Le cimetière marin de Saint Paul de La Réunion….

Je reviens de l’Île de La Réunion. Ce n’est pas une découverte car je m’y étais déjà rendue, il y a une vingtaine d’années.
Alors qu’en métropole l’hiver règne avec des températures négatives, là-bas, le thermomètre affiche +32°…  Un petit paradis ensoleillé !

Les points forts de ce séjour sont, sans nul doute, le survol de l’île en hélicoptère… grandiose et époustouflant… et la visite du cimetière marin de Saint-Paul… émouvant et intimiste !

Suivez-moi à l’intérieur de cet endroit mystérieux et chargé d’histoire.

Implanté depuis 1788 face à l’Océan Indien dans la baie de Saint-Paul, premier lieu habité de l’île, le cimetière est un jardin luxuriant et paisible.

Seul le bruit des vagues perturbe le silence et berce les « z’endormis ». On a du mal à croire que parfois un cyclone ou un raz-de-marée peut tout dévaster, ce fut le cas en 1883, 1932, 1948, et 1962.

Ces phénomènes climatiques ont mis à jour des tombes anonymes enfouies sous la grève, ce sont les tombes des esclaves noirs arrachés à leur pays. L’Afrique se situe à 1700 kms.

Dans l’enceinte du cimetière, il n’y a pas d’allées et les sépultures s’enchevêtrent de façon anarchique.
Au hasard des travées, se côtoient de grands propriétaires terriens, d’humbles colons, des poètes, des capitaines au long cours, des pirates, des Malabars, des Chinois, des religieux catholiques, des marins bretons et, dans la partie nord, une dizaine de curieuses tombes anonymes, au toit en arc en cercle, probablement les plus anciennes du cimetière.

Parmi les tombes célèbres, on voit celle du romancier et journaliste, Eugène Dayot, né à Saint-Paul le 8 août 1810, décédé le 19 décembre 1852.

Celle du poète, Charles René Marie Leconte de Lisle, né à Saint-Paul le 22 octobre 1818, décédé à Louveciennes (Seine & Marne) le 17 juillet 1894. D’abord inhumé au cimetière Montparnasse à Paris, ses cendres sont transférées à Saint Paul le 28 septembre 1977.

Celle du pirate Olivier le Vasseur dit La Buse.

Celle de Eraste Feuillet, capitaine au long cours, mort en duel à 29 ans pour une raison saugrenue.

Et celle des naufragés du Ker-Anna, marins bretons venus se perdre à 9000 kms de chez eux.

J’espère que cette petite visite vous aura plu…

Cliquez sur les noms pour découvrir leur histoire.
Sources :

dcrp.free.fr
www.mi-aime-a-ou.com
www.974reprezente.fr
Images : collection personnelle

 

#Généathème : Mes ancêtres picards et le pèlerinage de Notre-Dame de Liesse…

A chaque génération, son lot d’évènements importants…
Et effectuer un pèlerinage reste un moment inoubliable dans la vie d’un croyant.

Mes ancêtres picards résidaient à proximité d’un lieu de dévotion et la situation de leurs villages laisse présager que la plupart d’entre eux se sont rendus à Notre Dame de Liesse :

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Liesse est une petite commune de l’Aisne située à 15 kms au nord-est de Laon et à 40 kms de Reims.
Au début du 18e siècle, la petite bourgade comptait environ 1500 habitants vivant du pèlerinage dédié à la Vierge noire.

La légende raconte qu’en l’an 1134, trois chevaliers, Seigneurs d’Eppes, partis pour la Croisade, furent pris dans une embuscade et emmenés prisonniers au Caire.
Comme ils refusèrent de changer de religion, le Sultan leur envoya sa fille, la princesse Ismérie pour les convaincre. Mais c’est le contraire qui se produisit. La jeune fille se convertit et demanda aux chevaliers une représentation de la Vierge.
Ils ne surent comment faire… Mais à leur réveil, ils trouvèrent une statue en ébène et l’offrirent à la Princesse.

Notre dame de Liesse
Notre dame de Liesse

Celle-ci comprit qu’elle devait délivrer les prisonniers qui s’enfuirent avec la précieuse statue.
Un miracle les transporta jusqu’à Liance, pays de marécages. En remerciement, ils édifièrent une chapelle.
Les pèlerins affluèrent et les miracles se multiplièrent.
Notre Dame de Liance deviendra Notre Dame de Liesse, puis Liesse Notre Dame.

Liesse se transforma en Sanctuaire Royal. Tous les rois de Charles VI à Charles X se rendant à Reims pour leur couronnement y firent une halte.

