#MaCuisineAncestrale : Le Saint-Genix

Assez de la grisaille, assez du mauvais temps, assez du froid et de la neige…
La recette de février de #MaCuisineAncestrale va vous faire voir la vie en rose !

C’est au confluent du Rhône et du Guiers, à la limite des départements de l’Ain et de l’Isère, à Saint-Genix-sur-Guiers, plus particulièrement que #MaCuisineAncestrale vous emmène…
Dans ce village, il existe une spécialité dont voici l’insolite histoire.

Son origine est liée à la légende de Sainte Agathe, martyre sicilienne du IIIeme siècle : comme cette jeune chrétienne repoussait ses avances, le proconsul romain voulut lui faire abjurer sa foi sous la torture, mais en vain. Agathe eut les seins coupés, mais ils repoussèrent miraculeusement le lendemain. Enfin, quand elle monta sur le bûcher, la terre trembla, tuant ses bourreaux.
La Savoie s’appropria cette légende lors du rattachement de la Sicile au Duché en 1713 et les femmes prirent l’habitude de confectionner un gâteau en forme de sein le 5 février, jour anniversaire de la sainte.

Puis, vers 1880, le pâtissier Pierre Labully, dont le magasin existe toujours sur la place de l’église de Saint-Genix-sur-Guiers, est à l’origine de l’actuel gâteau Saint-Genix . Il le baptise alors, le gâteau Labully.
En 1848, il épouse Françoise Guilloud, originaire de la petite ville voisine des Abrets, en Isère.
Pâtissier d’hôtel, elle lui fait connaître la recette d’une fameuse brioche locale au levain, légèrement parfumée à la fleur d’oranger, décorée d’une unique praline et cuite dans des coppets (moule rond réalisé en bois de tilleul).
Ce sont les clients de l’hôtel qui, appréciant le moelleux particulier donné par la praline en coulant, suggèrent à Pierre Labully de le garnir de plusieurs pralines.
Il perfectionne, alors, la recette initiale en ajoutant de nombreuses pralines à l’intérieur et à l’extérieur.

Pour réaliser le Saint-Genix, il faut :

350 g de farine
20 g de levure du boulanger
2 cuillères à soupe de lait
170 g de beurre fondu
3 œufs
1 pincée de sel
3 cuillères à soupe de sucre en poudre
200 g de pralines roses
Une cuillère à soupe de sucre perlé


Dans une terrine, délayer la levure avec le lait tiédi,
Ajouter le beurre fondu,
Mélanger,
Ajouter les œufs entiers, le sucre en poudre, la farine et le sel,
Travailler la pâte,
Former une boule, couvrir la terrine et laisser lever dans un endroit tiède pendant une heure.
Passé ce temps, enfoncer le poing dans la pâte, couvrir à nouveau et réserver au frais durant une nuit,
Le lendemain, retravaillez la pâte puis l’étaler sur une plan de travail fariné,
Plier la pâte en quatre,
Tourner et recommencer à deux reprises,
A la dernière reprise, ajouter 150 g de pralines concassées sur la pâte,
Rassembler le tout et former une boule sans déchirer la pâte,
Placer la boule dans un moule beurré,
Laisser poser pendant 30 minutes,
Décorer la brioche avec le reste de pralines et le sucre perlé,
Faire cuire pendant 45 minutes dans un four préchauffé à 180°,
Démouler à la sortie du four et laisser refroidir sur une grille.

Puis, il suffit de découper le sein de la sainte (je n’ai pas pu m’empêcher…) pour découvrir son cœur tout rose qui vous fera voir la vie de la même couleur et fondre de plaisir.

D’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Histoire du Saint-Genix : https://saint-genix-sur-guiers.net/tourisme/specialites-gastronomiques/
Recette du Saint-Genix : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
Image : Collection personnelle











#MaCuisineAncestrale… Le pain d’chien…

Pour débuter l’année 2019,  #MaCuisineAncestrale vous emmène dans les corons du Nord de la France, là où la terre est du charbon… Là-bas, on y mange du « Pain d’chien » !

