La Cité Malesherbes…

La Cité Malesherbes est une voie privée, protégée par d’élégants portails, dans le 9è Arrondissement de Paris.

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Elle débute au 59 rue des Martyrs et se termine au 22 rue Victor Massé (jadis rue Laval)

Cette cité se trouve aux confins de la nouvelle Athènes et de Montmartre.

Elle est située sur l’emplacement de l’hôtel particulier de Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (1721-1794) : ministre, académicien, juriste, défenseur de l’Encyclopédie et protecteur de Diderot. Défenseur de Louis XVI, il fut guillotiné en 1794. Son hôtel particulier et ses terres occupaient plus d’un hectare et demi.

Adrien Abraham, dernier propriétaire de l’Hôtel Malesherbes décida, en 1855, de réaliser une opération immobilière en détruisant sa résidence et en créant une nouvelle voie.  Mais, il prit le parti d’affecter les terrains à l’édification d’une quinzaine de petits hôtels particuliers attirant ainsi des artistes (peintres, acteurs dramatiques…), des intellectuels en vogue de la nouvelle Athènes, de grands bourgeois mais aussi quelques dames entretenues.

On peut encore admirer les façades de ces riches demeures, notamment au numéro 11, avec une devanture polychrome ornée de céramiques, laves et terres cuites émaillées, œuvre de l’architecte Jal pour le compte du peintre Jolivet. Cet hôtel est classé Monument Historique.

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Le numéro douze abrita la S.F.I.O (Section française de l’International Socialiste) créée en 1905, puis le P.S entre 1936 et 1975. Aujourd’hui, on y trouve la Fondation Jean Jaurès.

Au numéro 17, la cité forme un coude. La Villa Carla construite en 1857 par Jacques Amoudru présente une belle rotonde et sur la façade de briques roses et de pierre , on peut voir deux profils dans deux médaillons. Une échauguette néo-gothique a été ajoutée à son extrémité.

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Et pour finir cette visite, revenons au numéro trois  qui abritait la clinique Marie-Louise dont la spécialité était une maternité, aujourd’hui disparue.

Pour l’anecdote : Bernard Buffet, Johnny Hallyday, Françoise Hardy y sont nés….

Et, et… c’est également là que j’ai montré le bout de mon nez… il y a maintenant plusieurs décennies.

Je n’étais jamais allée sur mon lieu de naissance… Et lors d’une promenade , j’ai découvert un bel endroit où plane encore le romantisme parisien du XIXe siècle.

Et vous, que connaissez-vous de votre lieu de naissance  ?

 

 

Sources : www.mairie9.paris.fr

 

 

 

 

L’Hôtel de Ville de Paris…

Une petite promenade parisienne vous plairait-elle?

Alors, suivez-moi… Je vous emmène à la découverte de  l’Hôtel de Ville de Paris situé dans le 4e arrondissement en bordure  de Seine.

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L’Hôtel de ville est intimement lié à l’histoire de notre Capitale depuis le 14e Siècle. Le bâtiment actuel s’élève sur l’ancienne Place de Grève où Etienne Marcel, Prévôt des marchands, acquît en 1357  la petite Maison aux Piliers afin d’y établir le siège de la municipalité.

Une corporation de riches marchands, les Nautes, dont l’organisation monopolisait le transport fluvial fut à l’origine de la municipalité. Leur emblème, la nef, figure sur le blason de Paris.

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Les marchandises étaient débarquées sur la grève, autrement dit, la berge. Cet endroit était le cœur de Paris et on y organisait des fêtes. La place servait également aux exécutions capitales. Mais, la grève était essentiellement le lieu de rencontre des employeurs et des travailleurs journaliers venus chercher une embauche. Par extension, saviez-vous que « faire grève » trouve ici son origine !

Puis,  la Maison aux Piliers devint l’Hôtel de ville de Paris et fut transformée en un beau palais de style renaissance sous l’égide d’un italien, Dominique de Cortone, dit le Boccador.  On trouve encore des vestiges de cette époque, comme cet escalier à vis :

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Pendant la Révolution, l’Hôtel de ville devint le symbole de la liberté parisienne. C’est là que le 17 juillet 1789, Louis XVI reçut la cocarde tricolore des mains de J.S Bailly, premier maire de Paris.

