#MaCuisineAncestrale… Le poumpet

En juillet, Ma cuisine ancestrale fait escale dans le sud-ouest, plus exactement dans le Tarn et part à la découverte du poumpet aussi appelé feuillât.

Ce gâteau serait né dans des contrées très éloignées puisqu’il aurait été importé par les Sarrasins lors de leur invasion en Europe au VIIIème siècle.

Ce serait donc un gâteau d’origine arabe dont il a conservé plusieurs caractéristiques communes avec leurs pâtisseries : le sucre, les agrumes et les valeurs nutritionnelles.

Durant plusieurs siècles, cette recette élaborée à base de saindoux ou de graisse d’oie (aujourd’hui, on utilise du beurre), d’œufs, de farine, de sucre, de miel et de zestes de citron, s’est transmise de mère en fille qui la confectionnait pour les grandes occasions d’où le nom occitan de poumpet, qui signifie littéralement gâteau de fête (fête se traduisant en patois local par pompa).
À cette époque, cette spécialité culinaire n’était réalisée que dans le canton de Soual et de Sémalens, deux villages voisins et situés sur le territoire de Castres.

En 1894, un pâtissier de Soual, Mr Gelis a fabriqué et commercialisé le poumpet sous le nom plus vendeur de feuillât car plusieurs couches de pâte et de graisse d’oie successives lui donnaient un aspect feuilleté.
Ce gâteau était parfumé au citron, à la fleur d’oranger ou à la bergamote uniquement. La recette originale fut transmise ensuite aux acquéreurs successifs de la pâtisserie de M. Gelis, maintenant aux mains de la famille Andrieu.
En 1985, la Confrérie du Poumpet fut créée à Soual, devenue depuis la Confrérie du Feuillât afin de perpétuer sa tradition.

Chaque pâtissier garde précieusement la recette de son poumpet mais, il existe des bases communes à ce gâteau.
Quoi qu’il en soit, le poumpet est réalisé avec des citrons, sinon, ce n’est pas un poumpet, qu’on se le dise !

Création CANVA

Note : j’ai préféré râper les zestes des citrons

Les tarnais sont très fiers de ce gâteau ancestral… un héritage concédé depuis des temps très anciens, de mère en fille et de pâtissier à pâtissier.
Ce dessert simplissime démontre encore une fois que l’Histoire et la transmission passe aussi par la cuisine.

Je vous souhaite un bel été, de bonnes vacances aux juilletistes et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez vous ! Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Ladépeche.fr : Soual, sur les terres ancestrales du Poumpet
Images : collection personnelle

#Geneatheme… Les enfants nés hors mariage…

En juin, Geneatech nous propose de raconter les enfants nés hors mariage dans nos arbres.

Dans la généalogie de Mr, ses ancêtres se sont pliés aux règles sociétales et semblent avoir respecté l’ordre mariage puis naissances.

Dans ma généalogie, certains dans ma lignée maternelle étaient moins soumis aux principes.

Si, Maman, si…
Si, Maman, si…
Maman, toi qui ne concevais pas que l’on puisse faire des enfants hors mariage…

Et bien, Maman, si tu savais …
Tes ancêtres ont fêté Pâques avant les Rameaux sur quatre générations...

Commençons par Louise Marie Elisabeth MORIN, ton Sosa 3 :
Sa mère, Zéphirine Pauline FOUQUES, n’a que 17 ans lorsqu’elle l’a met au monde, le 3 janvier 1887 à May sur Orne (Calvados).
C’est elle qui déclare sa fille à la mairie en présence de deux témoins, deux jours plus tard.
Zéphirine Pauline, 19 ans épouse François Marie MORIN, 25 ans, le 16 février 1889, deux ans plus tard.
Il légitime Louise Marie Elisabeth comme étant sa fille. Elle est l’ainée de cinq enfants.

Zéphirine FOUQUES, ta grand-mère maternelle, a été également conçue avant le mariage de ses parents.
Elle est née le 12 septembre 1869 à May-Sur-Orne alors que Ferdinand Alphonse Henri FOUQUES & Maria Joséphina Alberta Apollonia Valentina JEANNE, deux jouvenceaux de 19 et 18 ans, se marient le 10 mars de la même année.
Zéphirine Pauline est l’aînée de six enfants.

