#ChallengeAZ… Querelle…

Avec la lettre Q, il existe dans mon cabinet de curiosités une vieille Querelle partagée en 2016 et remaniée pour le #ChallengeAZ… Sans rancune !  😁

L’histoire se passe en Auvergne, à la veille de la Première Guerre Mondiale.

C’est l’histoire d’un frêne qui pousse dans une haie vive… D’une haie qui est tiraillée entre deux compères qui revendiquent chacun sa paternité… D’un frêne qui meurt sous les coups d’une hache… Des coups qui mènent ses soi-disant pères devant les tribunaux !

Reymond ACHON, le Grand-Père de Mr et Pierre MIRIAL sont chacun propriétaire d’un pré séparé par la fameuse haie.
Pierre cueille, coupe, taille et profite des « fruits et produits » provenant de ladite haie… Mais, des disputes éclatent entre Reymond et Pierre à ce sujet.
La polémique enfle, et en février 1912, Grand-Père Reymond coupe un frêne et s’approprie son bois !

Mais, quelle mouche l’a piqué !

Son geste plonge le village, jusqu’alors paisible, dans une énorme controverse.
L’affaire fait grand bruit  : on crie, on vocifère, on menace… A la veillée, on jase au coin de l’âtre … Des clans se forment…
Le crime ne restera pas impuni ! On saisit la justice ! En l’occurrence, c’est Pierre qui la saisit…
Justice qui, dans un premier temps, ne possédant pas assez d’éléments pour statuer a recours à l’expertise !

On nomme, donc, un géomètre dont le rôle est de visiter les lieux litigieux, en dresser un plan, vérifier les allégations des plaideurs, rechercher les bornes séparant les propriétés, déterminer par lesdites bornes si la haie doit être considérée comme mitoyenne ou comme appartenant exclusivement à l’une ou à l’autre des parties, rechercher si l’arbre abattu par Achon se trouve sur sa propriété ou, au contraire, sur la ligne séparatrice des deux propriétés.
L’expert pourra s’entourer de tous renseignements utiles et entendre tous indicateurs, qu’il tentera de concilier les parties ou à défaut de conciliation dressera de ses opérations un rapport qu’il transmettra par la Poste sous pli recommandé au Greffe du Tribunal Civil.

L’opération est fixée au matin du 25 février 1913, mais à cause du mauvais temps celle-ci est reportée au mardi 18 mars 1913 à 9 heures précises.

Ah, voilà qu’en plus, le ciel ajoute son grain de sel… ou plutôt ses gouttes de pluie… à l’affaire !

Enfin, l’expert, Vital ALLEGRE, accompagné des protagonistes, procède à toutes les vérifications demandées par le Tribunal et établit un plan ainsi qu’un rapport de quatorze feuillets.
Le rapport est un savoureux mélange de Clochemerle et d’analyse géométrique !

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Aucune conciliation n’étant possible, Pierre et Reymond comparaissent devant le Tribunal Civil de Brioude.

Le 19 décembre 1913, la Justice rend son verdict :
… Attendu qu’il résulte de l’exploit introductif d’instance que le Sieur Mirial prétendait être propriétaire exclusif tant de la haie séparant de son terrain de celui du Sieur Achon, que des arbres s’y trouvant et aussi du sol sur lequel cette haie et ces arbres étaient enracinés, qu’il faisait, en outre, grief au défendeur d’avoir abattu et de s’être approprié un arbre, s’élevant dans cette haie et lui réclamait de ce chef une somme de mille francs à titre de dommages et intérêts et s’entendre à être condamné aux dépens…
… Attendu que l’expert indique dans son rapport que les parcelles numéros un et deux du plan sont exactement délimitées par la ligne déterminée par le milieu des deux bornes A et X ; que cette ligne traversant longitudinalement la haie dans son milieu, il s’en suit que cette haie est mitoyenne.
… Attendu que Achon reconnait avoir coupé le frêne dont la souche existe encore au point S du plan
… Attendu qu’étant donné le caractère de mitoyenneté de la haie, les arbres qui s’y trouvent sont également mitoyens (article 670 du code civil), qu’en procédant à l’abattage de cet arbre, Achon a incontestablement contrevenu aux dispositions des articles 669 et 670 du code civil qui indiquent que tant que dure la mitoyenneté de la haie, les produits en appartiennent aux propriétaires par moitié 
Mais attendu que de son côté, Mirial a reconnu qu’il avait taillé régulièrement la haie et les arbres de diverses grosseurs marquées par les lettres R,R’, P et O du plan, qu’en ce faisant, il a également outrepassé ses droits et n’a pas respecté le caractère de mitoyenneté de la haie
… Attendu enfin, que l’expert estime que la valeur de l’arbre coupé par Achon est sensiblement égale à celle du produit de l’élagage dont le demandeur a profité et que de ce chef les susnommés ne se doivent rien
… Par ces motifs, le Tribunal après en avoir délibéré, statuant publiquement… déclare Mirial mal fondé dans toutes ses demandes, fins et conclusions, l’en déboute et le condamne aux dépens…