Le « pain d’chien », voilà un intitulé bien étrange, pour définir ce qui est un simple pudding ou « poudingue » en ch’ti…
Le terme illustrait’ il, autrefois, les difficiles conditions de vie des « gueules noires » ? Désignait’ il une alimentation de traîne-misère ?
Nul ne le sait… mais, je trouve la formule très parlante.

Pour confectionner un pain d’chien, rien de plus simple.
Il faut :

500 g de pain rassis
1 litre de lait
150 g de vergeoise ou de cassonade (sucre non raffiné)
3 œufs
Un peu de beurre pour le moule
2 poignées de raisins secs 
Un petit verre de rhum (pas recommandé pour les enfants)

Faire chauffer le lait et le sucre,
Mettre les raisins à macérer dans le rhum
Couper le pain en morceaux, le mettre dans un saladier,
Verser le lait bouillant dessus,
Bien mélanger et laisser reposer 1 heure,
Passé ce temps, ajouter les œufs,
Mélanger et malaxer à la main pour écraser le pain,
Ajouter les raisins,
Verser la pâte dans un moule beurré,
Préchauffer le four à 180°C et cuire le pudding 1 heure,
Servir froid (avec ou sans crème anglaise).

Vous pouvez remplacer les raisins par des abricots secs, des pruneaux, des fruits ou bien encore du chocolat… Laissez parler votre imagination.

Ce pudding est une recette anti-gaspillage. Nos ancêtres ne jetaient rien… Ils n’en n’avaient pas les moyens…
Alors, en cette période de bonnes résolutions : Faisons comme eux, ne jetons plus le pain !

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait ?

Sources :
Recette : Ça drache en Nord : http://www.ca-drache.fr/recette/dessert/gateau/pain-dchien/
Image : collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le Spéculoos…

Voyons, voyons, saint- Nicolas,
Il ne faut plus entrer par
-là,
La cheminée ; c’est démodé
D’ailleurs elle n’est pas ramonée.
Là dedans vous vous y saliriez.
Et si vous y restiez coincé ? .
Allons, allons, saint- Nicolas,
J’ouvre la porte et puis voilà.
Que voulez-vous tout a changé !
Il faut vous en faire une idée ! .
Que prendrez-vous saint-Nicolas ?
Du café ou du chocolat ?

Hé oui, Saint-Nicolas, tout change, mais pas les bonnes choses… alors pour vous remonter le moral, que diriez-vous de croquer un spéculoos avec le café ou le chocolat !

Ce biscuit est traditionnellement offert le 6 décembre pour célébrer le saint homme dans le Nord de la France, mais aussi dans les pays limitrophes comme la Belgique…
Connaissez-vous l’histoire du spéculoos… Non ! Alors, regardez ici 

Et pour notre rendez-vous de décembre, je vous propose la recette ancestrale de la Maison DANDOY, située à Bruxelles depuis plus de 180 ans.
Et, oui, c’est Noël avant l’heure !
Pour la petite histoire, cette entreprise familiale est le fournisseur officiel du Palais royal. On raconte que le Roi Léopold était friand de ce biscuit au point d’en avoir dans le fond de ses poches quand il allait à la chasse.

Ingrédients :
1 kg de farine légère (non fermentante)
300 g de beurre
600 g de cassonade 
0,1 l d’eau
1 pincée de sel
1 c.soupe bicarbonate alimentaire (levure)
1 c.café de cannelle
1 pincée de girofle moulu

Dans une grande jatte, mélangez la cassonade, le beurre ramolli (mais non fondu), le sel et les épices jusqu’à obtenir une crème,
Ajoutez l’eau au mélange,
Tamisez la farine et le bicarbonate,
Ajoutez peu à peu tout en mélangeant jusqu’à obtenir une pâte épaisse,
Ne pas trop pétrir la pâte pour ne pas qu’elle devienne élastique,

J’ai divisé les proportions en trois pour travailler plus facilement,
J’ai obtenu trois pâtons que j’ai placé au réfrigérateur quelques heures,

Étalez la pâte sur 2 à 5 mm d’épaisseur,
Si vous possédez un moule à spéculoos, farinez-le et pressez-y la pâte à la main, coupez l’excédent autour du moule,
Tapez le bord du moule sur la table et démoulez délicatement sur une plaque de cuisson graissée.

