Le testament de Marie BELLEJAMBE…

C’est en parcourant les registres paroissiaux de Noyers-Bocage, village ancestral situé dans le Calvados que j’ai trouvé cette archive insolite établie par le curé du lieu.

Séduite par la poésie du patronyme, je ne résiste pas au plaisir de partager ma découverte.

Marie Bellejambe est âgée de 35 ans et originaire de la paroisse de Saint-Ouen de Caen. Elle est la fille de feu François Bellejambe et de feue Anne Mariotte.
Marie est en visite dans le village de Noyers-Bocage, village situé à 18 km à l’ouest de Caen, pour ses affaires et réside chez un certain Robert Le Val.
Malheureusement, elle tombe malade.
Sentant sa fin proche, on fait appel au curé du village afin de lui administrer les derniers sacrements.
Mais, Marie Bellejambe ne se contente pas de recevoir l’absolution. Ayant quelques biens et étant certainement seule, elle désire disposer de son héritage et s’en confesse auprès du curé.
Ainsi, elle lui dicte ses dernières volontés.
Voici son testament :

Testament Noyers (14)- 1

testament Noyers (14) - 2testament Noyers (14) - 3Testament Noyers (14) - 4Le trentième jour de septembre mille sept cents onze
ayant été appellé et administré les sacrements à
marie bellejambe aagée de trente cinq ans, fille de
feu françois bellejambe et dame mariotte résidente
en la paroisse de St-ouen de caen, venüe en cette
paroisse de noyers pour ces affaires et etant
tombée en maladie dans la maison de Robert
Le val, elle a désiré disposer de ses biens et
fait son testament par devant moy pretre
vicaire de noyers soussigné pour être exécute
et ce sur lheure de midy en la maniere qui
ensui.
Premierement Je recommande mon
ame a Dieu La met sous la protection de la sainte
vierge Marie ma bonne patronne et mon ange
gardien et ayant vescu dans la religion catolique
apostolique et romaine, je désire y mourir.
Secondement je souhaite que mon corps soit
inhumé dans le cimetiere de la paroisse ou
je descederai. Pour faire les frais de mon
inhumation Je donne au St prieur de noyers
savoir La somme de vingt quatre livres aprendre
sur robert leval, dont le billet est dans mon
Coffre de la somme de dix ecus, dont six lui nes seront
données a Jean Lemaitre de noyers pour absorber
le vieux contes entre nous et parce que le dit le
val aura pu faire des frais pour ma maladie
Il seront rabattu sur la somme de vingt quatre
livre et à … payé et rabattu dix livres
troisiemement Je donne et legue  pour prier Dieu

pour moy et mon pere et ma mere au St
prieur de noyers savoir mon coffre draps serviettes
et un Doublier une caises et un paitry (?) sur quoy
Je ne dois que quinze sols par le loyer de ma
maison a le terme de la St Michel dernier passé
quatriemement je donne mes habits et linge
a mon refuge au St prieur de Noyers pour
dire ou faire dire des messes basses a la
valeur des dits meubles et habits aussi bien que
mon lit que je luy donne aussy pour la
meme fin
Je donne ma tasse a bouillon a marguerite paris
femme de robert leval et deux cuillieres detam
fin pour ces bons services dans ma maladie
Lesquels legs jay faie etant en pleine liberté

d‘esprit et de jugement sans contrainte ny
sollicitation, pour etre executez Comme ma
derniere volonté par mr pinet pretre vicaire 
de vendes que jay nomme pour mon executeur
testamentaire, Ce que jay marqué ne pouvant
signer et ne sachant ecrire apres que le present
ma ete lu et relu par maitre fouques noel
pretre vicaire du lieu de noyers en presence
De marin richar et Jean paris tous deux
de noyers.

Marie Bellejambe est décédée le lendemain, 1er octobre et a été inhumée le 2 octobre 1711 dans le cimetière de Noyers :
Son acte de sépulture suit son testament dans le registre .

Bien que Marie Bellejambe n’ait pu signé son testament, on peut penser qu’elle s’est éteinte l’esprit tranquille en ayant disposé de ses biens.

