#MaCuisineAncestrale… L’Alise Pacaude…

 

Nous sommes le 1er avril, les cloches reviennent de Rome et la chasse aux œufs est ouverte… Non, ce n’est pas un poisson !
C’est Pâques !

Déjà, au XIIIe siècle, les clercs, les étudiants ou les enfants de chœur mal nourris, partaient à la recherche des œufs de Pâques qui n’étaient pas en chocolat.
Et puisqu’on ne pouvait ni consommer, ni vendre des œufs pendant le temps de Carême, chaque région française élaborait des pâtisseries riches en œufs pour célébrer cette fête.

Ainsi, en Vendée, le vendredi saint, on faisait le fion...  Ne souriez-pas ! Il n’y a rien de graveleux ici, car « fion » signifie simplement « flan » en patois vendéen…
Ou bien, on confectionnait l’alise pacaude, la galette de Pâques.
On cuisait ces préparations le samedi saint pour les déguster le dimanche de Pâques, mais seulement après la messe.

Pour réaliser une alise pacaude, il faut :
200 g de farine
100 g de sucre en poudre
10 g de levure fraîche
7 cl de lait
œufs
1 cuillerée à soupe d’eau de fleur d’oranger
150 g de beurre
Une pincée de sel fin

Faire dissoudre la levure dans le lait tiède,
Tamiser la farine sur un plan de travail
Creuser un puits au centre et verser le mélange lait + levure,
Ajouter le sel, une cuillère à soupe de sucre, les œufs battus en omelette et l’eau de fleur d’oranger,
Mélanger les ingrédients jusqu’à consistance de pâte souple,
Pétrir pendant 10 minutes et incorporer 100 g de beurre ramolli,
Laisser lever la pâte en boule dans une jatte huilée pendant 2 heures,
Pétrir à nouveau la pâte, 
Placer dans un moule à génoise beurré,
Ajouter le reste de beurre en petits morceaux dessus,
Saupoudrer avec le reste de sucre,
Laisser lever encore 30 minutes,
Cuire au four chauffé à 200° pendant 30 minutes environ.

« Selon des croyances populaires anciennes, la galette pacaude ne doit pas être entamée avant le jour de Pâques, car si on l’entame la veille elle se trouve être pleine de crapauds »
(Source : Vendée, De la Chesnaye, le paysan du bocage, 1900)

A bon entendeur !… Je vous souhaite d’Excellentes Fêtes !
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Larousse
Image gratuite Pâques – site : Pixabay.com
Image Alise Pacaude : collection personnelle
Origine du fion – site : vendée-annuaire.net
Croyances populaires – site : unecuilleréepourpapa.net

 

 

 

 

 

 

 

 

#MaCuisineAncestrale…Le Bist-heyt…

Cuisiner demande du temps… Pas toujours ! En mars, #MaCuisineAncestrale vous propose une recette « vite fait, bien fait » !

En effet, en béarnais, « bist-heyt » signifie littéralement « vite fait », dixit le dictionnaire.
Ce dessert est une préparation qui par définition ne demande pas beaucoup de temps pour sa réalisation ce qui ne retire rien à sa saveur.

Ailleurs, on désigne ce dessert par « tôt-fait » et il en existe autant que de régions.

Déjà au XIXe siècle, la Comtesse de Ségur faisait allusion à ces gâteaux dans ses échanges épistolaires :

A la vicomtesse Emile de Pitray
Les Nouettes, lundi dix heures, octobre 1862.
« Chère Petite, je t’envoie, ne sachant pas si tu pourrais venir, des manuscrits que Gaston m’avait laissés pour toi et que j’ai toujours oublié de te remettre ; plus du
raisin, des tôt-faits et des biscuits pour les enfants, qui leur avaient été préparés hier. Je te remercie de la tanche que tu m’as envoyée, elle était excellente ; je l’achève ce matin à déjeuner… »

 