A partir de 1837, l’édifice devenu exigu fut agrandi à la demande de Rambuteau, Préfet de la Seine. Les travaux durèrent environ 30 ans et furent achevés sous Haussmann, Préfet du Second Empire.  Décoré par Ingres et Delacroix, le bâtiment était, alors, considéré comme le plus beau palais de la capitale.

Le 4 septembre 1870, après la défaite de Napoléon III à Sedan face à la Prusse, la foule se réunit devant l’Hôtel de ville pour y proclamer la République. Après, plusieurs mois de siège, les parisiens y créèrent la Commune. S’ensuivit une répression sans précédent de la part du gouvernement retiré à Versailles. Paris fut à feu et à sang : les palais des Tuileries et de la Légion d’Honneur, la Cour des Comptes et l’Hôtel de ville furent incendiés.

En août 1871, le Conseil municipal installé au Palais du Luxembourg décida la reconstruction de la maison commune. La jeune République lança un concours d’architectes et le projet de Théodore Ballu et d’Edouard Deperthes qui préconisait une reconstruction avec une façade sensiblement identique au palais renaissance fut retenu.  L’inauguration du nouvel Hôtel de ville eut lieu le 13 juillet 1882.

C’est le même édifice que nous pouvons voir actuellement marqué par les heurts de notre histoire, notamment après la libération de Paris en août 1944 puisque ses murs portent encore les marques des fusillades échangées.

Aujourd’hui, l’Hôtel de ville de Paris est le siège de la démocratie locale. Il accueille, dans ses salons d’apparat, les personnalités étrangères en visite dans la capitale ainsi que les parisiens lors des évènements qui rythment la ville.

La façade du monument est ornée de cent huit personnalités toutes nées à Paris, hormis le Boccador représenté sous les traits de l’architecte Ballu. Paris est également unie à la France à travers ses villes et ses provinces symbolisées par trente sculptures sur les façades, trente-six blasons et seize peintures à l’intérieur.

Maintenant, nous pénétrons à l’intérieur du bâtiment et nous visitons uniquement les salons de réception ; le reste étant réservé aux bureaux.  Nous empruntons l’escalier d’honneur avec ses cinquante marches :

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Nous arrivons dans le salon d’entrée orné d’un plafond à caissons et de lustres en cristal de Baccarat et de sculptures en marbre :

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Maintenant,  nous nous dirigeons vers la salle des fêtes :

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La richesse du lieu évoque la somptuosité des festivités parisiennes.

Nous pénétrons ensuite dans un second salon où Georges Bertrand rendit hommage au monde rural à travers ses peintures :

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Ensuite, nous empruntons un petit corridor orné de vitraux dédiés aux corporations artisanales :

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Et nous achevons la visite par un dernier salon agrémenté d’une magnifique cheminée en marbre. Nous trouvons toujours les peintures murales et les lustres en cristal de Baccarat :

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Si, comme moi, la visite vous a plu…  Sachez que la ville de Paris organise des visites guidées et gratuites pour découvrir ce magnifique bâtiment.

 

Sources : Photos – collection personnelle

 

 

 

Je me souviens…

Je me souviens… Tout a commencé il y a plus de 3 siècles… Le 2 octobre 1657, Ozanne Achon et Pierre Tremblay se mariaient à Montréal, pour le pire et le meilleur…

Le pire étant sans doute les conditions de vie d’alors.

Le meilleur étant que ces deux-là devenaient un des couples fondateurs de la province de Québec, assurant une nombreuse descendance.

Hervé Pencalet a d’ailleurs écrit un très bel article sur Ozanne (cliquez sur le nom) où il met à l’honneur cette femme, grand-mère de tous les Tremblay d’Amérique.

Je me souviens… C’était, il y a sept ans, L’Association des Tremblay de France nous contactait afin d’assister aux fêtes du 350e anniversaire de mariage de Ozanne & de Pierre qui devait avoir lieu le 7 octobre 2007 à Montréal et à Québec. Cette cérémonie réunissait quelques 800 Tremblay d’Amérique, de France et d’ailleurs. Nous étions les seuls Achon présents, mon mari et moi et par un heureux hasard, nous fêtions également notre anniversaire de mariage, le même jour !

