Ma cuisine ancestrale : Le milhassou…

Quand l’Automne, abrégeant les jours qu’elle dévore,
Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore,
Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu,
Que le bois tourbillonne et qu’il neige des feuilles,
Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles,
Comme un enfant transi qui s’approche du feu…
(Victor Hugo, Novembre…)

Oui, l’automne s’est installé… et dans la cuisine, les cucurbitacées s’invitent à nos tables.
Voilà une plante potagère magique… Une fée n’a t-elle pas transformé l’une d’elle en carrosse… D’accord, Cendrillon n’habite pas ici…
Cependant, d’un coup de cuillère en bois, je peux vous donner la recette merveilleuse du milhassou au potiron !

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Dans le Sud-Ouest et depuis le Moyen-Age, les Millas désignent une grande quantité de termes qui révèlent une multitude de recettes.
Millas vient de millet, graine utilisée avant que ne lui succède le maïs venu d’Amérique.
En occitan, le maïs prend souvent le nom du millet : milh, d’où le milhas ou milhade.
Le millas est également appelé millassou, milhassou ou millasson.
Les Millas se dégustent salé ou sucré mais le terme millassou s’applique de préférence aux versions sucrées.
De nos jours, encore, on déguste ce gâteau à la clôture de la fête du cochon qui coïncide avec la récolte des potirons et autres citrouilles.

Pour 8 personnes
Préparation : 30 mn – Cuisson : 15 mn + 45 mn

500 g de chair de potiron ou de citrouille
80 g de beurre –
200 g de farine de maïs –
150 g de sucre en poudre –
5 œufs –
50 cl de lait –
5 cl de rhum ou d’armagnac (déconseillé si vous confectionnez ce gâteau pour des enfants)
zestes de 2 oranges bio râpés ou extrait de vanille
une pincée de sel

Préparer la purée de potiron en le débarrassant de la peau, graines et filandres
Couper la chair en morceaux et mettre à cuire 15 mn environ avec 20 cl d’eau
Lorsque la chair est tendre, égoutter et passer au moulin à légumes dans un grand saladier
Faire ramollir le beurre
Ajouter la farine de maïs à la purée de potiron, mélanger
Verser le sucre, le beurre ramolli, les œufs un par un, la pincée de sel
Mélanger à chaque opération
Ajouter le lait, le rhum (facultatif) et les zestes d’oranges bio ou l’extrait de vanille.
Mélanger une dernière fois
Verser la pâte dans un moule beurré
Enfourner dans le four chauffé à 180°
Cuire pendant 45 mn
Saupoudrer avec du sucre glace
Déguster tiède ou froid.

Petites variantes : Ajouter plus ou moins de sucre – Apporter d’autres parfums : Armagnac, eau de fleur d’oranger, etc… – Ajouter des pruneaux ou des raisins secs.

En prime, je vous confie un petit secret : Pour les réfractaires aux cucurbitacées, j’en connais… Voilà un moyen de leur en faire manger sans qu’ils ne s’en aperçoivent. On ne décèle pas le goût du potiron dans ce dessert.
Je vous ai prévenu, c’est magique !

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est fait.

Sources : Wikipédia.org
Inspirée par le Petit Larousse des Saveurs des Régions de France

Images : Collection personnelle

#ChallengeAZ… T comme Jeanne, Baptiste et Magdelaine TOURRE…

L’Ariège est une terre sauvage où juin voit fleurir de délicates fleurs endémiques de la région, tels le lys et l’orchidée des Pyrénées…
Elles racontent, à qui sait écouter, la vie des gens d’ici…

Mon Sosa 26, Dominique TOURRE, cultivateur et son épouse,
Suzanne PERIE sont nés et se sont mariés, le 13 février 1825 à Rieux de Pelleport avant de s’expatrier en Algérie

Neuf enfants naîtront de leur union, dont trois en juin.
Le hasard a voulu qu’ils voient le jour à la même date,  à quelques années d’intervalle :
Jeanne, le mardi 27 juin 1826
Baptiste, le dimanche 28 juin 1829, il décède le mardi 28 septembre 1830
Magdelaine, le lundi 27 juin 1831.

 

Sources :
A.D Ariège – Rieux-de-Pelleport – 4E2967 [An XI-1864] P.175, 193, 207

#ChallengeAZ… E comme Echaudés…

Notre voyage continue et avec la lettre E… Je vous propose une recette ancestrale de la cuisine occitane remontant au Moyen Age.

Les échaudés sont des biscuits qui doivent leur nom au fait qu’ils sont plongés dans l’eau bouillante avant d’être cuits dans un four.
Ce mode de cuisson a la particularité de faire éclater les grains d’amidon contenu dans le gluten, ce qui rend les gâteaux plus digestes et leur permet de se conserver longtemps.
Selon leur terroir, ils sont parfumés avec de l’eau de fleur d’oranger ou avec des graines d’anis. Et ils sont modelés soit en anneaux, soit en tricorne.

Les échaudés sont mentionnés dans une charte de l’Eglise catholique en 1202.
Saint-Louis qui avait interdit aux boulangers de travailler le dimanche et les jours de fête, les autorisait à cuire des échaudés, ces jours-là, pour les pauvres.
La légende raconte que le bon roi aurait emporté des échaudés lors de ses croisades.
Par ailleurs, les pèlerins empruntant les chemins de Saint Jacques de Compostelle se réconfortaient en dégustant des échaudés.

Alors, gentes dames et preux chevaliers, une dégustation d’échaudés vous plairait-elle?