Ingrédients (4 personnes)
60 g sucre semoule
1/2 cuillère à café de vanille en poudre
60 g farine
œufs
4 cuillères à soupe de lait
20 g beurre

Mélanger le sucre, la vanille et la farine dans une jatte,
Dans une seconde jatte, casser les œufs et les battre à la fourchette,
Ajouter au mélange précédent,
Mélanger jusqu’à obtenir une consistance homogène,
Ajouter le lait en évitant les grumeaux,
Beurrer un plat à gratin et verser la pâte,
Cuire dans un four chauffé à 200° pendant 20 minutes,
Le gâteau doit être boursouflé à la sortie du four
Déguster aussitôt !

Et ne vous fiez pas à son allure négligée, ce dessert minute se savoure aussi vite qu’il a été préparé.
Alors d’ici, notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait!


Sources :

Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions
Photo : Collection personnelle
Wiktionnaire : https://fr.wiktionary.org/wiki/tôt_fai

#Généathème : De l’art de bien couper…

Pour mon second #geneatheme de février, j’ouvre mon cabinet de curiosités et j’avoue qu’en fait de curiosité, c’est plutôt une découverte déconcertante qui fait l’objet de ce billet…

Marie Magdeleine MAFLARD est mon Sosa 47 et je vous ai déjà parlé d’elle, ici (la citation de Tennessee Williams a aujourd’hui une résonance particulière). Je pensais naïvement, que vu sa situation et qu’à la lecture trop rapide de son acte de décès, elle était morte aux Hospices de Laon (Aisne).
Et bien, que nenni… et la raison de son décès est pour le moins singulière !

Il y a peu de temps, quelqu’un a mis en ligne sur les réseaux sociaux, le lien d’un site intitulé :

De l’art de bien couper –  le site de la guillotine

Evidemment, un site où l’on parle « guillotine » a attisé ma curiosité et je  fus bien… ou mal récompensée, car j’y ai trouvé mon aïeule !

Marie-Magdeleine MAFLARD, épouse GUILLAUME, a été condamnée le 18 mai 1826 et guillotinée le mercredi 5 juillet 1826 à midi, à Laon, pour avoir incendié la maison de Madame Denise et avoir laissé peser les soupçons sur une autre femme qu’elle détestait.
Elle meurt avec calme devant la population entière d’Athies-sous-Laon (le village où elle résidait).

J’ai écrit aux Archives Départementales de l’Aisne afin d’obtenir les minutes du procès et l’acte de condamnation, mais malheureusement, les archives ne débutant qu’en 1883, je n’aurai pas plus de précisions.
J’ai, également, adressé un message au propriétaire du site pour connaître ses sources, mais je n’ai pas reçu de réponse à ce jour.

Toutefois, l’acte de décès de Marie-Magdeleine corrobore l’exactitude des faits : Son âge, l’heure de sa mort et la déclaration faite à la mairie par un commis greffier du Tribunal civil accompagné par le commissaire aux inhumations

A.D Aisne – LAON 5Mi0078 1826 Page 177

Nous souhaitons tous découvrir les raisons du décès de nos ancêtres, n’est-ce-pas ?
Et bien, voici la confirmation que mes ancêtres ne sont pas tous morts dans leur lit et que « Ciel ! Mes aïeux » porte bien son nom tant certains me surprennent !


EPILOGUE :
Le 4 mars dernier, j’ai reçu une réponse du créateur du site  » De l’art de bien couper ».

Le jugement est paru dans le journal :

                                   LA GAZETTE DES TRIBUNAUX

A partir de la date de condamnation, soit le 18 mai 1826, j’ai lu chaque parution et en date du 23 mai… J’ai, enfin,trouvé une archive officielle :

http://enap-mediatheque.paprika.net – Gazette des Tribunaux 23 mai 1826

Mon ancêtre aurait été condamnée pour l’exemple, en cause, une recrudescence des incendies dans le département de l’Aisne, cette année-là…
Mais, les exécutions capitales n’y ont rien changé !