Ferdinand Alphonse Henri FOUQUES est né le 27 septembre 1849 dans la maison de son père, Alphonse Adolphe Aimé FOUQUES qui l’a reconnu à sa naissance mais légitimé le 28 janvier 1851, lors de son mariage avec Zéphirine Antoinette BRIERE. Ils avaient tous deux 22 ans.
Un second fils, Achille Auguste Alphonse, naît le 19 mars 1851, deux mois après leur union. Il décède le 29 avril 1853.
Louis François Achille nait en 1855 et décède en 1860.

Alphonse Adolphe Aimé FOUQUES est né le 31 janvier 1828 à Mondeville (14) et ses parents, Jacques Aimé Marie FOUQUES, 23 ans et Clémence EUPHEMIE, 20 ans se sont mariés le 6 mars 1828.
Ils en profitent pour légitimer trois enfants :
Hélène Rosalie Bazile, sa naissance est déclarée par Julienne DUBOIS, sage-femme, veuve de Germain SAVILLE… de père et de mère inconnus, le 23 mai 1824.
Clémence, sa mère, est orpheline et n’a que 16 ans.
Jacques Alexandre né le 28 aout 1825 à Caen.
et Alphonse Adolphe Aimé.
Quatre autres enfants viennent agrandir la fratrie.

Jacques Aimé Marie est né le 29 avril 1804. Il est le cinquième d’une fratrie de sept enfants. Ses parents, Jean-Jacques FOUQUES et Marie Françoise LESIEUR se sont mariés en 1790 âgés de 24 et 18 ans.
Leur premier enfant naît deux plus tard en 1792… L’honneur est sauf !

Si, Maman, si…
Je souris en écrivant ces lignes
Maman… ils étaient si jeunes , ils ne savaient pas !

Cliquez sur l’image

Sources : A.D Calvados May sur orne et Mondeville

#MaCuisineAncestrale… Le Reine Elisabeth…

« God save the Queen »

En juin, Ma Cuisine Ancestrale hésitait entre trois recettes. Elle a donc demandé aux généablogueurs de choisir. Ils ont gazouillé leur choix avec l’oiseau bleu et ont élu le gâteau royal.

Alors, traversons la Manche et rendons visite à nos voisins grands bretons.

Le Royaume Uni vit un évènement historique puisque Sa Majesté Elisabeth II fête son jubilé de platine, soit soixante dix ans de règne… un record de longévité!
Le jubilé est officiellement célébré durant quatre jours, du 2 au 5 juin 2022.
Il est également célébré dans d’autres pays du Commonwealth, notamment l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans le monde entier.

Pour la circonstance, en janvier dernier, le Palais Royal a organisé entre autres projets, un concours : a Platinium Pudding Compétition.
Le jury a reçu plus de 5000 propositions et la gagnante est Jemma, une jeune femme de 31 ans. Elle s’est inspirée de ses deux grands-mères pour réaliser un Lemon Swiss Roll & Amaretti Bagatelle… Ce pudding sera dégusté lors des festivités… Tout un programme, pour le réaliser, regardez ICI

Ce dessert est trop récent pour Ma cuisine Ancestrale, je vous propose donc une autre recette, celle du Reine Elisabeth.

Les origines du gâteau sont incertaines : il aurait été nommé en l’honneur du sacre d’Élisabeth II en 1953 (une excellente année)
Il pourrait également avoir été appelé en l’honneur de la mère de cette dernière lors du couronnement de George VI en 1937.
Une autre possibilité est que le Reine Élisabeth serait originaire d’Australie et qu’il aurait été introduit à la cour d’Angleterre dans les années 1950 par le pianiste polonais Jan Smeterlin.
On raconte que, lors d’une invitation à prendre le thé, le pianiste aurait servi ce gâteau à la reine mère. Ayant adoré ce dessert, elle demanda la recette au pianiste et l’offrit durant de nombreuses années à ses sujets royaux. Il serait délicieux accompagné d’une tasse de thé Earl Grey pour un effet so british !

Le Reine Elisabeth est un dessert préparé avec des dattes et glacé avec de la noix de coco. Il est très populaire au Canada.

