Le bois des amoureux…

Manoir de Coatserho – Ploujean-Patrimoine

Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature, généalogie et rencontres improbables avec nos ancêtres.

J’ai besoin d’évasion et pour ce #RDVAncestral, mes rêveries m’emmènent vers le Ponant, dans le Finistère…

Nous sommes le 26 octobre 1716 et j’arrive devant le manoir de Coatserho situé à Ploujean, à proximité de Morlaix.
Le manoir est une bâtisse ancienne autrefois appelée « Coasterhou », ce qui veut dire « bois des amoureux « .
Une jeune fille m’attend devant la porte d’entrée.

Bienvenue !… Entrez ! Je vous attendais…
Il faut nous dépêcher… Il reste peu de temps avant le mariage et il y a encore tant à faire !

Nous traversons plusieurs pièces, empruntons un escalier de pierre puis, nous pénétrons dans un boudoir attenant une chambre à coucher. Une robe brodée et ses accessoires sont étalés sur le lit.

Qu’attendez-vous… Aidez-moi à me vêtir, le temps presse !

Je la regarde, interloquée !

Vous vous méprenez ! Je ne suis pas là… pour cela !
Je suis venue car je souhaite écrire mon histoire familiale… Je pense que vous appartenez à ma parentèle.
Serait-il possible que vous confirmiez mon pressentiment !
En contrepartie, je veux bien vous aider à vous préparer…


Mais, qu’est-ce qui me prend à vouloir jouer les soubrettes ! Je m’épate moi-même, mais il est trop tard pour revenir sur ma proposition.

La demoiselle s’installe devant sa coiffeuse tout en m’observant dans son miroir.

– Que voulez-vous savoir ?

– Tout ! lui dis-je,

Je m’approche d’elle… c’est une jeune fille d’une vingtaine d’année. Elle est si jeune… Que pourrait-elle me dévoiler sur sa vie et celle de ses ancêtres ?

-D’accord, ne perdons pas de temps, répondit-elle !
Je me nomme Marguerite DU PLESSIX, Demoiselle de Kertanguy. J’appartiens à la noblesse de ce pays
.
Je suis née le 21 juin 1696 à Garlan mais, j’ai grandi, ici même dans le manoir familial.
Mon père, Charles Martel DU PLESSIX, Sieur de Kertanguy et écuyer, a épousé en 1694, ma mère, Claudine GUYOMARC’H, alors jeune fille roturière de la paroisse. Ils ont eu deux enfants, moi-même et Jean. Mon frère est mort en bas âge, me laissant seule héritière.
Mon père est également né ici en 1655, mais ses lointains ancêtres étaient originaires de Navarre et proches d’Henri IV.


Elle parle et je l’aide à revêtir sa robe de mariée.

-Je partage avec Aliénor d’Aquitaine, Reine de France et d’Angleterre et mère de trois rois, quelques 27 liens de parenté. J’admire cette aïeule qui a sans cesse sillonné l’Europe pour préserver la paix.
Plus près de moi, mon grand-père paternel, François DU PLESSIX, est décédé subitement, en 1659, en se rendant à la foire de Guingamp. Il s’était marié en 1642 à Renée de Lanloup avec qui il a eu 13 enfants, mais tous n’ont pas été baptisés.
On suppose alors que le curé posa ses conditions à l’inhumation de mon grand-père dans l’église. Ma grand-mère, fille de l’ancien serviteur d’Henri IV, dut se soumettre … Du coup, mon père âgé de 4 ans et deux de ses frères ont été baptisés ensemble « pour urgente nécessité », le dimanche suivant l’inhumation de mon grand-père.


Tout en écoutant son récit, je m’applique à lacer les jupons, le corset… Heureusement que les tenues vestimentaires ont évolué… pensais-je ! Quel travail !

De son côté, Marguerite continue son récit.

– Mon arrièregrand-père, Claude de Lanloup, était un des cent gentilshommes de la chambre d’Henri IV.
Quant à mon trisaïeul, Yves de LISCOËT, calviniste et maréchal de camp de ce bon roi Henri, mourut en combattant les espagnols à Crozon. Il était un farouche ennemi de La Ligue. Il perdit sa main droite lors du siège de Carhaix.
Voilà, je vous ai tout dit !


Surprise par ses révélations toutes aussi romanesques, je reste silencieuse quelques instants, puis je m’aventure à lui demander :

-Et aujourd’hui, vous vous mariez ! Puis-je savoir qui est l’heureux élu ?

– L’aristocratie voyait en moi un bon parti, mais mon mariage est une mésalliance comme l’union de mes parents.
J’épouse l’homme que j’aime… Il se nomme Ollivier MORVAN, un honnête propriétaire cultivateur, lieutenant de la milice paroissiale.