 

Sources :
A.D Aisne
La gazette des Tribunaux : Histoire et patrimoine pénitenciaire
Image : Site La veuve guillotine

#Généathème… Nos ancêtres, il y a 150 ans…

Parmi les généathèmes de février, Sophie de la Gazette des Ancêtres nous propose,  de visiter la vie de nos ancêtres, il y a 150 ans, soit en 1868 !

La population française est à 70% rurale. La vie à la campagne est rude et les traditions y sont ancrées. Le Second Empire est sur le déclin, mais la France paysanne est loin des troubles politiques qui se profilent à l’horizon. La guerre franco-prussienne éclatera en 1870, et la défaite française à son terme entraînera la révolte de la Commune en 1871.
En observant de près la vie des gens dans les campagnes, des artistes comme J.F Millet font un commentaire indirect sur la politique de l’époque et la répartition inégale des richesses.

Jean-François Millet (1814-1875)  peintre et dessinateur, observe et décline le monde rural, son sujet et thème de prédilection, à travers portraits, paysages et scènes de la vie quotidienne au XIXe siècle.
Il accompagne sa femme en Auvergne, cette dernière y prenant les eaux à Vichy.  Le couple y séjourne à plusieurs reprises entre 1866 et 1869.

Suivons l’artiste en Auvergne :

Gallica Bnf : Croquis du Puy-de-Dôme – J.F Millet http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52504266n/f1.item

En Haute-Loire, chez les ancêtres de Monsieur, 1868 voit une multitude de naissances et de décès et deux mariages sont célébrés, dont celui de Raymond ACHON et Louise ACHON.

Carte Etat-Major 1820/1866 Site Géoportail

Louise voit le jour le 9 octobre 1836, à Lorlanges, dans le hameau de Clamonet. Elle est la septième et dernière enfant de Jean Achon et de Jeanne Lescure.
Il est probable que toute jeune, Louise ait été initiée à l’art du tricot et de la dentelle par sa mère et sa grand-mère

La leçon à tricoter – J.F Millet -1869

Plus tard, elle a gardé les chèvres et les moutons tout en filant la laine

Raymond Achon est né le 9 mai 1836 à Lorlanges également, mais au lieu-dit Lachaud. Il est le fils aîné d’Antoine Achon et de Jeanne Pradal. Le couple aura un second fils, nommé également Reymond, mais avec un « e », né dix ans plus tard.

Raymond et Louise sont cousins germains, leurs pères étant frères. Leurs grands-parents paternels, Jean Achon et Marguerite Valeix, sont les Sosa 32 et 33 de Monsieur.

Tous deux se connaissent et se fréquentent certainement depuis leur naissance, travaillant ensemble, mais pas seulement…

Jean-François Millet, La méridienne ou la sieste, 1866, crayon noir et pastel, 29,2 X 42 cm. Museum of fine arts BOSTON

Effectivement, à 31 ans, ils se marient à la mairie de Lorlanges, le 3 mars 1868, non sans avoir établi un contrat de mariage, le 16 février 1868, chez Maître Bérard, notaire du village.

Et, Ô surprise ! Louise accouche de leur premier enfant, vingt jours plus tard. Jean-Eugène naît le 23 mars 1868 (cet événement m’avait échappé)
Le couple aura un second garçon, né sans vie, le 24 août 1873.

Contempler les œuvres des peintres contemporains de nos ancêtres nous permet d ‘appréhender la quintessence de leur vie..

Que pensez-vous de cette visite artistique en terre auvergnate ?

Sources :
Jean-François MILLET : Orion en aéroplane – Peccadille.net
Contexte – Thierry Sabot
Carte Géoportail
Image mise en avant : Pâturage sur la montagne – J.F Millet

#MaCuisineAncestrale… Le puits d’amour…

Février célèbre les amoureux !
Que diriez-vous d’une recette d’alcôve aussi friponne que savoureuse ?