Mais le pays n’était guère hospitalier : les marécages, les forêts sombres rendaient les déplacements très difficiles. Aussi, au début du XVIe siècle, la mère de Louis XIII fit construire une large route appelée « Chaussée de Marie de Médicis » de Laon à Liesse avec de nombreux ponts pour l’écoulement des eaux.
Cela fit l’aubaine du Cardinal de Lorraine qui transforma son château de Marchais (aujourd’hui propriété des Princes de Monaco) en hostellerie royale pour y recevoir les personnages de marque. Le défilé des têtes couronnées continua. Louis XIII et Anne d’Autriche qui désespérés de n’avoir pas d’héritier se rendirent plusieurs fois à Liesse pour supplier la Vierge d’exaucer leur vœu. Celui-ci se réalisa après 23 ans d’union. La naissance d’un prince, le futur Louis XIV fut célébrée dans tout le royaume.
Encore un miracle qui suscita les prières des femmes qui désiraient un enfant !

Louis XIV vint trois fois à Liesse en 1652, en 1678 et en 1680.  Lors de ce dernier pèlerinage, l’ingénieur La Pointe reçut l’ordre de relever les plans des villes traversées, si bien que nous connaissons avec certitude l’itinéraire de ce voyage.

Chaque pèlerinage royal était entouré de tout un cérémonial. La présence des monarques apportait au peuple une grande joie. Le parcours que suivait le cortège était pavoisé, les gens revêtaient leurs plus beaux atours et accouraient en criant : « Hosanna » !
On suivait la cour, on s’écrasait dans la chapelle et aux abords. Le roi entendait la messe puis montait au *jubé. Il récitait une prière et suppliait Dieu d’accorder une prospérité constante au royaume, à la famille royale, au peuple tout entier. Puis se tournant vers Marie, il lui demandait son aimable et puissante intercession. Quand le roi avait fini de parler, toute l’assistance s’écriait : « Qu’il en soit ainsi, qu’il en soit ainsi ! »

Avec la Révolution, tous les biens de la chapelle furent confisqués et détruits, sauf la statue de la Vierge noire qui trônait seule sur l’autel. Pas un chrétien n’avait osé s’en emparer pour la cacher ; la frayeur tétanisait les plus courageux.
Mais il se trouva des révolutionnaires dont le boulanger du village pour détruire la statue. Avec deux complices, il s’empara de l’objet saint et l’emporta chez lui où il  fut brulé dans le four. Un enfant du village recueillit les cendres dans plusieurs petits paquets.

Après la Révolution, les liessois placèrent une statue de plâtre revêtue « d’une robe éclatante et parée de mille joyaux » sur l’autel. Ils mirent sous les pieds de la Madone les cendres de l’image primitive.

Le 18 août 1857, une troisième Statue, celle que nous pouvons voir actuellement fut couronnée par Monseigneur de Garsignies assisté de huit cents prêtres et cinquante chanoines devant une assemblée de 30000 personnes dont Charles III, Prince de Monaco.

Pendant la Grande Guerre, Liesse se trouva prise sous le feu de l’ennemi. Ce dernier entra dans la petite ville le 1er septembre 1914 semant la terreur. La Chapelle servit de dortoir aux soldats allemands.
Les quatre cloches ainsi que les tuyaux des orgues furent transformés en munitions.
Malgré les bombardements, le lieu saint demeura debout.

En 1923, la petite église fut érigée en Basilique.

Comme mes ancêtres, je me suis rendue à Liesse et ai visité la Basilique. L’endroit est surprenant et unique. Il est empreint de solennité et les ex-voto recouvrant tous les murs relatent la ferveur des pèlerins qui sont venus ici depuis plus de huit siècles.

 

 

*Jubé : Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef.

Sources : Carte de Cassini – cassini.ehess.fr
Photo – collection personnelle et Wikimédia.org
La belle histoire de Notre-Dame de Liesse – Marie André

 

 

 

 

 

 

Juno Beach, hommage au Canada…

Cette semaine, je me  suis rendue aux Archives Départementales du Calvados à Caen.
Mes recherches effectuées, j’ai effectué un petit pélerinage dans la petite station balnéaire où j’ai passé mes 15 premiers étés : Bernières sur Mer !

