#MaCuisineAncestrale… Le Bien-Aimé…

En juin 2018, la communauté généalogique s’est joyeusement divertie sur les réseaux sociaux en participant à un challenge intitulé #genealogie30, la généalogie dans tous ses états, insufflé par  Sophie Boudarel de la Gazette des Ancêtres.

A chaque jour correspondait un mot ou un thème.

C’est ainsi que le jour 27, nous devions raconter un objet.
Mélanie du blog Murmures d’Ancêtres nous a présenté un livre de famille rédigé par sa Grand-Mère. Elle y avait noté, entre autre,  son repas de fiançailles.

Une discussion s’en est suivie… Comme l’a écrit Sophie, le Bien-Aimé au chocolat est un bien joli intitulé pour un gâteau de fiançailles…  Et Sophie de me solliciter…

Aujourd’hui, une occasion s’est présentée pour enfin réaliser ce dessert : le repas de fin d’année de mon atelier généalogique verriérois (12 convives)…
Alors, en hommage à la Grand-Mère de Mélanie et pour satisfaire la gourmandise de Sophie et des généanautes, et parce que nous le méritons bien, voici la recette du Bien-aimé :

La réalisation doit se faire la veille pour le lendemain.
Pour 12 personnes :
Biscuits de Reims
750 g macarons rassis
375 g Chocolat
300 g Sucre en poudre
300 g Beurre ramolli
6 Oeufs
3 C.S de kirsch

Séparer les jaunes et les blancs d’œufs,
Travailler les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse,
Ajouter le beurre ramolli et mélanger intimement,

Faire fondre le chocolat au bain-marie et mélanger jusqu’à obtention d’une crème lisse,
Verser le chocolat dans le mélange jaunes d’œufs/sucre/beurre,
Monter les blancs en neige,
Ajouter au mélange,

Écraser grossièrement les macarons rassis ou séchés dans le four,
Arroser avec le kirsch,
Ajouter à la préparation et mélanger soigneusement,
Tapisser un moule avec les biscuits de Reims,
Verser la préparation au centre,
Placer au réfrigérateur 
Démouler et servir avec une crème anglaise.

Pour une fois, j’ai innové… j’ai préféré remplacer la crème anglaise par un mélange de fraises et de framboises.

Voilà, un amour de gâteau qui je le souhaite vous fera fondre de plaisir.

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous, nous, c’est déjà fait!

Sources – Images : 
https://la-gazette-des-ancetres.fr/mon-blog/
https://murmuresdancetres.blogspot.com/
Collection personnelle
Recette du Bien-Aimé :
https://www.750g.com/bien-aime-au-chocolat-r11829.htm

#MaCuisineAncestrale… La guimauve Chartreuse…

… En mai, fais ce qu’il te plaît !…

Il me plaît d’unir #MaCuisineAncestrale à un grand romancier !
Et pour célébrer ce mariage insolite, dégustons « un épilogue savoureux » tendrement régressif : la guimauve aromatisée avec de la Chartreuse.

Cette friandise est liée au goût de Henri Marie Beyle (1783- 1842) plus connu sous le pseudonyme de Stendhal, écrivain réputé pour ses romans : Le rouge et le noir, La Chartreuse de Parme, etc…
Militaire, voyageur, Consul de France, homme à femmes et épicurien, Stendhal était un romantique singulier…
Comme je l’ai lu dans le livre de recettes :
« Tous les chemins mènent à Stendhal : le sens des mets comme le goût des mots « 

Savez-vous qu’autrefois, c’est généralement à la pharmacie que l’on achetait les pâtes de guimauve car ces dernières étaient fabriquées à partir de la racine mucilagineuse de l’Althaea officinalis.
En Angleterre, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Domenico NEGRI et Nicolas SEGUIN recommandaient la pâte de guimauve pour la toux et le rhume.