Le puits d’amour fut créé par Vincent La Chapelle, grand chef cuisinier du XVIIIè siècle.

Écrivant aussi bien l’anglais que le français, il publia en 1733, « The Modern Cook » et proposa une recette intitulée « Well of Love » (puits d’amour).
Il publia, ensuite, son livre en français évidement appelé « Le cuisinier Moderne ».

Et, c’est Madame de Pompadour, favorite de Louis XV, qui inspira le cuisinier alors qu’il était à son service…

Marquise de Pompadour – Quentin de La Tour (1704-1788)- Musée du Louvre – Paris

Mais, revenons à notre gâteau… il s’agissait d’une coque en pâte feuilletée (un mini vol au vent) creusée et remplie de confiture de fruits rouges.
Ce puits d’amour, qui en évoquait un autre, fit scandale auprès du Clergé et des âmes pieuses.
A l’inverse, cette bouchée sulfureuse fût l’un des desserts favoris de Louis XV, que l’on connait également pour avoir été grand amateur de soupers fins et… de belles courtisanes !

Plus tard, on remplaça la confiture par de la crème pâtissière caramélisée pour rendre ce petit gâteau plus convenable, ce qui était censé lui ôter toute charge érotique… mais resta le nom très évocateur !

Aujourd’hui encore, la plus ancienne pâtisserie de Paris, la pâtisserie Stohrer, située rue Montorgueil, propose la version chaste du puits d’amour tel qu’on le déguste depuis plus de deux siècles.

Ma Cuisine Ancestrale étant parfois coquine, j’ai trouvé dans la base « Patrimoine gourmand » de Gallica-Bnf, la recette du puits d’amour originel :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1158058g?rk=1480694;0 page 188

Voici, mon interprétation de la recette.

Ingrédients :
– une pâte feuilletée (faite maison, si possible, sinon acheter une pâte feuilletée pur beurre)
– confiture de fruits rouge (j’ai choisi de la confiture de cerise)
– Un jaune d’œuf
– Sucre glace

Abaisser la pâte feuilletée sur 5 mm d’épaisseur,
Avec un emporte-pièce, réaliser des petits disques pour le fond du gâteau,
Les piquer avec une fourchette pour éviter qu’ils ne gonflent,
Réaliser une autre série identique de disques avec le même emporte-pièce,
Puis, avec un emporte-pièce plus petit, pratiquer un trou au centre de cette seconde série de disques, 
Superposer la couronne de pâte obtenue sur le disque de fond et appuyer pour les souder,
Dorer à l’aide d’un pinceau avec le jaune d’œuf battu,
Cuire au four préchauffé (180°) pendant 15 minutes environ l’assemblage fond/couronne et les petits disques qui serviront de chapeau,
Lorsque les coques sont cuites, évider le centre de la bouchée délicatement, 
Remplir les puits avec la confiture de votre choix,
Placer les petits chapeaux,
Saupoudrer de sucre glace.

A tous les amoureux et aux autres… Que cette bouchée libertine séduise vos papilles et entraîne votre gourmandise dans un tourbillon de plaisir.

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait.

 

 

Sources :
www.gallica.bnf.fr
www.wikipédia.org
www.stohrer.fr
www.rochefortenhistoire.wordpress.com

Images : Collection personnelle

 

Les FOUANT DE LA TOMBELLE… Acte 2

Dans mon précédent billet, à lire ici, je vous raconte mes premières découvertes concernant ma filiation avec les FOUANT DE LA TOMBELLE.

Dans ce second billet, je poursuis avec la génération précédente et je m’interroge.

Zoom sur le huitième degré :


Pour rappel : (2°) Antoine FOUANT est mon Sosa 740 que l’on trouve au 9e degré.
D’après la généalogie établie par D’Hozier, Guillaume FOUANT serait donc son père, marié à Adélaïde PILON en 1651.