Qui est bien qui finit bien, l’honneur de la famille ACHON est sauf !
Néanmoins, l’histoire ne dit pas si Reymond et Pierre sont restés fâchés.

Quelques mois plus tard, la grande Histoire, elle, plonge définitivement dans l’oubli cette brouille qui a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose !

Et vous, avez-vous trouvé des archives relatant des querelles de voisinage ?

 

Sources : archives familiales
Image libre de droit : Getty.fr

#ChallengeAZ… Pharmacopée…

Les Iris de Van Gogh

La pharmacopée de nos ancêtres était vraiment surprenante, voir extravagante !

Dans l’arbre généalogique du second époux de la maman de Mr, j’ai trouvé une aïeule qui était « ouvrière en pois à cautères »… Oui, vous avez bien lu !

– Eugénie Ernestine DUJARDIN était le Sosa 13 de Beau-Papa. Elle est née le 13/04/1861 à La Ferté-S/Jouarre (77).
En 1878, à 17 ans, elle a épousé Jean-Michel DEUTSCH, un jeune cocher de 25 ans. Je leur connais un enfant.
En 1895, Eugénie Ernestine a épousé en secondes noces, Eugène Etienne CHARTIER qui lui, est décèdé en 1899 à Dampmart (77)
Eugénie Ernestine est décèdée le 13/04/1933 à Lagny S/Marne (77) d’après Généanet.

Eugénie Ernestine est dite : ouvrière en pois à cautères, lingère et couturière.

Trouver ce genre de détail interpelle tout généalogiste un tantinet curieux, j’ai donc recherché ce dont il s’agissait…
Sur le site Persée, j’ai trouvé, dans une revue d’Histoire de la Pharmacie, un article Sur les pois à cautères (cliquez pour lire l’article dans son intégralité)

J’ai extrait quelques paragraphes intéressants et j’ai surligné en jaune les parties concernant les pois à cautères et leur utilisation… Âmes sensibles s’abstenir 😨😀

…/…
…/…

Lire que les Élégantes ont eu recours aux pois à cautères pour les vertus qu’elles prodiguaient me laisse songeuse… Je préfère une bonne crème de jour et une bonne hygiène de vie pour garder le teint clair 😊
Et vous, qu’en pensez-vous ?



Sources :
Persée.fr : Sur les pois à cautères – Guy DEVAUX

Image : Pixabay.com

#ChallengeAZ… Oh ! Des Cousinages…

André BOUQUET – Le Palais – Belle Île en mer

Dans mon cabinet de curiosités, on trouve des cOusinages (avec un grand O) avec des personnalités recensées sur le site Généanet…

J’entretiens déjà des liens de parenté avec les Lefèvre-Utile, créateur du fameux biscuit LU. (cliquez pour lire le billet)

Aujourd’hui, je découvre deux autres cOusinages avec des personnalités dont j’ignorais l’existence. Après vérification, ils s’avèrent exacts.
Le premier est :

Source Généanet -Arbre de Marie DESPREZ-HOG

Nos ancêtres communs sont Antoine VITU, Sosa 266, fermier à Champcourt, ° vers 1662+1734 à Chatillon-lès-Sons (02) et Marie DUQUESNOIS, Sosa 267, °1684 à Pargny-les-Bois (02) + 1760 à Chatillon-lès-Sons.
Je descends de leur fille Marie-Marguerite, Sosa 133, °1709 +1737 mariée à Louis VRAINE, Sosa 132.
Eugénie DERUELLE descend de Jean-Claude, frère de Marie-Marguerite,
° 1711 à Sons-et-Ronchères (02) +1772 à Chatillon-lès-Sons, marié à Marie Catherine GUIOT.