Si la petite commune n’a guère changé, les stèles commémoratives célébrant le Débarquement ornent le paysage.
J’ai grandi autour de ces deux monuments et du blockhaus allemand  :FullSizeRender (1)IMG_1899IMG_1892Depuis, différentes plaques et un inukshuk ont été dédiés aux soldats morts :IMG_1893

IMG_1896IMG_1895 (1)IMG_1887C’est sur ce petit bout de littoral long de 9 km, entre Ver-sur-Mer et Saint-Aubin sur Mer, que la 3e Division d’Infanterie et la 2e Brigade Blindée Canadienne ont débarqué le 6 juin 1944 à 7h45 :

IMG_1919La plage Juno était défendue par des barbelés, quelques 14 000 mines, des mitrailleuses qui se trouvaient dans les propriétés en bordure de mer et les blockhaus.
A marée montante et à cause du mauvais temps, il s’avéra difficile de neutraliser les mines submergées et un tiers des barges de débarquement furent endommagées ou détruites à leur arrivée.

Juno fut l’une des zones les plus dangereuses pour les alliés.
Il a été estimé que les chances de survie des soldats canadiens de la première vague étaient de 50%.
Ainsi, une compagnie du régiment « Queen’s Own Riffles » perdit la moitié de ses effectifs sur la plage.
Avec l’arrivée du Régiment francophone de la Chaudière, les alliés neutralisèrent les défenses allemandes.
A 9h30, Bernières était libéré. A 11h45, le Général Keller installa son P.C dans cette maison :maison bernieresFullSizeRenderAujourd’hui, elle devenue la maison des canadiens :IMG_1898Parmi la 3e Division d’Infanterie se trouvaient plusieurs sections d’agents de liaison dont la particularité était de posséder une bicyclette.
Celle-ci devait leur permettre de progresser rapidement à travers la campagne à leur arrivée.
Cette stèle témoigne de leur passage :

IMG_1881Emouvant, ces petits hommages déposés par des visiteurs lors des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement en juin 2014 :FullSizeRender (2)FullSizeRender (3)Puis, je me suis rendue au cimetière militaire de Bény sur Mer à quelques lieues de Bernières.
C’est là que reposent plus de 2 000 soldats canadiens dont 19 non identifiés, un soldat français et quatre soldats britanniques.
Ces soldats sont principalement tombés au combat entre le 6 juin et le 18 juillet 1944, prise de la ville de Caen :IMG_1910IMG_1907IMG_1911Il existe un autre cimetière à Cintheaux/Bretteville sur Laize où sont enterrés la plupart des 5 500 canadiens qui ont donné leur vie lors du Débarquement en Normandie.
Mais, ils sont 45 000 à avoir perdu la vie lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Parmi les civils, certains de mes ancêtres ont vécu le Débarquement, notamment ma Maman qui vivait à l’époque à Gray Sur Mer.

SOUVENONS-NOUS !

 

Sources :
Images : collection personnelle et normandie44.canalblog.com
Juno – L’assaut canadien – par Yann Magdelaine – OREP Editions

 

 

 

 

 

Petit conte d’été…

Après un mois de juin bien rempli, la période estivale m’incitait au voyage et à la rêverie, nez au vent !
Mais, les démons historico-généalogiques veillaient…

Traditionnellement, en juillet, je me rends en Auvergne retrouver nos cousins.
Cette année, nous avons prévu de faire rénover la sépulture familiale à Lorlanges qui a souffert des affres du temps :

IMG_0355La visite du cimetière s’est avérée instructive : photos de tombes, relevé de noms et de dates.
Cela m’a permis de combler quelques lacunes sur l’Arbre généalogique des « Achon » mais a, également, soulevé de nouvelles questions auxquelles il me faudra trouver les réponses.

Puis, le vent m’a emportée vers Marseille où j’ai retrouvé ma descendance. Là, les jeux, les rires et les câlins ont rempli les journées : le Bonheur !
Ensemble, nous avons navigué en Méditerranée à la  découverte d’autres rivages… Le crépuscule venu, le soleil nous offrait de magnifiques spectacles…

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Août m’a, ensuite, menée dans le Haut-Var, à Régusse, un village bâti par les Templiers sur un piton rocheux.
On y célébrait, cette année, la vingtième fête de ses moulins datant du XIIe et XIIIe siècles.
Restaurés en 1995, l’un abrite un petit musée d’outils agraires, l’autre fait encore, à l’occasion, de la farine :

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Tandis qu’à Aups, le village voisin, la colère grondait et les habitants manifestaient contre une éventuelle implantation d’un parc éolien…
Confrontation entre le passé et l’avenir… Le vent indifférent a continué sa course vagabonde…

Je l’ai suivi, en Italie, le temps d’une dernière escapade sur la Riviera.
A San Remo, j’ai visité, entre autre, l’Eglise russe appelée Eglise du Christ Sauveur :

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Cette église détient les archives diocésaines orthodoxe de l’Europe Occidentale.