-Je sais qui est Ollivier,
répondis-je,
Nous avons des ancêtres communs, Allain MORVAN & Perrine GARION. Ils sont mes très lointains ancêtres directs puisqu’il me faut remonter 12 générations et Ollivier est un de leurs arrière-petits-fils.
Il descend de leur fils aîné, Ollivier, son grand-père, né en 1626, et je descends

dYves, son frère, né en 1635.

-Nous appartenons donc à la même famille, convenons-nous toutes deux, étonnées et ravies.

Je finis d’ajuster la robe et je fixe la coiffe en dentelle dans ses cheveux relevés en chignon.

-Je vous remercie de m’avoir aidée à me parer pour la cérémonie. Je suis fin prête.
Désirez-vous m’accompagner ? Je vous présenterai mes parents ainsi que la famille !

-Vous êtes une ravissante mariée ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur !

Se marier en octobre est de bon augure, vous pouvez me croire !

Ce moment d’intimité avec Marguerite me ramène à mes propres souvenirs… Nous nous dirigeons vers les pièces de réception du manoir.
Un groupe de sonneurs annoncent les invités au son des bombardes et des binious. Les festivités peuvent commencer !

Ollivier et Marguerite regardent sereinement vers l’avenir.
L’avenir tient dans leur nombreuse descendance… Ils auront treize enfants.
Cependant, leur dernière née sera baptisée le jour du décès de son père, le 16 août 1739.
Marguerite, Dame de Kertanguy, s’éteindra le 15 octobre 1747 dans son manoir.

A la fin de mon rêve éveillé, des recherches plus approfondies me révèleront qu’Elisabeth II, Reine d’Angleterre ainsi que S.A.S Albert II, prince souverain de Monaco possèdent également des liens de parenté avec Marguerite DU PLESSIX, dernière héritière des Seigneurs de Coatserhou…
Alors, faut-il penser que j’appartiens aussi à leur parentèle ! Je n’ose le croire !

Aujourd’hui, le manoir de Coatserho existe toujours. Il est la propriété de François de Beaulieu et il a fait l’objet d’une importante restauration entre 2010 et 2011.

Sources :
Ploujean Patrimoine – Yves TEURNIER, un de mes cousins à la mode de Bretagne – que je remercie pour tout son travail réalisé sur Ploujean et son histoire.
Image : Manoir de Coatserho- Ploujean-Patrimoine






La fillette et la comète…

Dessin de la comète de 1811, par Mary Evans – vaonis.com


Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature, généalogie et rencontres improbables avec nos ancêtres.

Nous sommes en septembre 1811 et j’ai rendez-vous avec mon Sosa 19, Ursule Adélaïde BRASSELET en Picardie.

Je l’aperçois alors qu’elle quitte la maison de ses parents, Jean-Baptiste, scieur de long et Geneviève LAMBERT à Brayes-en-Laonnois, un petit village axonais.

C’est une fillette âgée de 7 ans, aînée d’une fratrie de trois enfants. Geneviève, leur mère, est décédée, il y a un peu plus d’un mois, le 16 août.
Ursule Adélaïde a beaucoup pleuré mais, on lui a dit qu’elle avait atteint l’âge de raison… Donc, à présent, elle doit sécher ses larmes et elle doit travailler.

Ursule Adélaïde, descendante de vignerons et de tonneliers, est placée comme domestique.

– Bonjour… me permets-tu de t’accompagner un moment, lui dis-je doucement.

Elle me regarde et je lis dans ses yeux tant de tristesse que les miens se remplissent de larmes. Je fais un gros effort pour les retenir.
Elle est encore si petite, si frêle…
Nous marchons côte à côte, silencieuses, sous un soleil de plomb.
Nous traversons les coteaux recouverts de vignes où les raisins gorgés sont pleins de promesse.

Je fouille dans mon sac et sors des petits gâteaux.
– C’est moi qui les ai confectionnés ! dis-je en souriant
En, veux-tu ?
Ursule Adélaïde accepte mon cadeau et mange en m’observant… Peu à peu, elle semble moins réservée.
– Comment t’appelles-tu, dit-elle en croquant un biscuit ?
– Je m’appelle Evelyne… Je viens de loin, de très loin… Nous sommes parentes…
Je sais que tu as du chagrin et que ta maman te manque énormément… J’aimerai tant t’aider et te voir sourire.

Nous marchons longtemps en faisant connaissance et nous arrivons, à la nuit tombée, devant la maison des maîtres d’Ursule Adélaïde.
Au-dessus de nos têtes, Vénus, l’étoile du berger scintille et des milliers d’autres étoiles brillent peu à peu… Tout à coup, une comète traverse la voûte céleste traînant, derrière elle, sa longue chevelure lumineuse.

Ursule Adélaïde glisse sa main dans la mienne et la serre.
– N’aie pas peur ! Tu ne crains rien ! Regarde, c’est magnifique, lui dis-je, éblouie.
C’est une grande chance de voir un si beau spectacle !

