L’Hermione, la frégate de la liberté…

Le 21 mars 1780, le jeune major général de La Fayette embarque à bord de l’Hermione. Il part combattre aux côtés des insurgés américains qui luttent pour leur indépendance… Cela est la grande Histoire !

Le 15 mai 2019, je monte à mon tour sur la réplique de l’Hermione à Ouistreham (14). Et mon esprit rejoint celui des grand aventuriers …
Ce navire me fascine depuis le début de sa construction.
Ceci est la petite histoire !

Pour le plaisir, je partage les images que j’ai ramené de cette journée ensoleillée en Normandie.

Pour le voyage autour de la Normandie avec en final, la participation à la grande Armada de Rouen : ils sont 85 gabiers
Les ponts inférieurs :
5 : Couchage : cabines et postes – 7 : Machines : groupes électrogènes
Pont du deuxième niveau :
Pont dédié aux combats au 18e siècle, il abrite l’artillerie principale du navire : 26 canons de 12 livres. Aujourd’hui, les combats ont cessé et l’occupation de l’espace a changé. Sous le gaillard avant, les guindeaux (cabestans électriques) et les ateliers charpente et bosco ont remplacé les cuisines, un réfectoire est installé dans la batterie entre les canons. Au 18e comme au 21e siècle, la Grand Chambre est un lieu réservé aux officiers. Aujourd’hui, elle accueille également un PC navigation moderne.
La barre à roue…
Située à 40 mètres à l’arrière de la proue du bateau, les barreurs ne naviguent pas à vue. Cette tâche autrefois effectuée par les timoniers, fait aujourd’hui partie intégrale des missions des gabiers.
La barre à roue permet d’orienter le navire dans la direction désirée. Elle actionne une barre franche appelé timon, cette dernière agissant sur la partie extérieure et mobile du gouvernail : le safran.
Deux gabiers sont chargés de barrer, un de chaque côté, quatre lors de mauvaises conditions météorologiques. Parmi les barreurs, celui qui est placé au vent est le chef de barre et gère la manœuvre en appliquant les ordres du chef de quart.
Le pavillon offert par le porte-avion Charles-de-Gaulle
Un des 12 canons…
Canot La Fayette
L’ancre…
Les cordages

Libre et fière…
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho , Hermione !…

Photos : collection personnelle

Les outils anciens…

Aujourd’hui, Premier mai, nous célébrons la Fête du travail !
A Bièvres, petite commune du nord de l’Essonne, le Musée de l’outil en profite pour organiser la Foire aux outils anciens.
Hommage à nos ancêtres, travailleurs manuels…

Petite visite guidée en images :

Moules à gâteaux en cuivre
Mesures à plomb
Moule pour le beurre
scies

A l’intérieur du Musée :

Sources :
Images : Collection personnelle

Mes pas dans leurs pas… 2…

Ma promenade se poursuit…

Je quitte Ploujean et me dirige vers Plouézoc’h, au nord de Morlaix, en traversant le Dourduff.
A l’entrée du village, la chapelle Saint-Antoine avec son porche en bois peint accueille les visiteurs.

Chapelle Saint-Antoine

Elle sert de salle d’exposition. On peut y admirer, entre autre, cet original meuble à offrandes :

Sous l’ancien régime, si les bourgeois payaient leurs impôts en argent, les paysans les payaient en nature (blé, orge ou avoine). Ce coffre équipé d’un boisseau de 12,5 litres permettait de mesurer les dons en grains dus au Clergé. Un répartiteur intérieur permettait la coulée à gauche ou à droite

L’église Saint-Etienne se dresse au centre du village :

Eglise Saint-Etienne – XVIIe siècle

Là aussi, des événements familiaux ont eu lieu entre 1697 et 1871 d’après les statistiques de mon fichier Hérédis :

Après Plouézoc’h, je longe la côte jusqu’à Plougasnou.

