#Généathème : Mes racines…

En décembre, nous racontons nos racines…

Au commencement, mes Racines étaient miséreuses et faméliques…
Pour autant, leur infortune ne les a pas empêché de donner naissance à un arbre… Aujourd’hui, cet arbre est mon mât de cocagne !
Et si son évolution fut précaire : chaque génération y a puisé les forces de la vie et y a laissé une empreinte indélébile et universelle.

Mes Racines se sont ramifiées aux quatre coins de l’hexagone de l’Aisne à l’Ariège en passant par la Basse-Normandie, le Finistère, Paris et l’Ile de France.
Quelques unes ont suivi les chemins tracés par l’Histoire contre leur gré mais elles ont ainsi trouvé leur âme sœur en Prusse silésienne, aujourd’hui la Pologne et en Algérie.

Mes Racines étaient des petites gens… des Invisibles… sans instruction pour la plupart. Elles étaient manouvriers, carriers, domestiques, cultivateurs, tisserands, badestamiers, dentellières…
Plusieurs ont disparu dans un dénuement extrême en mendiant !
Cependant, quelques unes se démarquèrent en étant greffier de paroisse ou sages-femmes.

Mes Racines avaient peu d’imagination pour se prénommer puisque j’ai recensé pas moins de quatre-vingt-douze Marie et quelques dizaines ou vingtaines d’Anne, d’Auguste, d’Augustine,  de Charles, de François, de Françoise, de Jacques, de Jean, de Jeanne, de Joseph, de Jules, de Louis, de Louise, de Nicolas, de Pierre, de Rose et de Victor.

Mes Racines ont respecté les règles sociétales et religieuses pour s’unir, le plus jeune avait 19 ans et le plus âgé 70 ans en ce qui concerne mes ancêtres masculins ; 17 ans et 45 ans pour mes aïeules.
Ce lien sacré conditionnait la création d’une famille. Mais surprise ! Quelques Racines libertines ont effeuillé des roses et des choux avant les épousailles. Bien évidement, elles se sont précipitées devant Monsieur le Curé afin d’effacer le péché… Ouf, la morale familiale est sauve !

Mes Racines ont engendré maints petits bourgeons, malheureusement beaucoup ont péri à peine éclos.

Mes Racines ont subi le feu des canons, les ravages des épidémies, la famine et l’abandon…

Puis après une dure vie de labeur, mes Racines s’en sont allées à un âge pas très avancé… puisqu’en moyenne, mes Racines masculines ont suivi la Grande Faucheuse vers 55 ans et mes Racines féminines vers 45 ans.

Toutes fragiles que furent mes Racines, elles m’ont permis d’écrire ces quelques lignes… une simple histoire faite d’heurs et de malheurs… une histoire pas toujours facile à démêler, mais une histoire passionnante !

Et vous, comment  sont vos racines ?

 

 

Sources : Image : Ecorce d’arbre en Namibie – collection personnelle

 

 

 

 

 

Le collecteur pour la taille et le sel…

C’est en travaillant sur les registres paroissiaux de Saint-André-sur-Orne (village ancestral) dans le Calvados, que j’ai trouvé ces transcriptions concernant l’élection des collecteurs du sel et de la Taille :

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Page gauche : L’an de grâce mil sept cent trente deux le dimanche septième jour de décembre après la messe ditte et célébrée les paroissiens de cette paroisse se sont assemblés pour délibérer de leur affaires et particulièrement pour faire et donner authorité à Robert Brion collecteur pour l’année prochaine de la taille de la siscoir sur tous les taillables ce qu’ils ont signé ce dit jour et an que dessus.