Création personnelle CANVA

La France participe aussi à cet évènement avec une cérémonie prévue au pied de l’Arc de triomphe, jeudi matin.
Ma Cuisine Ancestrale et moi resteront dans notre cuisine mais, nous savourerons le Reine Elisabeth accompagnée d’une tasse de thé, of course… C’est notre manière de fêter cet évènement inédit !
D’ici, notre prochain rendez-vous, régalez vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
France Bleu : jubilée d’Elisabeth II
Fortmun & Mason.com
Recette : ricardocuisine.com
Images : collection personnelle

#Généalogie30… 30 questions pour connaître la vie d’un(e) ancêtre…

En juin, sur une idée de Sophie @gazetteancetres, on se pose 30 questions, à raison d’une par jour, pour raconter la vie d’un ou d’une ancêtre.

Pour cet exercice, j’ai choisi Jean ACHON, Sosa 8, un des arrières grands-pères paternels de Mr. (cliquez sur les images pour les agrandir)

Je possède le contrat de mariage de Jean et de Marguerite. J’en ai déjà parlé ICI

Question 5 du #Genealogie30 -2020

Je m’aperçois au J.5 que les questions du #Genealogie30 2022 ne sont pas les mêmes que le #Genealogie30 2020. Cela m’apprendra à ne pas lire correctement…
Donc, je réponds à la bonne question 😜

Question 13 : Si le nom de famille vient d’une autre région, de quand date la migration ?

Je n’ai pas de réponse à cette question.

Ainsi s’achève ce #Genealogie30 consacré à Jean ACHON, Sosa 8 de Mr.
Pour aller plus loin, je vous invite à lire le billet de Sophie BOUDAREL de la Gazette des Ancêtres pour enrichir notre histoire familiale ou 41 questions à se poser , à découvrir ICI.

#MaCuisineAncestrale… Les gâteaux de baptême…

En Bretagne et ailleurs

Image gratuite Karoligraphics de Pixabay

Autrefois, chez nos ancêtres, lorsque l’enfant paraissait, il était urgent de le baptiser. Aujourd’hui, l’évènement n’est plus impérieux… Néanmoins, cette cérémonie est accompagnée de rituels gourmands qui existent depuis fort longtemps comme offrir des dragées et des gâteaux aux parents et amis.

Les gâteaux étaient et sont toujours un gage affectueux et amical de convivialité, de partage et de remerciement.
D’ailleurs, Pierre Jean-Baptiste Legrand D’Aussy (°1737 +1800), un historien du XVIIIe siècle, a écrit :

« C’était un gâteau qu’offraient à l’Eglise les femmes nouvellement accouchées lorsqu’elles allaient se faire relever… J’en ai parlé ICI
Enfin, c’est un gâteau qui formait le plat principal de la collation qu’on donnait à la suite du baptême d’un enfant et sur ce point Paris, jusque vers la fin du siècle [XVIIe siècle] ne différait point des autres villes du Royaume. »

Et cette tradition a perduré jusqu’au début du XIXe siècle selon Grimod de La Reynière (°1758+1837), mais :

« C’est cependant moins un goûter qu’un ambigu puisqu’on y sert des viandes chaudes et froides et que l’on y boit du vin. »

Puis, dans les grandes villes, la collation devenue repas familial, celui-ci se terminait par une pièce montée. Et, au fil du temps, cet usage s’est aussi rependu dans les campagnes.

Cependant, loin du raffinement de ce croquembouche, certaines régions se démarquaient en servant leur spécialité gourmande du terroir comme : les pognons aux peurniaux dans le Rhône, les kugelhofs en Alsace, la pompe en Provence, la brioche tressée en Lorraine, la brioche en forme de bébé emmailloté dans le Nord et l’Est de l’hexagone, etc…

En Bretagne, on servait des farz(traduisez par farine, gruau…)
Il existe plus de 60 recettes de farz salés ou sucrés selon Patrick Hervé, auteur d’un livre sur ces spécialités bretonnes.
Au XVIIIe siècle, un farz était une bouillie de farine accompagnée de légumes et parfois de lard ou de viande, le kig ha farz, un plat qui a retrouvé ses lettres de noblesse de nos jours.
Au fil du temps, la recette salée va également donner naissance à une recette sucrée.
Au XIXe siècle, on ajoute du lait et du sucre à la farine. La transformation de la simple bouillie à un dessert a lieu surtout dans les familles les plus aisées.
Puis, la recette s’agrémente d’œufs et de beurre (salé, bien sûr)… Le far est né et le plus célèbre est le farz prun ou far aux pruneaux, un emblème de la pâtisserie bretonne.

