remercier d’avoir rendu publiques vos recherches. Je les consulte avec beaucoup d’intérêt et de joie.
Je vous souhaite une bonne journée

Puis, cet été, David m’a interpellée, via Google+.
Il a lu mon billet : #Geneathème : La Seconde Guerre Mondiale.
Voici, son premier message :

Bonjour,

Je me permets de vous écrire, car je suis actuellement en pleine recherche sur une époque sombre de la vie de mon Grand-père et je suis tombé sur votre billet.
D’après mes recherches et les documents laissés par mon Grand-père, il faisait parti du 86 RI et à été prisonnier au Stalag IV B à Mühlberg, tout comme le père de votre mari.
Il portait le n° 6…..
En lisant votre billet, je pense qu’il a été fait prisonnier dans la journée du 20 juin comme vous le relatez.
Je serai heureux de pouvoir échanger.

Nous avons longuement correspondu et un mois plus tard,  il m’écrivait :

Bonjour Evelyne,

Je reviens vers vous pour vous dire que le SHD de Caen m’a demandé mon adresse postale donc je pense qu’ils ont le dossier et que je vais le recevoir sous peu.
J’ai trouvé le bon n° de matricule de mon papy qui a été recensé à … Ce matricule a été confirmé par les papiers que j’ai pris en photo chez mes parents (livret militaire, carte de rapatrié, laisser-passé allemand etc…)

J’attend maintenant une réponse des AD de la Loire.
Je ne sais pas comment vous remercier. Grâce à vous j’ai pu réécrire un bout de l’histoire de mon papy. Cet homme que je porte dans mon cœur à jamais. Cet homme qui a fait ce que je suis aujourd’hui. J’en ai les larmes aux yeux en vous écrivant.
Si vous m’aviez vu j’étais comme un gamin à Noel quand j’ai ouvert sa mallette de papier. Pouvoir les voir, les touchés, les sentir….
Vous m’avez fait vivre une superbe expérience car votre rencontre m’a donné espoir de trouver quelque chose.
Je me dis qu’il a peut-être connu le père de votre mari car même régiment et il a été capturé pas très loin de l’endroit où votre beau-père a été pris. Il a été capturé a Essey la Côte dans la même zone de combat.

Dois-je préciser que ces échanges m’ont touchée…  et que je suis fière que Ciel ! Mes aïeux donne l’envie à d’autres (dans mes deux exemples, à des plus jeunes) d’écrire leur propre histoire !

Mon bonheur a fleuri, 
Il a fait des bourgeons. 
C’était le paradis…
(Félix Leclerc : Le petit bonheur)

Et vous, quels ont été vos bonheurs généalogiques ?

Image : Pixabay.com/images gratuites

#MaCuisineAncestrale : Le pain d’épices…

Nom d’un petit bonhomme ! Voici l’histoire d’un surprenant gâteau dont la naissance remonterait à l’Antiquité.

Au temps de l’Egypte Ancienne, on était déjà friand d’un pain au miel, pareillement sur l’île de Rhodes, en Grèce où Athénée évoquait un mets baptisé « melitate » et Aristophane « melitounta » en désignant un pain contenant un mélange de farine, de sésame et de miel.

Les romains consommaient un pain frit enduit de miel appelé « panis mellitus » .
En Chine, on dégustait le « Mi-Kong », traduction littérale de « pain de miel » dont la recette remonterait au Xème Siècle.
Les soldats de Gengis Kahn l’introduirent dans les pays arabes. Plus tard, le « pain de miel » fit son entrée chez nous avec les Croisades.

Au Moyen-Âge, certains accordaient des vertus thérapeutiques au pain d’épices, le miel donnant l’immortalité aux dieux, les épices guérissant des maladies.
Ainsi, certains moules représentaient la fertilité ou encore la longue vie.
C’est au XIXe siècle que l’on abandonne peu à peu les moules pour former des pains d’épices à l’emporte-pièce. Les pains d’épiciers font preuve d’un grand sens artistique puisque l’on peut retrouver sur leurs créations des lithographies, des images, mais aussi des poèmes. Certains pains d’épices portent même le prénom de leur destinataire.

C’est lors des fêtes de fin d’années, à la Saint-Nicolas, que l’on offrait aux enfants du pain d’épices. C’est, en effet, le 6 décembre que les cadeaux étaient offerts dans l’Est de la France.
En 1570, le culte des Saints étant interdit, les cadeaux sont alors offerts les 24 et 25 décembre, le pain d’épices reste malgré tout à l’honneur.

Le pain d’épices faisait également l’objet de culte païens. On disait que les revenants donnaient du pain d’épices aux vivants pour être apaisés tandis que les mamans d’enfants mort-nés le déposaient en offrande à la déesse Perchta qui les emportaient au ciel.

Le jour de la Saint-André, patron des fiancés, les hommes offraient à l’élue de leur cœur un pain d’épices en forme de cœur ornés de d’anneaux, de mains et de colombes pour leur déclarer leur amour.

A l’occasion d’événements publics, des pains d’épices étaient offerts aux maires. Parfois, ce sont ces derniers qui servaient ces présents à leurs hôtes de marque. Les pains d’épices étaient alors fabriqués grâce à des moules aux armoiries de la ville.

Le pain d’épices permettait également d’affirmer son rang social, certaines personnes dont le rang était élevé se faisaient ainsi représenter sur le gâteau.

Le pain d’épices est aussi un cadeau qui s’offre à ses proches ou à ses voisins pour conserver un lien social. Il matérialise ainsi la confiance.

M’accorderez-vous la votre si je vous offre la recette du pain d’épices telle qu’on la réalisait autrefois, à Reims.
Cette recette est arrivée jusqu’en Auvergne puisque Margaridou, ma cuisinière  préférée préparait la même.

Alors, pour confectionner un pain d’épices d’antan, il faudra :

250 g de farine de seigle
250 g de miel 
175 ml d’eau
1 cuillère à café de bicarbonate de soude comestible
10 g d’épices mélangées en poudre telles que cannelle, badiane, cardamone, gingembre, clous de girofle, muscade, anis…. Selon votre goût

Préchauffer le four à 180°,
Chauffer l’eau dans une casserole,
Ajouter le miel hors du feu et mélanger,
Dans une jatte, tamiser la farine, le bicarbonate et les épices, 
Ajouter le liquide (eau+miel) et mélanger doucement à l’aide d’un fouet à main,
Transvaser dans un moule à cake graissé,
Placer dans le four et abaisser la température à 160°,
Laisser cuire pendant 50 minutes environ,
Démouler le pain d’épices sur une grille et laisser tiédir,

Pour conserver le moelleux du pain d’épices, enfermez-le encore tiède dans du film alimentaire et il sera encore meilleur si vous avez la patiente d’attendre un jour ou deux avant de le déguster.

Je vous souhaite un délicieux Noël et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait.

 

 

Sources :
Histoire du pain d’épices : http://www.delicieux-instants.com/
Histoire du petit Bonhomme de pain d’épices : http://www.coindespetits.com/histoires/painepice/painepice.html
Image : collection personnelle