Page droite : Le septième jour de décembre les paroissiens de cette paroisse étant assemblés ont remarqué que le collecteur qu’ils avoyent eleu ci avant pour faire la collection du sel pour l’année prochaine à eleu un autre domicile à la paroisse d’Allemagne ; il ont a cause de cela prévu … une autre élection ce dit jour cy dessus marque de la présente année mil sept cent trente deux et ont eleu pour l’année prochaine mil sept cent trente trois la personne de Pierre Marie pour faire la collection du sel ce qu’ils ont signé et ont derollé Jacques Perier sorti de la paroisse

L’an de grâce mil sept cent trente trois le dimanche dix huictième jour d’octobre après les vêpres dits et célébrés les paroissiens de cette paroisse se sont assemblés pour délibérer de leurs affaires et particulièrement pour faire l’élection du collecteur du sel pour l’année prochaine mil sept cent trente quatre lesquels cy dessous signés ont … la personne de Joseph Philippe  les présens délibérans pour … ce quils ont signe ce dit jour et an que dessous…

Etonnée par ma découverte, je compatis avec mes ancêtres car s’il existe une chose immuable en ce monde, ce sont les impôts ! Sujet, ô combien épineux !
Sous l’Ancien Régime,  nos ancêtres étaient assujettis au paiement d’impôts telle la taille et la gabelle. Initialement, cette dernière désignait tout impôt avant d’être réservée à l’impôt sur le sel.

Comment fonctionnaient ces élections ?

Le Dictionnaire de l’Ancien Régime m’apprend qu’elles ont été mises en place par l’administration royale au début du XVIIIe siècle pour pallier au manque de receveurs.
Tous les ans, l’assemblée paroissiale, sous la houlette d’un syndic, élit un collecteur-asséeur chargé de réunir l’impôt.
L’élu doit être obligatoirement un taillable.
Son intégrité est protégée par la rotation annuelle. Sa responsabilité personnelle de la collecte incite à une répartition juste. Cependant, comme il ne peut y avoir de non-valeur pour le Roi, le collecteur paie pour les défaillants.
Pour le recouvrement de l’impôt, le collecteur se rend chez le contribuable avec le rôle (feuille d’imposition) qu’il a rédigé et qui a été vérifié et rendu exécutoire par les élus pour que chacun vérifie l’assiette (somme due).
Le paiement se fait théoriquement les 1er décembre, 1er mars, 1er avril et 1er octobre. Mais les arrangements existent ; le collecteur doit donc tenir un cahier de comptes…
En cas de non-paiement de l’impôt par les contribuables, le collecteur peut user de différents moyens de pression pour récupérer les sommes dues. Si toutes les tentatives de récupération ont échoué, le collecteur va séjourner en prison.
Néanmoins, le collecteur est protégé des pressions : à sa sortie de charge et pendant trois ans, il ne peut être imposé à un taux supérieur à celui de l’année précédent son entrée.
Finalement, la charge de collecteur-asséeur est peu enviable… comme on peut le comprendre !
Au XVIIIe siècle, sont exempts les syndics de paroisse et les marguilliers durant leur année d’exercice, les pères de huit enfants mariés, les septuagénaires, les incurables et les pauvres notoires ; mais aussi les avocats, gardes-étalons, maîtres de poste, salpêtriers, greffiers, cavaliers de maréchaussée, officiers des eaux et forêts, arpenteurs, receveurs des amendes, greffier des domaines de gens de main-morte et des insinuations ecclésiastiques, commis au contrôle des actes et des exploits, directeurs, receveurs, contrôleurs et tous autres commis des fermes, le chef de chaque juridiction consulaire et enfin les médecins.
Le Traité des tailles explique que la présence d’un médecin est une espèce de remède et elle réjouit le malade, alors que la présence d’un médecin collecteur le saisirait et redoublerait son mal. L’administration compatissait-elle au sort des malades ?

J’ajouterai que le collecteur doit résider dans la dite paroisse comme l’explique la seconde transcription.
Par ailleurs, l’histoire ne dit pas si l’élu pouvait refuser cette tâche bien ingrate, mais le déménagement pouvait être un moyen détourné pour y échapper.