Sans transition et sans tousser… pour réaliser la guimauve Chartreuse,
il faut :
90 g d’eau
300 g sucre semoule
30 g d sirop d glucose
6 feuilles de gélatine
80 g blancs d’œufs
15 cl de liqueur de Chartreuse (pour les enfants, remplacer par de la vanille, de l’eau de fleur d’oranger…)
Quelques gouttes de colorant…. (ici vert)
50 g fécule de maïs
50 g sucre glace

Placer les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pour qu’elles ramollissent,
Dans une casserole, verser l’eau, le sucre semoule, le sirop de glucose, le colorant et la liqueur,
Chauffer doucement en remuant de temps en temps jusqu’à ce que le sirop atteigne 130° (si vous n’avez pas de thermomètre, faites bouillir le liquide pendant 3-4 minutes)
Monter les blancs en neige ferme,

Incorporer les feuilles de gélatine essorées dans le sirop chaud et mélanger,
Verser en filet le sirop sur les blancs en neige tout en les fouettant avec un batteur électrique jusqu’à complet refroidissement,
Huiler un plat et saupoudrer du tant pour tant (sucre glace- fécule de maïs),
Verser la guimauve dans le plat et placer au frais au moins une nuit,
Découper la guimauve en cubes et rouler les dans le tant pour tant (sucre glace – fécule de maïs)
Déguster…

Cette sucrerie se conserve 3 à 4 jours dans une boîte métallique… enfin, si vous contenez votre gourmandise.

– « Stendhal est mort célibataire et sans postérité.
Ses romans mis à part, ses souvenirs s’évanouissent avec lui… »
Mais, il nous laisse une grande oeuvre littéraire… et cette guimauve Chartreuse thérapeutique, exclusivement réservée aux adultes 😊

Alors, d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Wikipédia. org
Le goût de Stendhal par Gonzague SAINT-BRIS et Guy SAVOY – Editions Télémaque

Dictionnaire de la gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT – Editions Robert LAFFONT
Photos : Collection personnelle










#MaCuisineAncestrale… Les Cornuelles…

« En avril, ne te découvre pas d’un fil… mais parle de superstition, de croyance, de religion, voir de sexe féminin et régale-toi avec les Cornuelles… »

Voici un nouvel adage pour vous raconter l’histoire des cornuelles qui comme leur nom l’indique appartiennent à la famille des « gâteaux à cornes ».

Initialement, les gâteaux à cornes répondaient à un rite protecteur inspiré d’une ancienne croyance relative au pouvoir des cornes contre les sorciers et leurs maléfices.
On leur prêtait, également, des pouvoirs bénéfiques comme celui de délier la langue des enfants. Dans l’ouest, ils étaient offerts par les parrain et marraine à leur filleul.
Ils étaient aussi associés au Carême et au Carnaval et faisaient partie des friandises attachées aux rameaux de buis que portaient les enfants le jour de la fête des Rameaux.

Originaire de la Charente, la cornuelle est un gâteau plat d’une douzaine de centimètres de largeur. Elle forme un triangle isocèle dont le centre est percé d’un trou et dont les bords sont généralement côtelés. Les trois angles symbolisent des cornes.
Le trou placé au centre du gâteau permettait d’y glisser un brin de buis béni. Autrefois, ces biscuits étaient souvent vendus à l’entrée de l’église.

La symbolique de ce biscuit pourrait être rattachée au dogme chrétien. Sa forme triangulaire représenterait la Sainte-Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
D’autres sources feraient remonter l’origine de ce gâteau aux fêtes païennes et priapiques du printemps : sa forme évoquant le sexe féminin.
Il est vraisemblable que la tradition religieuse ait repris une tradition païenne liée à la fécondité.