Farz prun – Collection personnelle
Création Canva
Farz prun – collection personnelle

Le saviez-vous ?
Les pruneaux, une histoire de marins :

Au 19e siècle, ceux-ci échangeaient du poisson (morue) contre un fruit sec venu d’Agen qui, riche en vitamine C, permettait de se prémunir du scorbut, une terrible maladie qui décimaient les marins. Très vite, la Bretagne adopte le pruneau et celui-ci fait son entrée dans la traditionnelle recette du far !

Voici une seconde recette peu connue. Originaire du Nord-Finistère (terre ancestrale), il s’agit du farz pitilig ou far à la poêle.
C’est une sorte de dessert à mi-chemin entre le far et la crêpe épaisse, un plat rapide à réaliser et qui est servi, selon le niveau de gourmandise, avec un peu de beurre, de sucre, de confiture, de caramel ou autre…

Farz Pitilig – collection personnelle
Création Canva
Note : « Ramasser la pâte » : quand la crêpe commence à être saisie, pousser la pâte vers le centre de la poêle à l’aide d’une cuillère en bois.

Bien loin des gâteaux de baptême d’aujourd’hui, j’apprécie la simplicité de ces deux recettes qui nous rappellent que nos ancêtres se régalaient avec peu.
En attendant notre prochain rendez-vous, à vous d’apprécier cette collation… moi, c’est déjà fait !

Avec mes pensées amicales pour Brigitte, fraîchement promue Sosa 7 et Andréa,
son tout petit Sosa 1 💕

Sources :
Dictionnaire de la gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT
Fars bretons et Kig Ha Farz –Patrick HERVE Editions Skol Vreizh.
Recettes :

Kevin Adkins, pâtissier de la maison Coupel située à Rennes (meilleur far aux pruneaux en 2017 et 2018)
Hélène Créac’hcadec, spécialiste du farz pitilig

baiedemporlaix.bzh : recette du kig ha farz
Image gratuite de mer : Christel SAGNIEZ de Pixabay

Images : collection personnelle
 


#Geneatheme… Elections…

Nous vous proposons pour ce mois d’avril de nous parler des élections dans votre généalogie. Voici quelques pistes pour traiter ce thème :

  • Un ancêtre élu : conseiller municipal, maire, voire plus ?
  • Vous avez travaillé sur des listes électorales ?
  • Votre grand-mère vous a raconté la première fois où elle a pu voter ?

Ai-je trouvé des ancêtres « élus » dans mon arbre ?

Et bien oui mais, il me faut remonter au XVIIe siècle !
Joan FOUAN, Sosa 1480 (né vers 1625 + 21/04/1681) et Antoine FOUAN, son fils, Sosa 740 (né vers 1659 + 06/05/1693) sont attestés, laboureurs et maires d’Autremencourt, une petite commune de l’Aisne.

Remontons le temps – Site Géoportail.fr
Signature Antoine FOUAN – Fichier personnel Hérédis

Comment ont-ils été nommés ?

La naissance de la commune en tant que telle remonte au XIe siècle. Puis, au XIIe siècle, le maire fait son apparition.
En effet, dès lors que la commune était reconnue juridiquement et politiquement, il lui restait à se doter de représentants.
Selon l’époque et les lieux, on parlera de « pairs », d’« échevins », de « mayeurs », de « conseillers », de « syndics » ou de « consuls ».

Par un édit de 1564Charles IX régla l’élection de ces derniers en s’en attribuant exclusivement la nomination. 
En 1692, Louis XIV, à court d’argent érigea la fonction de maire en titre d’office, rendant ainsi son accès tributaire de la vénalité des charges.
Au cours du XVIIIe siècle, l’élection fut rétablie à plusieurs reprises, mais jamais durablement, dû aux besoins d’argent du Trésor royal.