Autour de nous, les adultes sont moins enthousiastes. Superstitieux, ils voient dans cette bizarrerie un mauvais présage annonciateur de calamités… sans doute la fin du monde !

Je les rassure :

– Non, ce n’est pas la fin du monde… Il s’agit simplement d’un phénomène astronomique !
En mon for intérieur, je pense :
-Sinon, je ne serai pas là à écrire ce texte…

Je regarde Ursule Adélaïde tendrement. Notre rencontre s’achève tandis que la comète disparait dans la nuit. En guise d’adieu, je lui confie un secret:

– Quand tu auras de la peine, regarde un ciel étoilé ! Chaque étoile est l’âme d’une personne que nous avons aimée. Ta maman est parmi ces étoiles et veille sur toi !

Courageuse et rassurée, Ursule Adélaïde me sourit, m’embrasse et s’éloigne.
Je la regarde entrer dans sa nouvelle maison tout en songeant à sa vie future.

Jean-Baptiste, son père, se remariera et aura trois autres enfants dont deux mourront en bas âge.
Le 27 octobre 1829, âgée de 24 ans, Ursule Adélaïde épousera Etienne André COULON, Sosa 18, un berger tisserand. Ils auront quatre enfants.
Jean-Baptiste décédera, deux ans plus tard, en 1831.
Ursule Adélaïde rejoindra les étoiles à 69 ans, le 27 octobre 1873, à Samoussy (02).

A leur tour, les vignes des coteaux laonnois disparaîtront avec la Première Guerre Mondiale.

En attendant, demain, les raisins seront récoltés, le vin coulera à flot… Ce sera un bon cru !
1811 restera dans les annales comme une année viticole exceptionnelle autant en quantité qu’en qualité en Europe.

La Grande comète de 1811 (C/1811 F1) est une comète qui fut découverte par Honoré Flaugergues, astronome amateur et juge de paix, à Viviers en Ardèche, le 25 mars 1811. Visible pendant 9 mois à l’œil nu, et 17 mois avec instruments, elle est restée associée à une année d’excellents vins  en Europe.
Elle est aussi nommée la comète de Napoléon.
En Europe, les caractéristiques extrêmement spectaculaires de la comète ont profondément marqué les contemporains. Sa conjonction avec une vague de chaleur inédite a suscité des inquiétudes de fin du monde, dont on trouve des échos dans la littérature de l’époque, même beaucoup plus tard, et dans des ouvrages aussi inattendus que par exemple la Physiologie du goût de Brillat-Savarin, pourtant publiée seulement en 1825, soit 14 ans plus tard. Par la suite, Léon Tolstoï la décrit dans Guerre et Paix comme un présage de mauvais augure.
(Source : Wikipédia.fr)

Où est l’acte de décès de Maria ?

Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature, généalogie et rencontres improbables avec nos ancêtres…

Ce matin, je me réveille fatiguée… La nuit fut mouvementée !

Tout a commencé hier soir alors que je cherchais un acte de décès.

Ma quête a duré toute la soirée jusque tard dans la nuit… Me suis-je endormie devant l’ordinateur, je ne saurai le dire précisément…
Toujours est-il qu’à mon réveil, je me suis retrouvée au milieu d’un décor surréaliste et baroque…
Imaginez une immense bibliothèque aussi grande qu’une cathédrale. Les murs sont recouverts d’étagères du sol au plafond et une multitude d’échelles y sont adossées. Sur les étagères, des registres poussiéreux défilent, entrent et sortent sur des rythmes cadencés !

Au milieu de ce tohu-bohu, j’entends des murmures venus d’ailleurs : des babillements de nouveaux-nés, des cris de joie et des « Vive les mariés », des plaintes et des pleurs autour de ceux qui disparaissent !
Imperturbables, les registres des tables décennales surveillent les va-et-vient et enregistrent scrupuleusement chaque événement.

L’un d’eux particulièrement défraîchi et usé par le temps m’aperçoit et s’approche en claudiquant. Sa couverture couleur cramoisie part en lambeaux, une toile d’araignée lui sert de couvre-chef… Il marmonne à travers une moustache composée de fils cotonneux et de débris et me demande ce que je fais parmi eux !

– J’ignore comment je suis arrivée là !… Voilà des mois, pour ne pas dire des années que je cherche l’acte de décès de mon aïeule, me plaignis-je ! Pouvez-vous m’aider ?

Il me répond d’une voix rauque :
– Crois-tu que nous n’avons que cela à faire ? Vous autres, les généalogistes, êtes toujours à la « recherche de »… Si nous devons faire le travail à votre place, où allons-nous ?… lance-t’il en expulsant un nuage de poussière et en tenant ses pages décousues !