Entre temps, les démons m’incitaient à lire l’actualité généalogique sur les réseaux sociaux… Mais, cela était peine perdue, la fée Internet étant absente des collines provençales, la connexion était aléatoire.

De retour dans le monde informatisé, deux courriels attendaient dans ma messagerie :
– l’un de Sylvie, une petite cousine germaine paternelle rencontrée via Généanet. Elle m’a gentiment envoyé des photos des frères et sœurs de mon Père au temps de leur jeunesse, un temps que je n’ai pas connu :

Germaine Marly
Germaine Marly

– le second venait de la compagne d’un cousin éloigné de mon mari qui a découvert mon blog et désire connaître l’histoire familiale .

Depuis, j’ai laissé le vent musarder, seul…
Il me faut, désormais, ranger les vacances et reprendre mes bonnes habitudes.
Et je vais m’y employer avec plaisir !

Et vous, les démons généalogiques vous ont-ils poursuivis, cet été ?

 

Sources : www.regusse-tourisme.fr
Images : Collection personnelle

La Sorbonne…

 

 

Dans le cadre de mes découvertes, je vous invite à  me suivre en Sorbonne, haut lieu de la Connaissance…

La Sorbonne se situe dans le Quartier Latin dans le 5e arrondissement de Paris.
Ses bâtiments appartiennent à la ville de Paris.
Elle est le siège du rectorat de l’Académie de Paris et de la Chancellerie des universités de Paris regroupant treize universités.

La Sorbonne abrite quatre universités : lettres, sciences, droit, médecine et deux écoles : L’école pratique des Hautes Etudes et  l’école de pharmacie.

Ses origines remontent au Moyen Age. Robert de Sorbon, chapelain et confesseur de Saint-Louis créa, en 1253, un collège où l’on enseignait la théologie aux étudiants les plus pauvres.
Au XVIIe siècle, Richelieu entreprit de restaurer et d’agrandir les bâtiments avec l’aide de son architecte, Jacques Lemercier.
Pendant la Révolution, la Sorbonne fut fermée.
Puis, Napoléon 1er réorganisa l’enseignement français en créant l’Université Impériale.
Au XIXe siècle, les bâtiments, devenus exigus, furent démolis et reconstruits par l’architecte Henri Paul Nénot. Les travaux durèrent une dizaine d’années entre 1884 et 1894.
En 1968, la Sorbonne fut le bastion des manifestations étudiantes.
L’ensemble des bâtiments est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1975.

La visite se limite seulement au palais académique dont
l’entrée principale se situe rue des écoles.
Et, nous n’entrons pas à la Sorbonne mais en Sorbonne.

Nous pénétrons dans le grand vestibule où trônent les statues de Homère et d’Archimède, dignes représentants de la connaissance littéraire et scientifique.

 

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Le plan du rez-de-chaussée est peint sur un des murs. Sa superficie réelle occupe 22 000m2. Avec les étages, la surface totale utilisée représente 100 000m2.

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Nous passons devant une porte ornementale donnant accès au grand amphithéâtre. Cette porte arbore les symboles académiques et républicains tels que les initiales de la République Française, la masse universitaire et les palmes académiques.

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Nous gravissons l’escalier d’honneur pour arriver dans un péristyle où d’immenses tableaux racontent l’histoire de la Sorbonne, de ses origines au XIXe siècle et où les Lettres et les Sciences sont intimement liées.

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Au centre de cette galerie se trouve la représentation d’une Marianne hissant des symboles républicains, impériaux et monarchiques.

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Puis, nous entrons dans un salon d’apparat où ont lieu les grandes réceptions.
Les tableaux représentent l’ignorance symbolisée par le passé et la connaissance symbolisée par l’avenir. 
Le plafond est un « plafond à caissons » richement décoré.

 

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Ensuite, nous franchissons la porte de la salle des actes. C’est dans cette pièce que le Recteur de la Sorbonne, nommé par le Président de la République, et les Recteurs des universités de Paris se réunissent chaque semaine.
De nombreux portraits ornent les murs dont ceux de deux femmes seulement.
Il est interdit de photographier cette salle. en raison de la loi sur le droit à l’image.

A la sortie de la salle des actes, nous empruntons un escalier et nous entrons dans le Grand Amphithéâtre.
C’est un endroit solennel qui peut recevoir 900 personnes. Ici, la couleur verte domine car elle incarnait la connaissance sous Napoléon 1er .
L’immense fresque peinte au-dessus de l’estrade symbolise les matières enseignées.