Et vous, connaissiez-vous l’existence des collecteurs-asséeurs ?

 

 

 

Sources :
Dictionnaire de l’Ancien Régime-Lucien Bély : L’invention de l’impôt sur le revenu. La taille tarifiée 1715-1789 – Mireille Touzery
A.D Calvados – Saint-André-sur-Orne : B.M.S 1665-1792 (5MI-EC 387)

Qui est mon Sosa 666 ? …

Suite à l’envoutant article de Elsasser Wurtzle et à l’heure où sorcières, fantômes, zombies et autres diables s’obstinent à nous jouer de vilains tours…  J’ai également cherché mon Sosa 666.

Autant vous l’avouer, j’ignore tout de mon ancêtre hormis qu’il est un homme puisque son numéro Sosa est pair.
Je ne connais ni son pays, ni sa ville ou son village, ni son métier, ni même sa langue maternelle.
Alors, le mauvais sort s’acharne t’il sur ma généalogie ?

Pragmatique, j’opterai plutôt pour une énorme épine car mon enquête m’entrainera hors de nos frontières accompagnée par mon Sosa 41,
Anna Joséphine KONJETSKY.
Je vous ai déjà parlé d’elle, ici et .

Son acte de décès mentionne le nom de ses parents :
– Joseph KONJETSKY (Sosa 82) X Marie-Thérèse BOCHMIN (Sosa 83)
C’est maintenant que les choses se compliquent mais un petit schéma devrait nous éclairer :

IMG_1978Pour résumer : 666 est le père de la mère du père de la mère de Anna Joséphine KONJETSKY… Simple, n’est-ce pas ?

Ce fut une réelle surprise que de découvrir cette branche puisque Anna Joséphine est née et a épousé Jean-François WALLON à Schweidnitz en Silésie, aujourd’hui Świdnica en Pologne.

La Silésie est une région qui s’étend sur trois états : la majeure partie au sud ouest de la Pologne, une autre partie se trouve au-delà de la frontière avec la République Tchèque et une petite partie en Allemagne.

Schlesien_1905
La ville de Świdnica fut conquise en 1632 par les Suédois sous les ordres de Torstensson et en 1741 par les Prussiens ; elle fut reprise en 1757 par les Autrichiens commandés par Nádasdy.
Reconquise l’année suivante par les Prussiens, avant qu’un coup de main autrichien la reprît en 1761. Reprise encore par les Prussiens en 1762 après une défense acharnée, elle resta en leur pouvoir et fut considérablement renforcée par quatre forts avancés. En 1807 les Français s’en emparèrent et rasèrent les ouvrages extérieurs. Rendue aux Prussiens après la chute de Napoléon 1er, elle retrouva ses fortifications en 1816.

Suédois, prussien, autrichien, français ou autochtone… Comment savoir qui est mon ancêtre et comment le trouver ? Je suis ouverte à toutes suggestions.

En conclusion, 666 n’est qu’une ombre errant quelque part en Europe Centrale… Comme c’est étrange… En numérologie, 666 est le chiffre du diable !
Mais que vient-il faire ici, celui-là ?

Vade retro Satana !… Oust… On ne sait jamais !

Et vous, avez-vous trouvé votre Sosa 666 ?

 

Sources et image : Wikipédia.com

 

 

 

 

 

 

 

 

#Généathème : Mes ancêtres picards et le pèlerinage de Notre-Dame de Liesse…

A chaque génération, son lot d’évènements importants…
Et effectuer un pèlerinage reste un moment inoubliable dans la vie d’un croyant.

Mes ancêtres picards résidaient à proximité d’un lieu de dévotion et la situation de leurs villages laisse présager que la plupart d’entre eux se sont rendus à Notre Dame de Liesse :

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Liesse est une petite commune de l’Aisne située à 15 kms au nord-est de Laon et à 40 kms de Reims.
Au début du 18e siècle, la petite bourgade comptait environ 1500 habitants vivant du pèlerinage dédié à la Vierge noire.