Mais, ne vous fâchez pas, enchéris-je ! Vous êtes les mieux placés pour me répondre ! Sinon à quoi, servez-vous ?

A quoi, servons-nous ? Elle est bien bonne, celle-là, vocifère t-il ! Notre travail est d’enregistrer et non de chercher ! C’est à toi de chercher et si tu es incapable de le faire… Fiche le camp d’ici, tu nous fais perdre notre temps !

Etes-vous toujours aussi bougon ? dis-je un rien moqueuse… Je pensais naïvement que vous étiez bien aise que les généalogistes, consultent vos pages jaunies et vous évitent ainsi l’oubli !

– Argh…! Que veux-tu exactement ?

– Ah, voilà qui est mieux ! Je ne trouve pas l’acte de décès de Maria Joséphina Alberta Appolonia Valentina JEANNE, mon Sosa 31…
Il doit bien se trouver quelque part dans tous ces registres !

Dois-je vous rappeler qu’elle est née le 20 mars 1850, à May-sur-Orne dans le Calvados, de François Exupère et de Victoire LAQUAINE, ses parents.
Le 10 mars 1869, à 18 ans, orpheline de père et de mère, elle épouse Ferdinand Alphonse « Henri » FOUQUES, un carrier. Ils ont six enfants.
Henri décède le 5 mars 1885 à May-sur-Orne à l’âge de 35 ans.
En novembre 1886, Maria accouche d’une petite fille née d’un père inconnu. L’enfant ne vit pas et décède en janvier 1887.
Le 26 août 1903, elle épouse, en secondes noces, Auguste Honoré LEBOUCHER, à Fontenay-le-Marmion, une commune limitrophe de May.
Auguste disparaît, à son tour, le 9 janvier 1907 à Fontenay-le Marmion. Maria a alors 57 ans et signe l’acte de décès.
A partir de là, j’ignore ce qu’elle est devenue…


J’ai consulté les tables décennales de May et de Fontenay en ligne jusqu’en 1942. A cette date, Maria aurait eu 92 ans… Je n’ai rien trouvé.
J’ai regardé également les registres de Caen pensant qu’elle était peut-être décédée à l’Hôtel-Dieu… Là encore, je n’ai rien trouvé.
J’ai envoyé un courriel à la mairie de May mais, je n’ai pas eu de réponse.
J’ai également consulté les recensements de population sans succès.


– As-tu suivi la piste des enfants, peste t-il ?

– Oui, bien sûr !
Sur ses 6 enfants :
– Trois sont décédés avant 1907, date à laquelle je perds sa trace.
– Un quatrième meurt en 1914 à Saint-Rémy sur Orne . L’acte de décès précise qu’il ignore ce qu’est devenu la mère.
– Deux autres ont émigré dans les Côtes d’Armor, l’un vers 1892 à Pléherel et le second après 1904 à Goudelin (date de décès de sa première épouse à Fontenay le Marmion). Les tables décennales en ligne s’arrêtent en 1905.


Maria semble s’être volatilisée, à moins qu’elle ait vécu à un âge très avancé auquel cas les archives ne sont pas encore accessibles sur la toile.

– Comment veux-tu que je le sache ! Je ne suis pas devin ! As-tu demandé à tes amis « généablogueurs » s’ils avaient des suggestions à te soumettre pour rechercher l’acte de décès de ton ancêtre… Après tout, vous êtes connectés toute la journée, ils peuvent sans doute t’aider !

– Rrro… Non, je n’ai rien demandé… Dites, l’amabilité n’est pas votre première qualité !

– Je te rappelle que toutes les archives ne sont pas « en ligne » comme tu dis ! Il faut aussi se déplacer pour chercher parmi tous les documents mis à votre disposition
.
Je t’autorise à consulter les registres mais, je te le répète, ne compte pas sur nous… Tu dois chercher seule ! Après tout, c’est ton travail !

J’ai compris le message, répondis-je, contrariée…

C’est ainsi que j’ai passé la nuit à chercher l’acte de décès de Maria… sans
succès !
Ne pouvant espérer aucune aide de la part de Monsieur Grincheux… avez-vous des idées à me proposer pour m’aider à trouver l’acte de décès de
Maria ?…
En attendant, excusez-moi mais, je vais dormir, ce #RDVAncestral m’a
épuisée

EPILOGUE :

Hier après-midi, le billet de ce #RDVAncestral a reçu une fin heureuse puisque l’acte de décès de Maria a été trouvé.
Tard dans la soirée, je décidais donc de retourner rendre visite à Monsieur Grincheux en appliquant le même principe que la veille…

Il était, là, à son poste, l’air plus renfrogné que jamais…

-Encore toi, cria t-il, que fais-tu ici puisque tu n’as rien trouvé hier ?

Effectivement, je n’ai rien trouvé mais, Marielle, elle, a trouvé. je tenais à vous en faire part afin de mettre vos archives à jour !