Première énigme : la filiation mentionnée dans l’acte de mariage d’Antoine est Joan F(O)UAN (°ca1625 +21 avril 1681) x Marie BERTON (+25 mai 1672)

A.D Aisne Autremencourt 5Mi0486 1668-1739 page 60

Joan et Guillaume sont-ils une seule et même personne ?
A-t-il épousé Marie BERTON en secondes noces ?
J’ai la certitude que Joan a contracté un autre mariage  avec Françoise PAUSSET, sa dernière épouse, en 1673, après le décès de Marie.
Sur le site Généanet, certains cousins généalogiques ont enregistré Joan comme frère de Guillaume. Où ont-ils trouvé cette information ?

D’après d’Hozier, Félix FOUANT, au 7e degré, n’a eu qu’un fils, Guillaume.


Seconde énigme : Dans le billet précédent, je fais allusion à Françoise GARON, première épouse de Jean FOUAN (fils d’Antoine), Sosa 370, décédée par suites de blessures comme l’atteste son acte de décès :

A.D Aisne Autremencourt 5Mi0486 1668-1739 page 193

Le 24 avril 1710 Françoise Garon aagée de vingt et un an femme de Jean Foüan fermier à Autremencourt après avoir reçu tous ses sacrements en présence de son mary parents et amis est morte peu de jours après les blessures qu’elle a reçu de N… elle est enterrée au cimetière.

D’Hozier renseigne comme premier fils de Guillaume, un certain N… Fouant.

Coïncidence ou pas… Qui est ce mystérieux personnage ? Est-il l’individu qui a mortellement frappé Françoise ?

Si les liens avec les FOUANT DE LA TOMBELLE semblent avérés puisque je retrouve les mêmes individus.
Pour ma part, beaucoup d’interrogations planent sur l’histoire de cette famille, d’autant que personne ne peut confirmer la véracité de la généalogie établie par Mr d’Hozier. Quelle frustration !

Qu’en pensez-vous ?

Sources :
www.gallica.bnf.fr
A.D Aisne 

Les FOUANT DE LA TOMBELLE… Acte 1

L’histoire débute par un simple clic sur la nouvelle interface de recherches proposée par Généanet : « Comparer mon arbre »
Le site indique un cousinage potentiel avec le Maréchal DE LATTRE DE TASSIGNY.

Cette révélation m’interpelle car tous mes ancêtres paternels jusqu’à Joan FOÜAN (orthographe relevée dans les actes) sont des petites gens, des invisibles.
Une rapide recherche sur l’ascendance du Maréchal démontre le contraire.

Les FOUANT possèdent une particule et pour certains se nomment FOUANT DE LA TOMBELLE . D’ailleurs, tous les arbres en ligne sur Généanet indiquent qu’ils furent écuyer, officier, gentilhomme… Mais cela reste à prouver !

Ainsi, une branche de mon arbre serait issue de la noblesse picarde ! Il n’en faut pas plus pour titiller la Miss Marple qui veille en moi !

Mon enquête débute sur le site Gallica-Bnf. J’y découvre une monographie concernant les FOUANT, seigneurs et barons de St-Pierre et de la Tombelle, seigneurs du Comté de Marle, etc…

Celle-ci fut en partie rédigée par René-Charles d’HOZIER de SERIGNY (°1640+1732), juge d’armes de France et généalogiste et ensuite, confirmée par son frère, Charles d’HOZIER.
Le document comprend 23 vues et provient de la Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, 4-LM3-4260.

L’introduction explique l’origine du patronyme ; s’en suit une généalogie à partir du premier FOUANT qui fut réellement connu.
Il s’agit de Marc FOUANT, écuyer qui épousa Françoise DE NEUVILLE, le 20 mars 1478 et de ses descendants jusqu’à la quatorzième génération (début XIX ème siècle) ; s’y trouve également un arbre généalogique et des pièces explicatives.
Cependant, des titres authentiques attestent l’existence du nom depuis le début du treizième siècle, dixit Mr d’Hozier.