Là encore, l’église Saint-Pierre se dresse au centre du village et veille sur ses ouailles :

Eglise St-Pierre – XVe/XVIIe siècle

Mes ancêtres y ont célébré un baptême  :


La dernière étape de ce pèlerinage est Garlan, au nord-est de Morlaix :

Eglise N.D. des Sept Douleurs – XVIIe siècle

C’est le seul village visité où le cimetière ceint encore l’église. Dans ce lieu, mes ancêtres ont vécu une quarantaine d’événements, entre 1663 et 1861 :

Ainsi s’achève ma visite dans ce joli coin de Bretagne où ont vécu mes aïeux.

Je ne suis pas partie sans avoir vu Roscoff, un port corsaire et très british dont la spécialité est les oignons roses que les Johnnies allaient vendre en Angleterre juchés sur leur vélo :

Et bien sûr, j’ai fait un détour par la magnifique côte de granit rose :

 

 

Sources : Histoire des johnnies : http://www.roscoff-quotidien.eu/johnnies-fr-gb-bzh.pd
Images : collection personnelle

Mes pas dans leurs pas – 1…

A vous autres, hommes faibles et merveilleux
Qui mettez tant de grâce à vous retirer du jeu
Il faut qu’une main posée sur votre épaule
Vous pousse vers la vie
(Tennessee Williams)

Pendant le week-end de Pâques, j’ai emprunté les chemins de traverse du Finistère nord qui mènent jusqu’aux lieux où vécurent certains de mes ancêtres.


Et à défaut de pouvoir mettre une main sur leur épaule, j’ai tenté de mettre mes pas dans leurs pas… Tenté seulement, car le paysage s’est métamorphosé avec le temps.
Pourtant au milieu de ce décor, un endroit semble immuable : l’église !

Voici le récit de ma promenade :
Tout commence à Morlaix avec son viaduc ferroviaire magistral. L’église Saint-Mélaine est adossée contre ce géant et cernée de ruelles moyenâgeuses.

Morlaix

Eglise Saint-Mélaine – XVe et XVIe siècle

Dans cette paroisse, une dizaine d’événements familiaux (baptêmes, mariages et enterrements) ont eu lieu entre 1715 et 1877, selon les statistiques de mon fichier Hérédis :

Puis, je me suis rendue à Ploujean… Autrefois, village indépendant, il est rattaché à Morlaix le transformant en quartier depuis 1960.
Ce lieu est le berceau de mes branches armoricaines : LAVIEC, STEUN, BESCOND, MORVAN, SALIOU…

Eglise N.D. de Ploujean – XIe, XIVe et XIXe siècle

Jadis un cimetière entourait l’église comme le montre les vestiges d’une stèle scellée dans un mur. J’ai décrypté les noms qui y figurent et le hasard m’a placé devant des patronymes connus :

Marie-Jeanne LAVIEC +16/5/1845 à 73 ans Nicolas GAOUYER, son époux, + 28/2/1849 à 74 ans Leurs enfants : Nicolas GAOUYER +1/7/1867 à 35 ans – Yves GAOUYER époux de Jeanne STEUN + 3/7/1872 à 71 ans – Hervé GAOUYER époux de Marguerite LAVIEC + 18/4/1877 à 68 ans – Louis Marie GAOUYER + 12/11/1895 à 80 ans –

Les LAVIEC sont certainement une des familles les plus anciennes de Ploujean. Celui dont le nom est gravé sur une pierre du mur sud était « fabricien » à l’époque.

Dans cette paroisse, 272 événements familiaux ont eu lieu entre 1599 et 1842, toujours selon les statistiques de mon fichier Hérédis.

