#Généathème… Les femmes de notre vie…

Aujourd’hui, nous célébrons la #JourneeDeLaFemme et je profite de l’occasion pour éditer le billet du #Geneatheme de mars que je dédie à mon Sosa 117, qui est devenue femme bien rapidement.

Je m’appelle Anne GUILLOU et je suis née le 25 octobre 1757 à Irvillac dans le Finistère, non loin de la rade de Brest.

J’ai 5 ans, à peine, quand le malheur frappe notre maison. Le 24 mars 1762, maman meurt en mettant au monde un enfant qui disparaît avec elle. Je ne saurai dire si c’est un frère ou une sœur.

J’ai dû apprendre à grandir très vite…
Tant et si bien que le 20 janvier 1772, à 14 ans et 3 mois, je me marie avec Guillaume LE BILLAND. Il a 27 ans et vient de la paroisse de Saint-Rivoal.

A 17 ans, je mets au monde, mon premier enfant, une fille que nous appelons Prospère, suivent 7 autres petits : Claude, Jeanne, Guillaume, Yves, Anne, Tanguy qui rejoint les anges à l’âge d’un mois et Allain (Sosa 58)

Après 26 ans de mariage, Guillaume meurt le 9 juin 1798 à Saint-Eloi.
Je décède à mon tour, le 15 mars 1820 à Hanvec. J’ai 62 ans.

Sources : Carte de Cassini – Site Géoportail

L’Avent… Jour 22…

Décembre trop beau, été dans l’eau.

Mes ancêtres se fiancent derrière la fenêtre du jour.

Le 22 décembre 1760, à Ploujean dans le Finistère, on célèbre les fiançailles d’Allain MORVAN et de Jeanne LE LAVIEC, Sosa 230 et 231 et tous deux, jeunes gens mineurs.

Allain est orphelin de père.

Le mariage est célébré le 26 janvier 1761 à Ploujean.
Et pour se faire, un décret dit Crechonvel est établi le 15 décembre 1760 autorisant les jeunes damoiseaux à se fiancer et à se marier.

Le couple a au moins une fille, Marie, Sosa 115.

 

Sources : Cercle Généalogique Finistère
Dicton du Jour : www.mon-poeme.fr
Image : Collection personnelle

 

 

#ChallengeAZ… R comme Efflam RIVOALEN…

Naître le 14 prairial An 12, soit le dimanche 3 juin 1804, jour où l’on célèbre le trèfle selon le calendrier républicain et s’appeler Efflam… Voilà qui est peu commun !

Efflam viendrait d’un ancien adjectif breton « flamm » qui signifie brillant, rayonnant.
Saint-Efflam était un prince irlandais qui bien que marié resta chaste toute sa vie. Selon la légende, il eut une vie « merveilleuse » et aida Arthur à se débarrasser du dragon.

Saint-Efflam
Saint-Efflam

Efflam RIVOALEN est le dernier enfant du petit « kéréour » (lettre K)
Comme ses frères et sœurs, il est né à Plouigneau dans le Finistère.
Il s’y marie le 14 janvier 1829 avec Marie GUYOMARCH.
Et il y décède le mercredi 28 juin 1876 à 72 ans.

 

Sources :
CGF : acte de décès : D-1876-29-19900-73311-22395
Saint-Efflam – Wikipédia.org

Image : Représentation de Saint-Efflam dans la Vallée des Saints – Wikipédia.org

#ChallengeAZ… K comme KEREOUR…

1280px-Apprenticeship cordonnier

Jean RIVOALEN, Sosa 118, est « kéréour »... cordonnier en langue bretonne, à Plouigneau dans le Finistère.

Il est né au lieu-dit Botshorel, le 16 août 1759.

Marié à Marie LE MILLIER, le 26 octobre 1784 à Plouégat-Moysan, il devient père de sept enfants, dont Barbe (voir lettre I)

Le dimanche 29 juin 1823 à six heures du matin, il s’éteint à son domicile, à l’âge de 64 ans, entouré des siens.

Francis JAMMES a immortalisé la vie des petits kéréours.
Cependant, j’ignore si Jean ressemblait au petit cordonnier de la poésie :

Il y a un petit cordonnier naïf et bossu
qui travaille devant de douces vitres vertes.
Le dimanche il se lève et se lave et met sur
lui du linge propre et laisse la fenêtre ouverte.

Il est si peu instruit que, bien que marié,
il ne parle jamais, paraît-il, sur semaine.
Je me demande si le Dimanche, quand ils promènent,
il parle à sa femme vieille et toute courbée.

Pourquoi fabrique-t-il des souliers, marchant peu ?
Ah !… Il fait son devoir et fait marcher les autres.
Aussi il y a une pureté dans le petit feu
qui s’allume chez lui et luit comme de l’or.