L’évènement était important et relayé par divers médias. Nous avons été interviewés à plusieurs reprises et fort surpris de cette « célébrité » soudaine.

Nous découvrions, alors, un pays où la nature était flamboyante sous un magnifique soleil et où les gens nous recevaient comme des membres de leur famille.  Nous avions le sentiment d’être « à la maison » et nous avons d’ailleurs noué des liens d’amitiés très forts avec certains Tremblay.

Je me souviens… C’était, il y a quelques jours, nous sommes retournés  au Canada retrouver nos amis et pour découvrir la Gaspésie et les chutes Niagara.

Là encore,  le sentiment d’appartenance à une famille est présent et les rencontres se multiplient : la première avec Hervé Pencalet, son épouse et sa fille. Nous avons passé une soirée fort sympathique à discuter « généalogie » bien évidement, mais aussi à chanter avec les tables voisines dans le restaurant où nous avions rendez-vous.

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Puis, lors de notre périple, nous avons fait escale à Baie Saint-Paul, la petite bourgade où vécurent Ozanne & Pierre.  Nous avons été reçus par des descendants du couple et l’émotion fut grande lorsque nous avons découvert les stèles dédiées à Ozanne & à Pierre. C’est ainsi que l’histoire et la généalogie nous ont rattrapés… pendant notre voyage d’agrément !

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« Je me souviens » est la devise de la province de Québec…

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Nous nous souviendrons… en attendant notre prochain voyage chez nos cousins !

 

Sources : Photos – Collection personnelle

Le château de Chavaniac…

Poursuivant mes visites estivales en Auvergne, je vous emmène à Chavaniac. Ce village est devenu célèbre grâce à son Seigneur  : Gilbert Motier de La Fayette, Général et Marquis de son état.

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Après avoir quitté la R.N 102, on atteint Chavaniac par une petite départementale. Humblement, le château datant du XVe siècle se dissimule parmi les maisons. En longeant l’allée qui mène à la porte de cette demeure, on ressent d’emblée la grandeur et l’authenticité des lieux. Ici, le terroir est gravé dans la pierre et révèle le caractère du maître de maison : insoumission, combativité et liberté !

Dès l’entrée, on découvre le blason des La Fayette : IMG_8382

Gilbert de La Fayette appartenait à la vieille noblesse chevaleresque d’Auvergne dont l’origine remonte au XIe siècle. Le blason portait la devise : « Vis sat contra fatum » (La vigueur suffit face au destin). Le Maréchal de La Fayette, aïeul du Général avait choisi :  » Cur non ? » (Pourquoi pas ?). En partant pour l’Amérique, Gilbert de La Fayette reprit cette dernière.

La visite commence par un film expliquant les principales étapes de la vie de La Fayette :

  • 6 septembre 1757 :  naissance de Gilbert Motier de La Fayette.
  • 11 avril 1774 : La Fayette qui n’a pas encore 17 ans épouse Marie-Adrienne Françoise de Noailles âgée d’à peine 15 ans dans la Chapelle de l’hôtel de Noailles, rue Saint-Honoré à Paris
  • 1777 : La Fayette a 19 ans et  s’embarque sur la « Victoire » pour aller se battre aux côtés des insurgés américains contre le joug anglais.
  • 1789 : La Fayette est commandant de la Garde Nationale. Il rêve d’une monarchie constitutionnelle mais ne réussit à sauver, ni le roi et sa famille, ni la constitution.
  • 1792 : La Fayette est fait prisonnier par la coalition ennemie, emprisonné en Allemagne, il ne revient en France qu’en 1800.
  • 1830 : La révolution des « Trois Glorieuses » le place à nouveau au premier plan. Il contribue à ramener Louis Philippe au pouvoir.
  • 30 mai 1834 : La Fayette meurt à Paris à 77 ans, fidèle à ses idées de jeunesse. Suivant une de ses volontés, son cercueil a été recouvert de terre américaine et inhumé dans le cimetière de Picpus aux côtés de son épouse décédée en 1807 à 48 ans.