Si vous ne possédez pas de moule à spéculoos, comme moi, utilisez des emporte-pièces pour confectionner les biscuits,

Cuire dans un four préchauffé à 180° pendant une dizaine de minutes.

A titre indicatif, j’ai fabriqué une cinquantaine de biscuits.

Pour les plus gourmands, vous pouvez découvrir ou redécouvrir la recette du pain d’épices ou la recette de la couque.

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année gourmandes accompagnées des gens que vous aimez.
Et en attendant notre prochain rendez-vous ! Régalez-vous, moi, c’est déjà fait  ?

 

 

Sources :
Poésie Saint-Nicolas : http://ekladata.com
Recette des spéculoos : Maison Dandoy- Bruxelles
Histoire du spéculoos : http://www.jbnoe.fr
Image : collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… La tarte à la bière…

La 6eme édition du #ChallengeAZ, initié par Sophie Boudarel du blog La Gazette des Ancêtres, a débuté le 1er novembre. Ce rendez-vous est devenu incontournable pour les généalogistes et les archivistes et nous sommes de plus en plus nombreux à y participer.
Aussi, #MaCuisineAncestrale pense à tous les participants et leur dédicace cette recette venue du Nord… une recette qui allie force et douceur, un vrai stimulant pour les neurones !

Pour mémoire, la bière est la plus ancienne boisson alcoolisée connue au monde et la plus consommée (avec modération) après l’eau et le thé.
C’est une boisson obtenue par fermentation alcoolique d’un moût de produits végétaux amylacés tels que l’orge, le maïs, le riz (saké), la banane, le manioc…
L’histoire de la bière est intimement liée à celle de ses ingrédients. Les premières cultures de céréales, notamment de l’orge et de l’épeautre, ont été attestées en 8000 avant Jésus-Christ en Mésopotamie. Tous les ingrédients étant disponibles dès cette époque, la bière pouvait donc exister et l’on estime son invention/découverte à 6000 ans avant J.C.
Cependant, les preuves formelles de son existence, découvertes dans la province de Sumer, remontent au IVe millénaire avant J.C.
Des recherches archéologiques ont pu démontrer que les Provençaux brassaient déjà leur bière au Ve siècle avant J.C.
(Source Wikipédia)

Pour réaliser la tarte, il faut :
Pâte
200 g de farine
100 g de beurre ramolli mais non fondu
50 g de sucre glace
1 jaune d’œuf
1 pincée de sel
(Pour les pressés ou les paresseux : utiliser une pâte brisée)
Garniture :
150 g de vergeoise

3 œufs
25 cl de bière ambrée
2 cuillère à soupe de crème fraîche
50 g de beurre + 20 g pour le moule

Mélanger tous les éléments de la pâte sans trop la travailler, la mettre en boule, l’emballer dans un papier film et la mettre au frais 1 heure,
Remettre la pâte à température ambiante durant 20 minutes,
Étaler au rouleau et la piquer avec les dents d’une fourchette, puis la retourner (piqûres en dessous) dans un moule beurré,
Remettre au frais 20 minutes.
Chauffer le four sur 210°C (th 7),
Verser uniformément la vergeoise sur le fond de tarte et enfourner 10 minutes,
Battre les œufs entiers avec la bière, ajouter la crème et bien mélanger,
Retirer le moule du four, y verser le mélange (œufs, bière, crème) et parsemer de petits morceaux de beurre,
Ré-enfourner 30 à 40 minutes jusqu’à ce que le dessus de la tarte soit bien dorée,
Servir juste tiède.

Amis challengers, faites-vous plaisir… ce dessert vous donnera du cœur à l’ouvrage pour tenir jusqu’à la fin novembre.

Et d’ici notre notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Wikipédia.fr
Image : Collection personnelle
Recette : Desserts du Nord- Editions Ouest-France

#MaCuisineAncestrale… Le Mesturet…

Dans le calendrier républicain, le 13 Vendémiaire (4 octobre) était officiellement le jour dédié au potiron…

Donc, en ce 4 octobre, je déclare la « potironnade » ouverte… Et d’un coup de baguette magique, nous partons dans le Sud-Ouest et plus particulièrement dans le Tarn où les grands-mères confectionnent un gâteau à base de potiron et de farine de maïs : Le Mesturet, un cousin du Milhassou.