Pour réaliser une vingtaine de cornuelles, il faut :
– 300 g de farine
– 130 g de beurre salé
– 130 g de sucre en poudre
– 2 œufs
– 1/2 cuillère à café de levure chimique
– Pastis ou sucre vanillé
Pour le décor :
– perles de sucre à l’anis ou des perles de sucre colorées
– un jaune d’œuf
– lait


Dans une jatte, travaillez le beurre ramolli et le sucre,
Ajoutez les œufs entiers l’un après l’autre et mélanger bien,
Versez un trait de pastis ou le sucre vanillé selon votre goût,
Incorporez la farine et la levure tamisées,
Formez une boule et laisser reposer 1 heure au réfrigérateur,
Étalez la pâte sur 3 mm d’épaisseur,
Découpez des triangles à l’aide d’un gabarit en carton (base du triangle : 10 cm – côtés : 13 cm)
…pâtisserie rime avec géométrie… 😃
Diluez le jaune d’œuf avec un peu lait,
Badigeonnez les sablés avec un pinceau,
Déposez les perles de sucre à l’anis ou les perles de sucre colorées sur les trois angles,
Enfournez dans le four chauffé à 180° pendant 15 minutes,
Laissez refroidir sur une grille.


Si vous leur résistez.. ces biscuits se conservent plusieurs jours dans une boîte en métal.

Aujourd’hui, ces gâteaux se déclinent aussi en pâte feuilletée garnie de crème chantilly ou de crème légère et des fraises.

Alors, triangle de la spiritualité ou triangle de la volupté (formule empruntée à Apollinaire)… A vous de choisir !
Je vous souhaite un très bon dimanche des Rameaux (14 avril) et de bonnes fêtes de Pâques !

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !




Sources:
Dictionnaire de la gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT – Editions Robert LAFFONT –

Wikipedia.fr – Journal du Sud-Ouest
Recette : https://www.cc-cuisine.com
Images : collection personnelle




#MaCuisineAncestrale… Les gâteaux de Grand-Mère…

Aujourd’hui, dimanche 3 mars, nous fêtons les grands-mères ! #MaCuisineAncestrale leur rend hommage en racontant les fabuleux gâteaux qu’elles confectionnent(aient) et dont on se souvient(dra) toute sa vie.

Les gâteaux de notre enfance ont tous un goût particulier, celui de la tendresse d’une grand-mère, qui mijote(ait) ces récompenses sucrées comme autant de gages d’amour.

Pour l’occasion, j’ai demandé à mes amis généablogueurs de me parler des gâteaux de leurs grands-mères. Véritables bulles de bonheur, leurs nombreux témoignages révèlent l’affection qu’ils portent à leur mémé, leur mamie… et à leurs gâteaux :


Leur souvenir imprègne tant la mémoire sensorielle qu’il est parfois impossible de refaire ces gâteaux à l’identique :


Il arrive que les grands-mères ne soient pas des « mamies gâteaux » mais, elles laissent quand même de magnifiques souvenirs culinaires :


Parfois, ce n’est pas un gâteau, mais une simple tartine de pain qui lie à jamais une grand-mère à ses petits-enfants:


Et, il n’y a pas que les mères-grands pour régaler… les grands-pères aussi laissent de délicieux souvenirs :


Ou bien une tante :

Et puis, lorsque les grands-mères sont absentes, on s’applique à réaliser soi-même les pâtisseries qui feront de vous la meilleure future « mamie gâteaux » :

Les gâteaux de grand-mère sont des « madeleines de Proust », (cliquez pour lire l’extrait de « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust)
L’auteur a si bien raconté les réminiscences de l’enfance où se mêlent les souvenirs tendres et nostalgiques.

Alors, pour Sébastien, Patricia, Agnès, Guillaume, Pauline, @Mame’lix, Nathalie, Anne, Maud, Gloria, Elodie, Marielle, Patricia, Catherine, Ezylenna, Cyrille, Hélène, @Cétételle, Delphine, Katarina, Aliénor-Marie, @SKtv, et vous tous qui lisez ces lignes… 😉
Voici ma recette de grand-mère : mes madeleines au miel, bien sûr !