Il ironisa :
Ah, tu vas nous apprendre à faire notre travail, maintenant ! Nos archives sont à jour que je sache !
Qui est cette Marielle ? Est-ce l’auteure DE PEN HARDEN A PEN BIZIEN… Celle qui voit et qui parle avec ses ancêtres !

Il commençait à me chauffer les oreilles, Grincheux…

En quoi cela vous dérange t-il que Marielle parle avec ses ancêtres ? Après tout, que faisons-nous, actuellement… Et vous, vous n’avez rien d’humain… toc…

Je continuais ma phrase sans lui laisser le temps de rétorquer…

Et bien, Marielle a trouvé l’acte de décès de Maria grâce aux relevés du Centre Généalogique des Côtes d’Armor.
Mon ancêtre est décédée à Dinan (22), le 04/04/1922 à l’âge de 72 ans.

Je suppose que veuve, elle a suivi Léopold Adrien Louis, son dernier fils vivant, veuf également, lorsque ce dernier a quitté la Normandie pour émigrer vers la Bretagne.
Seriez-vous assez aimable de bien vouloir en prendre note, au cas où d’autres descendants viendraient vous poser la question ? dis-je avec un sourire enjôleur !

Il ouvrit la bouche et avala la poussière qui lui servait de houppelande…

Finalement, vous me plaisez bien, toi et tes amis ! avoua t-il, radouci… Vous êtes une belle communauté… Grâce à vous, effectivement, toute cette bibliothèque vit ou revit de belles histoires familiales…

Mais, il y a un cœur qui bat sous cette couverture, pensais-je ! Il m’a émue le vieux bourru !

– Je dois vous quitter, répondis-je mais, si vous le voulez bien, je reviendrai vous voir pour d’autres recherches !

Merci à vous et à Marielle !

C’est ainsi que se termine ce #RDVAncestral… A très vite pour d’autres aventures !


Sources :
Image : Grande Bibliothèque Clementinum de Prague
A.D Calvados

Cercle généalogique des Côtes d’Armor
















La blonde de Caen…

Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature, généalogie et rencontres improbables avec nos ancêtres…
Et comme en mai, on fait ce qu’il nous plait, j’y mêle également le #Geneatheme du mois proposé par Sophie de la Gazette des Ancêtres, sur les métiers d’art…

Robe de mariée en blonde de Caen réalisée vers 1815
Source : Ouest-France

Covid-19 oblige, nous ne pouvons pas sortir sans être masqués… J’envisage de fabriquer mes propres masques en tissu en cherchant une idée originale pour les personnaliser.
Une solution m’est apparue lors d’un de mes vagabondages nocturnes…

Direction la Normandie, May-sur-Orne à quelques kilomètres au sud de Caen.

J’arrive devant la maison de Marie-Magdelaine TOUCHET, l’épouse de Jean-François JEANNE, carrier, mes Sosa 124 et 125.
Marie-Magdelaine a la cinquantaine bien sonnée. Elle m’accueille avec Honorine, la benjamine de la famille et toutes deux m’embrassent chaleureusement.
Honorine va convoler dans quelques mois et quitter le nid familial… Un jeune cordonnier, Pierre ROCANCOURT, lui a volé son cœur.
Colombe ORESME, l’épouse de Jacques, fils aîné de Marie-Magdelaine, Louise CINGAL et Victoire LAQUAINE, mon Sosa 63, futures belles-filles et futures belles-sœurs, sont également présentes et heureuses de me rencontrer.

Toutes cinq ont un point commun : elles sont dentellières.

Assises sur des bancs, leur carreaux à dentelle posé sur la table, elles se concentrent sur leur ouvrage…
Nous parlons chiffons et futures noces, le cliquetis des fuseaux répondant joyeusement à chaque parole…
Sous les doigts habiles, la Blonde de Caen prend vie doucement… C’est magnifique !

– Je suis venue vous voir car j’ai besoin de vos conseils !…

Je leur explique la situation sur le coronavirus et sur l’obligation de nous protéger en portant des masques… J’ai apporté un masque avec moi et je leur montre comment le porter.

– C’est affreux ! s’écrient-elles en chœur, épouvantées !

J’acquiesce et les rassure… Oui, ce masque n’est pas beau mais, en même temps, l’esthétisme n’est pas son rôle premier.

Victoire, ma future AAAAG.M, saisit le masque du bout des doigts.

Nous allons t’arranger cela ! Un peu de dentelle devrait suffire à embellir, cette étrange chose !

Quelques instants plus tard, mon masque est transformé en un gracieux élément très « couture » ! Je m’extasie devant leur dextérité !
J’ajuste, à nouveau, le masque sur mon nez et ma bouche.

– Tu vas faire merveille ! s’exclament-elles en éclatant de rire !

