#Généathème… Journée mondiale du blog…

Aujourd’hui 31 août, nous fêtons la « journée du blog » et dans quelques jours, Ciel ! Mes aïeux soufflera cinq bougies.

Quelle belle occasion pour le célébrer, n’est-ce-pas ?

Aussi méfiants l’un que l’autre, toi avec tes pages blanches et moi avec mes interrogations, nous grandissons ensemble et prenons de l’assurance au fil du temps créant une belle complicité.

Certes, tu es chronophage ! Tu exiges, tu rejettes… me renvoyant à ton écran blanc.

Mais quand tu apprécies mes articles, tu le dis aussi !

A ta création, imaginais-tu le petit succès que tu rencontrerais ?
Allez ! Pas de fausse modestie… Cette année, n’as-tu pas traversé l’Atlantique pour y être référencé !
Du coup, ton nombre d’abonnés a ostensiblement augmenté puisque tu en comptes 1698 à ce jour.

Pour ma part, j’ai rédigé quelque 255 billets avec celui-ci.
De ton côté, tu as été vu 109 174 fois.

Nous pouvons être fiers tous les deux… Et mes ancêtres également !

Je te remercie pour tout le plaisir que tu m’apportes.
Que dirais-tu de continuer cette belle aventure !

 

Sources : Image : blogger.jpg

 

L’Avent… Jour 13…

À la Sainte-Luce, le jour croît d’un saut de puce.

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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de naissance de Reine Constance Angelina DOUVILLE, née le 13 décembre 1832 à Mondeville dans le Calvados.

Nous n’avons pas de liens directs. Elle est, ce que l’on appelait auparavant, « une pièce rapportée ».

Elle est ouvrière en dentelle et à l’âge de 18 ans, elle épouse Jacques Alexandre FOUQUES, né le 28 août 1825 à Mondeville.
Jacques Alexandre est le frère aîné de mon Sosa 60, Alphonse Adolphe Aimé.

 

Sources : A.D Calvados – Mondeville
Image : collection personnelle

Un ancêtre et des archives…

Ou comment retracer la vie d’un ancêtre en utilisant seulement les archives familiales, les archives municipales et départementales :

Pour cela, j’ai choisi de vous conter la vie de Reymond ACHON, grand-père et Sosa 4 de Monsieur :

Reymond nait , le dimanche 29 novembre 1874 à 6h du matin, à Clamont, un hameau de Lorlanges en Haute-Loire (43) dans la ferme de ses parents.
Jean, son père est âgé de 26 ans et Marguerite Delherme, sa mère, 27 ans comme l’indique son acte de naissance :

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Clamont

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Reymond est âgé de deux ans, quand nait sa sœur, Noémie, le 10 novembre 1876.

Seul garçon, le destin de Reymond est tracé… Il sera cultivateur et reprendra la ferme de ses parents.
Et comme tout garçon, il doit effectué sa conscription. Il est appelé sous les drapeaux sous le matricule 1883, le 16 novembre 1895 dans le canton de Blesle, subdivision d’Aurillac (Cantal).
Sa fiche matricule et son livret militaire indiquent son signalement : Cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front large, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, il mesure 1m73 et n’a pas de marques particulières.
Son degré d’instruction est de niveau 3, c’est à dire qu’il sait lire et écrire ; mais il ne sait pas nager.

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Il est incorporé au 16e régiment d’artillerie à compter du 16 novembre 1895 et y arrive le même jour. Son instruction militaire débute le lendemain, 17 novembre. Il devient artificier le 30 octobre 1896  et est envoyé dans la disponibilité le 22 septembre 1898 avec un certificat de bonne conduite accordé.
Il fête sa démobilisation dignement avec ses compagnons :

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Quelques années plus tard, il épouse Adèle CHAZAL, le 17 novembre 1906 à 11h du matin. Il a 31 ans et Adèle, 22 ans comme l’indique leur acte de mariage.
Adèle est née à Paris 10e, au 6 bis rue des Récollets, le 16 mars 1884. Ses parents, Félix et Magdeleine MICHEL, brocanteurs, sont décédés. Adèle réside chez son grand-père paternel, Antoine à Bionsac, commune de Léotoing (43).