Le second est :

Source Généanet -Arbre de Jean-François BOUQUET
Source :  http://www.tapisseriedefrance.fr/abouquet/adbouquet.htm

Nos ancêtres communs sont Charles OGER, Sosa 526, laboureur, ° vers 1631 = 1686 à Chalandry (02) et Madeleine MASSON, Sosa 527 ° vers 1634 + 1714 à Chalandry.
Je descends de Antoinette OGER, Sosa 263 mariée à Gilles LEBEAU, Sosa 262.
André BOUQUET descend de Antoine OGER, frère de Antoinette, marié à Charlotte BOULLEAUX.

Ces cousins lointains sont des personnalités discrètes mais, elles ont laissé derrière elles, de belles surprises à découvrir.

Et vous, cousinez-vous avec des personnalités discrètes ?



Sources :
Geneanet.org
Œuvres André Bouquet = Artnet.fr

#ChallengeAZ… Nonagénaires et +…

D’après des études, on sait que l’espérance de vie, au milieu du XVIIIe siècle, était de 25 ans, puis de 30 ans à la fin du siècle.

D’après les statistiques de mon fichier Hérédis, la longévité moyenne de mes ancêtres était de 46 ans pour les hommes et de 38 ans pour les femmes, entre 1700 et 1750.
Entre 1750 et 1800, l’effet s’inverse, puisque la longévité moyenne est de 42 ans pour les hommes et de 48 ans pour les femmes.
Ils ont, donc, vécu plus âgés que la moyenne nationale, même si je considère que c’est encore trop jeune pour disparaître.

Fichier Hérédis – Généalogie d’Evelyne

Comme il y a toujours une exception pour confirmer la règle, mon cabinet de curiosités comptabilise 2 nonagénaires et un centenaire parmi mes Sosa pour la même période :

– Christine CANIVET
, Sosa 3863 -G12- est décédée à l’âge de 95 ans, le 17/04/1737 à Grentheville (14). Mariée à Guillaume DELALANDE, le 19/01/1672, je leur connais 4 enfants.

Robert FOUCQUES, Sosa 960 – G10, est né le 25/08/1713 à Cintheaux (14). Il est décédé 29/01/1805 à Caen (14) à 91 ans et 5 mois. Il était boucher et a épousé Anne-Marie PARIS, le 25/07/1736. Je leur connais 3 enfants.

François DUQUESNOIS, Sosa 168 – G11, est décédé le 14/5/1707 à Bois-lès-Pargny (02) à l’âge de 100 ans, comme l’indique son acte de décès. Il serait né en 1607 – (à prendre au conditionnel car je n’ai pas trouvé l’acte de naissance – pas de registre à cette date)
Il était laboureur et a eu deux épouses : Louise PERRIOTIN et Marie GENTE, Sosa 169. Je lui connais 4 enfants.

Sa vie a t-elle été un long fleuve tranquille ? Je ne saurai le dire !

Et vous, avez-vous des nonagénaires et des centenaires parmi vos ancêtres?

Sources :
L’espérance de vie en France : Ined.fr

#ChallengeAZ… Moulins et Meuniers…

Le vieux moulin de Gercy – Lithographie de Toffoli

Mon cabinet de curiosités recèle des moulins et leurs meuniers (mosniers) en Picardie.