La légende raconte qu’en l’an 1134, trois chevaliers, Seigneurs d’Eppes, partis pour la Croisade, furent pris dans une embuscade et emmenés prisonniers au Caire.
Comme ils refusèrent de changer de religion, le Sultan leur envoya sa fille, la princesse Ismérie pour les convaincre. Mais c’est le contraire qui se produisit. La jeune fille se convertit et demanda aux chevaliers une représentation de la Vierge.
Ils ne surent comment faire… Mais à leur réveil, ils trouvèrent une statue en ébène et l’offrirent à la Princesse.

Notre dame de Liesse
Notre dame de Liesse

Celle-ci comprit qu’elle devait délivrer les prisonniers qui s’enfuirent avec la précieuse statue.
Un miracle les transporta jusqu’à Liance, pays de marécages. En remerciement, ils édifièrent une chapelle.
Les pèlerins affluèrent et les miracles se multiplièrent.
Notre Dame de Liance deviendra Notre Dame de Liesse, puis Liesse Notre Dame.

Liesse se transforma en Sanctuaire Royal. Tous les rois de Charles VI à Charles X se rendant à Reims pour leur couronnement y firent une halte.

Mais le pays n’était guère hospitalier : les marécages, les forêts sombres rendaient les déplacements très difficiles. Aussi, au début du XVIe siècle, la mère de Louis XIII fit construire une large route appelée « Chaussée de Marie de Médicis » de Laon à Liesse avec de nombreux ponts pour l’écoulement des eaux.
Cela fit l’aubaine du Cardinal de Lorraine qui transforma son château de Marchais (aujourd’hui propriété des Princes de Monaco) en hostellerie royale pour y recevoir les personnages de marque. Le défilé des têtes couronnées continua. Louis XIII et Anne d’Autriche qui désespérés de n’avoir pas d’héritier se rendirent plusieurs fois à Liesse pour supplier la Vierge d’exaucer leur vœu. Celui-ci se réalisa après 23 ans d’union. La naissance d’un prince, le futur Louis XIV fut célébrée dans tout le royaume.
Encore un miracle qui suscita les prières des femmes qui désiraient un enfant !

Louis XIV vint trois fois à Liesse en 1652, en 1678 et en 1680.  Lors de ce dernier pèlerinage, l’ingénieur La Pointe reçut l’ordre de relever les plans des villes traversées, si bien que nous connaissons avec certitude l’itinéraire de ce voyage.

Chaque pèlerinage royal était entouré de tout un cérémonial. La présence des monarques apportait au peuple une grande joie. Le parcours que suivait le cortège était pavoisé, les gens revêtaient leurs plus beaux atours et accouraient en criant : « Hosanna » !
On suivait la cour, on s’écrasait dans la chapelle et aux abords. Le roi entendait la messe puis montait au *jubé. Il récitait une prière et suppliait Dieu d’accorder une prospérité constante au royaume, à la famille royale, au peuple tout entier. Puis se tournant vers Marie, il lui demandait son aimable et puissante intercession. Quand le roi avait fini de parler, toute l’assistance s’écriait : « Qu’il en soit ainsi, qu’il en soit ainsi ! »

Avec la Révolution, tous les biens de la chapelle furent confisqués et détruits, sauf la statue de la Vierge noire qui trônait seule sur l’autel. Pas un chrétien n’avait osé s’en emparer pour la cacher ; la frayeur tétanisait les plus courageux.
Mais il se trouva des révolutionnaires dont le boulanger du village pour détruire la statue. Avec deux complices, il s’empara de l’objet saint et l’emporta chez lui où il  fut brulé dans le four. Un enfant du village recueillit les cendres dans plusieurs petits paquets.