Pour information, j’ai trouvé qu’un « doublier » était, au Moyen Age, une nappe pliée en deux placée devant les personnages importants.
Mais à quoi pouvait servir cette nappe ?
Par ailleurs, j’ai un doute sur le mot « paitry ».
Si vous savez ce que cela peut être, n’hésitez pas à me le dire, ainsi que les deux mots manquants et remplacés par « … »

 

Sources : A.D Calvados – Noyers-Bocage – BMS [1706-1766] page 35 – 36

#ChallengeAZ… Z comme ZEPHIRINE Antoinette Brière…

Vendredi 13, symbole de chance ou de malchance… Là est la question !

cafa1b9c vendredi 13J’ignore si Zéphirine Antoinette BRIERE, Sosa 61, était superstitieuse, cependant…

Fille aînée de Pierre et de Marie-Rose VASNIER, elle naît le vendredi 13 juin 1828 à Mondeville dans le Calvados.

Ouvrière en dentelle et enceinte, elle épouse Alphonse FOUQUES, le 12 janvier 1851 à Mondeville.
Ils sont déjà parents d’un garçon âgé de deux ans, nommé Ferdinand , Sosa 30, qu’ils reconnaissent être né de leurs œuvres.

Deux mois plus tard, Zéphirine met au monde leur second fils, Achille, le 19 mars 1851 et décède probablement des suites de son accouchement le 28 mars suivant. Elle a 22 ans.
Puis, à son tour, Achille disparaît le 28 avril 1853.

Voilà une bien triste destinée… Vendredi 13 en est-il responsable, nul ne le sait!

Et vous,  avez-vous la phobie du chiffre 13… Si tel est le cas, alors vous êtes « triskaïdekaphobe »… Et oui !

C’est sur ce mot imprononçable que le ChallengeAZ se termine et que la grand’malle des ancêtres se referme pour la quatrième année consécutive.
Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire mes 26 billets dédiés au mois de juin !
Je vous souhaite un bel été « ensoleillé » et vous donne prochainement rendez-vous pour de nouvelles aventures généalogiques.

 

Sources :
A.D Calvados – Mondeville – NMD – [1823-1832] p. 216
Image : http://lespopines.centerblog.net/rub-gif-semaine-vendredi-13-.html?ii=1

#ChallengeAZ… Y comme Evelyne et les myrtilles

« De toute les passions, la seule vraiment respectable
me parait être la gourmandise ! »
Guy de Maupassant

Avec la généalogie, bien sûr !…

Jeudi 29 juin 2016,
Point d’ancêtre avec la lettre Y ayant vécu un événement en juin.
Alors, Evelyne la gourmande ne peut s’empêcher de partager une petite recette culinaire simple et rapide… Un petit clin d’œil au #ChallengeAZ 2015 !

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Que diriez-vous d’un clafoutis aux myrtilles :

1 œuf
1 *verre de sucre
1 *verre de farine
1 *verre de lait
Un noix de beurre
Myrtilles (300g environ)

(*type verre à eau 20 cl)

Beurrer un moule
Dans une jatte :
Mélanger l’œuf et le sucre
Ajouter la farine tamisée
Délayer avec le lait
Verser les myrtilles dans le moule
Recouvrir avec la préparation
Faire cuire 30mn dans un four à 180°
Déguster tiède ou froid

Les plus gourmands ajouteront une boule de glace à la vanille.

Rien de plus simple ! Et en plus, c’est délicieux !

 

Image : Collection personnelle

 

#ChallengeAZ… X comme J.Louis MéreauX…

 

Au printemps de l’année 1832, la population française est terrorisée par l’arrivée d’une pandémie de choléra semant la panique. On compte plus de 103 000 morts dont 20 000 à Paris.

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Jeudi 28 juin 1832,
Il y a exactement 184 ans, jour pour jour, Jean-Louis MéreauX, Sosa 44, rendait l’âme dans la maison de son gendre, Jean-François MichauX, à Laon. Mais, j’ignore si le choléra est responsable de son décès.