Pour réaliser une trentaine de madeleines, il faut :
210 g de beurre
200 g d’œufs (4 gros œufs environ)
150 g de sucre semoule
1 sachet de sucre vanillé
50 g de miel liquide ( 4 c à c environ)
90 ml de lait demi-écrémé
250 g de farine
1 sachet de levure chimique
1 pincée de sel


Faire fondre le beurre et laisser tiédir,
Fouetter les œufs avec le sucre et le sucre vanillé,
Faire tiédir le lait et le miel,
Verser sur le mélange œufs/sucre et mélanger
Ajouter la farine tamisée, la levure et la pincée de sel et mélanger,
Incorporer le beurre fondu et fouetter le tout délicatement,

Laisser reposer la pâte au minimum deux heures au frais (ou une nuit, c’est l’idéal)
Un petit secret : c’est le choc thermique entre la pâte réfrigérée et la chaleur du four qui favorise la poussée de la petite bosse au dessus de la madeleine en cuisant.

Passé ce temps, préchauffer le four à 180°,
Verser la pâte dans les moules à madeleine beurrés (inutile si vous utilisez des moules en silicone) sans remplir complètement,
Enfourner 8 à 10 minutes,
Démouler chaud et laisser refroidir sur une grille.

Déguster avec amour… cet amour indéfectible qui unit les grands-mères à leurs petits-enfants !

Et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Extrait : A la recherche du temps perdu – Marcel PROUST http://www.viabooks.fr/extraits/extrait-17764
Recette des madeleines au miel : Les desserts de Julie : www.julieandrieu.com/127-dessert

Image : Collection personnelle



#MaCuisineAncestrale : Le Saint-Genix

Assez de la grisaille, assez du mauvais temps, assez du froid et de la neige…
La recette de février de #MaCuisineAncestrale va vous faire voir la vie en rose !

C’est au confluent du Rhône et du Guiers, à la limite des départements de l’Ain et de l’Isère, à Saint-Genix-sur-Guiers, plus particulièrement que #MaCuisineAncestrale vous emmène…
Dans ce village, il existe une spécialité dont voici l’insolite histoire.

Son origine est liée à la légende de Sainte Agathe, martyre sicilienne du IIIeme siècle : comme cette jeune chrétienne repoussait ses avances, le proconsul romain voulut lui faire abjurer sa foi sous la torture, mais en vain. Agathe eut les seins coupés, mais ils repoussèrent miraculeusement le lendemain. Enfin, quand elle monta sur le bûcher, la terre trembla, tuant ses bourreaux.
La Savoie s’appropria cette légende lors du rattachement de la Sicile au Duché en 1713 et les femmes prirent l’habitude de confectionner un gâteau en forme de sein le 5 février, jour anniversaire de la sainte.

Puis, vers 1880, le pâtissier Pierre Labully, dont le magasin existe toujours sur la place de l’église de Saint-Genix-sur-Guiers, est à l’origine de l’actuel gâteau Saint-Genix . Il le baptise alors, le gâteau Labully.
En 1848, il épouse Françoise Guilloud, originaire de la petite ville voisine des Abrets, en Isère.
Pâtissier d’hôtel, elle lui fait connaître la recette d’une fameuse brioche locale au levain, légèrement parfumée à la fleur d’oranger, décorée d’une unique praline et cuite dans des coppets (moule rond réalisé en bois de tilleul).
Ce sont les clients de l’hôtel qui, appréciant le moelleux particulier donné par la praline en coulant, suggèrent à Pierre Labully de le garnir de plusieurs pralines.
Il perfectionne, alors, la recette initiale en ajoutant de nombreuses pralines à l’intérieur et à l’extérieur.