Puis, on découvre une fresque relatant les opinions très diverses des admirateurs et des opposants du Marquis. On poursuit la visite par la « salle de la Haute-Loire » qui raconte ce que fut son enfance. La dernière pièce du rez-de- chaussée est la « salle du trésor ». C’est l’ancien bureau de La Fayette appelé également « salon chinois », on y aperçoit divers objets ayant appartenu au Général.

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Puis, au premier étage, on entre dans la chambre où est probablement né La Fayette. Son père, Gilbert Michel du Motier, Marquis de La Fayette, était Colonel des grenadiers de France et mourut pendant la bataille de Minden (Allemagne) en 1759. Sa mère, Marie Louise Julie de la Rivière était de noblesse bretonne et disparut à son tour, en 1770, laissant le petit Gilbert orphelin à 13 ans. Son grand-père maternel, le Marquis de la Rivière lui laissa une fortune considérable.

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Une pièce du château est dédiée à la Franc-Maçonnerie : Vers 1775, La Fayette âgé de 18 ans rencontra l’Abbé Reynal, un contestataire très érudit et en vogue. L’Abbé Reynal appartenait à la loge des « Neufs Sœurs » à Paris. Cette loge influença le monde littéraire de la Capitale. Initié, La Fayette fréquenta la Loge La Candeur du Grand Orient. Sa qualité de franc-maçon facilitera ses rapports avec Washington,  lui-même grand maître.

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La visite se poursuit par la traversée de divers salons dont le « salon des Philosophes » et se termine par une promenade dans le parc et les jardins.

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La Fayette a eu une destinée hors du commun et reste le français le plus populaire des Etats-Unis. Voilà pourquoi qu’en 1917,  les américains vinrent au secours d’une France exsangue en scandant son nom.

A sa mort, les Etats-Unis décidèrent un deuil national de trente jours.

Le 8 août 2002, le héros des Deux Mondes est fait, à titre posthume, Citoyen d’honneur des Etats-Unis, rare privilège accordé à cinq reprises seulement.

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Cette promenade vous a plu et vous souhaitez en savoir plus, c’est ici : http://chateau-lafayette.com/

 

Sources : La Fayette, La passion de la liberté – René Blin (Rivages Communication) – Photos : collection personnelle     

Le château de Léotoing…

Le château de Léotoing

Cet été, je vous invite à me suivre au gré de mes promenades estivales… Pour commencer, je vous emmène en Auvergne dans le petit village ancestral de Léotoing en Haute-Loire. Ce village de caractère a conservé les traces d’un passé moyenâgeux avec son château, ses remparts, et ses petites maisons.

Maquette du château et du village

Partout à la ronde, on ne voit que lui (le château)… Majestueuses, ses vestiges sont juchées sur un promontoire et dominent la Limagne brivadoise et la vallée de l’Alagnon telles des sentinelles intemporelles. .

Porte dans les remparts

Le château construit au XIVe siècle a appartenu aux Dauphins d’Auvergne. Il a résisté aux attaques des hordes de mercenaires durant la guerre de Cent Ans. Le dernier représentant des Dauphins, Béraud III maria sa fille unique à Louis de Bourbon, Comte de Montpensier. Puis, la seigneurie passa aux mains des Ducs d’Orléans. Laissé, sans entretien le château tomba en ruines à partir du 16è siècle. Vendu comme bien national sous la Révolution, il servit alors de carrière pour les villageois. Cet été, la Communauté de Communes du Pays de Blesle nous invite à remonter le temps  et nous convie à une visite virtuelle du château (cliquez sur le lien pour lecture P.C) et là pour tablette IPAD. Nous découvrons, alors, le château tel qui fut au XVe siècle…

J’ai apprécié la visite et souhaite la partager avec vous…
Bonne promenade dans le passé !
Sources : photos collection personnelle

Une conférence aux Archives Départementales de Paris…

Cette semaine, les Archives de Paris proposait une conférence  :

           « La Première Guerre Mondiale vue par Rudyard Kipling & Arthur Conan Doyle »
                                                               par Laurent Bury
                                            Professeur de littérature anglaise à Lyon-II

à laquelle j’ai assistée.