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Deux faits historiques, n’ayant aucun rapport avec l’enseignement, ont eu lieu dans cet amphithéâtre :
– le 23 juin 1894, Pierre de Coubertin signe la charte des Jeux olympiques.
– en 1946, les membres de l’Unesco s’y réunissent pour la première fois.

Derrière le grand amphithéâtre se trouve la salle des autorités. C’est dans cette salle que les instances se préparent avant de pénétrer dans l’hémicycle.

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La bibliothèque de la Sorbonne est la bibliothèque universitaire la plus grande d’Europe et compte 2,5 millions d’ouvrages. Mais elle est visible uniquement pendant les Journées du Patrimoine.

Nous traversons une cour intérieure pour atteindre la chapelle de la Sorbonne ou chapelle Sainte-Ursule, classée aux Monuments Historiques depuis 1887.

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Actuellement en rénovation, nous y admirons le cénotaphe de Richelieu. Cette sculpture en marbre blanc, réalisée par Girardon, représente le Cardinal allongé en position dite « don de soi ». Au XVIIe siècle, on mourrait en s’offrant à Dieu.
Un chapeau de cardinal offert par le Pape Paul VI est suspendu au-dessus du cénotaphe.

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Sur le parvis de la Chapelle, une plaque et une flamme rendent hommage aux étudiants et aux professeurs morts pour la France durant la seconde guerre mondiale.

 

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Saviez-vous, Mesdames, qu’autrefois la gente féminine pouvait assister aux cours… mais qu’elle devait rester dans le fond des salles et qu’elle n’avait pas le droit de prendre la parole.
Les choses changèrent après le décès de Pierre Curie. En 1906, son épouse, Marie, le remplaça pour enseigner à la grande joie des étudiantes qui purent ainsi s’imposer.

Pour finir, sachez qu’il n’y a pas d’âge limite pour étudier à la Sorbonne.
Quelque soit notre nombre d’années, les portes de la Connaissance nous sont ouvertes !

 

 

 

Photos : Collection personnelle (cliquez dessus pour les agrandir)

Sources :  http://www.tombes-sepultures.com/crbst_745.html

 

 

 

 

La Cité Malesherbes…

La Cité Malesherbes est une voie privée, protégée par d’élégants portails, dans le 9è Arrondissement de Paris.

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Elle débute au 59 rue des Martyrs et se termine au 22 rue Victor Massé (jadis rue Laval)

Cette cité se trouve aux confins de la nouvelle Athènes et de Montmartre.

Elle est située sur l’emplacement de l’hôtel particulier de Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (1721-1794) : ministre, académicien, juriste, défenseur de l’Encyclopédie et protecteur de Diderot. Défenseur de Louis XVI, il fut guillotiné en 1794. Son hôtel particulier et ses terres occupaient plus d’un hectare et demi.

Adrien Abraham, dernier propriétaire de l’Hôtel Malesherbes décida, en 1855, de réaliser une opération immobilière en détruisant sa résidence et en créant une nouvelle voie.  Mais, il prit le parti d’affecter les terrains à l’édification d’une quinzaine de petits hôtels particuliers attirant ainsi des artistes (peintres, acteurs dramatiques…), des intellectuels en vogue de la nouvelle Athènes, de grands bourgeois mais aussi quelques dames entretenues.

On peut encore admirer les façades de ces riches demeures, notamment au numéro 11, avec une devanture polychrome ornée de céramiques, laves et terres cuites émaillées, œuvre de l’architecte Jal pour le compte du peintre Jolivet. Cet hôtel est classé Monument Historique.

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Le numéro douze abrita la S.F.I.O (Section française de l’International Socialiste) créée en 1905, puis le P.S entre 1936 et 1975. Aujourd’hui, on y trouve la Fondation Jean Jaurès.

Au numéro 17, la cité forme un coude. La Villa Carla construite en 1857 par Jacques Amoudru présente une belle rotonde et sur la façade de briques roses et de pierre , on peut voir deux profils dans deux médaillons. Une échauguette néo-gothique a été ajoutée à son extrémité.

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Et pour finir cette visite, revenons au numéro trois  qui abritait la clinique Marie-Louise dont la spécialité était une maternité, aujourd’hui disparue.

Pour l’anecdote : Bernard Buffet, Johnny Hallyday, Françoise Hardy y sont nés….

Et, et… c’est également là que j’ai montré le bout de mon nez… il y a maintenant plusieurs décennies.

Je n’étais jamais allée sur mon lieu de naissance… Et lors d’une promenade , j’ai découvert un bel endroit où plane encore le romantisme parisien du XIXe siècle.

Et vous, que connaissez-vous de votre lieu de naissance  ?

