#ChallengeAZ… F comme Fallue et Fiadone…

 

La fallue et le fiadone… Elle est normande, il est corse… Ces deux-là n’avaient guère de chance de se rencontrer…  Mais le Challenge,  grand entremetteur,  les réunit sur cette page  !

La fallue ou falue vient de « falle » qui veut dire « estomac » en patois normand.

 

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Cette brioche a été créée par nos aïeules qui la fabriquaient principalement à l’Epiphanie ou les jours de fête. Elles ajoutaient de la crème, des œufs, et du sucre à la pâte à pain. La fallue était prête !

Elle se consommait essentiellement avec la teurgoule accompagnée d’un *moque de cidre.

Au moment de la fête des rois, nos ancêtres entonnaient ce refrain en la dégustant  :

Voilà coupée la fallue,

Faut savoir qui est le roi,

En chantant à tête nue,

En chantant tous d’une voix,

Le roi boit, le roi boit,

                                                  Le pain à Dieu, s’il vous plait !

Certes, je n’ai pas l’air… Mais, j’ai la recette que voici :

Ingrédients pour deux fallue : 650 g de farine, 100 g de sucre, 100 g de beurre, 4 œufs,  40 cl de crème fraiche épaisse, 15 g de levure boulangère ou un sachet de levure déshydratée, une pincée de sel (diviser les quantités par deux pour une fallue)

Dans une grande jatte, versez la farine tamisée en fontaine et creusez un puits au centre –
Ajoutez la levure délayée dans un peu de lait tiède, puis le sucre, les œufs mélangés à la crème, le beurre ramolli mais non fondu, une pincée de sel.
Mélangez le tout à la main et travaillez la pâte qui doit rester un peu collante.
Recouvrez la jatte d’un linge et laissez lever à température ambiante pendant deux heures.
Passé ce temps, retravaillez votre pâte.
Divisez en deux pâtons.
Aplatissez avec la paume de la main et pliez en trois.
Donnez une forme allongée.
Placez les patons sur une plaque de cuisson.
Laissez lever encore une heure –
Puis, entaillez le dessus du pâton avec une paire de ciseaux (autant d’entailles que de convives selon la tradition)
Dorez avec un mélange jaune d’œuf/lait
Préchauffez le four à 190° (Th. 7/8)
Enfournez la fallue et laissez cuire pendant 30mn en surveillant la cuisson.

La fallue se sert tiède de préférence, mais froide, elle est également délicieuse. Elle est irrésistible au petit déjeuner, toastée et nappée de confiture. Elle se conserve deux, trois jours enveloppée dans un linge.

*Le moque est le récipient dans lequel on sert le cidre

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Le fiadone est le gâteau corse, par excellence, réalisé notamment pour les fêtes de fin d’année ou pour Pâques. Son ingrédient essentiel est le brocciu, fromage frais de brebis.

A l’origine, il était fabriqué dans le nord de la Corse avant que tous les insulaires ne l’adoptent. Il viendrait des « fiadoni » (flan italien) dont l’origine est signalée dans des livres culinaires datant du 16e siècle.

Une ancêtre corse de mon petit-fils fut enlevée par son prétendant. Il la ramena à Marseille et l’épousa sans le consentement des parents. Elle ne revit ni son île, ni le fiadone !

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Ingrédients pour 4 pers. : 250 g brocciu frais – 1 citron – 3 œufs – 100 g sucre en poudre – 1 cuillère à soupe d’Acquavita (facultatif) – 20 g beurre – 1 pincée de sel –