– Oui, certainement et je vais faire des envieuses ! répondis-je en pouffant à mon tour.

Je félicite Honorine, Louise et Victoire pour leur prochain mariage et leur souhaite tout le bonheur du monde.
Je leur explique qu’en 2020, les futurs mariés devront aussi porter un masque lors de la cérémonie… Gloups !

Pourquoi ne pas fabriquer un masque spécial « future mariée  » tout en dentelle, lance Honorine, mi-sérieuse, mi-amusée ?
– C’est une idée à creuser ! Nous en reparlerons à ma prochaine visite
Oh, mais l’aube se lève… il est temps pour moi de vous quitter !

Je n’ose pas leur avouer que la mécanisation de la dentelle et surtout la Première Guerre Mondiale auront raison de la lumineuse Blonde de Caen. Les carreaux et les fuseaux seront relégués dans les placards.

Mon masque à la main, le vague à l’âme… je quitte la maison de Marie-Magdelaine, accompagnée par le tintement des fuseaux et par le bavardage de mes ancêtres.

Tout ceci, n’était qu’un rêve, évidement… Alors, je ne m’explique pas pourquoi, à mon réveil, j’ai trouvé un masque en dentelle sur ma table de nuit !

Vous ne me croyez pas ?

Collection personnelle

La généalogie nous entraînerait-elle dans la troisième dimension ?
Finalement, j’ai un masque personnalisé !… Hum…Revenons à la Blonde de Caen avec son histoire :

Caen,

Google-Book : Dictionnaire de la soie, Découvrir son histoire de ses origines jusqu’à nos jours – Jean-Jacques BOUCHER

Côté Généalogie, voici les protagonistes de l’histoire :

Marie-Magdelaine TOUCHET
(1788-1845)
I
Victoire LAQUAINE
(1825-1859)
I
Maria Josephina Albertina Appolonia Valentina JEANNE
(1850-?)
I
Zéphirine Pauline FOUQUES
(1869-1898)
I
Louise Marie Elisabeth MORIN
(1887-1937)
I
Maman
(1916-1990)
I
Moi

Le fou volant…

Image libre de droit – Getty.fr

Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature, généalogie et rencontres improbables avec nos ancêtres…

Pour ce RDV ancestral d’avril, je rends hommage à mon Père, mon héros. Né un 17 avril, il aurait eu 111 ans, cette année…
Difficile de ne pas penser à toutes les histoires qu’il me racontait et dont je raffolais !

Pour le coup, me voici transportée sur l’aéroport du Bourget, en région parisienne.
Tout d’abord terrain d’aviation militaire, Le Bourget fut le premier aéroport civil de Paris, ouvert en 1919 et resta le seul jusqu’à la construction de l’aéroport d’Orly.

Nous sommes le samedi 21 mai 1927...
Une foule immense attend… on parle de 4 millions de personnes présentes sur le terrain.
Je suis coincée entre plusieurs groupes d’individus qui parlent fort, qui chantent et qui se bousculent…
Tout à coup, deux jeunes garçons me rattrapent, chacun par un bras, alors que j’allais m’étaler dans l’herbe.
Je reconnais immédiatement, André et Michel, mon père et son frère. Ils ont quitté leur Picardie natale et sont venus conquérir la capitale. Ils ont respectivement 18 ans et 17 ans et résident, dans le 10e arrondissement, chez Andréa, une de leurs sœurs aînées.
Leur père, veuf, s’est remarié et leur belle-mère leur a fait comprendre qu’ils étaient assez grands pour se débrouiller seuls.

– Allons, Madame, n’ayez pas peur ! Nous vous tenons ! vous ne craignez plus rien ! s’exclament-ils en chœur.

Je suis si émue que je n’ose parler… Ces deux jeunes hommes, vêtus comme Tintin, qui ne sont plus tout à fait adolescents, mais pas encore complètement adultes, me dévisagent étrangement !

– Papa ! Tu ne me connais pas encore, mais je suis ta fille, Evelyne ! Et toi, Tonton, tu es mon Parrain ! dis-je, la voix tremblante…
Papa, tu m’as si souvent raconté l’atterrissage du « Spirit of Saint-Louis »… que j’ai voulu le voir, également !

Triturant chacun leur casquette, les deux frères n’en croient ni leurs yeux, ni leurs oreilles ! Et, il me faut être très persuasive pour les convaincre que je viens bien du futur…

Soudain, la rumeur gonfle… Il est 22 h 15 !… Un cri énorme, suivi d’un énorme silence ! On entend, tombant de très haut, un bruit de moteur. Et on écoute, angoissé… La spirale est large, la descente est lente.

– C’est lui ! crie-t-on de toute part.