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Les bans du mariage sont publiés les 4 et 11 novembre dans les mairies de Léotoing et de Lorlanges.
Un contrat de mariage est établi chez Me Pierre BERTRAND, notaire à Lorlanges, le 27 octobre 1906.
Les futurs époux adoptent le régime de la communauté réduite aux acquêts :

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Adèle apporte en dot :
– son trousseau composé des habits, linges, bijoux et dorures à son usage, évalué à 300 Frs,
– un lit en bois dur composé d’un sommier, d’un matelas, six draps, une couverture en laine, un traversin, deux oreillers, le tout estimé à 150 Frs,
– Une somme de six francs en argent ou créances d’un recouvrement certain.

Reymond, apporte uniquement ses habits et linges à son usage évalués seulement à 100 Frs.

Reymond et Adèle ont six enfants, une fille et cinq garçons :
– Yvonne Thérèse, née le 2 août 1907
– Adolphe, né le 1er juin 1909
– Alphonse, né le 19 octobre 1911
Gabriel, Sosa 2, né le 15 juin 1914
– Georges, né le 8 juin 1917
– Fernand, né le 22 novembre 1922.

Pour connaitre la composition de la maisonnée, je consulte les recensements de population.
En 1886, les recensements sont succincts et m’apprennent qu’il existe 10 maisons composées de 10 ménages pour un total de 40 individus.
Ceux de 1926 et de 1931 me donnent les détails suivants :

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Reymond est père de quatre enfants quand sonne la mobilisation générale lors de la déclaration de la Première Guerre Mondiale.
Il est, à nouveau, appelé sous les drapeaux, le 5 août 1914 et incorporé au 14e Bataillon du 10e Régiment d’artillerie à pied, puis passe dans le 16e Régiment d’artillerie pour finir au 113e Régiment d’artillerie lourde.
Père de cinq enfants, il est dirigé vers le dépôt des isolés du 36e R.A à Moulins (03), le 17 août 1917.
Il reçoit son congé définitif de démobilisation, le 11 février 1919.

Il adhère à l’Office National du Combattant et reçoit sa carte de combattant le 17 janvier 1929 :

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Reymond décède le 13 juillet 1931 à 11h du matin, à son domicile. Il a 56 ans, selon son acte de décès. Il est inhumé dans le cimetière de Lorlanges, le mercredi 15 juillet.
Un hommage lui est rendu dans la presse locale :

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Et voilà une vie reconstruite avec l’aide des archives.
Avez-vous déjà pratiqué cet exercice ?

Sources :
Image : Collection personnelle
Archives familiales : Livret militaire – Faire-part des Cent jours – Contrat de Mariage – Carte de combattant – Journal L’avenir du plateau central
Archives départementales Haute-Loire : Acte de naissance Lorlanges (6 E 139/10) – Recensements de population (6 M 149) – Acte de mariage Léotoing (1925 W 424)
Archives départementales Cantal : Fiche matricule militaire Aurillac (1 R 1596)
Archives municipales Lorlanges : Acte de décès

 

 

 

 

 

Juno Beach, hommage au Canada…

Cette semaine, je me  suis rendue aux Archives Départementales du Calvados à Caen.
Mes recherches effectuées, j’ai effectué un petit pélerinage dans la petite station balnéaire où j’ai passé mes 15 premiers étés : Bernières sur Mer !

Si la petite commune n’a guère changé, les stèles commémoratives célébrant le Débarquement ornent le paysage.
J’ai grandi autour de ces deux monuments et du blockhaus allemand  :FullSizeRender (1)IMG_1899IMG_1892Depuis, différentes plaques et un inukshuk ont été dédiés aux soldats morts :IMG_1893

IMG_1896IMG_1895 (1)IMG_1887C’est sur ce petit bout de littoral long de 9 km, entre Ver-sur-Mer et Saint-Aubin sur Mer, que la 3e Division d’Infanterie et la 2e Brigade Blindée Canadienne ont débarqué le 6 juin 1944 à 7h45 :

IMG_1919La plage Juno était défendue par des barbelés, quelques 14 000 mines, des mitrailleuses qui se trouvaient dans les propriétés en bordure de mer et les blockhaus.
A marée montante et à cause du mauvais temps, il s’avéra difficile de neutraliser les mines submergées et un tiers des barges de débarquement furent endommagées ou détruites à leur arrivée.