Pour réaliser le Saint-Genix, il faut :

350 g de farine
20 g de levure du boulanger
2 cuillères à soupe de lait
170 g de beurre fondu
3 œufs
1 pincée de sel
3 cuillères à soupe de sucre en poudre
200 g de pralines roses
Une cuillère à soupe de sucre perlé


Dans une terrine, délayer la levure avec le lait tiédi,
Ajouter le beurre fondu,
Mélanger,
Ajouter les œufs entiers, le sucre en poudre, la farine et le sel,
Travailler la pâte,
Former une boule, couvrir la terrine et laisser lever dans un endroit tiède pendant une heure.
Passé ce temps, enfoncer le poing dans la pâte, couvrir à nouveau et réserver au frais durant une nuit,
Le lendemain, retravaillez la pâte puis l’étaler sur une plan de travail fariné,
Plier la pâte en quatre,
Tourner et recommencer à deux reprises,
A la dernière reprise, ajouter 150 g de pralines concassées sur la pâte,
Rassembler le tout et former une boule sans déchirer la pâte,
Placer la boule dans un moule beurré,
Laisser poser pendant 30 minutes,
Décorer la brioche avec le reste de pralines et le sucre perlé,
Faire cuire pendant 45 minutes dans un four préchauffé à 180°,
Démouler à la sortie du four et laisser refroidir sur une grille.

Puis, il suffit de découper le sein de la sainte (je n’ai pas pu m’empêcher…) pour découvrir son cœur tout rose qui vous fera voir la vie de la même couleur et fondre de plaisir.

D’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Histoire du Saint-Genix : https://saint-genix-sur-guiers.net/tourisme/specialites-gastronomiques/
Recette du Saint-Genix : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
Image : Collection personnelle











#MaCuisineAncestrale… Le pain d’chien…

Pour débuter l’année 2019,  #MaCuisineAncestrale vous emmène dans les corons du Nord de la France, là où la terre est du charbon… Là-bas, on y mange du « Pain d’chien » !

Le « pain d’chien », voilà un intitulé bien étrange, pour définir ce qui est un simple pudding ou « poudingue » en ch’ti…
Le terme illustrait’ il, autrefois, les difficiles conditions de vie des « gueules noires » ? Désignait’ il une alimentation de traîne-misère ?
Nul ne le sait… mais, je trouve la formule très parlante.

Pour confectionner un pain d’chien, rien de plus simple.
Il faut :

500 g de pain rassis
1 litre de lait
150 g de vergeoise ou de cassonade (sucre non raffiné)
3 œufs
Un peu de beurre pour le moule
2 poignées de raisins secs 
Un petit verre de rhum (pas recommandé pour les enfants)

Faire chauffer le lait et le sucre,
Mettre les raisins à macérer dans le rhum
Couper le pain en morceaux, le mettre dans un saladier,
Verser le lait bouillant dessus,
Bien mélanger et laisser reposer 1 heure,
Passé ce temps, ajouter les œufs,
Mélanger et malaxer à la main pour écraser le pain,
Ajouter les raisins,
Verser la pâte dans un moule beurré,
Préchauffer le four à 180°C et cuire le pudding 1 heure,
Servir froid (avec ou sans crème anglaise).

Vous pouvez remplacer les raisins par des abricots secs, des pruneaux, des fruits ou bien encore du chocolat… Laissez parler votre imagination.

Ce pudding est une recette anti-gaspillage. Nos ancêtres ne jetaient rien… Ils n’en n’avaient pas les moyens…
Alors, en cette période de bonnes résolutions : Faisons comme eux, ne jetons plus le pain !

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait ?

Sources :
Recette : Ça drache en Nord : http://www.ca-drache.fr/recette/dessert/gateau/pain-dchien/
Image : collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le Spéculoos…

Voyons, voyons, saint- Nicolas,
Il ne faut plus entrer par
-là,
La cheminée ; c’est démodé
D’ailleurs elle n’est pas ramonée.
Là dedans vous vous y saliriez.
Et si vous y restiez coincé ? .
Allons, allons, saint- Nicolas,
J’ouvre la porte et puis voilà.
Que voulez-vous tout a changé !
Il faut vous en faire une idée ! .
Que prendrez-vous saint-Nicolas ?
Du café ou du chocolat ?