Après la Révolution, les liessois placèrent une statue de plâtre revêtue « d’une robe éclatante et parée de mille joyaux » sur l’autel. Ils mirent sous les pieds de la Madone les cendres de l’image primitive.

Le 18 août 1857, une troisième Statue, celle que nous pouvons voir actuellement fut couronnée par Monseigneur de Garsignies assisté de huit cents prêtres et cinquante chanoines devant une assemblée de 30000 personnes dont Charles III, Prince de Monaco.

Pendant la Grande Guerre, Liesse se trouva prise sous le feu de l’ennemi. Ce dernier entra dans la petite ville le 1er septembre 1914 semant la terreur. La Chapelle servit de dortoir aux soldats allemands.
Les quatre cloches ainsi que les tuyaux des orgues furent transformés en munitions.
Malgré les bombardements, le lieu saint demeura debout.

En 1923, la petite église fut érigée en Basilique.

Comme mes ancêtres, je me suis rendue à Liesse et ai visité la Basilique. L’endroit est surprenant et unique. Il est empreint de solennité et les ex-voto recouvrant tous les murs relatent la ferveur des pèlerins qui sont venus ici depuis plus de huit siècles.

 

 

*Jubé : Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef.

Sources : Carte de Cassini – cassini.ehess.fr
Photo – collection personnelle et Wikimédia.org
La belle histoire de Notre-Dame de Liesse – Marie André

 

 

 

 

 

 

#Généathème : 100 mots pour Maria Joséphina Alberta Appolonia Valentina…

« 100 mots pour une vie » ! Voilà un exercice que j’affectionne particulièrement !
Déjà en 2013, je vous parlais d’Adèle, la grand-mère paternelle de mon mari.
L’an passé, je vous contais la vie d’Octavie, ma grand-mère paternelle, ainsi que celle d’un Poilu nommé René !
Cette année, il s’agit de ma trisaïeule maternelle : Maria Joséphina Alberta Appolonia Valentina JEANNE, née le 20 mars 1850 à May sur Orne (Calvados) :

Dentellière, tu te maries à 18 ans à peine… La vie te sourit !
Six enfants plus tard, tu intègres le clan des veuves.
La solitude te pèse t’elle cruellement… que tu trouves du réconfort au creux d’autres bras.
Ainsi, Constance JEANNE, ton septième enfant, nait hors mariage et vingt mois après le décès de Ferdinand, ton mari.
Crois-tu que le Ciel te punit… quand il rappelle à lui cette petite deux mois après sa naissance.
Le chagrin et la douleur t’étreignent’ ils… que tu restes seule de longues années avant de te remarier avec Auguste, un berger.
Tu as 53 ans et la promesse d’une vieillesse adoucie !

 

Objectif G10 !

Les généanautes apprécient les défis… De temps en temps, l’un deux lance une  bonne idée à suivre… Ainsi, Jimbo Généalogie est parti à la recherche de la G10 de son arbre, suivi par Yann.

Voilà un concept intéressant qui permet de faire une reconnaissance sur l’état des recherches de nos ancêtres.

Alors, ai-je atteint la Génération 10 ?

Les statistiques trouvés sur mon fichier Hérédis me renseignent sur le dénombrement d’ascendants ainsi que le nombre de générations trouvées :

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Cliquer pour agrandir

Etat des recherches :
Côté positif : J’ai trouvé tous mes aïeux jusqu’à la Génération 6, c’est à dire jusqu’à mes arrières-arrières-arrières grands-parents.