Pour preuve, un édit de mai 1765 fixa, en fonction de l’importance de la cité, le nombre des officiers municipaux : maire, échevins, conseillers de ville, syndic receveur, secrétaire greffier. Il disposa qu’ils seraient élus au scrutin secret par l’assemblée des notables représentant les différents ordres, corps et communautés.
La réforme, se heurtant aux titulaires d’offices, fut appliquée puis abandonnée ; un édit de novembre 1771 revenait à la situation antérieure.

http://www.maires90.asso.fr


Et dans l’arbre de Mr…
Pas d’ancêtres directs mais deux collatéraux.

Le premier se nomme Antoine COUTAREL, né le 22/01/1746 à Saint-Géron (43) décédé le 08/08/1803 à Laroche (43), une commune rattachée à Bournoncle St-Pierre (43) en 1842.
Marié à Anne MONNIER et père de Louise, il a été le premier beau-père de Gabriel CHAZAL, Sosa 40 de Mr. J’ai parlé de lui, ICI.
Antoine a été cultivateur et adjoint au maire de la commune de Laroche.

Signature Antoine COUTAREL – Fichier personnel Hérédis

En ce temps-là,

Les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune.
Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

Histoire des maires de France- Wikipédia.fr
Laroche_Bournoncle_St_Pierre.jpg
Laroche -Image Chroniques Raymond Caremier

Le second élu se nomme Pierre ACHON, né le 03 novembre 1868 à Lorlanges, lieu-dit Clamonet (43) et décédé en 1951 à Saint-Just-près-Brioude (43)
Il était un des arrières petit-fils de Jean ACHON et de Marguerite VALEIX, Sosa 32 et 33 de Mr.
Le 15 juin 1895, il a épousé Françoise Antoinette Céline VIGNON à St-Just-Près-Brioude en ayant établi un contrat de mariage, le 1er juin, chez Maître Chervont, notaire à Brioude.

Signature Pierre ACHON – Fichier personnel Hérédis

Pierre et Françoise ont eu trois enfants :
René Jacques °09/04/1897 à St-Just +31/08/1918 à Juvigny (02) – Croix de guerre à titre posthume en 1918.
J’ai déjà parlé de lui, ICI.
Moïse Antoine Justin °30/04/1904 à St-Just +22/02/1986 Le Puy-en-Velay
Yvonne Pauline Claire °12/03/1910 +26/07/1915 à St-Just

Cultivateur, Pierre ACHON a vécu à St-Just-près-Brioude, au lieu-dit Artiges pendant 56 ans et a exercé des fonctions électives durant 42 années dont 27 comme Maire de la commune.
A ce titre, il a été nommé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur, le 11 août 1939.

Gallica BNF – J.O du 11 août 1939 (Année 71, N°188) Page 10198

Hélas, la base Léonore n’a pas encore mis en ligne son dossier.

Page Facebook Mairie de St-Just-près-Brioude

C’est le 5 avril 1884, qu’une loi sur l’organisation municipale, qui inspire encore de manière substantielle la législation actuelle, est promulguée ; elle établit le principe de l’élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l’importance de la commune (sauf pour Paris). Elle fixe le mandat à quatre ans.
La loi du 10 avril 1929 porte de quatre à six ans la durée du mandat des conseillers municipaux, et donc des maires.
Sous Vichy, par la loi du 16 novembre 1940, les maires des communes de plus de 10 000 habitants sont nommés par le gouvernement, ceux des communes de 2 000 à 10 000 habitants, par
le préfet. Les maires des communes de moins de 2 000 habitants sont élus par le conseil municipal.

Histoire des maires de France – Wikipédia.fr

Ai-je travaillé sur les listes électorales ?

Non pas vraiment, mais quel fut mon étonnement en découvrant la première archive accessible sur Internet concernant André MARLY, Sosa 2, hormis le fichier des décès INSEE.
Il s’agit d’une fiche datée de 1932.
Mon père a, alors, 23 ans et est inscrit sur les registres électoraux du 10e arrondissement de Paris, quartier Porte Saint-Martin.
Il réside 122, faubourg St-Martin et est dit Garçon de restaurant.