Ingrédients pour 30 échaudés : 500 g de farine – 100 g de sucre Un sachet de levure – 2 œufs – 10 cl de crème liquide – 2 cuillère à soupe d’huile d’olive – Eau de fleur d’oranger ou 10 g graines d’anis – Une pincée de sel – Un jaune d’œuf –

Dans une jatte, mélangez la farine, le sucre, la levure, le sel (et/ou graines d’anis)
Formez une fontaine et ajoutez l’huile, les œufs et la crème (et/ou eau de fleur d’oranger)
Mélangez le tout afin d’obtenir une boule de pâte homogène.
*Etalez la pâte sur 1/2 cm d’épaisseur
*Coupez la pâte en plusieurs cercles à l’aide d’un verre
*Replier les cercles en trois bords égaux vers le centre pour former des petits tricornes.
Recommencez l’opération(*)  jusqu’à épuisement de la pâte
Faites bouillir de l’eau dans une grande casserole.
Plongez les échaudés dans l’eau bouillante jusqu’à ce qu’ils remontent à la surface.
Egouttez les et dorez les avec le jaune d’œuf
Enfournez sur une plaque de cuisson pendant 30 mn Th. 180/200°

 

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Sources : Wikipédia – Histoire de la vie privée des françois, volume 2, P. 294/295 – Pierre J.B. Le Grand Bussy, Laurent Beaupré – 1815
http://deguster.blog.tourisme-aveyron.com/recettes/
Photos : Collection personnelle

 

 

 

 

#Généathème : Une épine généalogique… Episode 3 : L’épine est extraite….

Il y a deux jours, j’écrivais un petit billet sur l’état d’avancement de mes recherches concernant l’acte de mariage de mes arrières grands-parents maternels :

                                         Victor Emile Berthault & Marie Suzanne Tourré

Voir les articles :
1°   http://www.ciel-mes-aieux.com/?p=53
                                      
2°   http://www.ciel-mes-aieux.com/?p=38

Ce soir, grâce à +Elise Aupres de nos Racines  et à +Philippe Durut,  l’extraction de mon épine a été fulgurante… et indolore !
Je les remercie du fond du cœur…

L’entraide généalogique est une belle histoire… J’en suis toute émue… chamboulée…

Ainsi, j’ai le plaisir de vous informer que :                      
              
              Victor Emile & Marie Suzanne se sont unis à Blida en Algérie le 4 juillet 1874.

 
 

J’ai consulté plusieurs fois le site des ANOM en ligne, mais selon les critères de recherche, la réponse est négative (un oubli dans la numérisation ?)

Grâce au commentaire d’Elise, et en moins de cinq minutes, j’ai effectué une nouvelle recherche par commune et par date et non par patronyme. C’était aussi simple que cela… Encore fallait-il y penser !

Quant à mes arrières grands-Parents… Je suppose que Victor Emile a effectué son service militaire en Algérie comme l’atteste les registres militaires trouvés aux Archives Départementales de l’Orne.
N’ayant plus ses parents, il est demeuré dans le pays et s’est installé à Blida où il est devenu brasseur.
C’est ainsi qu’il a rencontré Marie Suzanne… qu’ils se sont mariés.

Alors, pourquoi sont-ils revenus vivre à Saint-Pierre du Regard dans l’Orne ?
Mais, ça, c’est une autre histoire… 😉

Sources : ANOM – Etat civil – Blida – 1874

#Généathème : Une épine généalogique – Episode 2….

Au mois de janvier, je vous faisais part de mon épine généalogique concernant l’acte de mariage de mes arrières grands-parents maternels :

                                    Victor Emile Berthault & Marie Suzanne Tourré

Voir article ici : http://www.ciel-mes-aieux.com/?p=53

Suite aux commentaires reçus, je me suis rendue aux Archives Départementales de l’Orne à Alençon.

J’ai trouvé divers documents concernant la conscription de Victor Emile :

Registre du tirage au sort classe 1856 (R 637) :

 
 
 

J’apprends que Victor Emile était domestique à Montilli en 1856. Cette commune est voisine de Saint-Pierre du Regard, son lieu de naissance.

Registre des listes par canton du contingent de l’Armée Territoriale (R 786) :

 
 
 
Le registre confirme que Victor Emile était domestique et qu’il résidait à Montilli. Il indique également qu’il mesurait 1m70, qu’il était bon pour le service et qu’il a été affecté dans un régiment de Chasseurs d’Afrique.
 
– Registre des délibérations du Conseil de révision (R 541) : 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
 
 
 
 
Ce registre ne m’apprend rien de plus. Cependant, c’est la première fois que je consulte ce genre d’archives.
 
 
 
Mais revenons à mon conscrit… A cette époque, les Chasseurs d’Afrique partaient pour   l’Algérie. Cela confirme, que Victor & Marie Suzanne se sont sans aucun doute rencontrés dans ce pays.
 
Mais je n’ai toujours pas trouvé leur acte de mariage !
 
J’ai donc recherché sur le site du CAOM (Centre des Archives d’Outre-Mer) une éventuelle union. Mais, l’état civil en ligne ne recense pas le mariage.
 
J’ai également consulté les tables décennales de l’état civil de Toulon et de Marseille pensant que peut-être ils s’étaient mariés dans une de ces villes portuaires. Là, non plus, je n’ai rien trouvé.
 
J’ai, aussi, consulté les tables de recensements de population de Montilli : pas de trace du couple.
 
 
Je ne désespère pas trouver l’acte de mariage. La prochaine étape sera de me rendre au SHD (Service Historique de la Défense) à Vincennes pour y chercher l’historique des régiments de Chasseurs d’Afrique et au CAOM à Aix en Provence pour y chercher le couple dans des documents non numérisés ( ex : liste de passagers)
 
La généalogie n’est pas un long fleuve tranquille…
 
A suivre…
 
 
Sources : A.D Orne