Ensuite, les investigations sont plus aléatoires bien qu’une branche remonte à la Génération 13.
Je profite de cette inspection pour faire un point sur chaque génération :

Génération 7 = 24 ancêtres sur les 64 théoriques.
Cependant, cette génération ne comptera que 62 personnes car mon Sosa 121, Clémence Euphémie, est une orpheline. J’ai raconté sa vie, ici
Et je n’ai pas trouvé mes Sosa 66 à 69, 72 à 79, 92 à 119 répartis dans l’Aisne, le Calvados, le Finistère et l’Ariège.
La tâche ne sera pas aisée car pour certains, je ne possède que le patronyme masculin. Les curés des paroisses concernées n’étaient pas diserts concernant les épouses, les mères…

Génération 8 = 22 ancêtres sur les 128 théoriques.
Evidemment, pas de miracle… Les maillons manquants s’additionnent…

Génération 9 = 20 ancêtres sur les 512 théoriques.
Bonne nouvelle… j’enregistre un implexe avec mes Sosa 490 et 491, Jacques VASNIER & Elisabeth HAMON qui sont également mes Sosa 492 et 493.
… J’aurai moins de recherches à effectuer !

Génération 10 = 8 ancêtres sur les 512 théoriques… L’objectif est loin d’être atteint !

Génération 11 = 4 ancêtres trouvés

Génération 12 = 4 ancêtres trouvés

Génération 13 = 1 ancêtre trouvé
Un petit bonus revanchard car j’ai enregistré ces ancêtres côté maternel pour les trois dernières générations…

Plus sérieusement, cette analyse me permet de recentrer  mes recherches.
Rien ne sert d’avancer avec tous ces manques… Je vais, donc, reprendre les générations une à une et tenter de les compléter.
J’établirai un état sur chaque couple de Sosa trouvé.

Et pour ne pas faire de jaloux, j’effectuerai le même travail sur l’arbre de Monsieur !

Et vous, avez-vous également atteint la Génération 10 ?

 

 

Petit conte d’été…

Après un mois de juin bien rempli, la période estivale m’incitait au voyage et à la rêverie, nez au vent !
Mais, les démons historico-généalogiques veillaient…

Traditionnellement, en juillet, je me rends en Auvergne retrouver nos cousins.
Cette année, nous avons prévu de faire rénover la sépulture familiale à Lorlanges qui a souffert des affres du temps :

IMG_0355La visite du cimetière s’est avérée instructive : photos de tombes, relevé de noms et de dates.
Cela m’a permis de combler quelques lacunes sur l’Arbre généalogique des « Achon » mais a, également, soulevé de nouvelles questions auxquelles il me faudra trouver les réponses.

Puis, le vent m’a emportée vers Marseille où j’ai retrouvé ma descendance. Là, les jeux, les rires et les câlins ont rempli les journées : le Bonheur !
Ensemble, nous avons navigué en Méditerranée à la  découverte d’autres rivages… Le crépuscule venu, le soleil nous offrait de magnifiques spectacles…

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Août m’a, ensuite, menée dans le Haut-Var, à Régusse, un village bâti par les Templiers sur un piton rocheux.
On y célébrait, cette année, la vingtième fête de ses moulins datant du XIIe et XIIIe siècles.
Restaurés en 1995, l’un abrite un petit musée d’outils agraires, l’autre fait encore, à l’occasion, de la farine :

moulin de régusse

Tandis qu’à Aups, le village voisin, la colère grondait et les habitants manifestaient contre une éventuelle implantation d’un parc éolien…
Confrontation entre le passé et l’avenir… Le vent indifférent a continué sa course vagabonde…

Je l’ai suivi, en Italie, le temps d’une dernière escapade sur la Riviera.
A San Remo, j’ai visité, entre autre, l’Eglise russe appelée Eglise du Christ Sauveur :

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Cette église détient les archives diocésaines orthodoxe de l’Europe Occidentale.

Entre temps, les démons m’incitaient à lire l’actualité généalogique sur les réseaux sociaux… Mais, cela était peine perdue, la fée Internet étant absente des collines provençales, la connexion était aléatoire.

De retour dans le monde informatisé, deux courriels attendaient dans ma messagerie :
– l’un de Sylvie, une petite cousine germaine paternelle rencontrée via Généanet. Elle m’a gentiment envoyé des photos des frères et sœurs de mon Père au temps de leur jeunesse, un temps que je n’ai pas connu :

Germaine Marly
Germaine Marly

– le second venait de la compagne d’un cousin éloigné de mon mari qui a découvert mon blog et désire connaître l’histoire familiale .