J’avoue que cette petite fiche m’a perturbée… Je dois me résoudre à partager Papa avec d’autres généalogistes… il n’appartient plus à ma seule famille !

Pour finir ce billet, mes grands-mères n’ont jamais voté car elles sont décédées bien avant la loi de 1944.
Les grands- mères de Mr ont certainement accompli leur devoir de citoyenne mais, n’en ont point parlé.


Sources :
Archives départementales Aisne – Autremencourt
Archives départementales Haute-Loire – Laroche et St-Just-Près-Brioude
Fichier personnel Hérédis
Géoportail.fr – Remonter le temps
Gallica-BNF – Journaux officiels
Généanet – Fichier des électeurs de Paris 1923-1932

Histoire des maires de France – Wikipédia.fr


#MaCuisineAncestrale… La Pascade…

En avril, ne te découvre pas d’un fil !


Depuis hier, la météo ne dément pas l’adage ! Il fait frisquet…
Malgré le retour du temps hivernal, Ma Cuisine Ancestrale vous propose une petite excursion en Aveyron pour y découvrir une spécialité locale originale et réconfortante : la pascade ou pascada en occitan.

Pascade – version salée
Pascade – version sucrée

Le terme « pascade » est une francisation du rouergat « pascàdo« , dérivé de « Pascas » qui signifie Pâques.

Il s’agit d’une recette née dans les fermes du Rouergue que l’on servait jadis en période de disette lorsque les récoltes étaient mauvaises.
Puis, la tradition a voulu que l’on mange la pascade au moment de Pâques, plus précisément le dimanche de Quasimodo (premier dimanche après celui de Pâques).
Faisant suite au Carême, cette préparation à base d’œufs et de farine était privilégiée pour consommer l’importante production pondue durant celui-ci.

Mi omelette, mi crêpe soufflée, cette recette se consomme cuite à point dans une poêle ou au four, salée ou sucrée, nature ou garnie.

Création Canva
Collection personnelle

Note :
J’ai choisi de réaliser une pascade salée et une seconde sucrée…. Idéal pour un dîner à deux.
La version salée est cuite dans une poêle et accompagnée de quelques feuilles de roquette, de tranches d’avocat et d’œufs mollets.
La version sucrée est cuite dans le four, dans un plat en terre. Elle est agrémentée de deux pommes coupées en morceaux, caramélisées dans un peu de beurre salé et de cassonnade (un mix entre mes racines bretonnes et picardes)
Je n’ai qu’un mot à écrire : Délicieux !
Voilà pour ces deux exemples, à vous de cuisiner en laissant parler votre imagination…

Et en attendant notre prochain rendez-vous, Ma Cuisine Ancestrale vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques en souhaitant qu’elles ne se passent pas au tison. Si tel est le cas, je vous renvoie à Quasimodo pour vous régaler !

Sources :
Origine et recette : www.tourisme-paysdecazevillois.fr

www.expressions-francaises.fr
Images : collection personnelle
– Création Canva

#Geneatheme… 1832, l’année de la peur bleue…

En ce début d’année 2022, une tortue géante des Seychelles a été déclarée plus ancien animal vivant sur terre. Elle serait sortie de son œuf en 1832 avant d’être offert au gouverneur de Saint-Hélène 50 ans plus tard.

En 1832, une épidémie de choléra sévissait à Paris, Louis-Philippe 1er était au pouvoir depuis deux ans (marquant le début de la Monarchie de juillet)… et vous, que se passait-il dans votre arbre en 1832 ?

Côté Histoire :
De fléaux en calamités, 1832 fut l’année de la peur bleue pour nos ancêtres, toutes classes confondues.
Une infection bactérienne venue du Bengale, cyanosant la peau des malades et pouvant entraîner la mort en quelques heures, faisait irruption dans l’hexagone. Cette infection n’était autre que le choléra morbus.

Devant la vue des corps rendus monstrueux et la panique qu’ils suscitaient, l’expression « avoir une peur bleue » était née.
La peau bleue donna naissance à cette allégorie que nous utilisons toujours.