De son vivant, Jean-Louis était cordier en til ou tille, c’est à dire qu’il confectionnait des cordes avec l’écorce de tilleul.
Né en 1769 à Hary dans l’Aisne, il épousa Marie-Marguerite CARLIER, le 18 mai 1790 à Laon. Le couple a eu dix enfants au moins.

 

 

Sources :
A.D Aisne – Vaux-sous-Laon – 1832 – 5Mi0079 – p. 243
Vieux métiers : Cordier en tilleul : http://www.jschweitzer.fr/m%C3%A9tiers-anciens/cordier/
Contexte – Thierry Sabot
Image : Le Duc d’Orléans et Casimir Perier visitant les malades à l’Hôtel-Dieu pendant l’épidémie de choléra en 1832 – Alferd JOHANNOT – Musée carnavalet

#ChallengeAZ… W comme WALLON Marie Antoinette & Jean-Baptiste…

Au XVIIIe siècle, Laon dans l’Aisne vit au rythme de ses marchés et de ses foires ; celle de la Fête-Dieu en juin dure huit jours.

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Nicolas WALLON, Sosa 80, et son épouse, Marie Françoise BOCQUET qui résident à Athies-sous-Laon, apprécient ce lieu d’échanges et en profitent pour y effectuer quelques achats : fils, toiles, chanvre… C’est aussi l’occasion d’y rencontrer parents et amis !

Mais cette année, Marie-Françoise ne se rendra pas à la foire qui débutera le 14 juin car elle est alitée et doit attendre les relevailles.

Le lundi 11 juin 1759, elle a mis au monde son premier enfant, une fillette nommée Marie-Antoinette et qui est baptisée le jour même.

Deux ans plus tard, elle accouchera d’un garçon, Jean-Baptiste, le jeudi 25 juin 1761.

 

 

Sources :
– A.D Aisne – Athies sous Laon – 5Mi1735 [1676-1813] p.236, 243
– Almanach Royal pour l’année 1759

– Le commerce à Laon au XVIIIe siècle : http://www.histoireaisne.fr/memoires_numerises/chapitres/tome_46/Tome_046_page_065.pdf
Image : Illustration tirée de l’Histoire – cours élémentaire – Ernest Lavisse (1913) – Wikipédia.org

#Challenge AZ… V comme Françoise Antoinette Céline VIGNON…


280px-St_Just_BrioudeSamedi 15 juin 1895,
Quand Françoise Antoinette Céline VIGNON, 20 ans, épouse Pierre ACHON, cultivateur de 26 ans et collatéral de Monsieur à Saint-Just-près-Brioude en Haute-Loire, elle ignore que la vie leur réserve bien des surprises.

Pierre est élu maire de la commune et le restera pendant 27 ans. Il est nommé au rang de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur pour services rendus à sa commune.

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Céline & Pierre ont trois enfants :
– René Jacques : La Première Guerre Mondiale le fauche dans la fleur de l’âge, à 21 ans. Tué à l’ennemi le 31 août 1918 à Juvigny dans l’Aisne, il reçoit la Croix de Guerre à titre posthume.
– Moïse a plus de chance : Né en 1904, il se marie et a quatre enfants. Il disparaît à l’âge de 82 ans.
– Yvonne Pauline Claire née en 1910, meurt à l’âge de 5 ans.

Après une vie faite de joie, d’honneur et de peine, Françoise s’éteint en 1939 à 63 ans.

Sources :
A.D Haute-Loire – Saint-Just-près-Brioude – 6E228/12 [1893-1902] p.181
Image :
Gallica-BNF : Journal officiel de la République Française, lois et décrets, 1939/08/11 (A71,N188)
Eglise de Saint-Just-près-Brioude – Wikipédia.fr

 

 

#ChallengeAZ… U comme Unique…

Cette année-là,…
Albert Schweitzer recevait le prix Nobel de la paix.
« Liberté » pleurait son poète, Paul Eluard.
A Marseille, Le Corbusier inaugurait la Cité Radieuse.
Au cinéma, René Clément réalisait ses « Jeux Interdits » et le « Petit monde de Don Camillo » de Julien Duvivier faisait rire la France entière.