C’est devant un auditoire attentif que le conférencier, Laurent Bury, débute son exposé et décrit le parcours de ces deux grands écrivains.

Si leur style est très différent, la vie des deux hommes présente beaucoup de similitudes :

Arthur Ignatius Conan Doyle est né le 22 mai 1859 à Edimbourg. Il est écossais mais ses ancêtres sont irlandais et catholiques. Son père, alcoolique sombre dans la folie et est interné.
Arthur est placé chez les jésuites.

Rudyard Kipling est né le 30 décembre 1865 à Bombay. Il est anglo-indien. Son père John Lockwood est professeur de sculpture architecturale. Après sa petite enfance, Rudyard quitte Bombay et est envoyé, avec sa sœur, en Grande Bretagne pour y débuter ses études. Il vit très mal ces années d’isolement et de solitude.

A.C Doyle suit des études de médecine à Edimbourg. Il y croise deux autres écrivains Stevenson et Barry (le créateur de Peter Pan).
Il est marqué par un certain Dr Bell qui dit-on inspira Arthur pour la création de son personnage : Sherlock Holmes.
Parallèlement à ses études de médecine, il publie une première nouvelle à 20 ans.
Puis, entre autre : Une étude en rouge (1887) – Signe des 4 (1890) – Le chien des Baskerville (1902)
A la fin de son cursus, il embarque sur un vaisseau en partance pour l’Afrique en tant que médecin.
Et en 1900, il participe à la guerre des Boers en Afrique du Sud.
Il publie, en 1902, La guerre en Afrique du Sud : ses causes et sa conduite, pour répondre aux accusations menées contre son pays ; ce qui lui vaut d’être anobli par le Roi Edouard VII.

Après ses études, R.Kipling retourne en Inde et y débute une carrière journalistique. Après la publication de plusieurs nouvelles, il part vivre aux Etats Unis.
C’est à la même période qu’il fait connaissance avec A.C Doyle
Il publie : L’homme qui voulut être roi (1888) – Le livre de la jungle (1894) – Capitaine courageux (1897) – Kim (1901)
Il entreprend plusieurs voyages en Afrique du sud et soutient, également, la cause britannique pendant la guerre des Boers.
En 1902, il est, surtout, connu comme poète dans tout le Royaume Uni. Son célèbre poème : « If » ( en français : « Tu seras un homme, mon fils ») écrit en 1910 est encore, de nos jours, le poème le plus prisé en Angleterre.
Il est, le premier britannique, à recevoir le prix Nobel de littérature en 1907.

Parallèlement, les deux hommes se marient.
A.C Doyle a deux enfants : Mary et Kingsley et R.Kipling, lui, a trois enfants : Elsie, John & Joséphine.

Avant la Première Guerre Mondiale, Doyle qui s’intéresse aux sports participe à une course automobile en Allemagne et découvre que le pays se prépare à entrer en guerre.
Kipling, lui, se préoccupe de la rivalité croissante entre l’Allemagne et l’Angleterre à cause de leur flotte navale. Il publie plusieurs articles sur le sujet.

Dès le début du conflit, Kipling et Doyle rejoignent le War Propaganda Bureau (WPB). Cette organisation recense pas moins de 25 grands noms de la littérature britannique. Son objectif est de manipuler l’opinion et d’influencer les Etats Unis afin qu’ils entrent en guerre.

Dans ce cadre, Kipling et Doyle se rendent sur le front et visitent les sites bombardés, entre autre :Ypres en Belgique pour Doyle et Reims pour Kipling.

En 1915, Kipling écrit : France at war (La France en guerre).
En 1916, Doyle publie : A visit to three fronts : glimpses of the british, italian and french lines (Visite sur les trois fronts : aperçu des lignes britanniques, italiennes et françaises)
Ces deux livres ont été traduits par Laurent Bury et n’avaient pas été republiés depuis leur parution.