L’analyse du document confirme que Mr d’Hozier a établi une généalogie agnatique (lignée par les hommes).
Si ses écrits étayent mes propres découvertes, il semble que certains renseignements soient manquants ou erronés, à moins que ce soit moi qui me fourvoie.
Néanmoins, la monographie confirme que je descends bien de cette lignée car je découvre des ancêtres communs au huitième et au neuvième degré et confirme le cousinage potentiel avec le Maréchal De Lattre de Tassigny (cela aurait plu à Papa)
Les registres paroissiaux en ligne avant 1668 n’existant pas à Autremencourt et à Plomion, villages d’où sont originaires mes FOUAN, je ne peux pas corroborer l’exactitude des données du premier au septième degré (année 1478 à 1668)
Les degrés dix à quatorze concernent les ancêtres directs du Maréchal de Lattre de Tassigny.

Gros plan sur le neuvième degré, mes Sosa 740 et 741 (G.10) :


J’apprends qu’Antoine fut écuyer et que Suzanne eut un ancêtre, Simon de MARLY, gouverneur de Guise qui fut surnommé « Bras de vie » à cause de sa bravoure.
Par contre, Suzanne ne fut pas la fille, mais la petite fille d’Antoine de MARLY ; son père Pierre de MARLY étant décédé à son mariage. Le-dit mariage eut lieu entre le 18 novembre et le 31 décembre 1681 (le jour et le mois n’étant pas indiqué sur l’acte)
Après le décès d’Antoine, le 6 mars 1693, Suzanne se remaria avec Simon DEMAY, le 14 janvier 1698. Elle décéda le 29 juillet 1708.

Concernant les enfants du couple :

Jean °8 novembre 1682 à Autremencourt (Aisne) +14 octobre 1728 à Plomion est mon Sosa 370. Les actes paroissiaux indiquent qu’il fut fermier.
Il se maria deux fois. Sa première épouse Françoise GARON mourut des suites de blessures à l’âge de 23 ans (je vous en parlerai plus tard). De ce mariage, naquit Jean-Jacques (°1707)
Sa seconde épouse, Antoinette POILVE, est mon Sosa 371.
De leur union, en 1711, naquirent quatre enfants :
– Marie (°1712 +1712)
– François (°1713)
– Marie-Anne (°1716 +1753), mon Sosa 185
– Angélique (°1718 +1722)
Mais, je n’ai pas trouvé Nicolas renseigné par d’Hozier.

Antoine (°1691+1759) fut l’ancêtre du Maréchal De Lattre de Tassigny et concerne le 10 ème degré :


Marguerite (°1685) renseignée comme étant décédée en 1686, épousa le 27 juin 1707, Jacques LECLERC.

Famille XXL Antoine FOUAN – Fichier Hérédis – Evelyne ACHON

Dans le prochain billet, il sera question des surprises énigmatiques trouvées au huitième degré.
A suivre…

Sources :
www.geneanet.org
www.gallica.bnf.fr
Image : Blason France-Genweb

#Généathème : Le prénom sorti de nulle part….

Lorsque l’enfant paraissait…
Nos ancêtres n’étaient guère originaux sur le choix du prénom puisque pour la plupart, nous retrouvons les mêmes de génération en génération.
Cependant, de temps à autre, certains se  démarquaient en affublant leur progéniture d’un prénom sorti de nulle part.
Pour ce #Généathème, je n’ai pas choisi un, mais sept prénoms originaux.

Parmi les ancêtres de Monsieur, je vous présente :
Licotte CHIVOL et Licotte MOURET, une grand-mère et sa petite-fille. La première est la mère de Jean MOURET, SOSA 50, cultivateur-propriétaire à Virargues dans le Cantal, décédé subitement dans une auberge à La Godivelle dans le Puy-de-Dôme. La seconde est la première fille de Jean, née le 2 Frimaire An 5 à Virargues.

*Je n’ai trouvé aucune signification sur l’origine du prénom.