 

 

Sources : www.mairie9.paris.fr

 

 

 

 

L’Hôtel de Ville de Paris…

Une petite promenade parisienne vous plairait-elle?

Alors, suivez-moi… Je vous emmène à la découverte de  l’Hôtel de Ville de Paris situé dans le 4e arrondissement en bordure  de Seine.

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L’Hôtel de ville est intimement lié à l’histoire de notre Capitale depuis le 14e Siècle. Le bâtiment actuel s’élève sur l’ancienne Place de Grève où Etienne Marcel, Prévôt des marchands, acquît en 1357  la petite Maison aux Piliers afin d’y établir le siège de la municipalité.

Une corporation de riches marchands, les Nautes, dont l’organisation monopolisait le transport fluvial fut à l’origine de la municipalité. Leur emblème, la nef, figure sur le blason de Paris.

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Les marchandises étaient débarquées sur la grève, autrement dit, la berge. Cet endroit était le cœur de Paris et on y organisait des fêtes. La place servait également aux exécutions capitales. Mais, la grève était essentiellement le lieu de rencontre des employeurs et des travailleurs journaliers venus chercher une embauche. Par extension, saviez-vous que « faire grève » trouve ici son origine !

Puis,  la Maison aux Piliers devint l’Hôtel de ville de Paris et fut transformée en un beau palais de style renaissance sous l’égide d’un italien, Dominique de Cortone, dit le Boccador.  On trouve encore des vestiges de cette époque, comme cet escalier à vis :

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Pendant la Révolution, l’Hôtel de ville devint le symbole de la liberté parisienne. C’est là que le 17 juillet 1789, Louis XVI reçut la cocarde tricolore des mains de J.S Bailly, premier maire de Paris.

A partir de 1837, l’édifice devenu exigu fut agrandi à la demande de Rambuteau, Préfet de la Seine. Les travaux durèrent environ 30 ans et furent achevés sous Haussmann, Préfet du Second Empire.  Décoré par Ingres et Delacroix, le bâtiment était, alors, considéré comme le plus beau palais de la capitale.

Le 4 septembre 1870, après la défaite de Napoléon III à Sedan face à la Prusse, la foule se réunit devant l’Hôtel de ville pour y proclamer la République. Après, plusieurs mois de siège, les parisiens y créèrent la Commune. S’ensuivit une répression sans précédent de la part du gouvernement retiré à Versailles. Paris fut à feu et à sang : les palais des Tuileries et de la Légion d’Honneur, la Cour des Comptes et l’Hôtel de ville furent incendiés.

En août 1871, le Conseil municipal installé au Palais du Luxembourg décida la reconstruction de la maison commune. La jeune République lança un concours d’architectes et le projet de Théodore Ballu et d’Edouard Deperthes qui préconisait une reconstruction avec une façade sensiblement identique au palais renaissance fut retenu.  L’inauguration du nouvel Hôtel de ville eut lieu le 13 juillet 1882.

C’est le même édifice que nous pouvons voir actuellement marqué par les heurts de notre histoire, notamment après la libération de Paris en août 1944 puisque ses murs portent encore les marques des fusillades échangées.

Aujourd’hui, l’Hôtel de ville de Paris est le siège de la démocratie locale. Il accueille, dans ses salons d’apparat, les personnalités étrangères en visite dans la capitale ainsi que les parisiens lors des évènements qui rythment la ville.

La façade du monument est ornée de cent huit personnalités toutes nées à Paris, hormis le Boccador représenté sous les traits de l’architecte Ballu. Paris est également unie à la France à travers ses villes et ses provinces symbolisées par trente sculptures sur les façades, trente-six blasons et seize peintures à l’intérieur.

Maintenant, nous pénétrons à l’intérieur du bâtiment et nous visitons uniquement les salons de réception ; le reste étant réservé aux bureaux.  Nous empruntons l’escalier d’honneur avec ses cinquante marches :

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Nous arrivons dans le salon d’entrée orné d’un plafond à caissons et de lustres en cristal de Baccarat et de sculptures en marbre :

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Maintenant,  nous nous dirigeons vers la salle des fêtes :

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La richesse du lieu évoque la somptuosité des festivités parisiennes.

Nous pénétrons ensuite dans un second salon où Georges Bertrand rendit hommage au monde rural à travers ses peintures :

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Ensuite, nous empruntons un petit corridor orné de vitraux dédiés aux corporations artisanales :

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Et nous achevons la visite par un dernier salon agrémenté d’une magnifique cheminée en marbre. Nous trouvons toujours les peintures murales et les lustres en cristal de Baccarat :

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Si, comme moi, la visite vous a plu…  Sachez que la ville de Paris organise des visites guidées et gratuites pour découvrir ce magnifique bâtiment.

