#ChallengeAZ… Fruits défendus…

Au XVIIe et XVIIIe siècle, les relations sexuelles de nos ancêtres étaient normalement prohibées avant le mariage, mais quand on sait que la moyenne de l’âge au mariage était de 25-26 ans pour les femmes et 27-28 ans pour les hommes… Hum… Qu’il devait être difficile de rester chaste pour des jeunes gens.

Il n’était pas rare que la (future) mariée soit déjà enceinte, parfois de plusieurs mois, lors des noces.

D’ailleurs, les différents sondages, effectués pendant ces périodes, donnent un peu plus de 10 % de femmes enceintes au moment de la cérémonie, plus de 30 % dans certaines paroisses.

Et si on célébrait Noël avant Pâques dans un moment d’exaltation, tout rentrait dans l’ordre à condition que l’enfant naisse après l’union des futurs parents.

Nos ancêtres ne dérogent pas à cette étude… sur les 813 unions trouvées à ce jour dans mon ascendance, 16 enfants ont été conçus avant le mariage.
En Auvergne, on était beaucoup plus sage puisque sur les 313 unions de l’ascendance de Mr, seuls 3 enfants ont été conçus hors mariage.

La corbeille des fruits défendus appartient à ma branche maternelle FOUQUES :

– Jacques Aimé Marie FOUQUES x Clémence EUPHEMIE – Sosa 120-121 ont eu 3 enfants hors mariage, dont

– Alphonse Aimé Adolphe FOUQUES x Zéphirine Antoinette BRIERE – Sosa 60-61 ont eu 2 enfants conçus hors mariage, dont

– Ferdinand Alphonse Aimé FOUQUES x Maria Joséphina Alberta Appolonia Valentina JEANNE – Sosa 30-31 ont eu 1 fille conçu hors mariage :

– Zéphirine Pauline FOUQUES x François Marie MORIN -Sosa 14-15 ont eu 1 enfant conçu hors mariage :

– Louise Elisabeth MORIN, ma grand-mère maternelle qui, elle, a sauvé l’honneur familial…

Rrro… Cela me fait sourire quand je pense aux leçons de moral que j’ai reçu, adolescente, sur les conséquences des relations avant le mariage !

Et vous, avez-vous des fruits défendus dans votre arbre ?



Sources :
Le mariage au XVIIe et XVIIIe siècle :
www.fdesouche.com
Image : Ceci n’est pas une pomme -René MAGRITTE











#Challenge AZ… Bergers…

« Bonjour !
Oui,oui… c’est à vous que je m’adresse ! »

Savez-vous qu’être Berger, c’est exercé l’un des plus anciens métiers connus au monde puisque les premiers bergers sont apparus, il y a 10 000 ans en Asie Mineure (c’est Wikipédia.fr qui me l’a dit)

A ce jour, ma généalogie compte 16 bergers (8 Sosa et 8 collatéraux) ayant vécu principalement au XVIIe et XVIIIe siècle en Picardie et en Normandie.

Je suppose que la vie d’un berger à cette époque n’était guère idéale, bien que la littérature et la peinture romantique la représentait comme telle.
Je pense que sa vie était plutôt rudimentaire et sommaire et que l’homme était fruste et analphabète quand on sait que seulement 29% des hommes savaient signer à la fin du 17e siècle (source Geneawiki.fr).

Alors, comment tous mes Sosa « bergers », sauf un, ont-ils appris à signer ? Leur signature démontre un apprentissage maîtrisé ou presque de l’écriture.

Pierre CARLIER – Sosa 360 – ° 1625 +1728 – Laon Paroisse de Vaux (02)
Jean-Claude CARLIER – Sosa 90 – ° 1725 – Laon – Paroisse de Vaux (02)
Jean CARLIER – Sosa 180 – °1695 +1750 – Laon- Paroisse de Vaux (02)
Claude BALOSSIER -Sosa 346 – °1674 +avant 1726 – Coucy-lès-Eppes (02)
Jean TOUCHET – Sosa 500 – °1706 +1796 – Hubert-Folie (14)
Charles HUTIN – Sosa 746 – °vers 1668 +1725 – Prisces (02)
Pierre LAVOINE – Sosa 186 – °1719 +1791 – Burelles (02)

La vérité est sans doute ailleurs, la trouverai-je ?

