#Challenge AZ… Tonneaux…

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des tonneaux, de la poésie et des chansons…

«Comment a-t-on pu imaginer de faire tenir un liquide dans un montage de morceaux de bois fort complexe à assembler ?
La plus grande partie des inventions humaines figurait déjà dans la nature : la maison, c’est la grotte ; le bateau, c’est le tronc d’arbre qui flotte ; même la roue, c’est le soleil qui roule dans l’espace. Le récipient naturel, c’est l’amphore, le vase fabriqué à l’image d’une pierre creuse, en moulant l’argile humide, ou bien c’est l’outre qu’on trouve toute faite en creusant la peau d’un bouc.
Mais la barrique est bien une invention de poètes, l’imagination d’un peuple de rêveurs, insoucieux du temps et de la vie pratique, nos ancêtres les Celtes.»

(Pierre Boujut, tonnelier, dans Des métiers et des hommes au village, de Bernard Henry, 1975)


Un peu d’histoire : 
Donc, l’origine du tonneau serait Celte. Dans la mythologie gauloise, un culte était rendu à Sucellus, dieu des forêts et premier tonnelier de l’histoire.
On retrouve les premières traces de l’utilisation du tonneau de bois pour le transport au Ve siècle avant J.C dans la vallée du Pô (Italie).
Vers le IIe siècle avant J.C, le tonneau vint peu à peu remplacer l’amphore grecque, trop fragile et difficilement stockable.
Les gaulois conservaient, dans des récipients de bois assemblés de la cervoise, de l’eau et du vin. Mais aussi des matières inflammables utilisées à des fins défensives, comme en 51 avant J.C lors du siège d’Uxellodunum.
Au cours des siècles suivants, le tonneau trouve rapidement sa place en tant que nouveau contenant car il résiste aux chocs, peut être roulé et empilé ; une révolution dans le transport des liquides.
Sa diffusion se fait tout au long du moyen-âge en Europe, puis dans le reste du monde. A cette époque, la fabrication du tonneau est réservée au charpentier, dont le statut artisanal est reconnu par décret en 1444.
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les premières techniques d’élevage et de vieillissement en fût sont mises au point, notamment à Bordeaux où le vin est expédié vers l’Angleterre en barrique et sur lies.
Jusqu’au XXe siècle, le tonneau demeurera le principal contenant de transport utilisé.
Depuis, l’acier inoxydable, le béton et le plastique ont supplanté le bois pour stocker, conserver et transporter les liquides.
Le fût de chêne a ainsi connu un recul de sa production, notamment dans les années d’après guerre, principalement pour des raisons économiques.
Dans les années 1980, avec la mode des vins au goût « boisé », le fût est revenu habiter les chais, où aujourd’hui le vin est conservé et « élevé ».

Autrefois, les tonneliers étaient également nommés : charpentiers de tonneau.
Mon arbre compte deux tonneliers dans l’Aisne :

– Jean GORET, Sosa 158, est né vers 1696 et est décédé le 04/09/1760 à Braye-en-Laonnois (02). Il est nommé « maître tonnelier ».
Marié à Marie MULPA et à Geneviève DEVOIR, Sosa 159, je lui connais 5 enfants.

– Jean GORET, fils de Jean ci-dessus, est né en 1747, s’est marié en 1774 à Braye-en-Laonnois avec Marie Marguerite LAISNEZ. Il est dit tonnelier sur son acte de mariage.
En 1790, il est, également, élu maire de Braye-en-Laonnois.

Pour finir, avec un petit clin d’œil au #ChallengeAZ2018, je ne peux résister au plaisir de partager une petite chanson à boire :

Dans un tonneau de vin – Gilles DREU- YouYube.com

Sources:
Histoire du tonneau : vin-terre-net.com
Généanet : Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Aisne, archives civiles, série E supplément, v. 06 pt. 01
Image : Collection personnelle

#ChallengeAZ… Surnoms ou Sobriquets…

Quand nos ancêtres s’affublaient de surnoms ou de sobriquets… cela donne matière à parler à mon cabinet de curiosités…

Pour mémoire :
Le surnom remonte à la Rome Antique. Il est à l’origine un nom formé, par addition au prénom ou au nom d’une personne, d’un terme mettant généralement en relief ses particularités physiques ou morales. Le surnom est également la désignation substitutive au nom véritable d’une personne.