Juno fut l’une des zones les plus dangereuses pour les alliés.
Il a été estimé que les chances de survie des soldats canadiens de la première vague étaient de 50%.
Ainsi, une compagnie du régiment « Queen’s Own Riffles » perdit la moitié de ses effectifs sur la plage.
Avec l’arrivée du Régiment francophone de la Chaudière, les alliés neutralisèrent les défenses allemandes.
A 9h30, Bernières était libéré. A 11h45, le Général Keller installa son P.C dans cette maison :maison bernieresFullSizeRenderAujourd’hui, elle devenue la maison des canadiens :IMG_1898Parmi la 3e Division d’Infanterie se trouvaient plusieurs sections d’agents de liaison dont la particularité était de posséder une bicyclette.
Celle-ci devait leur permettre de progresser rapidement à travers la campagne à leur arrivée.
Cette stèle témoigne de leur passage :

IMG_1881Emouvant, ces petits hommages déposés par des visiteurs lors des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement en juin 2014 :FullSizeRender (2)FullSizeRender (3)Puis, je me suis rendue au cimetière militaire de Bény sur Mer à quelques lieues de Bernières.
C’est là que reposent plus de 2 000 soldats canadiens dont 19 non identifiés, un soldat français et quatre soldats britanniques.
Ces soldats sont principalement tombés au combat entre le 6 juin et le 18 juillet 1944, prise de la ville de Caen :IMG_1910IMG_1907IMG_1911Il existe un autre cimetière à Cintheaux/Bretteville sur Laize où sont enterrés la plupart des 5 500 canadiens qui ont donné leur vie lors du Débarquement en Normandie.
Mais, ils sont 45 000 à avoir perdu la vie lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Parmi les civils, certains de mes ancêtres ont vécu le Débarquement, notamment ma Maman qui vivait à l’époque à Gray Sur Mer.

SOUVENONS-NOUS !

 

Sources :
Images : collection personnelle et normandie44.canalblog.com
Juno – L’assaut canadien – par Yann Magdelaine – OREP Editions

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… Z comme Zaletti…

Notre voyage dans la cuisine des ancêtres s’achève comme il a commencé… en Italie !

J’ai eu la chance de me rendre plusieurs fois à Venise, la Sérénissime… notamment pendant son carnaval.

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Une tradition qui se perpétue depuis le Moyen Age. La fête commence dix jours avant le mercredi des Cendres et s’achève le Mardi Gras.

Son but original était d’abolir les contraintes sociales, le riche devenait pauvre et vice versa… Les masques et les costumes permettaient une certaine liberté et la population pouvait transgresser les règles sans se faire reconnaître.
Durant l’occupation des troupes du Directoire, Napoléon Bonaparte interdit le carnaval ce qui déplut aux vénitiens. Quelques temps après, les autrichiens le réhabilitèrent.
Tombé en désuétude un certain temps, le carnaval a retrouvé son éclat depuis les années 1980 et est devenu un évènement touristique majeur.

Pendant le carnaval, la tradition veut que l’on mange des « zaletti » ou « zaeti ».
Créés au XVIIe siècle et initialement appelés « gialletti » à cause de leur couleur due à la farine de maïs… Gialletti a donné zaletti !

Ingrédients pour 30/35 Biscuits :
200 g de farine + 200 g de farine de maïs – 150 g de sucre – 150 g de beurre – 4 jaunes d’œufs – 100 g de raisins secs – Le zeste d’un demi-citron – Une pincée de sel – Un petit verre de Grappa ou de Rhum

Faites trempez les raisins dans la grappa ou le rhum
Coupez le beurre en petits morceaux
Dans une jatte, battez les jaunes d’œufs avec le sucre
Ajoutez peu à peu les farines mélangées, le sel, le zeste de citron, le beurre
Travaillez la pâte énergiquement et ajoutez les raisins ramollis
Formez un boudin de 5 à 6 cm de diamètre
Placez au frais pendant 30 mn
Découpez- le en tranches d’un demi-centimètre
Donnez une forme de losange ou allongez tout simplement
Disposez les biscuits sur une plaque de cuisson
Mettez à cuire dans un four chauffé à 180° :
– 10 mn pour obtenir des biscuits friables et jaunes
– jusqu’à 20 mn pour des biscuits plus secs et ambrés,
selon vos goûts.

Ces petits biscuits se conservent plusieurs jours dans une boite en métal.