Cette année-là,…
un événement unique passait inaperçu :

Le samedi 28 juin, mes parents se mariaient !

Le dicton dit : « Le jour de la saint-Irénée, c’est l’un des plus beaux de l’année »
Et ce fut indéniablement vrai pour Marie & André !

En souvenir, je ne possède que cette petite photo en noir et blanc, mais un souvenir O combien précieux !IMG_2247

 

 

Image : Collection personnelle

#ChallengeAZ… T comme Jeanne, Baptiste et Magdelaine TOURRE…

L’Ariège est une terre sauvage où juin voit fleurir de délicates fleurs endémiques de la région, tels le lys et l’orchidée des Pyrénées…
Elles racontent, à qui sait écouter, la vie des gens d’ici…

120px-Lilium_pyrenaicum lys des pyrenées ariègeorchidee ariège
Mon Sosa 26, Dominique TOURRE, cultivateur et son épouse,
Suzanne PERIE sont nés et se sont mariés, le 13 février 1825 à Rieux de Pelleport avant de s’expatrier en Algérie

Neuf enfants naîtront de leur union, dont trois en juin.
Le hasard a voulu qu’ils voient le jour à la même date,  à quelques années d’intervalle :
Jeanne, le mardi 27 juin 1826
Baptiste, le dimanche 28 juin 1829, il décède le mardi 28 septembre 1830
Magdelaine, le lundi 27 juin 1831.

 

Sources :
A.D Ariège – Rieux-de-Pelleport – 4E2967 [An XI-1864] P.175, 193, 207
Images :
Orchidée des Pyrénées : www.ariege.com/decouvrir-ariege/flore-et-faune-sauvage/les-orchidees
Lys des Pyrénées : wikipédia.org

#ChallengeAZ… S comme SIMON Féry…

L’été 1778 est particulièrement caniculaire dans le nord de la France, puisqu’on y a relevé une température de plus de 36° à Paris, le 5 juillet.

C’est par cette chaleur étouffante que Simon FERY, Sosa 34, épouse Marie-Françoise LAMY, le mardi 30 juin 1778 à Eppes dans l’Aisne.

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Tous deux sont nés en 1751 dans le village et ont certainement grandi ensemble, la camaraderie se transformant au fil du temps en sentiments plus intimes.

IMG_2182Hélas, la canicule est parfois annonciatrice d’orages et engendre de sombres nuages :
Marie-Françoise décède le 9 janvier 1782 laissant seuls, Simon et Jean-François, leur fils de quatre ans.
Elle a rejoint Louis Alexandre, un petit ange, né et disparu en 1781.

Simon se remariera deux fois et aura quatre autres enfants, dont mon Sosa 17, Geneviève Séraphine.

 

 

Sources :
A.D Aisne -Eppes [1776 – An V] 5 Mi0103 p. 25
Epidémies et famines en France : www.angeneasn.free.fr
Gif soleil : http://www.icone-gif.com/gif/espace/soleil-divers/natu002.gif
Image : collection personnelle

#ChallengeAZ… R comme Efflam RIVOALEN…

Naître le 14 prairial An 12, soit le dimanche 3 juin 1804, jour où l’on célèbre le trèfle selon le calendrier républicain et s’appeler Efflam… Voilà qui est peu commun !

Efflam viendrait d’un ancien adjectif breton « flamm » qui signifie brillant, rayonnant.
Saint-Efflam était un prince irlandais qui bien que marié resta chaste toute sa vie. Selon la légende, il eut une vie « merveilleuse » et aida Arthur à se débarrasser du dragon.

Saint-Efflam
Saint-Efflam

Efflam RIVOALEN est le dernier enfant du petit « kéréour » (lettre K)
Comme ses frères et sœurs, il est né à Plouigneau dans le Finistère.
Il s’y marie le 14 janvier 1829 avec Marie GUYOMARCH.
Et il y décède le mercredi 28 juin 1876 à 72 ans.

 

Sources :
CGF : acte de décès : D-1876-29-19900-73311-22395
Saint-Efflam – Wikipédia.org

Image : Représentation de Saint-Efflam dans la Vallée des Saints – Wikipédia.org