L’histoire :
Le moulin serait une invention grecque. Elle fut reprise et utilisée plus tard par les romains.
Vers le Ve Siècle, les moulins perdirent de leur popularité et nombre d’entre-eux furent abandonnés. Ils étaient victimes de fréquents incendies et la population encore ancrée dans une religion animiste proche de la nature, n’aimait pas l’idée que l’on puisse agir sur le cours de l’eau.
C’est à partir du Xe Siècle, que le moulin retrouve de sa superbe. Il est relancé par les moines, d’abord dans les abbayes, puis dans les villages.
Son utilisation est sous le contrôle d’un abbé ou d’un seigneur qui perçoit une redevance, un ban, d’où l’appellation de “moulins banaux”.

Le 17 juillet 1793, le droit de ban est supprimé. Des particuliers se mettent à construire de nouveaux moulins.
La France de la première moitié du XIXe Siècle compte 76000 moulins à eau et à vent.
Au début du XXe Siècle, le département de l’Aisne compte 937 moulins à eau, situés essentiellement dans l’arrondissement de Vervins (consacrés au papier) et de Laon.
Avec l’invention de la turbine hydraulique en 1844, certains furent utilisés pour la production électrique.
Il y a bien sûr différents types de moulins à eau, moulins à blé, à seigle, à froment selon la région, moulin à huile ou à papier. Son mécanisme sert aussi à scier le marbre, à fouler le tissu…etc.
Le moulin se sert de la force hydraulique, c’est la roue qui transforme l’énergie cinétique de l’eau en mouvement mécanique.
La “vantellerie” se compose d’une série de vannes qui barrent la rivière, afin de lui donner une force motrice maximum.
Les “biefs” sont des canaux de retenue d’eau en amont du moulin ou des canaux de dérivation de l’eau.
Les moulins construits sur la rivière sont dits “au fil de l’eau”.
Si le moulin est construit un peu à l’écart de la rivière, on amène l’eau par un canal “d’amenée” muni d’une écluse qui contrôle le débit. L’eau s’écoule ensuite par un canal d’évacuation qui rejoint la rivière en aval.

D’après la monographie de village établie, en 1884, par l’instituteur du village, Gercy, village ancestral, comptait deux moulins à eaux construits sur la Voulpion.
Louis TOFFOLI (1907-1999), peintre célèbre pour ses lithographies, a immortalisé l’un deux comme le montre cette image.

C’est là qu’une branche de mes ancêtres a exercé :
-Jacques DEPARNAY, Sosa 536, °1604 – +1669 est dit mosnier du moulin de Gercy,
-Jacques DEPARNAY, son fils, Sosa 268, °1655 – +1715,
-Pierre DEPARNAY, son fils, Sosa 134, ° 1698, est recensé comme meunier en 1721.

En 1846, à Vorges, autre village ancestral, le cadastre enregistre six moulins à eau dans la vallée Saint-Pierre sur le Polton et deux moulins à vent sur le Mont Pigeon.
Deux autres moulins à vent surmontent la vallée : le Moulin de la Tour et le moulin de Montbérault.
En 1756, sept moulins à eau figurent sur la carte de Cassini.

Là aussi, ces ancêtres ont exercé :
-Pierre GUILLAUME, Sosa 1144,
-François GUILLAUME, son fils, Sosa 572, °1633 – +1693 est recensé comme meunier entre 1662 et 1668,
-François GUILLAUME, son fils, Sosa 286, °1669 – +1747 est dit meunier du moulin des trois voies et vigneron à Martigny-Courpière (02),
comme Etienne LESCOT, son beau-Père, Sosa 574 °1646 – °1691
Dommage, l’histoire ne me dit pas si ils ont travaillé dans des moulins à eaux ou des moulins à vent.

Et vous, avez-vous des meuniers dans votre généalogie ?


Sources :
www.terascia.com : Histoire des moulins en Avesnois-Thiérache
Vorges.fr – Histoire et patrimoine
Lithographie Toffoli : site ebay.fr


#ChallengeAZ… Le Linge…

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des chiffons, certes… Mais ce ne n’est pas de ce linge dont il est question aujourd’hui…
Nous venons de commémorer l’Armistice du 11 novembre qui mit fin aux combats de la #1GM … Et, je souhaite ajouter ma petite pierre à ces célébrations.