Le sobriquet est un surnom familier donné par dérision, moquerie ou par affection et qui peut être fondé sur quelque défaut du corps ou d’esprit, ou sur quelque singularité…

Voici les surnoms ou sobriquets trouvés chez nos ancêtres :

– Edmond BERTHAULT, Sosa 48, est journalier. Il est né en 1769 et est décédé en 1808 à St-Denis-de-Méré (14). Marié à Anne CHENNEVIERE, je leur connais un fils.
Son acte de décès indique son sobriquet : Bel Enfant !


  • Marguerite CRECH ou CHRECH, Sosa 1841, est née en 1637 et est décédée en 1686 à Ploujean (29). Mariée à Yves MORVAN, en 1658, je leur connais 10 enfants. Elle est dite « Penter » comme son père ou son G.P, ce qui semble vouloir dire « peintre » en breton.
  • Marie-Françoise HALBOUT, Sosa 101, fileuse, est née en 1731 à Flers (61) et est décédée en 1796 à St-Pierre-du-Regard (61). Mariée à Georges GEHENNE en 1747, je leur connais un fils.
    Elle est dite « Mille savates » du nom de l’église de Notre-Dame-Du-Rocher, appelée sur la carte de Cassini : Milsavates (Source Wikipédia)
  • -Jean CHAZAL, Sosa 320 de Mr, laboureur, est né vers 1700 et est décédé en 1762 à Saint-Géron (43). Marié à Marie BARBIER en 1725, je leur connais 7 enfants.
    Jean est dit « Madias » sur son acte de décès :

-Pierre CHAZAL, petit-fils de Jean, laboureur,est né en 1760 et est décédé en 1805 à Saint-Géron (43). Marié à Marguerite LAVIALLE, il fut condamné à mort pour avoir participé à l’assassinat de Joseph Antoine Vital BOYER de MONTCELARD , Seigneur de Gizac. Le jugement rendu le 6 septembre 1792 par le Tribunal de Brioude fut aboli par le Décret de la Convention Nationale en date du 11 messidor An II (2 juillet 1794). La révolution l’a sauvé !
Pierre est dit « Madias jeune » ou « l’abbé ».

– Jean BERNAUDON, Sosa 468 de mon gendre, est né en 1701 et est décédé en 1766 à Saint-Crépin (05). Marié à Catherine ESMERIC en 1722, je leur connais un fils.
jean est dit « Fourgier » sur son acte de décès :

Je n’ai malheureusement pas trouvé l’origine et la signification de tous ces surnoms ou sobriquets…

Quand j’étais petite… oui, oui… j’ai été petite… mon surnom était « grenouille » 🐸
Autre temps, mêmes pratiques… nous adorons également donner des petits surnoms affectueux aux personnes que nous aimons… cela va de « Doudou » à « Babou » en passant par « Poussin », etc…

Et vous, quels sont les surnoms et les sobriquets de vos ancêtres, et les vôtres ?

Sources : Wikipédia.fr


#ChallengeAZ… Reconnaissance…

Mon cabinet de curiosités expose des diplômes comme celui décerné à Louis François ROBILLARD, Sosa 1 de Beau-Papa.

Louis François est né en 1902 à Paris. Il a été cordonnier puis couvreur. Il est décédé accidentellement en 1960 à Paris. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Louis a reçu un diplôme émanant du Secrétariat Général Permanent de la Défense Passive pour services rendus lors des bombardements de la région parisienne
C’est la première fois que je découvre ce genre de document, j’aimerai en savoir davantage…

Avez-vous une idée où me renseigner ?