Dans l’Aisne, le choléra morbus frappa 464 communes du département (sur 837 à l’époque).
Sur 513 000 habitants, plus de 30 000 personnes furent atteintes, parmi lesquelles 15 589 furent hospitalisées.
Le nombre de décès s’élève à 6 786, soit 1,32 % de la population totale (0,81 % dans l’Oise et 2,34 % à Paris).
(Source A.D Aisne)

L’épidémie de 1832 atteignit la France à partir du 15 mars et dura jusqu’à la fin de l’automne.
Dans l’Aisne, le premier cas apparut le 5 avril à Chézy-sur-Marne et le 9 avril à Saint-Quentin.
La commission sanitaire de la ville de Saint-Quentin décida de procéder à un arrosage d’eau chlorurée dans les rues de Saint-Quentin et à une inspection des « aliments exposés à la vente ».
Le 11 avril, la commission fit distribuer des « bruleries de cendres autour de la ville ».
Parmi ses recommandations, la commission préconisa « d’être propre sur soi et dans son logement, de se nourrir principalement de viande et de soupe grasse, de boire de l’eau rougie, c’est-à-dire de l’eau à laquelle on aura ajouté un peu de bon vin naturel… ».


A.D Aisne – Les épidémies dans l’Aisne

Devant l’ampleur de la crise sanitaire, toutes les mairies prirent des mesures drastiques, comme à Marchais, un de mes villages ancestraux :

Document Philippe HANIS

On peut se demander ce qui peut provoquer un tel souci de propreté et encore pourquoi sacrifier tous les lapins ?
A première vue ce n’est pas seulement pour faire « beau  »
Si rien , dans ce texte , ne semble justifier cet empressement et cette rigueur , la lecture du « Journal de l’Aisne  » de novembre 1832 nous livre la réponse; on peut ainsi y lire :

. qu’ une grave épidémie de choléra a touché 51 communes de l’arrondissement de Laon ;
. qu’en mai -juin 1832, à St-Erme et à Mauregny , il y a eu 35 morts ;
. qu’il y en a eu aussi à Coucy ;
.que sur l’ensemble du département, c’est 5 493 décès qui ont été enregistrés ;
.qu’il y reste encore plus de 11 000 malades.

(Source : Document Philippe HANYS)
L‘épidémie de choléra changea la physionomie des villages, mais, une question me taraude : pourquoi les lapins, innocentes victimes collatérales !

Côté Généalogie :
Mes ancêtres furent certainement touchés par cette épidémie. A Laon, un garçonnet, son père ainsi que son grand-père et son oncle maternels disparurent à quelques jours d’intervalle :

Jules César MICHEAUX, âgé de 4 ans, est décédé le 25 juin 1832, au domicile de ses parents, Jean-François Joseph MICHEAUX marié à Marie Rose Clautinne MEREAUX, situé à Laon (Paroisse de Vaux).

Jean Louis MEREAUX, Sosa 44, cordier en til, veuf de Marguerite CARLIER, Sosa 45, demeurait également chez sa fille et son gendre.
Il mourut le 28 juin 1832 à six du matin à l’âge de 62 ans.
Son gendre déclara le décès en mairie à 9h00.

A.D Aisne LAON 5Mi 0079 Décès 1832 Vue 243/308

Trois jours plus tard, le 1er juillet 1832 à 22h00, Jean François Joseph MICHEAUX, rendit l’âme, à l’Hôtel-Dieu de Laon à 41 ans.

A.D Aisne Laon 5Mi 0079 Décès 1832 Vue 246/308

A Athies-sous-Laon, un village situé à quelques lieues de Laon, c’est Jean-Pierre Eléonore MEREAUX, 36 ans, cordier, un des fils de Jean-Louis, qui décéda à son domicile, le 24 juillet 1832 :

A.D Aisne ATHIES SOUS LAON 5Mi0094 – 1823 1832 Vue 293/324

Quarante huit heures plus tard, dans le même village, Jean-François WALLON, Sosa 40, conscrit en l’an 13, décéda le 26 juillet 1832 à l’âge de 48 ans.
Il avait bataillé contre les ennemis de Napoléon, mais n’a pas fait front devant la peur bleue.

A.D Aisne ATHIES-SOUS-LAON 5Mi0094 – 1823 1832 Vue 294

Voilà ce qui se passait dans mon arbre généalogique, côté lignée paternelle, en 1832 . Ce fut une « annus horribilis » pour cette branche familiale.