 

Sources : Photos – collection personnelle

 

 

 

Je me souviens…

Je me souviens… Tout a commencé il y a plus de 3 siècles… Le 2 octobre 1657, Ozanne Achon et Pierre Tremblay se mariaient à Montréal, pour le pire et le meilleur…

Le pire étant sans doute les conditions de vie d’alors.

Le meilleur étant que ces deux-là devenaient un des couples fondateurs de la province de Québec, assurant une nombreuse descendance.

Hervé Pencalet a d’ailleurs écrit un très bel article sur Ozanne (cliquez sur le nom) où il met à l’honneur cette femme, grand-mère de tous les Tremblay d’Amérique.

Je me souviens… C’était, il y a sept ans, L’Association des Tremblay de France nous contactait afin d’assister aux fêtes du 350e anniversaire de mariage de Ozanne & de Pierre qui devait avoir lieu le 7 octobre 2007 à Montréal et à Québec. Cette cérémonie réunissait quelques 800 Tremblay d’Amérique, de France et d’ailleurs. Nous étions les seuls Achon présents, mon mari et moi et par un heureux hasard, nous fêtions également notre anniversaire de mariage, le même jour !

L’évènement était important et relayé par divers médias. Nous avons été interviewés à plusieurs reprises et fort surpris de cette « célébrité » soudaine.

Nous découvrions, alors, un pays où la nature était flamboyante sous un magnifique soleil et où les gens nous recevaient comme des membres de leur famille.  Nous avions le sentiment d’être « à la maison » et nous avons d’ailleurs noué des liens d’amitiés très forts avec certains Tremblay.

Je me souviens… C’était, il y a quelques jours, nous sommes retournés  au Canada retrouver nos amis et pour découvrir la Gaspésie et les chutes Niagara.

Là encore,  le sentiment d’appartenance à une famille est présent et les rencontres se multiplient : la première avec Hervé Pencalet, son épouse et sa fille. Nous avons passé une soirée fort sympathique à discuter « généalogie » bien évidement, mais aussi à chanter avec les tables voisines dans le restaurant où nous avions rendez-vous.

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Puis, lors de notre périple, nous avons fait escale à Baie Saint-Paul, la petite bourgade où vécurent Ozanne & Pierre.  Nous avons été reçus par des descendants du couple et l’émotion fut grande lorsque nous avons découvert les stèles dédiées à Ozanne & à Pierre. C’est ainsi que l’histoire et la généalogie nous ont rattrapés… pendant notre voyage d’agrément !

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« Je me souviens » est la devise de la province de Québec…

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Nous nous souviendrons… en attendant notre prochain voyage chez nos cousins !

 

Sources : Photos – Collection personnelle

Le château de Chavaniac…

Poursuivant mes visites estivales en Auvergne, je vous emmène à Chavaniac. Ce village est devenu célèbre grâce à son Seigneur  : Gilbert Motier de La Fayette, Général et Marquis de son état.

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Après avoir quitté la R.N 102, on atteint Chavaniac par une petite départementale. Humblement, le château datant du XVe siècle se dissimule parmi les maisons. En longeant l’allée qui mène à la porte de cette demeure, on ressent d’emblée la grandeur et l’authenticité des lieux. Ici, le terroir est gravé dans la pierre et révèle le caractère du maître de maison : insoumission, combativité et liberté !

Dès l’entrée, on découvre le blason des La Fayette : IMG_8382

Gilbert de La Fayette appartenait à la vieille noblesse chevaleresque d’Auvergne dont l’origine remonte au XIe siècle. Le blason portait la devise : « Vis sat contra fatum » (La vigueur suffit face au destin). Le Maréchal de La Fayette, aïeul du Général avait choisi :  » Cur non ? » (Pourquoi pas ?). En partant pour l’Amérique, Gilbert de La Fayette reprit cette dernière.