Sources : archives personnelles

#ChallengeAZ… Querelle…

Avec la lettre Q, il existe dans mon cabinet de curiosités une vieille Querelle partagée en 2016 et remaniée pour le #ChallengeAZ… Sans rancune !  😁

L’histoire se passe en Auvergne, à la veille de la Première Guerre Mondiale.

C’est l’histoire d’un frêne qui pousse dans une haie vive… D’une haie qui est tiraillée entre deux compères qui revendiquent chacun sa paternité… D’un frêne qui meurt sous les coups d’une hache… Des coups qui mènent ses soi-disant pères devant les tribunaux !

Reymond ACHON, le Grand-Père de Mr et Pierre MIRIAL sont chacun propriétaire d’un pré séparé par la fameuse haie.
Pierre cueille, coupe, taille et profite des « fruits et produits » provenant de ladite haie… Mais, des disputes éclatent entre Reymond et Pierre à ce sujet.
La polémique enfle, et en février 1912, Grand-Père Reymond coupe un frêne et s’approprie son bois !

Mais, quelle mouche l’a piqué !

Son geste plonge le village, jusqu’alors paisible, dans une énorme controverse.
L’affaire fait grand bruit  : on crie, on vocifère, on menace… A la veillée, on jase au coin de l’âtre … Des clans se forment…
Le crime ne restera pas impuni ! On saisit la justice ! En l’occurrence, c’est Pierre qui la saisit…
Justice qui, dans un premier temps, ne possédant pas assez d’éléments pour statuer a recours à l’expertise !

On nomme, donc, un géomètre dont le rôle est de visiter les lieux litigieux, en dresser un plan, vérifier les allégations des plaideurs, rechercher les bornes séparant les propriétés, déterminer par lesdites bornes si la haie doit être considérée comme mitoyenne ou comme appartenant exclusivement à l’une ou à l’autre des parties, rechercher si l’arbre abattu par Achon se trouve sur sa propriété ou, au contraire, sur la ligne séparatrice des deux propriétés.
L’expert pourra s’entourer de tous renseignements utiles et entendre tous indicateurs, qu’il tentera de concilier les parties ou à défaut de conciliation dressera de ses opérations un rapport qu’il transmettra par la Poste sous pli recommandé au Greffe du Tribunal Civil.

L’opération est fixée au matin du 25 février 1913, mais à cause du mauvais temps celle-ci est reportée au mardi 18 mars 1913 à 9 heures précises.

Ah, voilà qu’en plus, le ciel ajoute son grain de sel… ou plutôt ses gouttes de pluie… à l’affaire !

Enfin, l’expert, Vital ALLEGRE, accompagné des protagonistes, procède à toutes les vérifications demandées par le Tribunal et établit un plan ainsi qu’un rapport de quatorze feuillets.
Le rapport est un savoureux mélange de Clochemerle et d’analyse géométrique !

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Aucune conciliation n’étant possible, Pierre et Reymond comparaissent devant le Tribunal Civil de Brioude.

Le 19 décembre 1913, la Justice rend son verdict :
… Attendu qu’il résulte de l’exploit introductif d’instance que le Sieur Mirial prétendait être propriétaire exclusif tant de la haie séparant de son terrain de celui du Sieur Achon, que des arbres s’y trouvant et aussi du sol sur lequel cette haie et ces arbres étaient enracinés, qu’il faisait, en outre, grief au défendeur d’avoir abattu et de s’être approprié un arbre, s’élevant dans cette haie et lui réclamait de ce chef une somme de mille francs à titre de dommages et intérêts et s’entendre à être condamné aux dépens…
… Attendu que l’expert indique dans son rapport que les parcelles numéros un et deux du plan sont exactement délimitées par la ligne déterminée par le milieu des deux bornes A et X ; que cette ligne traversant longitudinalement la haie dans son milieu, il s’en suit que cette haie est mitoyenne.
… Attendu que Achon reconnait avoir coupé le frêne dont la souche existe encore au point S du plan
… Attendu qu’étant donné le caractère de mitoyenneté de la haie, les arbres qui s’y trouvent sont également mitoyens (article 670 du code civil), qu’en procédant à l’abattage de cet arbre, Achon a incontestablement contrevenu aux dispositions des articles 669 et 670 du code civil qui indiquent que tant que dure la mitoyenneté de la haie, les produits en appartiennent aux propriétaires par moitié 
Mais attendu que de son côté, Mirial a reconnu qu’il avait taillé régulièrement la haie et les arbres de diverses grosseurs marquées par les lettres R,R’, P et O du plan, qu’en ce faisant, il a également outrepassé ses droits et n’a pas respecté le caractère de mitoyenneté de la haie
… Attendu enfin, que l’expert estime que la valeur de l’arbre coupé par Achon est sensiblement égale à celle du produit de l’élagage dont le demandeur a profité et que de ce chef les susnommés ne se doivent rien
… Par ces motifs, le Tribunal après en avoir délibéré, statuant publiquement… déclare Mirial mal fondé dans toutes ses demandes, fins et conclusions, l’en déboute et le condamne aux dépens…