A la sortie de Ploujean, se trouve la chapelle Sainte-Geneviève. Ce bâtiment perdu au fond d’un petit vallon est en mauvais état et semble abandonné.
Là encore, un LAVIEC, mon Sosa 3874, y a laissé sa trace, selon Ploujean-Patrimoine :
Une chaire hexagonale à panneaux sculptés s’appuie à une grille qui porte sur sa frise cette inscription : « Fait faire par Jan Laviec, lors gouverneur et maître Guillaume Kdeland chapelain de ceste chapelle 1639 »

Chapelle Sainte-Geneviève – XVIe siècle

A suivre…

 

Sources : Ploujean-patrimoine : https://ploujeanpatrimoine.files.wordpress.com/2013/12/eglise-nd-de-ploujean.pdf
Images : Collection personnelle
Carte Finistère : Google maps

 

Le cimetière marin de Saint Paul de La Réunion….

Je reviens de l’Île de La Réunion. Ce n’est pas une découverte car je m’y étais déjà rendue, il y a une vingtaine d’années.
Alors qu’en métropole l’hiver règne avec des températures négatives, là-bas, le thermomètre affiche +32°…  Un petit paradis ensoleillé !

Les points forts de ce séjour sont, sans nul doute, le survol de l’île en hélicoptère… grandiose et époustouflant… et la visite du cimetière marin de Saint-Paul… émouvant et intimiste !

Suivez-moi à l’intérieur de cet endroit mystérieux et chargé d’histoire.

Implanté depuis 1788 face à l’Océan Indien dans la baie de Saint-Paul, premier lieu habité de l’île, le cimetière est un jardin luxuriant et paisible.

Seul le bruit des vagues perturbe le silence et berce les « z’endormis ». On a du mal à croire que parfois un cyclone ou un raz-de-marée peut tout dévaster, ce fut le cas en 1883, 1932, 1948, et 1962.

Ces phénomènes climatiques ont mis à jour des tombes anonymes enfouies sous la grève, ce sont les tombes des esclaves noirs arrachés à leur pays. L’Afrique se situe à 1700 kms.

Dans l’enceinte du cimetière, il n’y a pas d’allées et les sépultures s’enchevêtrent de façon anarchique.
Au hasard des travées, se côtoient de grands propriétaires terriens, d’humbles colons, des poètes, des capitaines au long cours, des pirates, des Malabars, des Chinois, des religieux catholiques, des marins bretons et, dans la partie nord, une dizaine de curieuses tombes anonymes, au toit en arc en cercle, probablement les plus anciennes du cimetière.

Parmi les tombes célèbres, on voit celle du romancier et journaliste, Eugène Dayot, né à Saint-Paul le 8 août 1810, décédé le 19 décembre 1852.

Celle du poète, Charles René Marie Leconte de Lisle, né à Saint-Paul le 22 octobre 1818, décédé à Louveciennes (Seine & Marne) le 17 juillet 1894. D’abord inhumé au cimetière Montparnasse à Paris, ses cendres sont transférées à Saint Paul le 28 septembre 1977.

Celle du pirate Olivier le Vasseur dit La Buse.

Celle de Eraste Feuillet, capitaine au long cours, mort en duel à 29 ans pour une raison saugrenue.

Et celle des naufragés du Ker-Anna, marins bretons venus se perdre à 9000 kms de chez eux.

J’espère que cette petite visite vous aura plu…

Cliquez sur les noms pour découvrir leur histoire.
Sources :

dcrp.free.fr
www.mi-aime-a-ou.com
www.974reprezente.fr
Images : collection personnelle

 

#Généathème : Mes ancêtres picards et le pèlerinage de Notre-Dame de Liesse…

A chaque génération, son lot d’évènements importants…
Et effectuer un pèlerinage reste un moment inoubliable dans la vie d’un croyant.

Mes ancêtres picards résidaient à proximité d’un lieu de dévotion et la situation de leurs villages laisse présager que la plupart d’entre eux se sont rendus à Notre Dame de Liesse :

IMG_1946

Liesse est une petite commune de l’Aisne située à 15 kms au nord-est de Laon et à 40 kms de Reims.
Au début du 18e siècle, la petite bourgade comptait environ 1500 habitants vivant du pèlerinage dédié à la Vierge noire.