Sources :
A.D Aisne
Métiers anciens :jschweitzer.fr
Documents Philippe HANYS

#MaCuisineAncestrale #Geneatheme… Les nieulles…

En mars, le #Généathème proposé par Geneatech, dont le thème est l’année 1832, s’invite à la table de #MaCuisineAncestrale... Et j’avoue que j’aime bien cette idée !

Image

Côté Histoire :
En 1832, la France vit sous le régime de la Monarchie de Juillet et est gouvernée par Louis Philippe 1er. L’année est marquée, entre autres, par des émeutes, une tentative de soulèvement en Vendée, une insurrection républicaine à Paris et une épidémie de choléra qui fera plus de 100 000 morts dans l’hexagone.

Voilà ce que la grande Histoire nous apprend, mais nous ignorons que cette pandémie ferait disparaître également une tradition locale !

Cet usage est né à Armentières, petite cité du Nord, au XVIe siècle :

À l’origine, la Nieulle orthographiée « Nieule » au XVe siècle, était une sorte de pain azyme (ancien pain aux céréales à la pâte non levée) que l’on distribuait dans les grands repas et les fêtes. 

En mai 1510, lors d’un banquet offert à l’occasion de la foire annuelle, par les échevins d’Armentières en l’honneur de Jacques de Luxembourg, Seigneur de la ville, le surplus des biscuits du repas furent jetés au peuple du balcon de l’Hôtel de ville.

La tradition était née se perpétuant ainsi jusqu’en 1832, non sans avoir été supprimée au lendemain de la Révolution et rétablie vers 1800.

Après une tentative de réhabilitation fugace en 1938, il fallut attendre 1950 pour que les commerçants eurent l’idée de relancer cette coutume disparue.
Depuis lors, chaque année, en septembre, on célèbre les nieulles lors d’une ducasse (fête), où des milliers de ces gâteaux sont jetés des fenêtres du Beffroi d’Armentières.

Côté Cuisine :
Aujourd’hui, les nieulles sont des biscuits sablés ronds à bord cannelé réalisés à base de farine, de beurre, de jaunes d’œufs, de lait, de sucre et de vanille.

Création Canva

Je ne sais pas pour vous, mais je raffole de ces petites histoires, surtout lorsqu’elles sont gourmandes…
D’ici notre prochain rendez-vous, régalez vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Origine des nieulles : Dictionnaire de la Gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT
Recette : cuisineterroirs.com
Images : Collection personnelle

#Geneatheme… Salon de l’agriculture…

Chacun est le fruit de son héritage… bon sang ne saurait mentir !

Tous les ans, la campagne monte à Paris et pour rien au monde, Mr ne manquerait ce rendez-vous.
Pour lui, le Salon de l’Agriculture est une nécessité, un retour aux sources. Je dirais même que cette visite est vitale.

On a beau avoir fait des études… on a beau avoir été chef d’entreprise… Le sang qui coule dans vos veines vous rappelle vos origines.
C’est le sang qui a forgé des Hommes rudes, droits dans leurs souliers.

C’est le sang où s’enchevêtrent les saisons qui colorent les prés, les bois et les coteaux… Celui qui nourrit les champs avec le labeur et la sueur.
C’est l’odeur des foins coupés, des blés ramassés, des sillons tracés.
C’est le bruit du ruisseau qui poursuit sa course vagabonde, celui de la cloche des églises, celle des vaches que paissent ici et là, celui du coq qui vous réveille le matin…

Dans la généalogie de Mr, toutes branches confondues et sur 10 générations, on trouve majoritairement des laboureurs, des fermiers et des cultivateurs, tous altiligériens, cantalous, puydomois, lozériens ou corréziens.
Ont-ils reçu des récompenses agricoles ? L’Histoire ne le dit pas.
Mais, je suis sûre qu’ils accompagnent leur descendant lors de sa visite au salon et je pense que que cela est réciproque.

Bref, vous l’aurez compris, Mr a l’Auvergne en cathéter !
Bon sang ne saurait mentir !

Source YouTube : Trois cafés gourmands (clip officiel)