#MaCuisineAncestrale… Le Poirat…

Septembre nous incite encore à l’évasion… Suivez-moi, nous partons visiter le Berry – terre de croyances et de traditions populaires.
Et bien que je ne possède aucune attache familiale dans cette région, j’aime m’y promener !

Portail du Berry – Wikipedia.fr

Autrefois, le Berry connaissait une économie rurale assez pauvre, mais cette province a su développer une gastronomie variée et de caractère grâce à la richesse de son environnement (étangs, forêts giboyeuses, champs de céréales et élevage, vignes)… La tradition y était enracinée et il se pourrait que quelques grands-mères mettent encore la pâte à lever sous l’édredon pour confectionner leurs beugnons (beignets) 🙂

Un des desserts emblématiques de cette région est le poirat, une tourte aux poires au goût épicé puisqu’on y ajoute du poivre.

Pour la réaliser, il faut :
Pâte brisée :
300 g de farine
120 g de beurre ramolli
165 ml d’eau
1 cuillère à café de sel

7 à 9 poires
Poivre blanc
2 à 3 cuillères d’eau-de-vie (facultatif)
Tapioca (facultatif)
Un œuf

Dans un saladier, verser la farine et le sel,
Ajouter le beurre coupé en morceaux,
Verser l’eau petit à petit tout en mélangeant le tout,
Pétrir jusqu’à obtenir une boule de pâte,
Placer le pâton dans le réfrigérateur pendant une heure minimum.

Peler les poires, enlever le cœur,
Couper en lamelles grossières et irrégulières,
Verser dans un saladier,
Ajouter le poivre à votre convenance, (j’ai mis 3 tours de moulin)
Si les poires sont peu sucrées, ajouter du sucre en poudre,
Verser l’eau-de-vie (j’ai choisi de l’alcool de poire)
Mélanger le tout,
Placer au frais.

Au bout d’une heure :
Préchauffer le four à 180°,
Prélever les deux tiers de la pâte,
Étaler finement sur un plan fariné,
Placer le disque obtenu dans un moule beurré,
Si les poires sont juteuses, verser du tapioca en pluie sur le fond de tarte,
Ajouter les poires marinées,
Étaler le reste de pâte,
Déposer le couvercle sur la préparation, découper à la taille du moule,
Couper la partie extérieure de la pâte du dessous en laissant un bon centimètre,
Rabattre le bord sur le couvercle,
Badigeonner avec un jaune d’œuf battu,
Faire un trou dans le couvercle au centre de la tarte,
Cuire entre 45 minutes et une heure selon votre four, en surveillant de temps à autre.
Servir tiède.

Selon les recettes, on peut ajouter de la crème fleurette par la petite cheminée à la sortie du four.

Il parait que Georges SAND, écrivaine de la région, raffolait de ce dessert.
Comme cette illustre passionnée, saurez-vous apprécier cette tourte qui allie force et douceur ?

Et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
www.berry-tradition.com
www.babelio.com/auteur/George-Sand
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
Images : Collection personnelle

 

 

 

 

 

C’est la rentrée…

Oui, c’est la rentrée et il est temps de reprendre les bonnes habitudes… Alors, voici un petit billet sans prétention où je souhaite partager une façon rapide de travailler mon arbre généalogique.

Depuis quelques mois, je participe sur les réseaux sociaux, au challenge #1J1Ancetre –  #1J1Collateral initié par @CLG Formation, le but étant de célébrer un anniversaire (naissance, mariage, décès ou autre) chaque jour.
J’apprécie cette initiative et cette manière d’honorer nos ancêtres.