A l’origine, ce gâteau qui ressemblait plus à un gratin, ne comportait ni œuf, ni beurre ; uniquement du potiron, de la farine et du sucre.
Bien sûr, chaque village avait sa propre recette et en revendiquait la légitimité.

Le terme « mesturet » désignait également, en Languedoc et et en Gascogne, un petit pain  de maïs échaudé dans l’eau bouillante, puis cuit au four dans une feuille de chou. (Dictionnaire du monde rural – Marcel LACHIVER).

Pour réaliser ce gâteau pour 8 personnes, il faut :
1 plat rectangulaire de 3 cm de haut maximum,
1,5 kg de potiron,
300 g de farine de maïs (ou de blé ou les deux)
300 g de sucre,
5 œufs,
10 g de sel,
1 zeste d’orange et 1 zeste de citron,
1 petit verre de rhum,
100 g de beurre.

Couper le potiron en dés et le faire fondre lentement dans une casserole dans un doigt d’eau.
Remuer et saler.
Quand le potiron est cuit, ajouter la farine, le sucre, les zestes d’orange et de citron râpés, les œufs bien battus et le rhum.
Bien mélanger.
Beurrer généreusement un moule et fariner
Verser la pâte et mettre le tout au four thermostat 4/ 5 à 130°C (environ 1 h 30 de cuisson.)
Au bout de la première demi-heure, passer au pinceau du beurre fondu sur la surface du gâteau pour obtenir une croûte molle et très colorée.

On peut également confectionner des petites galettes avec cette préparation et les faire rissoler à la poêle.

Je ne sais pas pour vous… moi, j’aime les jours de fête où l’on apprécie ces petites choses de la vie, simples comme un gâteau.
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Chers lecteurs,
Le 22 septembre dernier, Ciel ! Mes aïeux a soufflé 6 bougies !
Et vous êtes 5045 abonnés, à ce jour…
Je suis émerveillée par l’idée que partout dans le monde des personnes lisent mes petits billets et sans doute les apprécient.
Je n’imaginais pas ce petit succès en créant ce blog.
Je vous adresse tous mes remerciements pour votre attention !

 

Sources :
Recette : www.tourisme.tarn.com
Carte de France – Géoportail.gouv.fr
Images : Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le Poirat…

Septembre nous incite encore à l’évasion… Suivez-moi, nous partons visiter le Berry – terre de croyances et de traditions populaires.
Et bien que je ne possède aucune attache familiale dans cette région, j’aime m’y promener !

Portail du Berry – Wikipedia.fr

Autrefois, le Berry connaissait une économie rurale assez pauvre, mais cette province a su développer une gastronomie variée et de caractère grâce à la richesse de son environnement (étangs, forêts giboyeuses, champs de céréales et élevage, vignes)… La tradition y était enracinée et il se pourrait que quelques grands-mères mettent encore la pâte à lever sous l’édredon pour confectionner leurs beugnons (beignets) 🙂

Un des desserts emblématiques de cette région est le poirat, une tourte aux poires au goût épicé puisqu’on y ajoute du poivre.

Pour la réaliser, il faut :
Pâte brisée :
300 g de farine
120 g de beurre ramolli
165 ml d’eau
1 cuillère à café de sel

7 à 9 poires
Poivre blanc
2 à 3 cuillères d’eau-de-vie (facultatif)
Tapioca (facultatif)
Un œuf

Dans un saladier, verser la farine et le sel,
Ajouter le beurre coupé en morceaux,
Verser l’eau petit à petit tout en mélangeant le tout,
Pétrir jusqu’à obtenir une boule de pâte,
Placer le pâton dans le réfrigérateur pendant une heure minimum.