La légende raconte qu’en l’an 1134, trois chevaliers, Seigneurs d’Eppes, partis pour la Croisade, furent pris dans une embuscade et emmenés prisonniers au Caire.
Comme ils refusèrent de changer de religion, le Sultan leur envoya sa fille, la princesse Ismérie pour les convaincre. Mais c’est le contraire qui se produisit. La jeune fille se convertit et demanda aux chevaliers une représentation de la Vierge.
Ils ne surent comment faire… Mais à leur réveil, ils trouvèrent une statue en ébène et l’offrirent à la Princesse.

Notre dame de Liesse
Notre dame de Liesse

Celle-ci comprit qu’elle devait délivrer les prisonniers qui s’enfuirent avec la précieuse statue.
Un miracle les transporta jusqu’à Liance, pays de marécages. En remerciement, ils édifièrent une chapelle.
Les pèlerins affluèrent et les miracles se multiplièrent.
Notre Dame de Liance deviendra Notre Dame de Liesse, puis Liesse Notre Dame.

Liesse se transforma en Sanctuaire Royal. Tous les rois de Charles VI à Charles X se rendant à Reims pour leur couronnement y firent une halte.

Mais le pays n’était guère hospitalier : les marécages, les forêts sombres rendaient les déplacements très difficiles. Aussi, au début du XVIe siècle, la mère de Louis XIII fit construire une large route appelée « Chaussée de Marie de Médicis » de Laon à Liesse avec de nombreux ponts pour l’écoulement des eaux.
Cela fit l’aubaine du Cardinal de Lorraine qui transforma son château de Marchais (aujourd’hui propriété des Princes de Monaco) en hostellerie royale pour y recevoir les personnages de marque. Le défilé des têtes couronnées continua. Louis XIII et Anne d’Autriche qui désespérés de n’avoir pas d’héritier se rendirent plusieurs fois à Liesse pour supplier la Vierge d’exaucer leur vœu. Celui-ci se réalisa après 23 ans d’union. La naissance d’un prince, le futur Louis XIV fut célébrée dans tout le royaume.
Encore un miracle qui suscita les prières des femmes qui désiraient un enfant !

Louis XIV vint trois fois à Liesse en 1652, en 1678 et en 1680.  Lors de ce dernier pèlerinage, l’ingénieur La Pointe reçut l’ordre de relever les plans des villes traversées, si bien que nous connaissons avec certitude l’itinéraire de ce voyage.

Chaque pèlerinage royal était entouré de tout un cérémonial. La présence des monarques apportait au peuple une grande joie. Le parcours que suivait le cortège était pavoisé, les gens revêtaient leurs plus beaux atours et accouraient en criant : « Hosanna » !
On suivait la cour, on s’écrasait dans la chapelle et aux abords. Le roi entendait la messe puis montait au *jubé. Il récitait une prière et suppliait Dieu d’accorder une prospérité constante au royaume, à la famille royale, au peuple tout entier. Puis se tournant vers Marie, il lui demandait son aimable et puissante intercession. Quand le roi avait fini de parler, toute l’assistance s’écriait : « Qu’il en soit ainsi, qu’il en soit ainsi ! »

Avec la Révolution, tous les biens de la chapelle furent confisqués et détruits, sauf la statue de la Vierge noire qui trônait seule sur l’autel. Pas un chrétien n’avait osé s’en emparer pour la cacher ; la frayeur tétanisait les plus courageux.
Mais il se trouva des révolutionnaires dont le boulanger du village pour détruire la statue. Avec deux complices, il s’empara de l’objet saint et l’emporta chez lui où il  fut brulé dans le four. Un enfant du village recueillit les cendres dans plusieurs petits paquets.

Après la Révolution, les liessois placèrent une statue de plâtre revêtue « d’une robe éclatante et parée de mille joyaux » sur l’autel. Ils mirent sous les pieds de la Madone les cendres de l’image primitive.