Hé oui, Saint-Nicolas, tout change, mais pas les bonnes choses… alors pour vous remonter le moral, que diriez-vous de croquer un spéculoos avec le café ou le chocolat !

Ce biscuit est traditionnellement offert le 6 décembre pour célébrer le saint homme dans le Nord de la France, mais aussi dans les pays limitrophes comme la Belgique…
Connaissez-vous l’histoire du spéculoos… Non ! Alors, regardez ici 

Et pour notre rendez-vous de décembre, je vous propose la recette ancestrale de la Maison DANDOY, située à Bruxelles depuis plus de 180 ans.
Et, oui, c’est Noël avant l’heure !
Pour la petite histoire, cette entreprise familiale est le fournisseur officiel du Palais royal. On raconte que le Roi Léopold était friand de ce biscuit au point d’en avoir dans le fond de ses poches quand il allait à la chasse.

Ingrédients :
1 kg de farine légère (non fermentante)
300 g de beurre
600 g de cassonade 
0,1 l d’eau
1 pincée de sel
1 c.soupe bicarbonate alimentaire (levure)
1 c.café de cannelle
1 pincée de girofle moulu

Dans une grande jatte, mélangez la cassonade, le beurre ramolli (mais non fondu), le sel et les épices jusqu’à obtenir une crème,
Ajoutez l’eau au mélange,
Tamisez la farine et le bicarbonate,
Ajoutez peu à peu tout en mélangeant jusqu’à obtenir une pâte épaisse,
Ne pas trop pétrir la pâte pour ne pas qu’elle devienne élastique,

J’ai divisé les proportions en trois pour travailler plus facilement,
J’ai obtenu trois pâtons que j’ai placé au réfrigérateur quelques heures,

Étalez la pâte sur 2 à 5 mm d’épaisseur,
Si vous possédez un moule à spéculoos, farinez-le et pressez-y la pâte à la main, coupez l’excédent autour du moule,
Tapez le bord du moule sur la table et démoulez délicatement sur une plaque de cuisson graissée.

Si vous ne possédez pas de moule à spéculoos, comme moi, utilisez des emporte-pièces pour confectionner les biscuits,

Cuire dans un four préchauffé à 180° pendant une dizaine de minutes.

A titre indicatif, j’ai fabriqué une cinquantaine de biscuits.

Pour les plus gourmands, vous pouvez découvrir ou redécouvrir la recette du pain d’épices ou la recette de la couque.

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année gourmandes accompagnées des gens que vous aimez.
Et en attendant notre prochain rendez-vous ! Régalez-vous, moi, c’est déjà fait  ?

 

 

Sources :
Poésie Saint-Nicolas : http://ekladata.com
Recette des spéculoos : Maison Dandoy- Bruxelles
Histoire du spéculoos : http://www.jbnoe.fr
Image : collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… La tarte à la bière…

La 6eme édition du #ChallengeAZ, initié par Sophie Boudarel du blog La Gazette des Ancêtres, a débuté le 1er novembre. Ce rendez-vous est devenu incontournable pour les généalogistes et les archivistes et nous sommes de plus en plus nombreux à y participer.
Aussi, #MaCuisineAncestrale pense à tous les participants et leur dédicace cette recette venue du Nord… une recette qui allie force et douceur, un vrai stimulant pour les neurones !