Peyronne BOUSSUGE , Sosa 453, est originaire de Saint-Just dans le Cantal. Elle épouse Pierre SALSON, Sosa 452.  

*Peyronne est un dérivé de Pélagie, Peggy, fêtée le 27 décembre et signifiant « Petit caillou » en grec.

Quintien RODIER était laboureur à Chassagne dans le Puy-de-Dôme, il y est né le 25 août 1760 et y est décédé à 48 ans, le 5 décembre 1808 après deux mariages, le premier avec Jeanne BERGER et le second avec Marguerite MERLE, Sosa 89.

*Quintien est un dérivé de Quentin, fêté le 13 novembre, signifiant « le cinquième » et symbolisant l’harmonie et l’équilibre.
Lucette C. du groupe Facebook « Généalogie auvergnate » m’informe que 
Saint Quintien était un évêque auvergnat, prénom très utilisé à Picherande et aux alentours au XVIIIè siècle dans les années 1700 à 1800. L’église de cette commune consacrée à Notre Dame prit d’ailleurs son nom à partir de 1789. Rien d’étonnant donc à retrouver ce prénom à Chassagne qui est proche. Un grand merci à elle !

Philix RICHARD est le fils de Pierre RICHARD et de Jeanne MATTHIEU. Il est né le 14 juin 1783 à Vieille-Brioude dans la Haute-Loire.
Le 21 janvier 1806, il se marie avec Marguerite DELHERMET. Sa soeur, Madeleine, épouse le même jour, Antoine DELHERMET, le frère de Marguerite. Je vous ai raconté l’épisode, ici 

*Je n’ai trouvé aucune signification sur l’origine du prénom.

 Chez mes ancêtres, les prénoms rares sont bretons :
Gilonne BELEC, Sosa 457, est finistérienne. Elle est née le 26 octobre 1698 à Plouézoch. Elle est décédée le 22 novembre 1778 à Morlaix à l’âge de 80 ans.
Mariée à Louis LE BESCOND, le 10 février 1722 à Ploujean, ils ont sept enfants.

*Gilonne est la forme féminine de Gilles, venant du grec « aegidios », signifiant égide (se mettre sous l’égide de…), bouclier. Elle est fêtée le 1er septembre.

Pezronelle MORVAN, est également finistérienne. Elle est la première fille de mon Sosa 1840, Yves MORVAN. Elle aura neuf frères et sœurs.
Elle est née le 24 août 1660 à Ploujean. A 35 ans, elle épouse Jean POSTIC, le 27 février 1696.

*Je n’ai trouvé aucune signification sur l’origine du prénom

 Levenez BOURDONNEC est mon Sosa 7 349 à la 13è génération. Elle est née vers 1570 et a épousé Pierre LE LAVIEC le 30 novembre 1601 à Ploujean dans le Finistère.
Le couple aura au moins 6 enfants. Elle a été inhumée le 6 février 1641, à l’âge d’environ 71 ans.
Levenez et Pierre sont les plus lointains ancêtres de ma branche maternelle.

* LEVENEZ,  fêtée le 3 novembre, peut-être traduit du breton littéraire par « Joie, Liesse », vient du 6è siècle. Pouvant être comparé au prénom Laetitia. 
Sainte Levenez, femme du Comte Romélus, fut la mère de Saint Gwenael.

Qu’ils soient auvergnats ou bretons, j’espère n’avoir pas pêché en vous présentant ces 7 prénoms insolites !

 

Image gratuite : www.photofancy.com

#MaCuisineAncestrale… La tarte au citron…

Quand le ciel est bas et gris et que les tempêtes succèdent aux tempêtes entraînant leur lot de catastrophes, nous sommes chafouins et nous attendons fébriles, le retour de l’astre lumineux.

Alors, avec le premier billet de cette nouvelle année, que diriez-vous de mettre le soleil dans vos assiettes avec une recette originaire de Menton, cité balnéaire réputée pour ses agrumes.