Le 18 août 1857, une troisième Statue, celle que nous pouvons voir actuellement fut couronnée par Monseigneur de Garsignies assisté de huit cents prêtres et cinquante chanoines devant une assemblée de 30000 personnes dont Charles III, Prince de Monaco.

Pendant la Grande Guerre, Liesse se trouva prise sous le feu de l’ennemi. Ce dernier entra dans la petite ville le 1er septembre 1914 semant la terreur. La Chapelle servit de dortoir aux soldats allemands.
Les quatre cloches ainsi que les tuyaux des orgues furent transformés en munitions.
Malgré les bombardements, le lieu saint demeura debout.

En 1923, la petite église fut érigée en Basilique.

Comme mes ancêtres, je me suis rendue à Liesse et ai visité la Basilique. L’endroit est surprenant et unique. Il est empreint de solennité et les ex-voto recouvrant tous les murs relatent la ferveur des pèlerins qui sont venus ici depuis plus de huit siècles.

 

 

*Jubé : Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef.

Sources : Carte de Cassini – cassini.ehess.fr
Photo – collection personnelle et Wikimédia.org
La belle histoire de Notre-Dame de Liesse – Marie André

 

 

 

 

 

 

Juno Beach, hommage au Canada…

Cette semaine, je me  suis rendue aux Archives Départementales du Calvados à Caen.
Mes recherches effectuées, j’ai effectué un petit pélerinage dans la petite station balnéaire où j’ai passé mes 15 premiers étés : Bernières sur Mer !

Si la petite commune n’a guère changé, les stèles commémoratives célébrant le Débarquement ornent le paysage.
J’ai grandi autour de ces deux monuments et du blockhaus allemand  :FullSizeRender (1)IMG_1899IMG_1892Depuis, différentes plaques et un inukshuk ont été dédiés aux soldats morts :IMG_1893

IMG_1896IMG_1895 (1)IMG_1887C’est sur ce petit bout de littoral long de 9 km, entre Ver-sur-Mer et Saint-Aubin sur Mer, que la 3e Division d’Infanterie et la 2e Brigade Blindée Canadienne ont débarqué le 6 juin 1944 à 7h45 :

IMG_1919La plage Juno était défendue par des barbelés, quelques 14 000 mines, des mitrailleuses qui se trouvaient dans les propriétés en bordure de mer et les blockhaus.
A marée montante et à cause du mauvais temps, il s’avéra difficile de neutraliser les mines submergées et un tiers des barges de débarquement furent endommagées ou détruites à leur arrivée.

Juno fut l’une des zones les plus dangereuses pour les alliés.
Il a été estimé que les chances de survie des soldats canadiens de la première vague étaient de 50%.
Ainsi, une compagnie du régiment « Queen’s Own Riffles » perdit la moitié de ses effectifs sur la plage.
Avec l’arrivée du Régiment francophone de la Chaudière, les alliés neutralisèrent les défenses allemandes.
A 9h30, Bernières était libéré. A 11h45, le Général Keller installa son P.C dans cette maison :maison bernieresFullSizeRenderAujourd’hui, elle devenue la maison des canadiens :IMG_1898Parmi la 3e Division d’Infanterie se trouvaient plusieurs sections d’agents de liaison dont la particularité était de posséder une bicyclette.
Celle-ci devait leur permettre de progresser rapidement à travers la campagne à leur arrivée.
Cette stèle témoigne de leur passage :

IMG_1881Emouvant, ces petits hommages déposés par des visiteurs lors des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement en juin 2014 :FullSizeRender (2)FullSizeRender (3)Puis, je me suis rendue au cimetière militaire de Bény sur Mer à quelques lieues de Bernières.
C’est là que reposent plus de 2 000 soldats canadiens dont 19 non identifiés, un soldat français et quatre soldats britanniques.
Ces soldats sont principalement tombés au combat entre le 6 juin et le 18 juillet 1944, prise de la ville de Caen :IMG_1910IMG_1907IMG_1911Il existe un autre cimetière à Cintheaux/Bretteville sur Laize où sont enterrés la plupart des 5 500 canadiens qui ont donné leur vie lors du Débarquement en Normandie.
Mais, ils sont 45 000 à avoir perdu la vie lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Parmi les civils, certains de mes ancêtres ont vécu le Débarquement, notamment ma Maman qui vivait à l’époque à Gray Sur Mer.