 

Sources :
Sites : Wikipédia.org – lacuisineitalienne.fr
Photo : Collection personnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… Y comme Yod Kerc’h…

Après la diète imposée par la lettre X, je me rattrape avec la lettre Y…
Cependant, trouver une recette ancestrale commençant par Y s’est révélé être aussi un défi….  Mais, la langue bretonne et mes ancêtres armoricains m’ont aidée !

Le second défi a été de réaliser ce plat !

Le Yod Kerc’h est une bouillie d’avoine roborative et énergétique, normalement salée, qui se mange délayée dans du lait ribot (lait fermenté et aigre) et autrefois consommée en Basse Bretagne, particulièrement dans le Léon, par les plus pauvres.

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Jadis, elle était préparée à partir d’avoine grillée et moulue.
Le mélange « avoine et son » était mis à tremper la veille.
Au matin, le son étant remonté à la surface, il était retiré et donné en nourriture aux cochons.
La farine était égouttée avant d’être mélangée à du lait ribot ou à de l’eau afin d’obtenir la consistance désirée.
La bouillie était ensuite cuite dans un chaudron pendant une bonne heure et touillée avec un bâton appelé baz-yod (bâton à bouillie)
La dégustation se faisait à même le chaudron, chacun creusant son propre puits pour y  faire fondre un morceau de beurre.
Le jour suivant, la bouillie refroidie et solidifiée était coupée en tranches ou en morceaux et était frite dans une poêle.

Aujourd’hui, on utilise de la « crème d’avoine » prête à l’emploi.

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J’en ai donc acheté  lors d’un week-end passé en Bretagne !

Voici la recette telle que mentionnée sur le paquet. J’ai adapté les quantités car j’ai été la seule à goûter la recette, allez savoir pourquoi… 😉

Ingrédients pour 4 : 250 g farine d’avoine – Un litre de liquide (lait ou eau) – Beurre – Sel ou sucre

Délayez la farine avec le liquide dans une casserole à fond épais
Laissez épaissir en remuant constamment pour éviter les grumeaux
Couvrez et laissez mijoter pendant une demi-heure sur feu doux.
A la fin de la cuisson, salez ou sucrez, à votre convenance.
Ajoutez du beurre cru.
A déguster avec une bolée de cidre ou du lait ribot.

En toute honnêteté, je vous avoue que ce n’est pas le meilleur met que j’ai goûté, bien qu’il soit nourrissant et rassasiant.
Mais, bizarrement, c’est sans doute la recette qui m’a le plus émue, non par la saveur, mais par ce qu’elle m’a enseignée : j’ai touché du bout des doigts, plus exactement du bout de la langue… ce que mes ancêtres, humbles gens, mangeaient au quotidien !

Ailleurs, on trouve des recettes similaires : en Corse, avec la « pulenda » réalisée avec de la farine de châtaignes ou en Italie, avec la « polenta » réalisée avec de la farine de maïs.

 

 

Sources :
Sites et image : Wikipédia.org –  Keldélice.com
Photos : Collection personnelle

 

 

 

 

#ChallengeAZ… W comme Waterzoï…

Le waterzoï est un plat belge provenant de Gand.
Son nom signifie « eau qui bout » en flamand.
Ce plat a franchi les frontières pour devenir un incontournable de la cuisine du Nord de la France.

A l’origine, plat de pauvres, il était confectionné avec des poissons d’eau douce, des légumes et du riz.
Lorsque les villes se sont industrialisées, la bourgeoisie s’est emparée de la recette mais a voulu se démarquer en substituant le poulet au poisson.
Ironie du sort, le poisson produit bon marché hier est devenu aujourd’hui coûteux et inversement pour le poulet.

Pour le Challenge, je vous propose un waterzoï au poulet :

Ingrédients pour 4/6 pers. : Un poulet fermier de 1,5 kg – 1 litre de bouillon de volaille – 3 blancs de poireaux – 2 branches de céleri – 2 oignons – Quelques brins de persil – 80 g de beurre – 2 jaunes d’œufs – 2 cuillères à soupe de crème fraîche – le jus d’un demi-citron – sel & poivre.