Depuis, j’ai laissé le vent musarder, seul…
Il me faut, désormais, ranger les vacances et reprendre mes bonnes habitudes.
Et je vais m’y employer avec plaisir !

Et vous, les démons généalogiques vous ont-ils poursuivis, cet été ?

 

Sources : www.regusse-tourisme.fr
Images : Collection personnelle

#ChallengeAZ… *La terminance…

Le mois de juin s’est achevé et avec lui la troisième édition du ChallengeAZ que tous les généanautes participants ont vécu intensément !

Cette année, je vous ai entrainés dans un voyage culinaire et comme l’avait écrit Margaridou, j’espère n’avoir pas abimé les recettes de la Mémé en vous les livrant.
Ces recettes se sont transmises de génération en génération et chaque fois, la cuisinière ou le cuisinier y a saupoudré un zeste de lui-même … J’ai fait de même et ce fut un vrai plaisir !
Afin de vous faciliter la lecture ou la relecture, voici le menu du Challenge :

A comme Amaretti
B comme Bisteu
C comme Coufidou
D comme Douillons
E comme Echaudés
F comme Fallue et Fiadone
G comme Gaufres de Ducasse
H comme Haricot de mouton
I comme Ile flottante
J comme Jacques
K comme Kakuse
L comme Lentille verte du Puy en Velay 
M comme Milliard
N comme Navettes provençales
O comme Osso Buco
P comme Pachade
Q comme Quatre-quarts
R comme Rissoles de Coucy
S comme Storzapreti
T comme Tarte au maroilles
U comme U lutina
V comme Vin d’orange
W comme Waterzoï
X comme Soupe de fruits rouges Xpress
Y comme Yod Kerc’h
Z comme Zaletti

Et si la cuisine des ancêtres vous a ravis… Le nombre des visites et vos commentaires m’ont régalée.
Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre comme le montre les statistiques de juin (3 237 lecteurs – 4 159 pages vues et 35 abonnés de plus)
Je n’ai qu’un mot à écrire : MERCI !

J’adresse une mention étoilée à Sophie de la Gazette des Ancêtres qui depuis trois années coordonne le ChallengeAZ… Merci Sophie pour ton professionnalisme et ta bienveillance à l’égard de tous !

Cette année, le ChallengeAZ est une cuvée d’exception ! Mais un grand cru se savoure lentement. Aussi, ne m’en veuillez pas si je prends mon temps pour déguster tous les *articles parus !

Encore bravo et félicitations à tous les participants !

Je vous souhaite un très bel été et vous donne rendez-vous pour de nouvelles aventures généalogiques !

 

 

Sources :
*J’ai emprunté le terme de « terminance » à Margaridou – Journal et recettes d’une cuisinière au pays d’Auvergne de Suzanne Robaglia (Editions CREER)

*Application Flipboard de Gazette des Ancêtres

 

 

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… Z comme Zaletti…

Notre voyage dans la cuisine des ancêtres s’achève comme il a commencé… en Italie !

J’ai eu la chance de me rendre plusieurs fois à Venise, la Sérénissime… notamment pendant son carnaval.

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Une tradition qui se perpétue depuis le Moyen Age. La fête commence dix jours avant le mercredi des Cendres et s’achève le Mardi Gras.

Son but original était d’abolir les contraintes sociales, le riche devenait pauvre et vice versa… Les masques et les costumes permettaient une certaine liberté et la population pouvait transgresser les règles sans se faire reconnaître.
Durant l’occupation des troupes du Directoire, Napoléon Bonaparte interdit le carnaval ce qui déplut aux vénitiens. Quelques temps après, les autrichiens le réhabilitèrent.
Tombé en désuétude un certain temps, le carnaval a retrouvé son éclat depuis les années 1980 et est devenu un évènement touristique majeur.