Peler les poires, enlever le cœur,
Couper en lamelles grossières et irrégulières,
Verser dans un saladier,
Ajouter le poivre à votre convenance, (j’ai mis 3 tours de moulin)
Si les poires sont peu sucrées, ajouter du sucre en poudre,
Verser l’eau-de-vie (j’ai choisi de l’alcool de poire)
Mélanger le tout,
Placer au frais.

Au bout d’une heure :
Préchauffer le four à 180°,
Prélever les deux tiers de la pâte,
Étaler finement sur un plan fariné,
Placer le disque obtenu dans un moule beurré,
Si les poires sont juteuses, verser du tapioca en pluie sur le fond de tarte,
Ajouter les poires marinées,
Étaler le reste de pâte,
Déposer le couvercle sur la préparation, découper à la taille du moule,
Couper la partie extérieure de la pâte du dessous en laissant un bon centimètre,
Rabattre le bord sur le couvercle,
Badigeonner avec un jaune d’œuf battu,
Faire un trou dans le couvercle au centre de la tarte,
Cuire entre 45 minutes et une heure selon votre four, en surveillant de temps à autre.
Servir tiède.

Selon les recettes, on peut ajouter de la crème fleurette par la petite cheminée à la sortie du four.

Il parait que Georges SAND, écrivaine de la région, raffolait de ce dessert.
Comme cette illustre passionnée, saurez-vous apprécier cette tourte qui allie force et douceur ?

Et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
www.berry-tradition.com
www.babelio.com/auteur/George-Sand
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
Images : Collection personnelle

 

 

 

 

 

#MaCuisineAncestrale… Confiture de pêches et de melon au miel et aux épices…

L’été nous offre des fruits en abondance et pour pouvoir les savourer lorsque la bise sera venue, je les transforme en confiture… 

Déjà, au XVIe siècle, Michel de NOSTREDAME dit Nostradamus,  apothicaire et astrologue provençal, faisait l’éloge de la confiture dans un recueil appelé  :   Traité des fardements et des confitures.
A sa parution en 1555, ce livre connut un franc succès avant de tomber dans l’oubli au profit des Centuries (célèbres prédictions) de l’auteur.

Moi, je vous prédis une recette délicieuse qui, d’après Nostradamus, possède des vertus thérapeutiques. Alors, ne nous privons pas !

Pour la réalisation, il faut :
1 kg de chair de melon
2 kg de chair de pêches
1 jus de citron
1,5 kg de miel
1 gousse de vanille
1 cuillère à café de cannelle
1 cuillère à café de cardamone
1 pincée d’aneth en poudre
1 pincée de piment en poudre 

Monder les pêches 30 secondes dans l’eau bouillante (ou 1 à 2 min au micro-ondes), éplucher, couper en deux, ôter le noyau, débiter en dés.
Peler le melon, retirer les graines, couper en morceaux.
Chauffer le miel, lorsqu’il est liquide, écumer la surface (ou filtrer au tamis fin) afin d’éliminer les résidus de cire.
Verser la chair des fruits, le jus de citron dans le miel bouillant, puis faire cuire à gros bouillons en remuant jusqu’à ce que les fruits «éclatent» et rendent leur suc.
Retirer du jus que vous conserverez comme sirop (j’en ai retiré 5 louches)
Ajouter les épices, cuire ensuite à feu doux, jusqu’à ce que le sirop réduise
En fin de cuisson, retirer le bâton de vanille et verser dans les pots,
Fermer hermétiquement, retourner les pots sur l’envers 10 min.

La confiture au miel se conserve moins que la confiture traditionnelle au sucre, elle doit être conservée au frais.

Cher lecteur, cette confiture… c’est du Soleil en pot pour le petit-déjeuner, pour le goûter, pour la gourmandise… mais attention :

« La confiture ça dégouline,
Ça coule, coule sur les mains,
Ça passe par les trous de la tartine
Pourquoi y-a-t-il des trous dans le pain

Bien sûr on peut avec du beurre
Les trous on peut bien les boucher
Ça ne sert à rien c’est un leurre
Car ça coule par les côtés… »

Cela me rappelle quelques souvenirs, pas vous ? 🙂
En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Découvrez ou redécouvrez également la recette des Pignolats.