Chaque matin, je consulte mon logiciel de généalogie (Hérédis) pour trouver mon ancêtre ou mon collatéral du jour.
Puis, je rédige un petit message, par exemple :

En amont, je vérifie mes données :
– Je contrôle que je possède bien tous les actes concernant l’ancêtre et sa famille. Si ce n’est pas le cas, je consulte les correspondances sur Généanet ou Filaé avec l’espoir de trouver la date manquante. Si je trouve le renseignement, je me connecte sur le site des archives départementales concernées pour capturer l’acte.
– Si mon aïeul a eu plusieurs enfants, je relève les données des enfants manquants et je complète la fratrie.
– Je relis les actes saisis pour corriger les erreurs éventuelles.
– Je note ou modifie les sources si cela n’est pas fait.

J’ignore si les participants à #1J1Ancetre – #1J1Collateral font de même, mais ce travail quotidien me permet ainsi de rectifier, de compléter et d’enrichir mon arbre sans prendre trop de temps.

Et vous, quelle est votre méthode rapide pour enrichir votre arbre ?

 

Images : Collection personnelle : Horloge astronomique de Prague

#MaCuisineAncestrale… Confiture de pêches et de melon au miel et aux épices…

L’été nous offre des fruits en abondance et pour pouvoir les savourer lorsque la bise sera venue, je les transforme en confiture… 

Déjà, au XVIe siècle, Michel de NOSTREDAME dit Nostradamus,  apothicaire et astrologue provençal, faisait l’éloge de la confiture dans un recueil appelé  :   Traité des fardements et des confitures.
A sa parution en 1555, ce livre connut un franc succès avant de tomber dans l’oubli au profit des Centuries (célèbres prédictions) de l’auteur.

Moi, je vous prédis une recette délicieuse qui, d’après Nostradamus, possède des vertus thérapeutiques. Alors, ne nous privons pas !

Pour la réalisation, il faut :
1 kg de chair de melon
2 kg de chair de pêches
1 jus de citron
1,5 kg de miel
1 gousse de vanille
1 cuillère à café de cannelle
1 cuillère à café de cardamone
1 pincée d’aneth en poudre
1 pincée de piment en poudre 

Monder les pêches 30 secondes dans l’eau bouillante (ou 1 à 2 min au micro-ondes), éplucher, couper en deux, ôter le noyau, débiter en dés.
Peler le melon, retirer les graines, couper en morceaux.
Chauffer le miel, lorsqu’il est liquide, écumer la surface (ou filtrer au tamis fin) afin d’éliminer les résidus de cire.
Verser la chair des fruits, le jus de citron dans le miel bouillant, puis faire cuire à gros bouillons en remuant jusqu’à ce que les fruits «éclatent» et rendent leur suc.
Retirer du jus que vous conserverez comme sirop (j’en ai retiré 5 louches)
Ajouter les épices, cuire ensuite à feu doux, jusqu’à ce que le sirop réduise
En fin de cuisson, retirer le bâton de vanille et verser dans les pots,
Fermer hermétiquement, retourner les pots sur l’envers 10 min.

La confiture au miel se conserve moins que la confiture traditionnelle au sucre, elle doit être conservée au frais.

Cher lecteur, cette confiture… c’est du Soleil en pot pour le petit-déjeuner, pour le goûter, pour la gourmandise… mais attention :

« La confiture ça dégouline,
Ça coule, coule sur les mains,
Ça passe par les trous de la tartine
Pourquoi y-a-t-il des trous dans le pain

Bien sûr on peut avec du beurre
Les trous on peut bien les boucher
Ça ne sert à rien c’est un leurre
Car ça coule par les côtés… »

Cela me rappelle quelques souvenirs, pas vous ? 🙂
En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Découvrez ou redécouvrez également la recette des Pignolats.

 

 

Sources :
Chanson : La confiture des Frères Jacques – Paroles de Roger Carineau
Nostradamus : Wikipédia.com
Traité des fardements et des confitures  : http://excerpts.numilog.com/books/9782849520956.pdf
Recette : https://cuisine-maison-comme-autrefois.blogspot.com

#MaCuisineAncestrale… Visitandine ou Financier…


Quel lien existe-t-il entre une visitandine et un financier ?
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces deux-là sont parents… Je peux même affirmer que la visitandine est l’ancêtre du financier ! Foi de généalogiste !