Qui est bien qui finit bien, l’honneur de la famille ACHON est sauf !
Néanmoins, l’histoire ne dit pas si Reymond et Pierre sont restés fâchés.

Quelques mois plus tard, la grande Histoire, elle, plonge définitivement dans l’oubli cette brouille qui a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose !

Et vous, avez-vous trouvé des archives relatant des querelles de voisinage ?

 

Sources : archives familiales
Image libre de droit : Getty.fr

#ChallengeAZ… Pharmacopée…

Les Iris de Van Gogh

La pharmacopée de nos ancêtres était vraiment surprenante, voir extravagante !

Dans l’arbre généalogique du second époux de la maman de Mr, j’ai trouvé une aïeule qui était « ouvrière en pois à cautères »… Oui, vous avez bien lu !

– Eugénie Ernestine DUJARDIN était le Sosa 13 de Beau-Papa. Elle est née le 13/04/1861 à La Ferté-S/Jouarre (77).
En 1878, à 17 ans, elle a épousé Jean-Michel DEUTSCH, un jeune cocher de 25 ans. Je leur connais un enfant.
En 1895, Eugénie Ernestine a épousé en secondes noces, Eugène Etienne CHARTIER qui lui, est décèdé en 1899 à Dampmart (77)
Eugénie Ernestine est décèdée le 13/04/1933 à Lagny S/Marne (77) d’après Généanet.

Eugénie Ernestine est dite : ouvrière en pois à cautères, lingère et couturière.

Trouver ce genre de détail interpelle tout généalogiste un tantinet curieux, j’ai donc recherché ce dont il s’agissait…
Sur le site Persée, j’ai trouvé, dans une revue d’Histoire de la Pharmacie, un article Sur les pois à cautères (cliquez pour lire l’article dans son intégralité)

J’ai extrait quelques paragraphes intéressants et j’ai surligné en jaune les parties concernant les pois à cautères et leur utilisation… Âmes sensibles s’abstenir 😨😀

…/…
…/…

Lire que les Élégantes ont eu recours aux pois à cautères pour les vertus qu’elles prodiguaient me laisse songeuse… Je préfère une bonne crème de jour et une bonne hygiène de vie pour garder le teint clair 😊
Et vous, qu’en pensez-vous ?



Sources :
Persée.fr : Sur les pois à cautères – Guy DEVAUX

Image : Pixabay.com

#ChallengeAZ… Oh ! Des Cousinages…

André BOUQUET – Le Palais – Belle Île en mer

Dans mon cabinet de curiosités, on trouve des cOusinages (avec un grand O) avec des personnalités recensées sur le site Généanet…

J’entretiens déjà des liens de parenté avec les Lefèvre-Utile, créateur du fameux biscuit LU. (cliquez pour lire le billet)

Aujourd’hui, je découvre deux autres cOusinages avec des personnalités dont j’ignorais l’existence. Après vérification, ils s’avèrent exacts.
Le premier est :