Aussi, lorsqu’il mourra, les gens au cimetière
le porteront, lui qui les aura fait marcher.
Car Dieu aime bien les pauvres et les pierres
et lui donnera la gloire d’être porté.

Ne riez pas ! Qu’est-ce que tu as fait de bon ?
Tu n’as pas la douceur de cette lueur verte
qui passe doucement par la vitre entr’ouverte
où il taille le cuir et croise les cordons.

Crois-tu donc, toi qui mets des ornements,
et parce que tu plais à des femmes en parfum,
que tu as sur le front ce vert rayonnement
d’une douleur triste et douce comme une chanson ?

Ô petit cordonnier ! cloue tes clous encore longtemps.
Les oiseaux qui passeront au doux printemps
ne regarderont pas plus les couronnes de roi
que ton vieux couteau qui coupe le pauvre pain noir.


Sources :
A.D Finistère : Plouigneau – 3 E 239/33 [1823-1832]
Francis JAMMES (1868-1948) – Il y a un petit cordonnier – 

                 http://short-edition.com/classique/francis-jammes
Image : Reproduction peinture Louis (Emile) ADAN (1839-1937) – Wikimedia commons.org

#ChallengeAZ… I comme Ida, Irma, Irénée ou Isidore….

Ce matin de juin est candide, charmant
Comme une fleur qui naît ou comme un pépiement…
…Le soleil tourne, joue et décoche sa flèche
Aux cerises qui sont de petits cœurs aimants.
Que de parfums groupés sur les chemins cléments !
Anna de Noailles
Les éblouissements (extrait)

Et vous… Ida, Irma, Irénée ou Isidore…
Que n’avez-vous vécu un événement en juin ?

Alors, j’ai cherché et trouvé, dans la grand’malle des ancêtres, un mariage qui fut célébré ce jour, à la mairie de Morlaix dans le Finistère !

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Samedi 10 Juin 1820,
Barbe RIVOALEN, 25 ans, fille de Jean et de Marie LE MILLIER, est la sœur de Marie-Jeanne, Sosa 59.
Désignée comme étant une fille de confiance, elle épouse, ce jour, François MADEC, un charron de 23 ans.

 

Sources :
Cercle généalogie Finistère : M-1820-2915100-61287-02116 – NMD=1793
Image : Collection personnelle

 

Mon ascendance armoricaine…

La semaine écoulée a été riche de découvertes.

Lorsque j’ai débuté mes recherches généalogiques maternelles, je me doutais que mes ancêtres étaient normands ; mais j’ai trouvé que certains avaient émigré.
En effet, toute les branches issues du côté du père de ma grand-mère maternelle prennent leur source en terre armoricaine… Plus exactement dans le Finistère dans la région du Léon !

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Des gens de la terre qui ont migré dès le XVIIIe siècle vers le Calvados, en passant par l’Orne visiblement poussés par la misère qui les a incités à chercher du travail loin de chez eux.

Je travaille particulièrement sur ces branches depuis le salon généalogique organisé par la Mairie du XVe arrondissement de Paris, les 11 et 12 mars dernier.
J’ai adhéré au C.G.F (Cercle Généalogique du Finistère) afin d’accéder à leurs bases de données car les Archives Départementales n’ont malheureusement pas encore tout numérisé.
Le travail effectué par les bénévoles du C.G.F m’a permis de trouver les dates de naissance, mariage et décès de plusieurs couples sur plusieurs générations. La recherche par famille m’a également permis de trouver les enfants de chaque couple.
J’ai ainsi enregistré quelques 96 individus supplémentaires à mon arbre… Un grand bond en avant qui me transporte au XVIIe siècle !

J’ai puisé du pur jus armoricain avec des patronymes comme : Rivoalen, Coatalem, Hergouarch, Kermollier… ;
des prénoms comme Efflam, Bizien… ;
des coutumes comme des décrets de mariage dit Bodister ou Crechonvel. Il s’agit du consentement donné par sa famille à un enfant mineur demandé en mariage et orphelin d’un de ses parents ;
des lieux comme Ploujean, Plougastel Daoulas, Irvillac, Plouégat-Moysan, Botsorel, Plouézoc’h, Guimilliau…

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Des villages que je ne connaissais absolument pas et que j’ai découvert, il y a peu.
Si ces endroits sont infiniment agréables à visiter, c’est surtout la sensation de pénétrer sur des lieux apaisants semblables à un giron maternel, qui m’a envahit… L’impression d’être à la maison et de m’y sentir bien  et cela sans savoir que mes ancêtres y avaient vécu !

Et vous, vous est-il déjà arrivé d’éprouver ces sensations ?

 

 

Sources : Carte de Cassini – BNF Gallica
Enclos paroissial de Guimilliau – Collection personnelle