A l’origine, la visitandine aurait été créée par les sœurs de l’ordre de la Visitation de Nancy, surnommées les « Visitandines ».

Ce petit gâteau réalisé à base d’amande, farine, sucre, beurre et blancs d’œufs, remonterait au Moyen-âge.
Il semble que les religieuses l’aient créé pour ne pas laisser perdre les blancs d’œufs alors qu’elles utilisaient le jaune comme fixateur pour leur peinture ou, dans une version moins artistique, pour palier à la proscription de viande dans les couvents.

Puis, autres temps, autres mœurs… Ces petits gâteaux comme bon nombre de desserts à base d’amande ont été abandonnés à une époque où le poison était à la mode (le cyanure sent l’amande amère, parait-il…)

Enfin, c’est à la fin du XIXe siècle, vers 1890, qu’un pâtissier nommé Lasne remit la visitandine à la mode. Ce pâtissier, dont la boutique se situait près de la Bourse à Paris, aurait proposé ce petit gâteau à sa clientèle, en grande partie des financiers… ces messieurs souhaitant manger rapidement sans se salir les mains.

S’agissant enfin de la forme du financier, deux origines s’opposent : la première veut que Lasne pour ne pas contrefaire la forme des visitandines donna aux financiers la forme d’un lingot, la seconde veut que se soit des pâtissiers suisses (sans commentaire…)

Lingot ou autre, voici comment les réaliser :

Pour une vingtaine de pièces, il faut 

150 g de beurre
150 g de poudre d’amandes
150 g de sucre glace
50 g de farine
4 blancs d’œufs 

Faire fondre le beurre doucement et laisser refroidir,
Mélanger la poudre d’amandes, le sucre glace et la farine tamisée dans une jatte,
Ajouter les blancs d’œufs sans les avoir battus, puis le beurre fondu,
Mélanger soigneusement,
Verser dans les moules à financiers,
Chauffer le four à 220°,
Enfourner les moules, baisser la température à 180°,
Cuire + ou – 15 minutes en surveillant,
Démouler sur une grille à la sortie du four
Laisser refroidir.

Ce gâteau étant un de mes préférés, vous comprenez pourquoi je raffole de l’histoire et de la généalogie 😉

En attendant, notre prochain rendez-vous, régalez-vous, moi c’est déjà fait !

 

Sources :
Origine visitandine et financier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Financier_(p%C3%A2tisserie)
Recette : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions de A à Z – Editions Atlas
Image : Collection personnelle

#Généathème… Alphonse Aimé Adolphe FOUQUES…

Un numéro tiré au hasard par le générateur Sosa de la Gazette des ancêtres et voici que pour le #Geneatheme de juin, je dois vous raconter la vie de mon Sosa 60… 

Mon Sosa 60 se nomme Alphonse Aimé Adolphe FOUQUES et je peux dire que les fées ne se sont pas penchées sur son berceau…
Il est né le 31 janvier 1828 à Mondeville, une petite bourgade limitrophe de Caen dans le Calvados.
Son degré d’instruction est sommaire car il ne sait pas signer.

A.D Calvados Mondeville NMD 1823-1832

Quand il arrive au monde, ses parents, Jacques Aimé Marie et
Clémence EUPHEMIE vivent en concubinage et ont déjà deux enfants, Hélène Rosalie et Jacques Alexandre.
Jacques Aimé est boucher ou journalier au gré des actes et Clémence est ouvrière en dentelle. Ils se marient le 6 mars 1828, soit deux mois après la naissance d’Alphonse.
Trois autres enfants viennent ensuite agrandir la famille.

Alphonse a 11 ans quand son père décède le 28 mai 1839 à l’âge de 35 ans. Clémence reste seule avec ses enfants jusqu’en 1872 où elle se remarie avec Désiré Henri VERROYE, un ch’timi originaire de Hazebrouck (59) et militaire à la retraite. Elle a 63 ans et lui 51 ans…
Elle décède le 2 janvier 1879 à l’âge de 70 ans.