Plongez le poulet dans le bouillon de volaille et faites frémir pendant 30 mn – Au bout de ce temps, sortez le poulet et découpez-le en morceaux –
Epluchez les légumes et émincez les
Faites fondre 40 g de beurre dans une cocotte. Ajoutez le persil et la julienne de légumes – Salez & poivrez – Laisser cuire 20 mn à feu doux
Puis, déposez les morceaux de poulet sur les légumes et mouillez avec le bouillon jusqu’à hauteur – Laissez mijotez encore 30 mn.
Passé ce temps, sortez les morceaux de poulet –
Délayez les jaunes d’œufs avec la crème fraîche et le jus du demi citron. Ajoutez au bouillon et laisser chauffer 5 mn sans faire bouillir
Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire et remettez les morceaux de poulet dans le bouillon crémé
Servez avec des tartines de pain grillé et beurrées avec le reste de beurre ou des pommes de terre vapeur.

Je ne connaissais pas ce plat qui est une belle découverte ! On peut le comparer à une blanquette de volaille ou à une poule au pot.

 

 

Sources :  sites Wikipédia – stjosse.irisnet.be
Le petit Larousse des saveurs des régions de France
Image : Collection personnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… T comme Tarte au Maroilles…

Avec le lettre T, nous revenons en Picardie…

* »Si tout l’monde y savot comme ch’est bon l’cuisine de ch’nord, i kérottent edsus comme des mouques. »

Dans cette région, il existe un fromage à l’odeur caractéristique et à la saveur corsée… Oui, je veux parler du maroilles ou marolles !

Le maroilles est dérivé d’un autre fromage appelé craquegnon, fabriqué au VIIe siècle par les moines de l’Abbaye de Maroilles. En 960, à la demande d’Enguerrand, Evêque de Cambrai, le fromage fut affiné plus longuement et pris le nom de maroilles.
Il était un des produits dus par les paysans au titre de la Dîme.

Suivez-moi dans mon petit estaminet (auberge)…
Installez-vous confortablement pour déguster la fameuse, la goûteuse, l’odorante tarte au maroilles :

Ingrédients pour 4 personnes : 10 g de levure de boulanger ou un demi sachet de levure déshydratée – 15 cl de lait tiède – 200 g de farine – 1 œuf – 40 g de beurre fondu – 1/4 de maroilles (180g environ) – sel et poivre –

Préparez la pâte : délayez la levure dans le lait tiède – Tamisez la farine dans une jatte – Creusez un puits au centre – Ajoutez l’œuf, le beurre fondu, le lait avec la levure et une pincée de sel – Mélangez le tout au fouet jusqu’à obtenir une pâte homogène mais collante
Beurrez un moule à tarte (diamètre 26cm) et versez la pâte en l’étalant et en l’égalisant à l’aide d’une spatule – Couvrez d’un linge et laissez lever 1h  à température ambiante –
Préchauffez le four à 200° (Th. 6/7)
Coupez le maroilles en tranche – Quand la pâte est levée, déposez les tranches de fromage dessus –
Poivrez légèrement
Enfournez et laissez cuire pendant 20 à 25 mn
Servez avec une salade verte.

Voilà une recette au caractère très affirmé que je vous recommande !

 

*Traduction : « Si tous savaient comme la cuisine du nord est savoureuse, ils tomberaient comme des mouches. » S. Seuron

Sources :
Sites : Wikipédia.org – Le Messager.fr
Recette : Le petit Larousse des saveurs des régions de France
Image : Collection personnelle

 

#ChallengeAZ… R comme Rissoles de Coucy…

 

Autrefois, nos ancêtres appréciaient et entretenaient les légendes et, certaines remontant au Moyen Age perdurent toujours.

Ainsi, en Picardie, dans le village de Coucy le Château, la fête des rissoles a lieu tous les ans sous l’égide d’une confrérie :