SOUVENONS-NOUS !

 

Sources :
Images : collection personnelle et normandie44.canalblog.com
Juno – L’assaut canadien – par Yann Magdelaine – OREP Editions

 

 

 

 

 

Petit conte d’été…

Après un mois de juin bien rempli, la période estivale m’incitait au voyage et à la rêverie, nez au vent !
Mais, les démons historico-généalogiques veillaient…

Traditionnellement, en juillet, je me rends en Auvergne retrouver nos cousins.
Cette année, nous avons prévu de faire rénover la sépulture familiale à Lorlanges qui a souffert des affres du temps :

IMG_0355La visite du cimetière s’est avérée instructive : photos de tombes, relevé de noms et de dates.
Cela m’a permis de combler quelques lacunes sur l’Arbre généalogique des « Achon » mais a, également, soulevé de nouvelles questions auxquelles il me faudra trouver les réponses.

Puis, le vent m’a emportée vers Marseille où j’ai retrouvé ma descendance. Là, les jeux, les rires et les câlins ont rempli les journées : le Bonheur !
Ensemble, nous avons navigué en Méditerranée à la  découverte d’autres rivages… Le crépuscule venu, le soleil nous offrait de magnifiques spectacles…

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Août m’a, ensuite, menée dans le Haut-Var, à Régusse, un village bâti par les Templiers sur un piton rocheux.
On y célébrait, cette année, la vingtième fête de ses moulins datant du XIIe et XIIIe siècles.
Restaurés en 1995, l’un abrite un petit musée d’outils agraires, l’autre fait encore, à l’occasion, de la farine :

moulin de régusse

Tandis qu’à Aups, le village voisin, la colère grondait et les habitants manifestaient contre une éventuelle implantation d’un parc éolien…
Confrontation entre le passé et l’avenir… Le vent indifférent a continué sa course vagabonde…

Je l’ai suivi, en Italie, le temps d’une dernière escapade sur la Riviera.
A San Remo, j’ai visité, entre autre, l’Eglise russe appelée Eglise du Christ Sauveur :

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Cette église détient les archives diocésaines orthodoxe de l’Europe Occidentale.

Entre temps, les démons m’incitaient à lire l’actualité généalogique sur les réseaux sociaux… Mais, cela était peine perdue, la fée Internet étant absente des collines provençales, la connexion était aléatoire.

De retour dans le monde informatisé, deux courriels attendaient dans ma messagerie :
– l’un de Sylvie, une petite cousine germaine paternelle rencontrée via Généanet. Elle m’a gentiment envoyé des photos des frères et sœurs de mon Père au temps de leur jeunesse, un temps que je n’ai pas connu :

Germaine Marly
Germaine Marly

– le second venait de la compagne d’un cousin éloigné de mon mari qui a découvert mon blog et désire connaître l’histoire familiale .

Depuis, j’ai laissé le vent musarder, seul…
Il me faut, désormais, ranger les vacances et reprendre mes bonnes habitudes.
Et je vais m’y employer avec plaisir !

Et vous, les démons généalogiques vous ont-ils poursuivis, cet été ?

 

Sources : www.regusse-tourisme.fr
Images : Collection personnelle

La Sorbonne…

 

 

Dans le cadre de mes découvertes, je vous invite à  me suivre en Sorbonne, haut lieu de la Connaissance…

La Sorbonne se situe dans le Quartier Latin dans le 5e arrondissement de Paris.
Ses bâtiments appartiennent à la ville de Paris.
Elle est le siège du rectorat de l’Académie de Paris et de la Chancellerie des universités de Paris regroupant treize universités.