Alphonse est journalier et le 12 janvier 1851, il épouse Zéphirine Antoinette BRIERE, enceinte de sept mois. Ils ont tous deux 22 ans et sont déjà les parents d’un garçon nommé Ferdinand Alphonse Henri, né le 27 septembre 1849, mon Sosa 30. L’enfant est légitimé lors du mariage.

Zéphirine accouche deux mois plus tard d’un second fils nommé Achille Auguste Alphonse. Mais, la grande faux frappe la famille puisqu’elle décède le 28 mars 1851, soit 9 jours après son accouchement.
Alphonse est veuf avec deux enfants en bas âge à charge. Sa situation est confirmée par le recensement de la population de l’année 1851 où il est écrit que ses enfants vivent du travail de leur père. Mais, à un an et à un mois, cela semble normal.

A.D Calvados Recensements population 1851

A 24 ans, s’accrocher à la vie et continuer son chemin est une nécessité absolue… Alphonse Aimé se remarie un an plus tard, le 26 juillet 1852 avec Marie Aimée Léontine GROUET, une dentellière âgée de 18 ans, originaire de May-sur-Orne.
Un contrat de mariage est établi chez Maître Beaujour, notaire à Caen.

Quelques mois plus tard, la grande faux frappe à nouveau et emporte Achille Auguste, son second fils alors âgé de 2 ans.

Enfin arrive un heureux évenement, Marie Aimée met au monde un garçon, le 12 novembre 1855 appelé Louis François Achille. La vie du garçonnet est également très courte puisque la grande faux frappe une troisième fois la famille. Louis François disparaît à l’âge de 4 ans, le 19 août 1860.

Le couple quitte Mondeville et s’installe à May-sur-Orne mais, après quelques années d’accalmie, la grande faux se rappelle à leur souvenir et emporte dans son sillage Marie Aimée, le 23 juillet 1875. Elle a 47 ans.

Alphonse Aimé finit sa vie seul et décède le 21 octobre 1882 à l’âge de 54 ans.
La grande faux a encore frappé la famille.
Seul son fils aîné, Ferdinand Alphonse, Sosa 30 survit et fonde à son tour une famille, il aura cinq enfants dont une de mes arrières grands-mères maternelles ; mais, la grande faux l’emporte à son tour à l’âge de 35 ans comme son grand-père.

 

Sources :
A.D Calvados – Mondeville et May-sur-Orne
Fichier Hérédis.
Image gratuite : http://fotomelia.com/?download=cimetiere-2

#MaCuisineAncestrale… La Dariole…

En juin, #MaCuisineAncestrale remonte le temps et nous transporte au Moyen-âge, avec au menu, un roman intitulé : « Souper mortel aux étuves » de Michèle Barrière.
Tout un programme…


Ce polar historique et gastronomique relate l’origine d’un manuscrit, « Le Ménagier de Paris ».

Le Ménagier de Paris est un livre manuscrit d’économie domestique et culinaire écrit au 14e siècle. Il est attribué à un bourgeois parisien et fut écrit à l’intention de sa jeune épouse afin de lui faire connaitre la façon de tenir sa maison et de faire la cuisine. Il comprend des enseignements en matière de comportement social et sexuel, des recettes et des conseils pour la chasse et le jardinage. Son intérêt est autant historique et linguistique que culinaire. Ce dernier aspect a cependant été le plus souvent mis en valeur aux 20e et 21e siècles ; il passe pour être le plus grand traité culinaire français du Moyen Âge.

Il fut publié pour la première fois par le baron Jérôme PICHON en 1846 pour la Société des Bibliophiles français.