En attendant, comme mes bergers, avez-vous aussi des ancêtres ayant pratiqué un métier modeste et sachant signer ?

Sources :
La Pastorale au 18e siècle : Persée.fr
Image : Pixabay.com – Corinne vd




Des actes insolites pour deux inconnus…

Connaissez-vous les Inventaires sommaires des Archives Départementales antérieures à 1790 – Archives civiles – consultables sur le site Généanet et notamment ceux du Calvados ?

Je les consulte régulièrement en y renseignant le patronyme de mes ancêtres. J’y trouve, parfois, des renseignements les concernant, comme ICI.
Dernièrement, deux actes de décès m’ont interpellée. Je les partage… histoire de sortir de l’anonymat un matelot et un mendiant… le temps d’écrire ce billet… le temps que vous mettrez (peut-être) à le lire.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est acte-insolite-IFS-1.png.
A.D Calvados – Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 – Armand BENET , archiviste – Edité en 1897
Arrondissement de CAEN – Tome 1 – Page 52/514
Acte original – A.D Calvados BMS – Ifs 1692-1737 – Page 53

Ce matelot mort, à Bras, un hameau d’Ifs (14) est né à … proche du Havre de Grâce…
Pour les ignorants (j’avoue que je ne le savais pas non plus…personne n’est parfait😁) … c’est le nom que François 1er a donné au Port du Havre (76) au moment de sa création en 1517.
Notre homme était-il matelot sur un navire de pêche ? On peut le penser, car au XVIIè siècle, la pêche au grand banc « pêche à la morue verte » (salée) devient l’activité principale du Havre.
A raison d’une vingtaine d’hommes par bateau, ces matelots représentaient la moitié des habitants des 16000 habitants de la cité portuaire, à cette époque.
La pêche était éprouvante et périlleuse mais, le danger venait aussi, des pirates et des forbans qui pullulaient sur les mers :

Religion et monde maritime au Havre dans la seconde moitié du XVIIè siècle – Alain CABANTOUS – Persée.fr

Le deuxième acte est une attestation établie le 3 février 1754 à Mondeville (14) concernant un inconnu mort du Mal de Saint-Main :

A.D Calvados – Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 – Armand BENET , archiviste – Edité en 1897
Arrondissement de CAEN – Tome 1 – Page 63/514
Acte original – A.D Calvados BMS Mondeville 1751-1769- page 29

L’acte d’inhumation suit ladite attestation.
Le mal de Saint-Main (Normandie) ou Saint-Méen (Bretagne) est une affection de la peau semblable à la gale ou à la lèpre.

J’aime ces actes insolites qui nous permettent de découvrir l’Histoire autrement !
Et vous ?

Sources :
Le Havre de Grâce : Religion et monde maritime au Havre dans la seconde moitié du 177 siècle – Alain CABANTOUS – Persée.fr
Mal de Saint-Main :
http://saints-en-calvados.eklablog.com/meen-a125234624

L’Hermione, la frégate de la liberté…

Le 21 mars 1780, le jeune major général de La Fayette embarque à bord de l’Hermione. Il part combattre aux côtés des insurgés américains qui luttent pour leur indépendance… Cela est la grande Histoire !

Le 15 mai 2019, je monte à mon tour sur la réplique de l’Hermione à Ouistreham (14). Et mon esprit rejoint celui des grand aventuriers …
Ce navire me fascine depuis le début de sa construction.
Ceci est la petite histoire !

Pour le plaisir, je partage les images que j’ai ramené de cette journée ensoleillée en Normandie.