Pendant le carnaval, la tradition veut que l’on mange des « zaletti » ou « zaeti ».
Créés au XVIIe siècle et initialement appelés « gialletti » à cause de leur couleur due à la farine de maïs… Gialletti a donné zaletti !

Ingrédients pour 30/35 Biscuits :
200 g de farine + 200 g de farine de maïs – 150 g de sucre – 150 g de beurre – 4 jaunes d’œufs – 100 g de raisins secs – Le zeste d’un demi-citron – Une pincée de sel – Un petit verre de Grappa ou de Rhum

Faites trempez les raisins dans la grappa ou le rhum
Coupez le beurre en petits morceaux
Dans une jatte, battez les jaunes d’œufs avec le sucre
Ajoutez peu à peu les farines mélangées, le sel, le zeste de citron, le beurre
Travaillez la pâte énergiquement et ajoutez les raisins ramollis
Formez un boudin de 5 à 6 cm de diamètre
Placez au frais pendant 30 mn
Découpez- le en tranches d’un demi-centimètre
Donnez une forme de losange ou allongez tout simplement
Disposez les biscuits sur une plaque de cuisson
Mettez à cuire dans un four chauffé à 180° :
– 10 mn pour obtenir des biscuits friables et jaunes
– jusqu’à 20 mn pour des biscuits plus secs et ambrés,
selon vos goûts.

Ces petits biscuits se conservent plusieurs jours dans une boite en métal.

 

Sources :
Sites : Wikipédia.org – lacuisineitalienne.fr
Photo : Collection personnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… Article modifié : X comme Soupe de fruits rouges Xpress…

Pff… !!! La lettre X ne se cuisine pas ! Aussi, aujourd’hui est un jour de jeûne car je n’ai trouvé aucune recette ancestrale des régions annoncées ici commençant par la lettre X…. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché…

Les ancêtres de mon petit fils ne connaissaient ni le vin de Xérès, ni le Xingar (prononcer chingarre), fines tranches de viande de porc conservées par salaison.
Pour cela, il aurait fallu qu’ils soient Andalous ou Basques…

Ils ne connaissaient pas non plus le Ximénia, ce petit arbre tropical dont les fruits sont appelés « pommes de mer » ou « citrons de mer » à la saveur très acidulée.
Le noyau donne une huile qui mélangée à de l’ocre contribue à la beauté des femmes « Himbas » en Namibie.
Pour cela, il aurait fallu qu’ils soient Africains…

Namibie - janvier 2013 113

Alors, pour aujourd’hui il ne me reste qu’à vous adresser un xoxo (eXentible Open XHTLM Outline),  petite marque d’affection ou d’amitié dans le langage informatique.

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Confrontée à la frustration générale, j’ai mitonné une petite recette Xpress approuvée et validée par Sophie de @Gazette des ancêtres, Charles de @RFG et Martine du blog Chronique Familiale !

Voici ma recette toute fraîche :

Ingrédients pour 6 : Fruits rouges variés : fraises, framboises, cerises, groseilles, myrtilles, mûres, etc… Un verre de muscat – Une tasse de thé – Une cuillère à soupe de miel – quelques feuilles de verveine (citronnelle)

Préparez une tasse de thé léger
Faites chauffer le muscat avec le miel,
Ajoutez le thé et portez à frémissement
Verser dans un saladier et ajoutez les feuilles de verveine
Laissez infuser et refroidir 
Préparez les fruits
Mélangez le tout délicatement
Versez le sirop dessus et placez au réfrigérateur

A déguster très frais !

 

 

 

Sources :
Sites : http://gastronomie.aquitaine.fr/produits-regionaux/sale/Xingar
Wikipédia.org
Photo : collection personnelle : Femme Himba faisant sa toilette.