La fin du roman offre quelques recettes issues du fameux Ménagier… Alors, après les nourritures cérébrales, régalons-nous avec les nourritures terrestres aussi simples soient-elles.
Et, croyez-moi, si le roman est noir,  la réalisation de la dariole moyenâgeuse n’a rien de funeste.
Pour sa confection, il faut :

1 fond de pâte brisée
500 g de crème fraîche
(j’ai mis moitié/moitié crème fraîche et ricotta)

œufs
200 g d’amandes en poudre
120 g de sucre

Dans une jatte, mélanger et fouetter tous les ingrédients
Étaler la pâte dans un moule
Verser le mélange sur le fond de pâte
Mettre au four (Th.6 – 180°C) pendant + ou – 45 minutes
Laisser refroidir

Déguster sans modération avant de revenir vers le futur !

Je vous donne rendez-vous dans un mois et d’ici là, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !…

 

Sources :
Le grand Ménagier : Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9nagier_de_Paris 

Roman : Souper mortel aux étuves – Michelle Barrière – Livre de Poche –
ISBN : 301-0-000-08575-1
Images : Collection personnelle 

 

#MaCuisineAncestrale… Etxeko Biskotxa…


Quand les généanautes rêvent de rencontres généalogiques dans nos belles provinces avec dégustation de spécialités locales, cela donne des échanges très sympathiques sur les réseaux sociaux …. alors, en attendant cette éventualité, satisfaisons notre gourmandise et partons au Pays Basque et plus particulièrement dans la province du Labourd.
Je vous propose de découvrir la véritable recette de « l’etxeko biskotxa », traduisez « biscuit de la maison » ou encore « gâteau basque ».

C’est dans le village de Cambo-les-Bains que ce gâteau est né, et : 

Hum ! C’est trop bon !

Pour réaliser le gâteau basque, il faut :
– La pâte :
300 g de farine
3 pincées de sel
120 g de beurre
200 g sucre cristallisé
2 oeufs
2 cuillères à soupe de rhum ou de vanille liquide
1 sachet de levure chimique

– La crème :
1/2 litre de lait entier
œufs
125 g sucre semoule
40 g de farine
2 cuillères à soupe de rhum

Dans une jatte, mélanger le beurre ramolli et le sucre cristallisé,
Ajouter la farine, la levure, 2 œufs, le sel et le rhum ou la vanille liquide,
Mélanger jusqu’à former une boule,
Placer cette dernière dans le réfrigérateur pour qu’elle durcisse au minimum 1 heure,

Dans une autre jatte, fouetter 3 œufs et le sucre semoule,
Ajouter la farine et bien mélanger,
Porter le lait à ébullition,
Verser la moitié du lait chaud sur la préparation tout en fouettant,
Remettre la préparation obtenue dans une seconde casserole,
Ajouter la seconde moitié de lait chaud,
Porter à ébullition sans cesser de remuer pendant 3 à 4 minutes, la crème doit être bien prise,
Ajouter le rhum en fin de cuisson,
Laisser refroidir à température ambiante,

Beurrer un moule à manqué de 22 cm de diamètre et le fariner,
Prendre un peu plus de la moitié de la pâte, la travailler légèrement,
L’étirer sur une épaisseur de 4 à 5 mm,
Garnir le moule à manqué,
Verser et étaler la crème refroidie,
Étirer le reste de pâte pour confectionner le couvercle,
Dorer avec un jaune d’œuf et rayer avec une fourchette,
Cuire dans le four à 160° pendant 40 minutes,

Déguster une fois bien refroidi,
Un conseil : préparé la veille pour le lendemain, il n’en sera que meilleur !

Il existe une autre version du gâteau basque où la crème est remplacée par de la confiture de cerises (cerises noires d’Itxassou).

Il paraît que le gâteau basque à la crème est le préféré des gens du pays et que celui à la confiture est le préféré des touristes.
J’avoue que j’aime les deux… Et vous ?

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Recette : Site officiel de la fête du gâteau basque – Cambo-les-bains : https://www.lafetedugateaubasque.com
Origines du gâteau basque : Revue Ekaina N°105 – 2008 rédigé par Marcel Marc Douyrou.
Images : Collection personnelle

 

#MaCuisineAncestrale… L’Alise Pacaude…

 

Nous sommes le 1er avril, les cloches reviennent de Rome et la chasse aux œufs est ouverte… Non, ce n’est pas un poisson !
C’est Pâques !