Lors de mon escapade en Alsace, en septembre dernier, j’ai visité le Mémorial du Linge 1915.
Le Collet du Linge se situe entre Orbey et Munster, à 25 km à l’ouest de Colmar et à 1000 m d’altitude.
Ce mémorial, tenu par une association de bénévoles, propose la visite d’un musée et des vestiges des tranchées allemandes et françaises… une plongée au cœur de la guerre !

Le dépliant publicitaire dit :
Le Linge est un champ de bataille de la guerre 1914-1918 (cliquez pour accéder à l’historique), où un affrontement particulièrement meurtrier eut lieu entre le 20 juillet et le 15 octobre 1915, qui causa 17000 pertes (blessés, disparus ou morts)

Ensuite, Français et Allemands restèrent face à face jusqu’au 11 novembre 1918. Ce champ de bataille, classé site historique, présente un aspect saisissant : l’infrastructure du solide système de défense allemand très bien conservé et les vestiges de tranchées françaises en terre meuble sont les témoins émouvants de la « guerre des tranchées ».

Le musée mémorial du LINGE expose les objets français et allemands trouvés sur place : armes, munitions, objets personnels et reliques, uniformes de chasseurs français et allemands, maquettes du champ de bataille, photos, textes et cartes géographiques…

Mais le plus saisissant est certainement le parcours dans les tranchées. J’en ai frissonné et, pas uniquement à cause du mauvais temps qu’il faisait ce jour-là !

tranchée allemande
tranchée allemande
tranchée française

Cette visite est bouleversante et en même temps terrifiante…
Un siècle plus tard, avec les mouvements de terrain, des ossements humains sont, de temps à autre, encore mis à jour comme en témoignent les croix disséminées deci-delà.
Inéluctablement, cet endroit impose le recueillement !

Et vous, avez-vous visité des lieux identiques au Mémorial du Linge ?



Sources :
Musée Mémorial Le Linge 1914-1918
Photos : Collection personnelle

#ChallengeAZ… Kikeriki…

Cocorico ou Kikeriki ? Il faudrait savoir !

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des guerres et mes ancêtres laonnois en ont vécu plusieurs au fil de l’histoire.

En 1814, l’Aisne est un champ de batailles, rien ne va plus pour Napoléon 1er qui en perd plusieurs dans le département. Pris en tenaille par le Hurrah d’Athies-sous-Laon, village ancestral, il est dominé lors de la bataille de Laon. Sa déchéance est proche.
Les prussiens et les russes envahissent le territoire… un vrai fléau pour les habitants et mes ancêtres : brimades, exactions, confiscations, viols et misère… Cela dure au moins deux ans.

En 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Vaincu lors de la bataille de Sedan, il est fait prisonnier. C’est la fin du Second Empire. Les prussiens envahissent à nouveau le territoire. Et derechef, ce ne sont que brimades, exactions, confiscations et misère pour les habitants et mes ancêtres.

Lors de la Première Guerre Mondiale en 1914-1918 : C’est au tour de l’Allemagne de déclarer la guerre à la France. Dès le début, Laon et sa région sont envahies par l’armée allemande et le resteront jusqu’à l’automne 1918. Et encore une fois, les habitants et mes ancêtres subissent brimades, exactions, confiscations et la misère.

Et, c’est ainsi qu’à plusieurs reprises, le coq, symbole gaulois, n’a plus chanté en français, mais en allemand, et, que son Cocorico s’est mué en Kikeriki !

On dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres (ou le contraire)… Sans vouloir offenser mes ancêtres, j’avoue que ce cocorico allemand m’a bien aidé pour la lettre du jour ! 🙄

*Cliquez sur les parties bleues pour accéder aux articles écrits auparavant.
Image : Pixabay.com

#ChallengeAZ… Jamais deux sans trois…

Cette expression trouverait probablement ses origines au XIIIe siècle.
A l’époque, on employait « tierce fois, c’est droit  » pour indiquer qu’un acte devait être entrepris trois fois pour être réussi.
Il s’agit bien évidemment d’une légende sans réelle preuve, à laquelle on croit ou pas.

Si l’adage n’est pas réellement fondé… il s’applique quand même à mon cabinet de curiosités.
Qu’ont fait mes ancêtres, non pas une fois, non pas deux fois… mais, trois fois?
Réponse : ils se sont mariés trois fois pour douze d’entre eux dont sept Sosa.