Egouttez le brocciu dans une passoire fine
Prélevez les zestes du citron –
Portez à ébullition de l’eau dans une casserole et blanchissez les zestes pendant 3mn –
Egouttez et hachez finement
Cassez les œufs en séparant les blancs des jaunes
Dans une jatte, mélangez les jaunes avec le sucre jusqu’à obtenir une préparation lisse et crémeuse
Ajoutez le brocciu égoutté, les zestes de citron et l’Acquavita (facultatif)
Préchauffez le four à 180° (Th. 6/7)
Battez les blancs d’œufs en neige avec une pincée de sel
Incorporez au mélange œufs/brocciu en tournant et en soulevant toujours dans le même sens
Beurrez un moule à manqué –
Versez la préparation –
Egalisez la surface
Enfournez et  laissez cuire pendant 30 à 35 mn. La lame d’un couteau doit ressortir sèche lorsque le fiadone est cuit.
Laissez refroidir avant de démouler –
Dégustez frais

Le fiadone se conserve aisément plusieurs jours au réfrigérateur.

A déguster sans modération !

Et vous, que pensez-vous de cette union entre cette normande croustillante et ce corse fondant ?

 

 

Sources :
Site www.keldelice.com – www.normandie-passion
Petit Larousse des saveurs des régions de France
Images : collection personnelle

#ChallengeAZ… D comme Douillons…


 

  …Restée seule, la femme se mit à la besogne. Elle découvrit la huche à la farine, et prépara la pâte aux douillons. Elle la pétrissait longuement, la tournant et la retournant, la maniant, l’écrasant, la broyant. Puis, elle en fit une grosse boule d’un blanc jaune, qu’elle laissa sur le coin de la table.

Alors, elle alla chercher les pommes, et pour ne point blessé l’arbre avec la gaule, elle grimpa dedans au moyen d’un escabeau. Elle choisissait les fruits avec soin , pour ne prendre que les mûrs, et les entassait dans son tablier…

Ces lignes sont extraites de la nouvelle : « Le Vieux«  écrite par Guy de Maupassant (1850-1893). Cette nouvelle est parue dans le journal « Le Gaulois », le 6 janvier 1884.

Maupassant a immortalisé ce dessert typiquement normand réalisé avec des pommes ou des poires. Il est, également, connu sous le nom de « bourdelot« . Le terme diffère entre la Haute ou la Basse Normandie.

Autrefois, les fermières cuisaient les douillons et les bourdelots, avant ou après le pain. Ils faisaient le régal d’une collation de « dix heures » appelée « un dizeu » qui sortait de l’ordinaire. *(d’après Anne Prével)

Quoi qu’il en soit, rien de plus simple que de réaliser ce dessert !
Il suffit de choisir une pomme ou une poire… De la déshabiller en lui ôtant sa peau et de la revêtir d’une robe de pâte… !

Plus sérieusement, suivez la recette que voici :

Ingrédients pour 4  : 4 pommes à cuire – pâte feuilletée ou brisée  (de bonne qualité) – beurre – sucre – sucre vanillé – Un jaune d’œuf

Préchauffez le four à 180° (Th.6/7)
Epluchez les pommes et évidez-les
Frottez les avec un demi citron pour éviter qu’elles noircissent
Roulez les pommes dans un mélange sucre/sucre vanillé
Abaissez la pâte et découpez quatre carrés pour envelopper les pommes.
Posez chaque pomme sur un carré de pâte.
*
Disposez une noix de beurre dans chaque pomme
Rabattez la pâte autour des pommes
Soudez les bords avec un peu d’eau
Dorez la pâte avec un jaune d’œuf délayé avec un peu d’eau.
Mettez à cuire dans le four pendant 45 mn.

Dégustez tiède !

*Ici, j’ai remplacé le beurre par une cuillère de caramel au beurre salé : un mariage entre mes racines normandes et bretonnes !

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Ailleurs, comme en Picardie, on trouve une recette similaire nommée  « rabotte »  !

 

 

 

 

Sources : Maupassant par les textes – Association des amis de Guy de Maupassant : http://maupassant.free.fr/index.html
*Site : Patrimoine-normand.com
Photos : Collection personnelle

 

 

Ma lignée cognatique….

Après Maïwenn et notre Sosa 1000, Benoît sur son blog Mes Racines Familiales propose un nouveau défi : remonter sa lignée matrilinéaire.