Déjà, au XIIIe siècle, les clercs, les étudiants ou les enfants de chœur mal nourris, partaient à la recherche des œufs de Pâques qui n’étaient pas en chocolat.
Et puisqu’on ne pouvait ni consommer, ni vendre des œufs pendant le temps de Carême, chaque région française élaborait des pâtisseries riches en œufs pour célébrer cette fête.

Ainsi, en Vendée, le vendredi saint, on faisait le fion...  Ne souriez-pas ! Il n’y a rien de graveleux ici, car « fion » signifie simplement « flan » en patois vendéen…
Ou bien, on confectionnait l’alise pacaude, la galette de Pâques.
On cuisait ces préparations le samedi saint pour les déguster le dimanche de Pâques, mais seulement après la messe.

Pour réaliser une alise pacaude, il faut :
200 g de farine
100 g de sucre en poudre
10 g de levure fraîche
7 cl de lait
œufs
1 cuillerée à soupe d’eau de fleur d’oranger
150 g de beurre
Une pincée de sel fin

Faire dissoudre la levure dans le lait tiède,
Tamiser la farine sur un plan de travail
Creuser un puits au centre et verser le mélange lait + levure,
Ajouter le sel, une cuillère à soupe de sucre, les œufs battus en omelette et l’eau de fleur d’oranger,
Mélanger les ingrédients jusqu’à consistance de pâte souple,
Pétrir pendant 10 minutes et incorporer 100 g de beurre ramolli,
Laisser lever la pâte en boule dans une jatte huilée pendant 2 heures,
Pétrir à nouveau la pâte, 
Placer dans un moule à génoise beurré,
Ajouter le reste de beurre en petits morceaux dessus,
Saupoudrer avec le reste de sucre,
Laisser lever encore 30 minutes,
Cuire au four chauffé à 200° pendant 30 minutes environ.

« Selon des croyances populaires anciennes, la galette pacaude ne doit pas être entamée avant le jour de Pâques, car si on l’entame la veille elle se trouve être pleine de crapauds »
(Source : Vendée, De la Chesnaye, le paysan du bocage, 1900)

A bon entendeur !… Je vous souhaite d’Excellentes Fêtes !
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Larousse
Image gratuite Pâques – site : Pixabay.com
Image Alise Pacaude : collection personnelle
Origine du fion – site : vendée-annuaire.net
Croyances populaires – site : unecuilleréepourpapa.net

 

 

 

 

 

 

 

 

#MaCuisineAncestrale…Le Bist-heyt…

Cuisiner demande du temps… Pas toujours ! En mars, #MaCuisineAncestrale vous propose une recette « vite fait, bien fait » !

En effet, en béarnais, « bist-heyt » signifie littéralement « vite fait », dixit le dictionnaire.
Ce dessert est une préparation qui par définition ne demande pas beaucoup de temps pour sa réalisation ce qui ne retire rien à sa saveur.

Ailleurs, on désigne ce dessert par « tôt-fait » et il en existe autant que de régions.

Déjà au XIXe siècle, la Comtesse de Ségur faisait allusion à ces gâteaux dans ses échanges épistolaires :

A la vicomtesse Emile de Pitray
Les Nouettes, lundi dix heures, octobre 1862.
« Chère Petite, je t’envoie, ne sachant pas si tu pourrais venir, des manuscrits que Gaston m’avait laissés pour toi et que j’ai toujours oublié de te remettre ; plus du
raisin, des tôt-faits et des biscuits pour les enfants, qui leur avaient été préparés hier. Je te remercie de la tanche que tu m’as envoyée, elle était excellente ; je l’achève ce matin à déjeuner… »

 

Ingrédients (4 personnes)
60 g sucre semoule
1/2 cuillère à café de vanille en poudre
60 g farine
œufs
4 cuillères à soupe de lait
20 g beurre

Mélanger le sucre, la vanille et la farine dans une jatte,
Dans une seconde jatte, casser les œufs et les battre à la fourchette,
Ajouter au mélange précédent,
Mélanger jusqu’à obtenir une consistance homogène,
Ajouter le lait en évitant les grumeaux,
Beurrer un plat à gratin et verser la pâte,
Cuire dans un four chauffé à 200° pendant 20 minutes,
Le gâteau doit être boursouflé à la sortie du four
Déguster aussitôt !