J’imagine que la première fois, les sentiments étaient présents mais, que penser de la seconde et de la troisième fois…
Ces mariages étaient contractés rapidement après le décès de l’épouse précédente et ils étaient nécessaires et obligatoires lorsqu’il y avait des enfants en bas âge :

– Anthoine MARLY , Sosa 256, charpentier a épousé Marie WARMENT (2 enfants), Françoise WARMANT (pas d’enfants) et Catherine CHARPENTIER, Sosa 257 (5 enfants)

– Antoine MARLY, Sosa 128, charpentier et greffier de paroisse a épousé Jeanne DUQUESNOY (2 enfants), Marie Barbe DARET (9 enfants) et Marie Jeanne CARLIER, Sosa 129 (1 enfant)

-François LE BESCOND, Sosa 228, a épousé Françoise STEUN, Sosa 229 (6 enfants), Barbe GUEZENNEC (2 enfants) et Jeanne LE FLAMANC (2 enfants)

– Nicolas CESSE, Sosa 364, manouvrier, a épousé Suzanne VERSAIN, Barbe TOURNEMEULE, Sosa 365 (je leur connais un enfant) et Marie Madeleine LEFEVRE.

– Simon FERY, Sosa 34, bocquillon, a épousé Marie-Françoise LAMY (2 enfants), Françoise BOTTIER et Marie Elisabeth COCHET, Sosa 35 (9 enfants).

– Jean-Claude MEREAUX, Sosa 176, cordier en til, marié une première fois à une inconnue, il est dit veuf sans autre précision lors de son second mariage avec Françoise Josèphe PAGNON, Françoise BERTRAND, Sosa 177 (4 enfants)

– Nicolas MOUSSETTE, Sosa 284, marié à Antoinette PAROCHE, Sosa 285 (je leur connais un enfant), Magdeleine COMPAIN et Marie DANA.

Et vous, avez-vous des ancêtres mariés au moins trois fois ?


Image :
Extrait couverture du roman de MC Beaton : Agatha Raisin – Jamais deux sans trois –











#ChallengeAZ… Instituteur…

Avisss… aux élèves !

Dans mon cabinet de curiosités se dissimule un instituteur public :

Jean-François Pierre GAUGAIN est né le 29 janvier 1815 à Clinchamps-sur-Orne dans le Calvados.
Il est issu d’une famille modeste. Ses parents, Jean-Jacques et Marie- Françoise BISSON, sont journaliers.

Le 8 mai 1837, à Fontaine-Etoupefour (14) il épouse à 22 ans, Aglaé Augustine Françoise CAREL, une dentellière de 18 ans. L’acte de mariage indique qu’il est instituteur.

Le couple est établi à May-sur-Orne (14) entre 1839 et 1856.
Jean-François y exerce son métier. Il est souvent nommé comme témoin lors de l’établissement des actes de décès de la commune.
Deux enfants naissent de leur union : Mathilde Domitille ° le 18/03/1839 et François Alexandre Adrien °09/10/1844.
Mathilde décède le 18/03/1854 à 15 ans. Aglaé, sa mère, décède le 15/03/1855 à 36 ans.

Jean-François se remarie, le 13/09/1856, à Feuguerolles-sur-Orne (aujourd’hui Feuguerolles-Bully) avec Elisabeth Emérentine LEPART. Il a 41 ans et elle 29 ans. Un contrat de mariage est établi en l’étude de Maître BAUJOUR à Caen, le 04/09/1856.

En 1872, le couple est recensé à Louvigny (14).

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Carte Google Maps

Jean-François est définitivement pensionné le 06/09/1880 d’après le Registre Pension civile Bulletin n° 1233 trouvé sur Filaé. Il réside alors à Feuguerolles sur-Orne.
Il a exercé son métier durant 26 ans-8 mois-5 jours et l’état lui a octroyé une pension de 600 F.

Il est décédé le 15 janvier 1884 à l’âge de 68 ans à Feuguerolles-sur-Orne (14).