Pour le voyage autour de la Normandie avec en final, la participation à la grande Armada de Rouen : ils sont 85 gabiers
Les ponts inférieurs :
5 : Couchage : cabines et postes – 7 : Machines : groupes électrogènes
Pont du deuxième niveau :
Pont dédié aux combats au 18e siècle, il abrite l’artillerie principale du navire : 26 canons de 12 livres. Aujourd’hui, les combats ont cessé et l’occupation de l’espace a changé. Sous le gaillard avant, les guindeaux (cabestans électriques) et les ateliers charpente et bosco ont remplacé les cuisines, un réfectoire est installé dans la batterie entre les canons. Au 18e comme au 21e siècle, la Grand Chambre est un lieu réservé aux officiers. Aujourd’hui, elle accueille également un PC navigation moderne.
La barre à roue…
Située à 40 mètres à l’arrière de la proue du bateau, les barreurs ne naviguent pas à vue. Cette tâche autrefois effectuée par les timoniers, fait aujourd’hui partie intégrale des missions des gabiers.
La barre à roue permet d’orienter le navire dans la direction désirée. Elle actionne une barre franche appelé timon, cette dernière agissant sur la partie extérieure et mobile du gouvernail : le safran.
Deux gabiers sont chargés de barrer, un de chaque côté, quatre lors de mauvaises conditions météorologiques. Parmi les barreurs, celui qui est placé au vent est le chef de barre et gère la manœuvre en appliquant les ordres du chef de quart.
Le pavillon offert par le porte-avion Charles-de-Gaulle
Un des 12 canons…
Canot La Fayette
L’ancre…
Les cordages

Libre et fière…
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho , Hermione !…

Photos : collection personnelle

Les pionnières de ma Généalogie…

Sur une idée de Sophie BOUDAREL de La Gazette des Ancêtres, et pour célébrer la Journée des droits de la femme (8 mars), voici une mise en avant des femmes de ma généalogie.

La première à signer s’appelait Marie LESAGE. Elle est mon Sosa 3845. Elle est née vers 1648 à Noyers-Bocage (14) et elle a épousé Michel PARIS, le 10 mai 1671, à Saint-Vaast-sur-Seulles (14) au temple protestant. Elle avait 23 ans.
Sa signature :

La première à voter n’est autre que mon Sosa 3, ma maman. Mes grands-mères sont décédées avant 1945.

Pour le reste, je n’ai malheureusement pas trouvé de renseignements sur Gallica.

Si les familles nombreuses sont courantes (ex : 13 enfants chez mes Sosa 4 et 5), pas de médaille pour récompenser ce foyer fécond.

Donc, je vous propose de lire ou de relire ces articles concernant les Sosa féminins de mon arbre.
Voici sept destins différents mais O ! combien marquants :

Anna KONJETSKY, Sosa 41, mon ancêtre silésienne
Histoire d’un abandon, l’enfance de mon Sosa 3,
Clémence EUPHEMIE, Sosa 121, abandonnée à la naissance,
Marie Magdeleine MAFFLARD, Sosa 47, guillotinée pour l’exemple,
Anne CHENNEVIERE, Sosa 145, nourrice au XVIIIe siècle,
Anne GUILLOU, Sosa 117, mariée à 14 ans,
Zéphirine Antoinette BRIERE, Sosa 61, née un vendredi 13.
(Cliquez sur les noms pour découvrir l’article)

Bien sûr, il s’agissait d’un temps où on ne parlait pas des droits de la femme.

Bonne lecture !

Source image : Blog La Gazette des Ancêtres :
Salon de Paris, Mme Beaury-Saurel, “Nos éclaireuses” : [carte postale] –
https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000858991/v0001

Anne CHENEVIERE, nourrice au XVIIIe siècle…

Petite question : Appréciez-vous trouver les détails atypiques qui vous renseigneront sur la vie de vos ancêtres et qui pimenteront votre histoire familiale ?
Personnellement, je l’avoue… je jubile lorsque cela m’arrive !

C’est en parcourant les inventaires sommaires des Archives Départementales antérieures à 1790 du Calvados, édités en 1897 et mis en ligne sur le site Généanet (ces archives recensent une multitude de renseignements sur les gens du cru) que j’ai pu reconstituer le récit qui suit.

Je cherchais les actes de baptême, de mariage et de sépulture de la famille de Philippe LE HUGEUR et de Anne CHENEVIERE, mes Sosa 194 et 195 à la huitième génération lorsque j’ai découvert cette anecdote : mon aïeule fut nourrice.