Et ne vous fiez pas à son allure négligée, ce dessert minute se savoure aussi vite qu’il a été préparé.
Alors d’ici, notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait!


Sources :

Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions
Photo : Collection personnelle
Wiktionnaire : https://fr.wiktionary.org/wiki/tôt_fai

#Généathème : De l’art de bien couper…

Pour mon second #geneatheme de février, j’ouvre mon cabinet de curiosités et j’avoue qu’en fait de curiosité, c’est plutôt une découverte déconcertante qui fait l’objet de ce billet…

Marie Magdeleine MAFLARD est mon Sosa 47 et je vous ai déjà parlé d’elle, ici (la citation de Tennessee Williams a aujourd’hui une résonance particulière). Je pensais naïvement, que vu sa situation et qu’à la lecture trop rapide de son acte de décès, elle était morte aux Hospices de Laon (Aisne).
Que nenni… et la raison de son décès est pour le moins singulière !

Il y a peu de temps, quelqu’un a mis en ligne sur les réseaux sociaux, le lien d’un site intitulé :

De l’art de bien couper –  le site de la guillotine

Evidemment, un site où l’on parle « guillotine » a attisé ma curiosité et je  fus bien… ou mal récompensée, car j’y ai trouvé mon aïeule !

Marie-Magdeleine MAFLARD, épouse GUILLAUME, a été condamnée le 18 mai 1826 et guillotinée le mercredi 5 juillet 1826 à midi, à Laon, pour avoir incendié la maison de Madame Denise et avoir laissé peser les soupçons sur une autre femme qu’elle détestait.
Elle meurt avec calme devant la population entière d’Athies-sous-Laon (le village où elle résidait).

J’ai écrit aux Archives Départementales de l’Aisne afin d’obtenir les minutes du procès et l’acte de condamnation, mais malheureusement, les archives ne débutant qu’en 1883, je n’aurai pas plus de précisions.
J’ai, également, adressé un message au propriétaire du site pour connaître ses sources, mais je n’ai pas reçu de réponse à ce jour.

Toutefois, l’acte de décès de Marie-Magdeleine corrobore l’exactitude des faits : Son âge, l’heure de sa mort et la déclaration faite à la mairie par un commis greffier du Tribunal civil accompagné par le commissaire aux inhumations

A.D Aisne – LAON 5Mi0078 1826 Page 177

Nous souhaitons tous découvrir les raisons du décès de nos ancêtres, n’est-ce-pas ?
Et bien, voici la confirmation que mes ancêtres ne sont pas tous morts dans leur lit et que « Ciel ! Mes aïeux » porte bien son nom tant certains me surprennent !


EPILOGUE :
Le 4 mars dernier, j’ai reçu une réponse du créateur du site  » De l’art de bien couper ».

Le jugement est paru dans le journal :

                                   LA GAZETTE DES TRIBUNAUX

A partir de la date de condamnation, soit le 18 mai 1826, j’ai lu chaque parution et en date du 23 mai… J’ai, enfin,trouvé une archive officielle :

http://enap-mediatheque.paprika.net – Gazette des Tribunaux 23 mai 1826

Mon ancêtre aurait été condamnée pour l’exemple, en cause, une recrudescence des incendies dans le département de l’Aisne, cette année-là…
Mais, les exécutions capitales n’y ont rien changé !

 

Sources :
A.D Aisne
La gazette des Tribunaux : Histoire et patrimoine pénitenciaire
Image : Site La veuve guillotine