Le citron, qui serait le résultat d’une hybridation naturelle entre le cédrat, la lime et le pamplemousse, est originaire de Malaisie, de Chine et d’Inde, sur les contreforts de l’Himalaya.

Il a été utilisé dès le début du Moyen Âge sur les bateaux arabes puis en Europe vers la fin du XIIe siècle. Il a traversé l’Atlantique en 1493 sur le bateau de Christophe Colomb.

Le citronnier fut d’abord introduit en Assyrie, et ensuite en Grèce et à Rome où il était employé comme condiment ou pour ses vertus médicinales.
On l’utilisa par la suite comme produit de beauté ou comme remède essentiel contre le scorbut.

La première crème au citron a été inventée par les quakers, anglicans puritains, à la fin du XVIIIe siècle, tandis que la recette de la tarte que nous connaissons aujourd’hui a été codifiée par une pâtissière de Philadelphie, Elizabeth Goodwell, en 1806.

Ce dessert est devenu un classique sous le nom de «Lemon pie», d’abord chez les familles américaines dans les états du Sud et en Californie avant d’être importé en Europe via la Suisse.
La première recette de tarte au citron meringuée est d’ailleurs attribuée au chef Alexandre Frehse de Suisse Romande. C’est le chef italien Gasparini, originaire de la ville de Meiringen, petite ville du Duché de Saxe-Cobourg-Gotha, qui avait quant à lui inventé la fameuse meringue, en 1720.

Cette tarte fait partie du Top 4 des desserts préférés des français.

Pour la réaliser, il faudra
Pour la pâte :
250 g de farine
70 g de sucre roux en poudre
1 goutte d’extrait de vanille
125 g de beurre
1 oeuf
1 pincée de sel
Pour la garniture :
3 citrons non traités
120 g de beurre
4 gros œufs
150 g de sucre
100 g d’amandes en poudre

Préparation de la pâte :
Mélanger la farine, le sucre, l’extrait de vanille, la pincée de sel,
Ajouter le beurre coupé en dés,
Pétrir et ajouter l’œuf,
Pétrir à nouveau, former une boule et laisser reposer au frais pendant une heure,
Abaisser la pâte dans un moule à tarte,
Piquer et faire cuire à blanc (couvrir la pâte d’une feuille de papier cuisson avec des haricots ou des noyaux de fruits pour éviter qu’elle ne gonfle) pendant 20 minutes dans un four préchauffé à 180°,
Sortir du four et débarrasser les haricots ou les noyaux,
Laver les citrons, essuyer et râper leurs zestes avant de presser leur jus,
Faire fondre le beurre,
Fouetter les œufs avec le sucre,
Ajouter les zestes et le jus des citrons, la poudre d’amandes et le beurre fondu,
Verser cette crème sur le fond de tarte précuit et refroidi,
Faire cuire dans le four chauffé à 180° pendant environ 15 minutes,
Sortir la tarte dès qu’elle est dorée.

En attendant le retour des beaux jours, cette tarte fleure bon le Sud et ensoleille nos repas. 

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
www.greenroom.fr

Image : Collection personnelle

Vœux 2018…

Une année qui s’achève, une nouvelle qui commence…
Et si nous nous efforcions simplement à :

Dire « oui » au bonheur
Dire « non » à la mauvaise humeur,
Dire « peut être » à l’avenir,
Dire « je ne t’oublie pas » aux souvenirs,
Dire « adieu » au stress,
Dire « pourquoi pas » à la paresse,
Dire « j’ai compris » aux erreurs,
Dire « plus jamais » aux jugements de valeur,
Dire « pardon » à la peine,
Dire « bye bye » à la haine,
Dire « heureusement que tu es là » à l’humour,
Dire « pour toujours » à l’amour,
Dire « reste là » à l’envie,
Dire « je t’aime » à la vie !

Je vous souhaite une très belle année 2018 pleine de découvertes généalogiques et de gourmandises !

 

Image gratuite : Vœux-solidaires.com