Source Généanet -Arbre de Marie DESPREZ-HOG

Nos ancêtres communs sont Antoine VITU, Sosa 266, fermier à Champcourt, ° vers 1662+1734 à Chatillon-lès-Sons (02) et Marie DUQUESNOIS, Sosa 267, °1684 à Pargny-les-Bois (02) + 1760 à Chatillon-lès-Sons.
Je descends de leur fille Marie-Marguerite, Sosa 133, °1709 +1737 mariée à Louis VRAINE, Sosa 132.
Eugénie DERUELLE descend de Jean-Claude, frère de Marie-Marguerite,
° 1711 à Sons-et-Ronchères (02) +1772 à Chatillon-lès-Sons, marié à Marie Catherine GUIOT.

Le second est :

Source Généanet -Arbre de Jean-François BOUQUET
Source :  http://www.tapisseriedefrance.fr/abouquet/adbouquet.htm

Nos ancêtres communs sont Charles OGER, Sosa 526, laboureur, ° vers 1631 = 1686 à Chalandry (02) et Madeleine MASSON, Sosa 527 ° vers 1634 + 1714 à Chalandry.
Je descends de Antoinette OGER, Sosa 263 mariée à Gilles LEBEAU, Sosa 262.
André BOUQUET descend de Antoine OGER, frère de Antoinette, marié à Charlotte BOULLEAUX.

Ces cousins lointains sont des personnalités discrètes mais, elles ont laissé derrière elles, de belles surprises à découvrir.

Et vous, cousinez-vous avec des personnalités discrètes ?



Sources :
Geneanet.org
Œuvres André Bouquet = Artnet.fr

#ChallengeAZ… Nonagénaires et +…

D’après des études, on sait que l’espérance de vie, au milieu du XVIIIe siècle, était de 25 ans, puis de 30 ans à la fin du siècle.

D’après les statistiques de mon fichier Hérédis, la longévité moyenne de mes ancêtres était de 46 ans pour les hommes et de 38 ans pour les femmes, entre 1700 et 1750.
Entre 1750 et 1800, l’effet s’inverse, puisque la longévité moyenne est de 42 ans pour les hommes et de 48 ans pour les femmes.
Ils ont, donc, vécu plus âgés que la moyenne nationale, même si je considère que c’est encore trop jeune pour disparaître.

Fichier Hérédis – Généalogie d’Evelyne

Comme il y a toujours une exception pour confirmer la règle, mon cabinet de curiosités comptabilise 2 nonagénaires et un centenaire parmi mes Sosa pour la même période :

– Christine CANIVET
, Sosa 3863 -G12- est décédée à l’âge de 95 ans, le 17/04/1737 à Grentheville (14). Mariée à Guillaume DELALANDE, le 19/01/1672, je leur connais 4 enfants.

Robert FOUCQUES, Sosa 960 – G10, est né le 25/08/1713 à Cintheaux (14). Il est décédé 29/01/1805 à Caen (14) à 91 ans et 5 mois. Il était boucher et a épousé Anne-Marie PARIS, le 25/07/1736. Je leur connais 3 enfants.

François DUQUESNOIS, Sosa 168 – G11, est décédé le 14/5/1707 à Bois-lès-Pargny (02) à l’âge de 100 ans, comme l’indique son acte de décès. Il serait né en 1607 – (à prendre au conditionnel car je n’ai pas trouvé l’acte de naissance – pas de registre à cette date)
Il était laboureur et a eu deux épouses : Louise PERRIOTIN et Marie GENTE, Sosa 169. Je lui connais 4 enfants.

Sa vie a t-elle été un long fleuve tranquille ? Je ne saurai le dire !

Et vous, avez-vous des nonagénaires et des centenaires parmi vos ancêtres?

Sources :
L’espérance de vie en France : Ined.fr

#ChallengeAZ… Moulins et Meuniers…

Le vieux moulin de Gercy – Lithographie de Toffoli

Mon cabinet de curiosités recèle des moulins et leurs meuniers (mosniers) en Picardie.