 

 

Sources :
Chanson : La confiture des Frères Jacques – Paroles de Roger Carineau
Nostradamus : Wikipédia.com
Traité des fardements et des confitures  : http://excerpts.numilog.com/books/9782849520956.pdf
Recette : https://cuisine-maison-comme-autrefois.blogspot.com

#MaCuisineAncestrale… Visitandine ou Financier…


Quel lien existe-t-il entre une visitandine et un financier ?
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces deux-là sont parents… Je peux même affirmer que la visitandine est l’ancêtre du financier ! Foi de généalogiste !

A l’origine, la visitandine aurait été créée par les sœurs de l’ordre de la Visitation de Nancy, surnommées les « Visitandines ».

Ce petit gâteau réalisé à base d’amande, farine, sucre, beurre et blancs d’œufs, remonterait au Moyen-âge.
Il semble que les religieuses l’aient créé pour ne pas laisser perdre les blancs d’œufs alors qu’elles utilisaient le jaune comme fixateur pour leur peinture ou, dans une version moins artistique, pour palier à la proscription de viande dans les couvents.

Puis, autres temps, autres mœurs… Ces petits gâteaux comme bon nombre de desserts à base d’amande ont été abandonnés à une époque où le poison était à la mode (le cyanure sent l’amande amère, parait-il…)

Enfin, c’est à la fin du XIXe siècle, vers 1890, qu’un pâtissier nommé Lasne remit la visitandine à la mode. Ce pâtissier, dont la boutique se situait près de la Bourse à Paris, aurait proposé ce petit gâteau à sa clientèle, en grande partie des financiers… ces messieurs souhaitant manger rapidement sans se salir les mains.

S’agissant enfin de la forme du financier, deux origines s’opposent : la première veut que Lasne pour ne pas contrefaire la forme des visitandines donna aux financiers la forme d’un lingot, la seconde veut que se soit des pâtissiers suisses (sans commentaire…)

Lingot ou autre, voici comment les réaliser :

Pour une vingtaine de pièces, il faut 

150 g de beurre
150 g de poudre d’amandes
150 g de sucre glace
50 g de farine
4 blancs d’œufs 

Faire fondre le beurre doucement et laisser refroidir,
Mélanger la poudre d’amandes, le sucre glace et la farine tamisée dans une jatte,
Ajouter les blancs d’œufs sans les avoir battus, puis le beurre fondu,
Mélanger soigneusement,
Verser dans les moules à financiers,
Chauffer le four à 220°,
Enfourner les moules, baisser la température à 180°,
Cuire + ou – 15 minutes en surveillant,
Démouler sur une grille à la sortie du four
Laisser refroidir.

Ce gâteau étant un de mes préférés, vous comprenez pourquoi je raffole de l’histoire et de la généalogie 😉

En attendant, notre prochain rendez-vous, régalez-vous, moi c’est déjà fait !

 

Sources :
Origine visitandine et financier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Financier_(p%C3%A2tisserie)
Recette : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions de A à Z – Editions Atlas
Image : Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… La Dariole…

En juin, #MaCuisineAncestrale remonte le temps et nous transporte au Moyen-âge, avec au menu, un roman intitulé : « Souper mortel aux étuves » de Michèle Barrière.
Tout un programme…


Ce polar historique et gastronomique relate l’origine d’un manuscrit, « Le Ménagier de Paris ».

Le Ménagier de Paris est un livre manuscrit d’économie domestique et culinaire écrit au 14e siècle. Il est attribué à un bourgeois parisien et fut écrit à l’intention de sa jeune épouse afin de lui faire connaitre la façon de tenir sa maison et de faire la cuisine. Il comprend des enseignements en matière de comportement social et sexuel, des recettes et des conseils pour la chasse et le jardinage. Son intérêt est autant historique et linguistique que culinaire. Ce dernier aspect a cependant été le plus souvent mis en valeur aux 20e et 21e siècles ; il passe pour être le plus grand traité culinaire français du Moyen Âge.

Il fut publié pour la première fois par le baron Jérôme PICHON en 1846 pour la Société des Bibliophiles français.