Cette fête rend hommage aux Sires de Coucy dont l’un d’entres eux, Enguerrand II, terrassa une bête féroce ressemblant à un lion. Ce monstre terrorisait les habitants de la contrée. La victoire du chevalier engendra des fêtes et des réjouissances et pour le remercier, on imagina une cérémonie des plus bizarres qui se renouvelait trois fois par an et qui durait encore peu de temps avant la Révolution…
Ainsi, les jours de Pâques, de Pentecôte et de Noël, l’abbé de Nogent (on ne sait pas pourquoi cet abbé plutôt qu’un autre se trouva désigné à cet effet) entrait le matin à Coucy, par la porte de Laon, ayant un fouet à la main et monté sur un cheval isabelle dont la queue et les oreilles étaient coupées. Il avait devant la poitrine un semoir de toile blanche rempli de blé et un panier débordant de rissoles. Il était suivi d’un chien roux, privé de la queue et des oreilles, et au cou duquel se balançait ridiculement, une rissole. L’abbé, ainsi équipé, s’avançait jusqu’au pied du donjon, où, au claquement de son fouet, il faisait trois fois le tour d’un lion de pierre accroupi sur nue dalle supportée par trois autres lions couchés ; et s’il ne manquait rien à son accoutrement, il était admis à présenter ses hommages. Il descendait de cheval, mettait un genou en terre et embrassait le grand lion. Le sire de Coucy s’emparait ensuite des rissoles, les distribuait à la foule et scellait l’acte d’hommage avec un cachet spécial représentant un abbé mitré et crossé dont les extrémités du corps se terminaient en pied de bouc…

Cette histoire divisa les historiens : vraie pour certains, affabulation pour d’autres…

Et si, aujourd’hui, il n’y a plus de monstre rodant dans la forêt de Coucy, les rissoles sont toujours emblématiques de la cuisine picarde :

Ingrédients pour 4 : Une pâte feuilletée – 200 g viande de porc – 200 g de viande de veau – 2 oignons – 3 gousses d’ail – Sel & poivre – Un jaune d’œuf

Abaissez la pâte feuilletée
Découpez 4 grands ronds de pâte à l’aide d’un emporte-pièce
Hachez les viandes avec une grille moyenne
Salez – poivrez
Ajoutez les oignons et l’ail finement émincés
Malaxez
Faites revenir la préparation dans une poêle, 5 mn à feu doux
Préchauffez le four à 200°
Déposez la farce au centre de chaque rond de pâte
Mouillez les bords avec de l’eau et repliez en deux pour former un chausson
Dorez  avec le jaune d’œuf dilué dans un peu d’eau
Enfournez pendant une vingtaine de minutes jusqu’à ce que les rissoles soient bien dorées.
Servez bien chaud.

Les rissoles peuvent se cuire dans une huile de friture. En fin de cuisson, éliminez l’excès d’huile sur du papier absorbant.

 

A dévorer comme un lion… !

 

 

Sources : http://barisis.free.fr/castelaisne/Ulauss.PDF – www.cuisinealafrancaise.com
Photos : Collection Personnelle

 

 

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… Q comme Quatre-quarts…

 

 

Aujourd’hui,  petit retour au pays des Menhirs et du Chouchen… pour déguster une spécialité connue de tous : le quatre-quarts.

Il est mentionné pour la première fois en 1893. Il est ainsi nommé car quatre ingrédients sont utilisés, en quantité égale, pour sa réalisation : des œufs, du beurre, du sucre et de la farine.
Jadis, en Bretagne, il était le dessert dominical par excellence.

Ce gâteau me rappelle l’enfance et ses fameux « 4 heures ».

Alors, je n’y vais pas par quatre chemins pour vous livrer la recette :

Ingrédients : 4 œufs pesés avec leur coquille  – farine : même poids que les œufs – sucre : même poids que les œufs – beurre (salé) : même poids que les œufs – un sachet de levure chimique –

Préchauffez le four à 180° (Th.6)
Faites fondre le beurre dans une casserole ou au micro-onde. Laissez refroidir.
Dans une jatte, battez les œufs avec le sucre au fouet électrique pendant 5 mn. Le mélange doit blanchir et doubler de volume.
Mélangez la farine et la levure.
Versez en pluie dans le mélange œufs /sucre en continuant à battre.
Ajoutez le beurre fondu en continuant à mélanger.
Versez la préparation dans un moule à cake préalablement beurré et fariné (sauf si vous utilisez un moule en silicone)
Enfournez pendant 50 mn. Vérifiez la cuisson en piquant le gâteau avec une lame de couteau qui doit ressortir sèche

Si le gâteau colore trop vite, recouvrez le moule d’une feuille de papier d’aluminium.

Laissez refroidir avant de démouler sur une grille.

Je ne sais pas pour vous… Pour ma part, j’aime compter jusqu’à quatre ! Un vrai régal !

 

 

Sources : Dictionnaire Historique de la Gastronomie – L’histoire à la casserole – Henri Pagaillem – Editions Télémaque
Photos : Collection personnelle