Philippe et Anne se sont mariés le 26 février 1724 à Sainte-Honorine-La-Chardonne, petit village normand aux confins de l’Orne et du Calvados.
Philippe était fermier dans le hameau La Dieurie.
Le couple a eu trois enfants :
– Marie Anne, née le 27/02/1725 – Décédée le 14/11/1749 à l’âge de 24 ans
– Madeleine, Sosa 97, née le 29/01/1729 –
– Louis, le petit dernier, né le 12/07/1734 –
Et comme toutes les mères de basse souche, à l’époque, Anne les a nourris au sein.

A quelques lieues de là, à Condé (sur Noireau- 14), Nicolas-Jacques LE HARDY était chirurgien royal. Sa vie fut bien remplie comme il le décrit lui-même :

Le 21 juin 1735, à huit du matin, son épouse, Marie Anne LE GENDRE, accoucha d’un garçon. Le jour suivant, il était baptisé Nicolas-Robert par Robert HARDY et Marie PRINGEAUX.
Son destin de nouveau-né fut immédiatement scellé à celui de mes ancêtres puisqu’il était confié le jour même à Anne.
Le chirurgien royal lui versa trois livres par mois en plus des autres donations ordinaires.

Je suppose que le lait d’Anne fut abondant pour nourrir Louis, puis Nicolas-Robert et que le doux nectar les protégea.
Les frères de lait ont finalement grandi et sont devenus adulte…

Le 23 mai 1758, Nicolas-Robert épousa Anne Elisabeth Jacqueline Charlotte de LA RIVIERE à Saint-Pierre d’Entremont (61)
Anne est décédée le 24 juin 1744 à l’âge de 45 ans.
Philippe se remaria avec Marie LEFEVRE, le 25 juillet 1747 et mourut à son tour, le 31 août 1760 à l’âge de 59 ans non sans avoir marié Louis, le 19 février 1754 à Marie JOUENNE.

Cette histoire est certes modeste mais elle fait mon bonheur généalogique du jour !

Sources :
-Image : La visite à la nourrice de FRAGONARD-
National Gallery of Art, Washington DC
-Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 du Calvados – Armand BENET – édité en 1897

-Généanet : Mariage de Nicolas-Robert, le 23/5/1758




#ChallengeAZ… Normandie…

Si je devais créer un totem pour représenter mon arbre ?, j’y mettrai, entre autre, un pommier de Normandie… symbole de mes branches maternelles.

Et parce que je suis profondément attachée à cette région !

Sources :
YouTube Musique : Musique traditionnelle du folklore normand -Nos vieux pommiers – J.Baptiste MERSIOL –
Image gratuite : Clé de sol – Pixabay.com

#ChallengeAZ… Kenavo…

Il est une branche de mon arbre ? qui a dit « Adieu » à sa région pour continuer à grandir ailleurs…

Arbre d’ascendance François-Marie MORIN, Sosa 14

François Marie MORIN, Sosa 14, est breton de souche comme le montre son arbre d’ascendance.
Fils de Claude et de Marguerite  Françoise BILLAND, il est né à Plouigneau (Finistère) le 31 octobre 1863.

Il a émigré en Normandie avec ses parents où il a été carrier. Il a épousé une fille du pays, Zéphirine Pauline FOUQUES.

Il est décédé le 28 février 1895 à May sur Orne (Calvados) à l’âge de 32 ans.

Sources :
YouTube Musique : Kenavo Bretagne 
Image gratuite : clé de sol – Pixabay.com
Arbre de région Hérédis : données personnelles

#ChallengeAZ… Jeunes années….

La chanson du jour sied bien au Sosa 13 de mon arbre ?…

Née à Rieux-de-Pelleport (Ariège) le 07 décembre 1845, Marie Suzanne TOURRE a émigré avec ses parents à Blida en Algérie pensant y trouver une vie meilleure.

A la mort de ces derniers, elle a épousé en 1874, Victor Emile BERTHAULT, Sosa 12 et normand, venu effectuer son service militaire.

Puis, ils sont rentrés s’installer dans le Calvados, à Saint-Rémy-sur-Orne où ils ont eu six enfants.

Marie Suzanne repose dans le cimetière de St-Rémy, depuis le 29 novembre 1908.

Pensait-elle à ses jeunes années dans les Pyrénées ?