La guerre marque à jamais les deux hommes. Ils perdent chacun leur fils « chéri » :
Kingsley Doyle né en 1897, est grièvement blessé pendant la bataille de la Somme en 1916 et meurt de la grippe espagnole en 1918.
John Kipling, né également en 1897, ne devait pas participer à l’effort de guerre à cause d’une myopie importante. Son père a fait jouer ses relations afin qu’il soit enrôlé. John est porté disparu en septembre 1915 pendant la bataille de Loos (Artois). Il a 18 ans.

Rudyard atteste de son accablante culpabilité lorsqu’il écrit en 1918 :

                   Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts,

                   Dites-leur : parce que nos pères ont menti.

Il meurt le 18 janvier 1936 à Londres.

Quand à Doyle, la guerre emporte, outre son fils : deux de ses neveux, deux de ses beaux-frères et son frère cadet. Il ne se remettra jamais de son chagrin et plonge dans le désespoir. Il se tourne vers le spiritisme et les sciences occultes.
Il meurt le 7 juillet 1930 à Crowborough.

Sur ces paroles, Laurent Bury, achève sa conférence.
Si celle-ci m’a éclairée sur la vie romanesque de Rudyard Kipling et de Sir Arthur Conan Doyle, je regrette que le contenu des deux livres, qu’il a traduit, n’aie pas été mis plus en lumière.
Je suis restée sur ma faim…

J’ai donc acheté les deux livres et je vais m’empresser de les lire :

 

Editions : Les Belles Lettres – Mémoires de guerre

Code ISBN : 978 2 251 31007 7 (Doyle)
                     978 2 251 31008 4  (Kipling)

L’Hôtel de la Marine…

 
 

En décembre dernier, j’ai visité l’Hôtel de la Marine qui abrite le Ministère du même nom. 
Pour y pénétrer, il faut montrer « patte blanche » en justifiant de son identité et être accompagné d’un guide conférencier.

Le bâtiment se situe sur la Place de la Concorde, magnifique place parisienne, à l’angle de la rue Royale et a été classé monument historique en 1862.

C’est Louis XV qui le commanda à l’architecte Ange-Jacques Gabriel en 1757. Sa construction dura plus de 15 ans.

L’édifice était destiné à abriter le Garde-Meubles Royal.
Le public pouvait visiter les galeries de « la Quasimodo à la St-Martin » (de Pâques à la Toussaint) et admirer les différentes collections de meubles, de tapisseries et d’objets divers destinés aux châteaux royaux  et bien sûr les Joyaux de la Couronne.
En 1789, la veille de la prise de la Bastille, le bâtiment fut pillé par le peuple.
En 1792, ce sont les bijoux qui furent dérobés, dont le fameux « Régent ».

En pénétrant dans le bâtiment, je découvre l’Escalier d’honneur ou  Grand degré. Je l’emprunte pour accéder aux galeries comme l’avaient fait avant moi les visiteurs au XVIIIe siècle.


A l’étage, je longe la Galerie des ports de guerre avant de pénétrer dans les Salons diplomatiques et la Salle à manger et le Salon d’honneur. C’est dans ce salon qu’eut lieu le bal donné en l’honneur du sacre de Napoléon 1er en décembre 1804. Il servit également d’hôpital de campagne pendant la guerre de 1870 contre les prussiens.
Ces salons sont toujours utilisés pour les réceptions ministérielles.

La visite se poursuit par le Boudoir dit de Marie-Antoinette. Moment d’émotion : c’est dans cette petite pièce que le procès verbal de l’exécution de la reine fut signé en 1793 (An II de la République) :

Puis, j’entre dans le Salon d’angle ou Salon des « Sacrifices » au magnifique décor XVIIIe .
Par les fenêtres, j’aperçois la rue de Rivoli et le Jardin des Tuileries :

Je m’engage, ensuite, dans la Salle à manger de Thierry de Ville d’Avray.
Louis XV le nomma Surintendant du Garde-meubles en 1784. Il s’employa à embellir l’Hôtel et apporta un soin particulier à la présentation des Joyaux de la Couronne.

Au 18è siècle, l’usage des salles à manger s’est généralisé. Avant les repas étaient servis dans les chambres ou les antichambres.