L’histoire :
Le moulin serait une invention grecque. Elle fut reprise et utilisée plus tard par les romains.
Vers le Ve Siècle, les moulins perdirent de leur popularité et nombre d’entre-eux furent abandonnés. Ils étaient victimes de fréquents incendies et la population encore ancrée dans une religion animiste proche de la nature, n’aimait pas l’idée que l’on puisse agir sur le cours de l’eau.
C’est à partir du Xe Siècle, que le moulin retrouve de sa superbe. Il est relancé par les moines, d’abord dans les abbayes, puis dans les villages.
Son utilisation est sous le contrôle d’un abbé ou d’un seigneur qui perçoit une redevance, un ban, d’où l’appellation de “moulins banaux”.

Le 17 juillet 1793, le droit de ban est supprimé. Des particuliers se mettent à construire de nouveaux moulins.
La France de la première moitié du XIXe Siècle compte 76000 moulins à eau et à vent.
Au début du XXe Siècle, le département de l’Aisne compte 937 moulins à eau, situés essentiellement dans l’arrondissement de Vervins (consacrés au papier) et de Laon.
Avec l’invention de la turbine hydraulique en 1844, certains furent utilisés pour la production électrique.
Il y a bien sûr différents types de moulins à eau, moulins à blé, à seigle, à froment selon la région, moulin à huile ou à papier. Son mécanisme sert aussi à scier le marbre, à fouler le tissu…etc.
Le moulin se sert de la force hydraulique, c’est la roue qui transforme l’énergie cinétique de l’eau en mouvement mécanique.
La “vantellerie” se compose d’une série de vannes qui barrent la rivière, afin de lui donner une force motrice maximum.
Les “biefs” sont des canaux de retenue d’eau en amont du moulin ou des canaux de dérivation de l’eau.
Les moulins construits sur la rivière sont dits “au fil de l’eau”.
Si le moulin est construit un peu à l’écart de la rivière, on amène l’eau par un canal “d’amenée” muni d’une écluse qui contrôle le débit. L’eau s’écoule ensuite par un canal d’évacuation qui rejoint la rivière en aval.

D’après la monographie de village établie, en 1884, par l’instituteur du village, Gercy, village ancestral, comptait deux moulins à eaux construits sur la Voulpion.
Louis TOFFOLI (1907-1999), peintre célèbre pour ses lithographies, a immortalisé l’un deux comme le montre cette image.

C’est là qu’une branche de mes ancêtres a exercé :
-Jacques DEPARNAY, Sosa 536, °1604 – +1669 est dit mosnier du moulin de Gercy,
-Jacques DEPARNAY, son fils, Sosa 268, °1655 – +1715,
-Pierre DEPARNAY, son fils, Sosa 134, ° 1698, est recensé comme meunier en 1721.

En 1846, à Vorges, autre village ancestral, le cadastre enregistre six moulins à eau dans la vallée Saint-Pierre sur le Polton et deux moulins à vent sur le Mont Pigeon.
Deux autres moulins à vent surmontent la vallée : le Moulin de la Tour et le moulin de Montbérault.
En 1756, sept moulins à eau figurent sur la carte de Cassini.

Là aussi, ces ancêtres ont exercé :
-Pierre GUILLAUME, Sosa 1144,
-François GUILLAUME, son fils, Sosa 572, °1633 – +1693 est recensé comme meunier entre 1662 et 1668,
-François GUILLAUME, son fils, Sosa 286, °1669 – +1747 est dit meunier du moulin des trois voies et vigneron à Martigny-Courpière (02),
comme Etienne LESCOT, son beau-Père, Sosa 574 °1646 – °1691
Dommage, l’histoire ne me dit pas si ils ont travaillé dans des moulins à eaux ou des moulins à vent.

Et vous, avez-vous des meuniers dans votre généalogie ?