La Sorbonne abrite quatre universités : lettres, sciences, droit, médecine et deux écoles : L’école pratique des Hautes Etudes et  l’école de pharmacie.

Ses origines remontent au Moyen Age. Robert de Sorbon, chapelain et confesseur de Saint-Louis créa, en 1253, un collège où l’on enseignait la théologie aux étudiants les plus pauvres.
Au XVIIe siècle, Richelieu entreprit de restaurer et d’agrandir les bâtiments avec l’aide de son architecte, Jacques Lemercier.
Pendant la Révolution, la Sorbonne fut fermée.
Puis, Napoléon 1er réorganisa l’enseignement français en créant l’Université Impériale.
Au XIXe siècle, les bâtiments, devenus exigus, furent démolis et reconstruits par l’architecte Henri Paul Nénot. Les travaux durèrent une dizaine d’années entre 1884 et 1894.
En 1968, la Sorbonne fut le bastion des manifestations étudiantes.
L’ensemble des bâtiments est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1975.

La visite se limite seulement au palais académique dont
l’entrée principale se situe rue des écoles.
Et, nous n’entrons pas à la Sorbonne mais en Sorbonne.

Nous pénétrons dans le grand vestibule où trônent les statues de Homère et d’Archimède, dignes représentants de la connaissance littéraire et scientifique.

 

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Le plan du rez-de-chaussée est peint sur un des murs. Sa superficie réelle occupe 22 000m2. Avec les étages, la surface totale utilisée représente 100 000m2.

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Nous passons devant une porte ornementale donnant accès au grand amphithéâtre. Cette porte arbore les symboles académiques et républicains tels que les initiales de la République Française, la masse universitaire et les palmes académiques.

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Nous gravissons l’escalier d’honneur pour arriver dans un péristyle où d’immenses tableaux racontent l’histoire de la Sorbonne, de ses origines au XIXe siècle et où les Lettres et les Sciences sont intimement liées.

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Au centre de cette galerie se trouve la représentation d’une Marianne hissant des symboles républicains, impériaux et monarchiques.

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Puis, nous entrons dans un salon d’apparat où ont lieu les grandes réceptions.
Les tableaux représentent l’ignorance symbolisée par le passé et la connaissance symbolisée par l’avenir. 
Le plafond est un « plafond à caissons » richement décoré.

 

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Ensuite, nous franchissons la porte de la salle des actes. C’est dans cette pièce que le Recteur de la Sorbonne, nommé par le Président de la République, et les Recteurs des universités de Paris se réunissent chaque semaine.
De nombreux portraits ornent les murs dont ceux de deux femmes seulement.
Il est interdit de photographier cette salle. en raison de la loi sur le droit à l’image.

A la sortie de la salle des actes, nous empruntons un escalier et nous entrons dans le Grand Amphithéâtre.
C’est un endroit solennel qui peut recevoir 900 personnes. Ici, la couleur verte domine car elle incarnait la connaissance sous Napoléon 1er .
L’immense fresque peinte au-dessus de l’estrade symbolise les matières enseignées.

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Deux faits historiques, n’ayant aucun rapport avec l’enseignement, ont eu lieu dans cet amphithéâtre :
– le 23 juin 1894, Pierre de Coubertin signe la charte des Jeux olympiques.
– en 1946, les membres de l’Unesco s’y réunissent pour la première fois.

Derrière le grand amphithéâtre se trouve la salle des autorités. C’est dans cette salle que les instances se préparent avant de pénétrer dans l’hémicycle.

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La bibliothèque de la Sorbonne est la bibliothèque universitaire la plus grande d’Europe et compte 2,5 millions d’ouvrages. Mais elle est visible uniquement pendant les Journées du Patrimoine.

Nous traversons une cour intérieure pour atteindre la chapelle de la Sorbonne ou chapelle Sainte-Ursule, classée aux Monuments Historiques depuis 1887.