Puis, j’accède à l’Antichambre carrelée ou Grand vestibule, la Bibliothèque et le Cabinet d’audiences du Surintendant. C’est dans cette dernière pièce que fut signée, en 1848, l’abolition de l’esclavage en France par Victor Schœlcher, Secrétaire d’état aux colonies et Louis Arago, Ministre de la Marine.

La visite s’achève par la Chambre dite de Marie-Antoinette : Cette pièce fut aménagée en chambre d’apparat pour la Dauphine lors de son mariage avec le futur Louis XVI.
Mais Marie-Antoinette n’a vraisemblablement jamais occupé cet appartement :

Plus près de nous, le bâtiment fut occupé par la Kriegsmarine pendant la Seconde guerre mondiale et l’occupation allemande.

 
D’ici la fin de l’année 2014, l’Etat-Major de la Marine quittera les lieux pour aller s’installer dans les nouveaux locaux du Ministère de la Défense.
 
Que va devenir ce magnifique bâtiment, témoin de nombreux épisodes de notre Histoire?
 
 
 
Sources : Notes prises pendant la visite – Photos : collection personnelle
 
 
 

Randonnai… Berceau des Tremblay !

C’est avec une météo automnale, que le 12 octobre, nous nous sommes rendus à Randonnai, petit village du Perche dans le département de l’Orne.

L’association des Tremblay de France (A.T.F) célébrait son 25è anniversaire :  130 personnes étaient présentes et parmi elles : deux « Achon ».

Et pour la circonstance, douze membres de l’association des Tremblay d’Amérique (A.T.A) menés par leur Président Pierre Tremblay et son épouse Paulette avaient traversé l’Atlantique pour rejoindre la terre natale de leurs aïeux.

La journée fut marquée par diverses cérémonies empreintes de solennité en présence de Monsieur le Maire de Randonnai mais aussi des Maires de Chambon et Puyravault, petites communes de Charente Maritime.
Après les discours, des cadeaux de courtoisie ont été offerts aux officiels.

Pierre, Président de l’A.T.A  a ainsi remis un « bâton de paroles » aux élus des trois communes. Ce bâton issu de l’art indien Huron symbolise la sagesse des anciens : celui qui le tenait disait ce qu’il avait à transmettre et les autres l’écoutaient sans l’interrompre.

Le point culminant de la journée a été la visite de la maison natale de Pierre Tremblay appelée « La Filonnière  »  puis nous avons admiré la stèle : « Au-delà de l’horizon ».
Ce monument a été réalisé par un artiste de Québec, Marc Fougère, qui s’est rendu à Randonnai pour le sculpter.
Il rend hommage aux 281 percherons qui ont quitté leurs villages pour se rendre en Nouvelle-France en même temps que Pierre Tremblay.

Des liens très forts unissent les deux associations, et c’est avec enthousiasme que tous les descendants présents ont rendu hommage à leur ancêtre commun : Pierre Tremblay !

Pierre Tremblay a 21 ans en 1647 lorsqu’il quitte Randonnai et embarque à La Rochelle pour la Nouvelle France.
Dix ans plus tard, c’est au tour de Ozanne Achon, 25 ans, du village de Chambon en Aunis, d’embarquer du même port pour rejoindre les quais de Québec.

Tous deux se marient en 1657 et auront douze enfants dont dix survivront : 6 filles et 4 garçons.

Pierre décède en 1688. Ozanne disparaît à son tour en 1707 à 75 ans.

Pierre Tremblay & Ozanne Achon sont les parents de tous les Tremblay d’Amérique : environ
150 000 descendants dont 80 000 résidant au Québec, soit 1% de la population de cette province.

Belle famille, n’est-ce-pas ?

Et comme l’a justement décrit, un de nos amis québécois : tout cela est bien « émotionnant »!…

A lire également l’article que Hervé (@La généalogie d’Hervé) avait écrit lors du Challenge AZ sur : Ozanne Achon, mère de tous les Tremblay d’Amérique.

Sites internet : Association Tremblay d’Amérique : www.genealogie.org/famille/tremblay/
                        Association Tremblay France : www.tremblaydefrance.fr
                        La généalogie d’Hervé : http://www.pencalet.com