Sources :
www.terascia.com : Histoire des moulins en Avesnois-Thiérache
Vorges.fr – Histoire et patrimoine
Lithographie Toffoli : site ebay.fr


#ChallengeAZ… Le Linge…

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des chiffons, certes… Mais ce ne n’est pas de ce linge dont il est question aujourd’hui…
Nous venons de commémorer l’Armistice du 11 novembre qui mit fin aux combats de la #1GM … Et, je souhaite ajouter ma petite pierre à ces célébrations.

Lors de mon escapade en Alsace, en septembre dernier, j’ai visité le Mémorial du Linge 1915.
Le Collet du Linge se situe entre Orbey et Munster, à 25 km à l’ouest de Colmar et à 1000 m d’altitude.
Ce mémorial, tenu par une association de bénévoles, propose la visite d’un musée et des vestiges des tranchées allemandes et françaises… une plongée au cœur de la guerre !

Le dépliant publicitaire dit :
Le Linge est un champ de bataille de la guerre 1914-1918 (cliquez pour accéder à l’historique), où un affrontement particulièrement meurtrier eut lieu entre le 20 juillet et le 15 octobre 1915, qui causa 17000 pertes (blessés, disparus ou morts)

Ensuite, Français et Allemands restèrent face à face jusqu’au 11 novembre 1918. Ce champ de bataille, classé site historique, présente un aspect saisissant : l’infrastructure du solide système de défense allemand très bien conservé et les vestiges de tranchées françaises en terre meuble sont les témoins émouvants de la « guerre des tranchées ».

Le musée mémorial du LINGE expose les objets français et allemands trouvés sur place : armes, munitions, objets personnels et reliques, uniformes de chasseurs français et allemands, maquettes du champ de bataille, photos, textes et cartes géographiques…

Mais le plus saisissant est certainement le parcours dans les tranchées. J’en ai frissonné et, pas uniquement à cause du mauvais temps qu’il faisait ce jour-là !

tranchée allemande
tranchée allemande
tranchée française

Cette visite est bouleversante et en même temps terrifiante…
Un siècle plus tard, avec les mouvements de terrain, des ossements humains sont, de temps à autre, encore mis à jour comme en témoignent les croix disséminées deci-delà.
Inéluctablement, cet endroit impose le recueillement !

Et vous, avez-vous visité des lieux identiques au Mémorial du Linge ?



Sources :
Musée Mémorial Le Linge 1914-1918
Photos : Collection personnelle

#ChallengeAZ… Kikeriki…

Cocorico ou Kikeriki ? Il faudrait savoir !

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des guerres et mes ancêtres laonnois en ont vécu plusieurs au fil de l’histoire.

En 1814, l’Aisne est un champ de batailles, rien ne va plus pour Napoléon 1er qui en perd plusieurs dans le département. Pris en tenaille par le Hurrah d’Athies-sous-Laon, village ancestral, il est dominé lors de la bataille de Laon. Sa déchéance est proche.
Les prussiens et les russes envahissent le territoire… un vrai fléau pour les habitants et mes ancêtres : brimades, exactions, confiscations, viols et misère… Cela dure au moins deux ans.

En 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Vaincu lors de la bataille de Sedan, il est fait prisonnier. C’est la fin du Second Empire. Les prussiens envahissent à nouveau le territoire. Et derechef, ce ne sont que brimades, exactions, confiscations et misère pour les habitants et mes ancêtres.

Lors de la Première Guerre Mondiale en 1914-1918 : C’est au tour de l’Allemagne de déclarer la guerre à la France. Dès le début, Laon et sa région sont envahies par l’armée allemande et le resteront jusqu’à l’automne 1918. Et encore une fois, les habitants et mes ancêtres subissent brimades, exactions, confiscations et la misère.

Et, c’est ainsi qu’à plusieurs reprises, le coq, symbole gaulois, n’a plus chanté en français, mais en allemand, et, que son Cocorico s’est mué en Kikeriki !

On dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres (ou le contraire)… Sans vouloir offenser mes ancêtres, j’avoue que ce cocorico allemand m’a bien aidé pour la lettre du jour ! 🙄

*Cliquez sur les parties bleues pour accéder aux articles écrits auparavant.
Image : Pixabay.com