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Signature de Jean-François Pierre GAUGAIN – Instituteur

Jean-François Pierre GAUGAIN est un collatéral de Georges Etienne LAQUAINE, Sosa 126 et de Marie-Anne ORESME, Sosa 127 .
Constance Elisa, une de leurs filles a épousé un certain Jean-François Marie BISSON.

Marie-Françoise BISSON, la mère de Jean-François Pierre GAUGAIN est la sœur de Jean-François BISSON, le père de Jean-François Marie BISSON, gendre de mes Sosa 126 et 127.

Je vous l’accorde, je suis allée chercher très loin cette parenté, mais elle tombe à pic pour la lettre du jour.
Cet Instituteur public fait figure de VIP dans ma généalogie 😀

Sources :
A.D Calvados
Filae.com

Photos : Collection personnelle




#MaCuisineAncestrale… Le Kouglof…

Retour sur une escapade automnale en Alsace… une belle région que je ne connaissais pas.
Là-bas, la gastronomie est reine et les spécialités sont nombreuses comme le fameux kouglof. Il symbolise l’Alsace à lui seul .

Selon la légende, un pâtissier de Ribeauvillé, du nom de Kugel, hébergea les rois mages, faisant étape en Alsace sur la route de Bethléem… 
Pour le remercier, ils lui confièrent la recette d’un gâteau, qu’il baptisa Kugelhopf.
En revanche l’origine du mot est moins familière : Kouglof vient de l’allemand Gugelhopf. 
Or, le terme « Gugel » désignait au Moyen Age une sorte de capuchon avec une collerette et une pointe. Quant au mot Hopf, il est dérivé de « Haber », la levure qui sert à faire lever la pâte dans la recette classique du Kugelhopf (ou Kouglof).
Le fameux gâteau change de nom et d’orthographe selon les régions et les pays :
-Kouglof
-Kougelhof
-Gougelhof
-Gougelhopf
-Kougelhopf
– Kugelhopf

Dans le Palatinat, le kouglof est appelé « bonnet de turc », en référence à sa forme, comme l’atteste une encyclopédie datant du milieu du XVIIIe siècle. 
Aux Pays-bas, c’est tout simplement un « turban ». 
En France, la recette du kouglof fut introduite à la cour de Versailles par la reine Marie-Antoinette qui contribua à la mode de cette pâtisserie.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_3419-e1573390380919-765x1024.jpg.
Colmar – Devanture d’une pâtisserie 😍

Pour le réaliser, il faut :

80 grammes de raisins secs 
450 g de farine 
25 g de levure boulangère 
20 cl de lait tiède 
1 bonne pincée de sel 
100 g de sucre 
2 œufs 
125 g de beurre ramolli 
80 g d’amandes  
sucre glace pour la décoration


Émiettez la levure dans 10 cl de lait tiède, ajoutez 100 g de farine et mélangez jusqu’à obtenir une pâte un peu molle : le levain.
Laissez-le lever dans un endroit tiède.
Faites gonfler les raisins dans de l’eau tiède.
Dans un récipient, pétrissez énergiquement la farine, les œufs, le reste de lait, le sucre et le sel pendant 10 min environ, jusqu’à ce que la pâte ne colle plus.
Incorporez le beurre ramolli et le levain qui doit avoir doublé de volume. Travaillez la pâte encore quelques instants puis recouvrez-la d’un linge. Laissez-la lever 1 heure dans un endroit tiède.
Passé ce délai, tapotez la pâte pour la faire retomber et incorporez les raisins égouttés.
Beurrez un moule à kouglof, déposez dans le fond les amandes, puis versez la pâte dans le moule.
Laissez lever la pâte une seconde fois jusqu’à ce qu’elle dépasse le bord du moule.
Enfournez dans un four à 180°C et faites cuire environ 40 min.
Dégustez tiède.


Cette brioche à la forme si particulière se déguste au petit-déjeuner, en dessert ou quand vous voulez…Moi, c’est pour la pause goûter avec une crème de marrons maison !

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Histoire du kouglof : encyclopédie-incomplete.com
Recette : Secrets d’Alsace

Images : Collection personnelle