À la lueur du projecteur, on peut lire maintenant sur le fuselage : Spirit-of-Saint-Louis.
Survolant l’Atlantique, Charles Lindbergh a réalisé la première traversée en solitaire sans escale en aéroplane, reliant, en 33 heures et trente minutes, New York à Paris.
Le terrain est aussitôt envahi par la foule délirante qui se rue vers l’endroit où l’appareil s’est posé. La police et la troupe ne peuvent rien contre l’élan d’enthousiasme des milliers de spectateurs déchaînés et les barrières de fer sont renversées sous une poussée irrésistible.

Bousculée et emportée par la foule, je perds, Papa et mon Oncle, de vue…
Ils ont assisté à cet événement historique et ont tant d’autres aventures à vivre !
Les larmes me montent aux yeux… Mais, je sais que je les reverrai !

Source : La Croix.com/Ce-jour-la/21-mai-1927


L’ennemi invisible…

Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature, généalogie et rencontres improbables avec nos ancêtres…

Je suis confortablement installée sur ma terrasse. Le printemps s’annonce : le ciel est bleu, le soleil brille, les arbres sont en fleurs, tout est calme. Seuls quelques oiseaux viennent déranger cette quiétude… C’est une belle journée
Pourtant, les nouvelles sont mauvaises… Nous sommes confinés à la maison… Covid-19, l’ennemi invisible nous guette. Nous attrapera-t’il ?
C’est dans ce contexte que j’aborde ce RDV ancestral.

Face à moi, le cerisier japonais offre ses grappes de fleurs blanches teintées de rose… Il est magnifique cet arbre au printemps…
Mais, est-ce une hallucination ? J’aperçois des hommes et des femmes, venus d’un autre temps, assis sur les branches… Certains chuchotent, d’autres m’observent inquiets…

Tout d’un coup, un solide gaillard se lève et m’interpelle :

– Lui, combatif : Alors, comme ça, il parait que vous êtes en guerre ! Où est l’ennemi ? Où sont les armées ?
– Moi, sidérée : Qui êtes-vous ?
– Lui, fier : Nous sommes tes ancêtres et nous avons ouï dire que vous étiez au plus mal.
– Moi, toute aussi fière : Merci… Pour le moment, nous allons bien et nous espérons que cela durera.
– Lui : Fichtre… Explique-nous… c’est la guerre ou pas ?
– Moi : En quelque sorte, oui… le pays lutte contre un ennemi invisible.
– Eux, en chœur, avec un mouvement de recul : Vous vous battez contre des fantômes !
– Moi, étonnée : Mais non… Nous nous battons contre un virus.
– Eux : Un virus ?
– Moi : Hum… Vous ignorez ce qu’est un virus !
– Eux, perplexes : …???

Le silence plane sur l’arbre.

– Moi : Pourtant, la grande majorité d’entre vous a été infectée par des virus et beaucoup en sont morts. Vous avez souffert bien plus que nous, puisque les épidémies entraînaient aussi des famines. Peste, choléra, dysenterie, typhus, etc… Vous appeliez cela des fléaux ! Je n’invente rien, lisez ICI et LA !
– Lui : Quelle tristesse ! Ainsi l’Histoire se répète ! Pourtant, il nous semblait que vous viviez mieux avec vos charrettes à quatre roues et ces immenses oiseaux de métal !
– Moi, dubitative : Oui, on appelle cela le progrès… Cela nous permet de voyager plus vite et plus loin, mais cela permet également de contaminer le monde à grande vitesse ! Les catastrophes s’enchaînent ! On parle alors d’effet papillon !
– Lui, levant les yeux au ciel : Sacrebleu… Que viennent faire les papillons dans cette histoire de virus ! Pas sûr, que vous soyez plus clairvoyants !
– Moi, un rien vexée : Plus clairvoyants… je l’ignore… Par contre, nos vies sont meilleures et plus confortables que les vôtres. Mais comme vous, nous n’échappons pas aux vicissitudes.
– Lui, renfrogné : Donc, nous pensions t’aider et nous sommes inutiles !

Là… C’est moi qui reste sans voix… Je les contemple avec tendresse.

– Moi : Mais, vous m’aidez plus que vous ne l’imaginez … Mes recherches pour vous connaitre, pour découvrir qui est qui, pour entrevoir vos vies… Tout cela m’évite de penser à cette actualité anxiogène.
– Lui, penaud : Nous le savons bien ! Ne nous en veux pas… Nous sommes des lourdauds ! Prends soin de toi et des tiens ! Nous veillons sur vous !
– Moi, reconnaissante : C’est gentil de veiller sur nous ! Parlons d’autre chose, j’ai mille questions à vous poser !
– Eux, d’une même voix : Nous devons repartir… mais compte sur nous, nous reviendrons !