La visite commence par un film expliquant les principales étapes de la vie de La Fayette :

  • 6 septembre 1757 :  naissance de Gilbert Motier de La Fayette.
  • 11 avril 1774 : La Fayette qui n’a pas encore 17 ans épouse Marie-Adrienne Françoise de Noailles âgée d’à peine 15 ans dans la Chapelle de l’hôtel de Noailles, rue Saint-Honoré à Paris
  • 1777 : La Fayette a 19 ans et  s’embarque sur la « Victoire » pour aller se battre aux côtés des insurgés américains contre le joug anglais.
  • 1789 : La Fayette est commandant de la Garde Nationale. Il rêve d’une monarchie constitutionnelle mais ne réussit à sauver, ni le roi et sa famille, ni la constitution.
  • 1792 : La Fayette est fait prisonnier par la coalition ennemie, emprisonné en Allemagne, il ne revient en France qu’en 1800.
  • 1830 : La révolution des « Trois Glorieuses » le place à nouveau au premier plan. Il contribue à ramener Louis Philippe au pouvoir.
  • 30 mai 1834 : La Fayette meurt à Paris à 77 ans, fidèle à ses idées de jeunesse. Suivant une de ses volontés, son cercueil a été recouvert de terre américaine et inhumé dans le cimetière de Picpus aux côtés de son épouse décédée en 1807 à 48 ans.

Puis, on découvre une fresque relatant les opinions très diverses des admirateurs et des opposants du Marquis. On poursuit la visite par la « salle de la Haute-Loire » qui raconte ce que fut son enfance. La dernière pièce du rez-de- chaussée est la « salle du trésor ». C’est l’ancien bureau de La Fayette appelé également « salon chinois », on y aperçoit divers objets ayant appartenu au Général.

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Puis, au premier étage, on entre dans la chambre où est probablement né La Fayette. Son père, Gilbert Michel du Motier, Marquis de La Fayette, était Colonel des grenadiers de France et mourut pendant la bataille de Minden (Allemagne) en 1759. Sa mère, Marie Louise Julie de la Rivière était de noblesse bretonne et disparut à son tour, en 1770, laissant le petit Gilbert orphelin à 13 ans. Son grand-père maternel, le Marquis de la Rivière lui laissa une fortune considérable.

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Une pièce du château est dédiée à la Franc-Maçonnerie : Vers 1775, La Fayette âgé de 18 ans rencontra l’Abbé Reynal, un contestataire très érudit et en vogue. L’Abbé Reynal appartenait à la loge des « Neufs Sœurs » à Paris. Cette loge influença le monde littéraire de la Capitale. Initié, La Fayette fréquenta la Loge La Candeur du Grand Orient. Sa qualité de franc-maçon facilitera ses rapports avec Washington,  lui-même grand maître.

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La visite se poursuit par la traversée de divers salons dont le « salon des Philosophes » et se termine par une promenade dans le parc et les jardins.

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La Fayette a eu une destinée hors du commun et reste le français le plus populaire des Etats-Unis. Voilà pourquoi qu’en 1917,  les américains vinrent au secours d’une France exsangue en scandant son nom.

A sa mort, les Etats-Unis décidèrent un deuil national de trente jours.

Le 8 août 2002, le héros des Deux Mondes est fait, à titre posthume, Citoyen d’honneur des Etats-Unis, rare privilège accordé à cinq reprises seulement.

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Cette promenade vous a plu et vous souhaitez en savoir plus, c’est ici : http://chateau-lafayette.com/

 

Sources : La Fayette, La passion de la liberté – René Blin (Rivages Communication) – Photos : collection personnelle     

Le château de Léotoing…

Le château de Léotoing

Cet été, je vous invite à me suivre au gré de mes promenades estivales… Pour commencer, je vous emmène en Auvergne dans le petit village ancestral de Léotoing en Haute-Loire. Ce village de caractère a conservé les traces d’un passé moyenâgeux avec son château, ses remparts, et ses petites maisons.

Maquette du château et du village

Partout à la ronde, on ne voit que lui (le château)… Majestueuses, ses vestiges sont juchées sur un promontoire et dominent la Limagne brivadoise et la vallée de l’Alagnon telles des sentinelles intemporelles. .

Porte dans les remparts

Le château construit au XIVe siècle a appartenu aux Dauphins d’Auvergne. Il a résisté aux attaques des hordes de mercenaires durant la guerre de Cent Ans. Le dernier représentant des Dauphins, Béraud III maria sa fille unique à Louis de Bourbon, Comte de Montpensier. Puis, la seigneurie passa aux mains des Ducs d’Orléans. Laissé, sans entretien le château tomba en ruines à partir du 16è siècle. Vendu comme bien national sous la Révolution, il servit alors de carrière pour les villageois. Cet été, la Communauté de Communes du Pays de Blesle nous invite à remonter le temps  et nous convie à une visite virtuelle du château (cliquez sur le lien pour lecture P.C) et là pour tablette IPAD. Nous découvrons, alors, le château tel qui fut au XVe siècle…

J’ai apprécié la visite et souhaite la partager avec vous…
Bonne promenade dans le passé !
Sources : photos collection personnelle