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Actuellement en rénovation, nous y admirons le cénotaphe de Richelieu. Cette sculpture en marbre blanc, réalisée par Girardon, représente le Cardinal allongé en position dite « don de soi ». Au XVIIe siècle, on mourrait en s’offrant à Dieu.
Un chapeau de cardinal offert par le Pape Paul VI est suspendu au-dessus du cénotaphe.

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Sur le parvis de la Chapelle, une plaque et une flamme rendent hommage aux étudiants et aux professeurs morts pour la France durant la seconde guerre mondiale.

 

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Saviez-vous, Mesdames, qu’autrefois la gente féminine pouvait assister aux cours… mais qu’elle devait rester dans le fond des salles et qu’elle n’avait pas le droit de prendre la parole.
Les choses changèrent après le décès de Pierre Curie. En 1906, son épouse, Marie, le remplaça pour enseigner à la grande joie des étudiantes qui purent ainsi s’imposer.

Pour finir, sachez qu’il n’y a pas d’âge limite pour étudier à la Sorbonne.
Quelque soit notre nombre d’années, les portes de la Connaissance nous sont ouvertes !

 

 

 

Photos : Collection personnelle (cliquez dessus pour les agrandir)

Sources :  http://www.tombes-sepultures.com/crbst_745.html

 

 

 

 

La Cité Malesherbes…

La Cité Malesherbes est une voie privée, protégée par d’élégants portails, dans le 9è Arrondissement de Paris.

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Elle débute au 59 rue des Martyrs et se termine au 22 rue Victor Massé (jadis rue Laval)

Cette cité se trouve aux confins de la nouvelle Athènes et de Montmartre.

Elle est située sur l’emplacement de l’hôtel particulier de Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (1721-1794) : ministre, académicien, juriste, défenseur de l’Encyclopédie et protecteur de Diderot. Défenseur de Louis XVI, il fut guillotiné en 1794. Son hôtel particulier et ses terres occupaient plus d’un hectare et demi.

Adrien Abraham, dernier propriétaire de l’Hôtel Malesherbes décida, en 1855, de réaliser une opération immobilière en détruisant sa résidence et en créant une nouvelle voie.  Mais, il prit le parti d’affecter les terrains à l’édification d’une quinzaine de petits hôtels particuliers attirant ainsi des artistes (peintres, acteurs dramatiques…), des intellectuels en vogue de la nouvelle Athènes, de grands bourgeois mais aussi quelques dames entretenues.

On peut encore admirer les façades de ces riches demeures, notamment au numéro 11, avec une devanture polychrome ornée de céramiques, laves et terres cuites émaillées, œuvre de l’architecte Jal pour le compte du peintre Jolivet. Cet hôtel est classé Monument Historique.

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Le numéro douze abrita la S.F.I.O (Section française de l’International Socialiste) créée en 1905, puis le P.S entre 1936 et 1975. Aujourd’hui, on y trouve la Fondation Jean Jaurès.

Au numéro 17, la cité forme un coude. La Villa Carla construite en 1857 par Jacques Amoudru présente une belle rotonde et sur la façade de briques roses et de pierre , on peut voir deux profils dans deux médaillons. Une échauguette néo-gothique a été ajoutée à son extrémité.

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Et pour finir cette visite, revenons au numéro trois  qui abritait la clinique Marie-Louise dont la spécialité était une maternité, aujourd’hui disparue.

Pour l’anecdote : Bernard Buffet, Johnny Hallyday, Françoise Hardy y sont nés….

Et, et… c’est également là que j’ai montré le bout de mon nez… il y a maintenant plusieurs décennies.

Je n’étais jamais allée sur mon lieu de naissance… Et lors d’une promenade , j’ai découvert un bel endroit où plane encore le romantisme parisien du XIXe siècle.

Et vous, que connaissez-vous de votre lieu de naissance  ?

 

 

Sources : www.mairie9.paris.fr