Les branches du cerisier frémissent légèrement puis, c’est à nouveau le silence.
Ai-je fait un rêve ou est-ce l’effet du confinement ?…
Je raconte tout ceci à Mr… qui me regarde comme si je venais d’une autre planète 🙄



Sources :
Avec la participation involontaire de la Revue Française de Généalogie et de Jean-Louis Beaucarnot :
https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/histoire/la-genealogie-du-coronavirus-des-similitudes-etonnantes

Epidémies et famines en France :
http://angeneasn.free.fr/epidemies.htm

Photo : Collection personnelle

#RVAncestral… Triple mariage à Vieille-Brioude !

Sur une idée de Guillaume CHAIX, du blog : Le grenier des Ancêtres, le Rendez-Vous Ancestral propose de nous propulser chaque  troisième samedi du mois à la rencontre de nos ancêtres.

Donc, ce matin, je pâtissais pour le concours du #PatrimoineGourmand de @GallicaBnF lorsque tout-à-coup… Pftt… Je fus transportée en Auvergne, à Vieille-Brioude, en Haute-Loire exactement, le mardi 21 janvier 1806 !

Ma cuisine avait changé de décor et je me retrouvais, un peu étourdie, à fouetter mes blancs d’œufs au bout d’une longue table rectangulaire, entourée de bancs. Autour de moi, plusieurs femmes s’affairaient également.
La maîtresse de maison, Gabrielle TAVERNIER, ne fut guère surprise de me voir :

– Allons, allons, dépêchons-nous ! Le four banal est chaud et nous devons y cuire les tartes et les gâteaux !

Dehors, le vent balayait la plaine, l’hiver régnait. Mais, Jeammes DELHERME, Sosa 72 de Monsieur et cultivateur n’en avait cure ! Il discutait à l’entrée du four avec les hommes du village.

Les jeunes gens, eux,  avaient décoré l’entrée de la maison avec des genévriers enrubannés et en avaient placé tout le long du chemin jusqu’à la mairie. Les rires et les plaisanteries fusaient…

La gaieté collective me gagna ! Je finis de monter mes blancs d’œufs à la fourchette. Mes joues avaient pris de la couleur… ce qui fit également rire l’assemblée.

Tous les gâteaux enfin prêts, nous les portâmes jusqu’au four où la chaleur nous enveloppa doucement.
Gabrielle s’approcha de Jeammes ; ils étaient heureux et semblaient soulagés.

C’était un jour important pour le couple qui mariait leurs trois enfants lors d’une seule et unique cérémonie :

– Antoine, 28 ans et Sosa 36 était promis à Madeleine RICHARD, 27 ans.
– Louise, 25 ans, était promise à Guillaume ROCHE, 25 ans et cousin des RICHARD
– Marguerite, 18 ans était promise à Philix RICHARD, 22 ans et frère de Madeleine.

Je ne pus m’empêcher de penser que c’était par souci économique.

Une table fut dressée avec les gâteaux et les tartes, enfin cuits… pour faire patienter les invités qui arrivaient.

Les futures achevaient de se préparer aidées par les demoiselles d’honneur.
Enfin, le cortège se rendit à la mairie dans une joyeuse cavalcade, accompagné des musiciens.

Les promis portaient le costume régional… La robe des mariées était  de couleur vive  agrémentée d’un châle sur les épaules. Elles portaient sur la tête la coiffe traditionnelle avec un bonnet orné de dentelles et de rubans.
Les futurs portaient des brayes (culottes bouffantes), une veste courte et un chapeau de feutre noir orné également de rubans ; sans oublier la chemise blanche, offerte par les promises.

A la mairie, les trois mariages s’enchaînèrent. Les époux furent témoins à tour de rôle mais ne sachant pas signer, leur nom furent transcris par le maire, Jean-Marie MARRET.

La cérémonie achevée, les invités se retrouvèrent au banquet ; on avait mis les petits plats dans les grands : viandes bouillies et rôties, volailles, jambons et lard furent servis ; le tout arrosé de vin sucré.

Puis, on dansa beaucoup : la bourrée bien sûr, mais aussi la mazurka,  la polka, et la branle …

En fin de soirée, les jeunes époux tentèrent de s’esquiver… Il leur fut difficile de passer leur nuit de noces seuls. Les jeunes avaient concocté des farces : lit en portefeuille ou garni de clochettes… En pleine nuit, les amis n’hésitèrent pas à les réveiller pour leur servir la rôtie (mélange de chocolat et d’œufs battus) dans un pot de chambre.

Quand à moi, j’eus à peine le temps de dire au revoir à Jeammes et à Gabrielle, qu’un tourbillon m’aspira de nouveau et je me retrouvais dans ma cuisine.
Et vous savez quoi… Je fouettais toujours mes blancs d’œufs, mais avec un batteur électrique !

 

Sources : A.D Haute-Loire, Vieille-Brioude, 6 E 293/3 1802-1812 page 114
Image : Mairie : Vieille-Brioude.fr