Sources :
YouTube Musique : Chanson Française : Charles TRENET – Mes jeunes années
Image gratuite : Clé de sol – Pixabay.com

#Généathème… Alphonse Aimé Adolphe FOUQUES…

Un numéro tiré au hasard par le générateur Sosa de la Gazette des ancêtres et voici que pour le #Geneatheme de juin, je dois vous raconter la vie de mon Sosa 60… 

Mon Sosa 60 se nomme Alphonse Aimé Adolphe FOUQUES et je peux dire que les fées ne se sont pas penchées sur son berceau…
Il est né le 31 janvier 1828 à Mondeville, une petite bourgade limitrophe de Caen dans le Calvados.
Son degré d’instruction est sommaire car il ne sait pas signer.

A.D Calvados Mondeville NMD 1823-1832

Quand il arrive au monde, ses parents, Jacques Aimé Marie et
Clémence EUPHEMIE vivent en concubinage et ont déjà deux enfants, Hélène Rosalie et Jacques Alexandre.
Jacques Aimé est boucher ou journalier au gré des actes et Clémence est ouvrière en dentelle. Ils se marient le 6 mars 1828, soit deux mois après la naissance d’Alphonse.
Trois autres enfants viennent ensuite agrandir la famille.

Alphonse a 11 ans quand son père décède le 28 mai 1839 à l’âge de 35 ans. Clémence reste seule avec ses enfants jusqu’en 1872 où elle se remarie avec Désiré Henri VERROYE, un ch’timi originaire de Hazebrouck (59) et militaire à la retraite. Elle a 63 ans et lui 51 ans…
Elle décède le 2 janvier 1879 à l’âge de 70 ans.

Alphonse est journalier et le 12 janvier 1851, il épouse Zéphirine Antoinette BRIERE, enceinte de sept mois. Ils ont tous deux 22 ans et sont déjà les parents d’un garçon nommé Ferdinand Alphonse Henri, né le 27 septembre 1849, mon Sosa 30. L’enfant est légitimé lors du mariage.

Zéphirine accouche deux mois plus tard d’un second fils nommé Achille Auguste Alphonse. Mais, la grande faux frappe la famille puisqu’elle décède le 28 mars 1851, soit 9 jours après son accouchement.
Alphonse est veuf avec deux enfants en bas âge à charge. Sa situation est confirmée par le recensement de la population de l’année 1851 où il est écrit que ses enfants vivent du travail de leur père. Mais, à un an et à un mois, cela semble normal.

A.D Calvados Recensements population 1851

A 24 ans, s’accrocher à la vie et continuer son chemin est une nécessité absolue… Alphonse Aimé se remarie un an plus tard, le 26 juillet 1852 avec Marie Aimée Léontine GROUET, une dentellière âgée de 18 ans, originaire de May-sur-Orne.
Un contrat de mariage est établi chez Maître Beaujour, notaire à Caen.

Quelques mois plus tard, la grande faux frappe à nouveau et emporte Achille Auguste, son second fils alors âgé de 2 ans.

Enfin arrive un heureux évenement, Marie Aimée met au monde un garçon, le 12 novembre 1855 appelé Louis François Achille. La vie du garçonnet est également très courte puisque la grande faux frappe une troisième fois la famille. Louis François disparaît à l’âge de 4 ans, le 19 août 1860.

Le couple quitte Mondeville et s’installe à May-sur-Orne mais, après quelques années d’accalmie, la grande faux se rappelle à leur souvenir et emporte dans son sillage Marie Aimée, le 23 juillet 1875. Elle a 47 ans.

Alphonse Aimé finit sa vie seul et décède le 21 octobre 1882 à l’âge de 54 ans.
La grande faux a encore frappé la famille.
Seul son fils aîné, Ferdinand Alphonse, Sosa 30 survit et fonde à son tour une famille, il aura cinq enfants dont une de mes arrières grands-mères maternelles ; mais, la grande faux l’emporte à son tour à l’âge de 35 ans comme son grand-père.

 

Sources :
A.D Calvados – Mondeville et May-sur-Orne
Fichier Hérédis.
Image gratuite : http://fotomelia.com/?download=cimetiere-2