Comme d’autres généablogueurs, je suis partie à la recherche de cette lignée qui compte, actuellement, douze générations… auxquelles s’ajoute une treizième génération avec ma fille.

Mon ascendance cognatique est normande et concentrée principalement à May sur Orne et à Laize la Ville (14), petites bourgades situées au sud de Caen :

Sosa 1 : Moi

Sosa 3 : Marie Augustine Victorine BERTHAULT

° 1916 Caen (14) + 1990 Massy (91)

Sosa 7 : Louise Marie Elisabeth MORIN 

° 3/01/1887 May S/Orne (14 ) + 9/01/1937 Caen (14)

Elle fut  journalière et épousa, à 20 ans, Jean Victor Albert BERTHAULT journalier mineur, le 15/01/1907. Ils eurent quatre enfants (2 garçons & 2 filles). Jean & Louise abandonnèrent, au moins, trois de leurs enfants en 1918. Louise décéda à l’âge de 50 ans.

Sosa 15 : Zéphirine Pauline FOUQUES

° 12/09/1869 May S/Orne (14)  + 12/11/1898 May s/Orne

Zéphirine fut  journalière et épousa à 19 ans, François-Marie MORIN, carrier, le 16/02/1889, à May s/Orne. Ils eurent deux enfants. François décéda le 28/02/1895 à 31 ans. Zéphirine se remaria  le 28/11/1896 avec Charles Adolphe POISSON. Ensemble, ils eurent une fille. Zéphirine disparut à l’âge de 29 ans.

Sosa 31 : Maria Joséphina Alberta Appolonia Valentina JEANNE

                         ° 20/03/1850 May S/Orne + ?

Maria, dentellière, se maria le 28/02/1869 avec Ferdinand Alphonse Henri FOUQUES, carrier. Elle avait 18 ans, lui 19 ans. Zéphirine, leur fille ainée, fut légitimée lors du mariage. Ils eurent cinq autres enfants. Ferdinand mourut le 5/03/1885, à 35 ans.

Maria, veuve, mit au monde une fille le 6/11/1886, née de père inconnu. L’enfant décéda le 13/01/1887.

Maria se remaria le 26/08/1903, à 53 ans avec Auguste Honoré LE BOUCHER.

Sosa 63 : Victoire LAQUAINE

° 18/07/1825 May s/Orne + 16/04/1859 May S/Orne

Victoire, ménagère,  épousa le 15/10/1843, à 18 ans, François Exupère JEANNE, carrier. Ils eurent 4 enfants. Victoire décéda à 33 ans.

Sosa 127 : Marie-Anne ORESME

° 29 Nivôse An 7 (18/01/1799) Laize La Ville (14) + 29/07/1852 May s/Orne

Marie Anne épousa, le 25/11/1820 à 21 ans, Georges LAQUAINE, domestique de haras. Ils eurent, au moins deux filles.  Marie-Anne mourut à 53 ans.

Sosa 255 : Marie Jeanne Marguerite PAUGER

° 17/06/1764 Laize la Ville + 24/05/1853 May S/Orne

Marie Jeanne épousa, le 14/09/1798, Charles ORESME. De leur union naquit Marie Anne. Marie Jeanne décéda à 88 ans

Sosa 511 : Marie Marguerite FILLEUL  

° 12/6/1733 Laize la Ville + 23/04/1768 Laize la Ville

Marie Marguerite épousa Jean-Louis PAUGER, le 19/01/1758. Ils eurent quatre enfants. Marie Marguerite décéda à 34 ans.

Sosa 1023 : Marguerite PAUGER

° 3/09/1702 Laize la Ville + 31/12/1752 Laize la Ville

Marguerite épousa Charles FILLEUL, le 5/03/1726. Ensemble, ils eurent 8 enfants. Après le décès de Charles, elle épousa en secondes noces, Philippe PAGNY, le 26/01/1743. Marguerite disparut à 50 ans.

Sosa 2047 : Marie LOISEL

Marie épousa Jean PAUGER, le 12/08/1697, à Amayé S/Orne. Ils eurent au moins deux enfants.