La fin du roman offre quelques recettes issues du fameux Ménagier… Alors, après les nourritures cérébrales, régalons-nous avec les nourritures terrestres aussi simples soient-elles.
Et, croyez-moi, si le roman est noir,  la réalisation de la dariole moyenâgeuse n’a rien de funeste.
Pour sa confection, il faut :

1 fond de pâte brisée
500 g de crème fraîche
(j’ai mis moitié/moitié crème fraîche et ricotta)

œufs
200 g d’amandes en poudre
120 g de sucre

Dans une jatte, mélanger et fouetter tous les ingrédients
Étaler la pâte dans un moule
Verser le mélange sur le fond de pâte
Mettre au four (Th.6 – 180°C) pendant + ou – 45 minutes
Laisser refroidir

Déguster sans modération avant de revenir vers le futur !

Je vous donne rendez-vous dans un mois et d’ici là, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !…

 

Sources :
Le grand Ménagier : Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9nagier_de_Paris 

Roman : Souper mortel aux étuves – Michelle Barrière – Livre de Poche –
ISBN : 301-0-000-08575-1
Images : Collection personnelle 

 

#MaCuisineAncestrale… Etxeko Biskotxa…


Quand les généanautes rêvent de rencontres généalogiques dans nos belles provinces avec dégustation de spécialités locales, cela donne des échanges très sympathiques sur les réseaux sociaux …. alors, en attendant cette éventualité, satisfaisons notre gourmandise et partons au Pays Basque et plus particulièrement dans la province du Labourd.
Je vous propose de découvrir la véritable recette de « l’etxeko biskotxa », traduisez « biscuit de la maison » ou encore « gâteau basque ».

C’est dans le village de Cambo-les-Bains que ce gâteau est né, et : 

Hum ! C’est trop bon !

Pour réaliser le gâteau basque, il faut :
– La pâte :
300 g de farine
3 pincées de sel
120 g de beurre
200 g sucre cristallisé
2 oeufs
2 cuillères à soupe de rhum ou de vanille liquide
1 sachet de levure chimique

– La crème :
1/2 litre de lait entier
œufs
125 g sucre semoule
40 g de farine
2 cuillères à soupe de rhum

Dans une jatte, mélanger le beurre ramolli et le sucre cristallisé,
Ajouter la farine, la levure, 2 œufs, le sel et le rhum ou la vanille liquide,
Mélanger jusqu’à former une boule,
Placer cette dernière dans le réfrigérateur pour qu’elle durcisse au minimum 1 heure,

Dans une autre jatte, fouetter 3 œufs et le sucre semoule,
Ajouter la farine et bien mélanger,
Porter le lait à ébullition,
Verser la moitié du lait chaud sur la préparation tout en fouettant,
Remettre la préparation obtenue dans une seconde casserole,
Ajouter la seconde moitié de lait chaud,
Porter à ébullition sans cesser de remuer pendant 3 à 4 minutes, la crème doit être bien prise,
Ajouter le rhum en fin de cuisson,
Laisser refroidir à température ambiante,

Beurrer un moule à manqué de 22 cm de diamètre et le fariner,
Prendre un peu plus de la moitié de la pâte, la travailler légèrement,
L’étirer sur une épaisseur de 4 à 5 mm,
Garnir le moule à manqué,
Verser et étaler la crème refroidie,
Étirer le reste de pâte pour confectionner le couvercle,
Dorer avec un jaune d’œuf et rayer avec une fourchette,
Cuire dans le four à 160° pendant 40 minutes,

Déguster une fois bien refroidi,
Un conseil : préparé la veille pour le lendemain, il n’en sera que meilleur !

Il existe une autre version du gâteau basque où la crème est remplacée par de la confiture de cerises (cerises noires d’Itxassou).

Il paraît que le gâteau basque à la crème est le préféré des gens du pays et que celui à la confiture est le préféré des touristes.
J’avoue que j’aime les deux… Et vous ?

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Recette : Site officiel de la fête du gâteau basque – Cambo-les-bains : https://www.lafetedugateaubasque.com
Origines du gâteau basque : Revue Ekaina N°105 – 2008 rédigé par Marcel Marc Douyrou.
Images : Collection personnelle