Sosa 4095 : Catherine GUESDON

Mariée à Julien LOISEL

 Je suis fière de rendre hommage à toutes ces mères. Et si au départ, remonter ma lignée matrilinéaire était un défi, être ainsi arrivée à la 12è génération a, également, permis de rendre à ma Maman une légitimité qu’elle n’a pas eu dans sa vie !

 

Sources : A.D Calvados

Image : « Caen jardin des plantes sophora » par Roi.dagobert — .

Mon Sosa 1000…

Dernièrement, une petite question lancée par Maïwenn : Et vous, qui est votre Sosa 1000 ? a fait réagir les généanautes sur les réseaux sociaux… Mélanie et Nicole ont déjà répondu…

Cette question m’a interpellée… Ai-je un Sosa 1000 ? Là, est la question et pour tenter d’y répondre, je me suis lancée à sa recherche.

Je me suis connectée sur le site Généanet afin de découvrir si mon ancêtre ne si cachait pas…

Et parfois, la chance se dissimule derrière un petit clic qui vous mène jusqu’à un cousin qui a effectué un travail magistral… Mes remerciements à Gilles ! Grâce à lui, je me découvre  plusieurs branches maternelles me menant jusqu’à mon Sosa 7680  en passant par le numéro 1000. Je remonte ainsi quelques générations d’un pas de géant et sans avoir chaussé les bottes de sept lieues.

Mais, avant d’enregistrer les données sur mon logiciel, je recherche tous les actes BMS (Baptême, Mariage, Sépulture) pour corriger les éventuelles erreurs. Je me suis, donc, connectée sur le site des Archives Départementales du Calvados. Subsidiairement, j’ai déboursé deux euro pour accéder aux registres pendant deux jours et en tempêtant d’être obligée de payer… Grrr !

Quarante huit plus tard, j’ai accumulé les actes et j’ai commencé à enregistrer les données sur Hérédis arrivant à la dixième génération sur cette branche et à la treizième génération sur une autre branche.

Voici ma lignée pour atteindre le Sosa 1000 :

– Sosa 1 : moi…

– Sosa 3 : Marie Augustine Victorine BERTHAULT (1916-1990)

– Sosa 7 : Louise Marie Elisabeth MORIN (1887 -1937)

– Sosa 15 : Zéphirine Pauline FOUQUES (1869-1898)

– Sosa 31 : Maria Joséphina Alberta Appolonia Valentina JEANNE (1850- ?)

– Sosa  62 : François Exupère JEANNE (1817-1863)

– Sosa 125 : Marie-Magdelaine TOUCHET (1788-1845)

– Sosa 250 : Jean TOUCHET (1755-1826)

– Sosa 500 : Jean TOUCHET (1716-1796)

– Sosa 1000 : Jacques TOUCHET (?-1725)

Je connais peu de chose sur lui… Pour le moment, j’ignore sa date et son lieu de naissance et même sa profession mais j’ai trouvé ses actes de mariage et de décès :

 

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Le 17 janvier 1715, il épouse Marguerite GILLES à Hubert-Folie, une petite commune du Calvados. Le couple a quatre enfants :

– Jean (Sosa 500) – Catherine °1719 – Pierre °1720 – Marie-Magdelaine ° 1723 +1786

Jacques décède 10 ans plus tard, le 11 avril 1725 dans la même commune. Mais, le curé peu disert sur ses ouailles n’a pas indiqué son âge et les deux actes sont réduits à leur plus simple expression.

Mes recherches ne sont pas terminées  mais je n’imaginais pas remonter ma généalogie maternelle aussi loin et je ne peux m’empêcher de penser à Maman qui n’a connu ni ses parents ni ses aïeux…  Je lui dédie ce Sosa 1000 et tous les autres comme un joli pied de nez au destin…

 

Sources : A.D Calvados : Hubert-Folie BMS 1686-1743 -5 MI EC 349 P.41 & 52