Pour mémoire, la bière est la plus ancienne boisson alcoolisée connue au monde et la plus consommée (avec modération) après l’eau et le thé.
C’est une boisson obtenue par fermentation alcoolique d’un moût de produits végétaux amylacés tels que l’orge, le maïs, le riz (saké), la banane, le manioc…
L’histoire de la bière est intimement liée à celle de ses ingrédients. Les premières cultures de céréales, notamment de l’orge et de l’épeautre, ont été attestées en 8000 avant Jésus-Christ en Mésopotamie. Tous les ingrédients étant disponibles dès cette époque, la bière pouvait donc exister et l’on estime son invention/découverte à 6000 ans avant J.C.
Cependant, les preuves formelles de son existence, découvertes dans la province de Sumer, remontent au IVe millénaire avant J.C.
Des recherches archéologiques ont pu démontrer que les Provençaux brassaient déjà leur bière au Ve siècle avant J.C.
(Source Wikipédia)

Pour réaliser la tarte, il faut :
Pâte
200 g de farine
100 g de beurre ramolli mais non fondu
50 g de sucre glace
1 jaune d’œuf
1 pincée de sel
(Pour les pressés ou les paresseux : utiliser une pâte brisée)
Garniture :
150 g de vergeoise

3 œufs
25 cl de bière ambrée
2 cuillère à soupe de crème fraîche
50 g de beurre + 20 g pour le moule

Mélanger tous les éléments de la pâte sans trop la travailler, la mettre en boule, l’emballer dans un papier film et la mettre au frais 1 heure,
Remettre la pâte à température ambiante durant 20 minutes,
Étaler au rouleau et la piquer avec les dents d’une fourchette, puis la retourner (piqûres en dessous) dans un moule beurré,
Remettre au frais 20 minutes.
Chauffer le four sur 210°C (th 7),
Verser uniformément la vergeoise sur le fond de tarte et enfourner 10 minutes,
Battre les œufs entiers avec la bière, ajouter la crème et bien mélanger,
Retirer le moule du four, y verser le mélange (œufs, bière, crème) et parsemer de petits morceaux de beurre,
Ré-enfourner 30 à 40 minutes jusqu’à ce que le dessus de la tarte soit bien dorée,
Servir juste tiède.

Amis challengers, faites-vous plaisir… ce dessert vous donnera du cœur à l’ouvrage pour tenir jusqu’à la fin novembre.

Et d’ici notre notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Wikipédia.fr
Image : Collection personnelle
Recette : Desserts du Nord- Editions Ouest-France

#MaCuisineAncestrale… Le Mesturet…

Dans le calendrier républicain, le 13 Vendémiaire (4 octobre) était officiellement le jour dédié au potiron…

Donc, en ce 4 octobre, je déclare la « potironnade » ouverte… Et d’un coup de baguette magique, nous partons dans le Sud-Ouest et plus particulièrement dans le Tarn où les grands-mères confectionnent un gâteau à base de potiron et de farine de maïs : Le Mesturet, un cousin du Milhassou.


A l’origine, ce gâteau qui ressemblait plus à un gratin, ne comportait ni œuf, ni beurre ; uniquement du potiron, de la farine et du sucre.
Bien sûr, chaque village avait sa propre recette et en revendiquait la légitimité.

Le terme « mesturet » désignait également, en Languedoc et et en Gascogne, un petit pain  de maïs échaudé dans l’eau bouillante, puis cuit au four dans une feuille de chou. (Dictionnaire du monde rural – Marcel LACHIVER).

Pour réaliser ce gâteau pour 8 personnes, il faut :
1 plat rectangulaire de 3 cm de haut maximum,
1,5 kg de potiron,
300 g de farine de maïs (ou de blé ou les deux)
300 g de sucre,
5 œufs,
10 g de sel,
1 zeste d’orange et 1 zeste de citron,
1 petit verre de rhum,
100 g de beurre.

Couper le potiron en dés et le faire fondre lentement dans une casserole dans un doigt d’eau.
Remuer et saler.
Quand le potiron est cuit, ajouter la farine, le sucre, les zestes d’orange et de citron râpés, les œufs bien battus et le rhum.
Bien mélanger.
Beurrer généreusement un moule et fariner
Verser la pâte et mettre le tout au four thermostat 4/ 5 à 130°C (environ 1 h 30 de cuisson.)
Au bout de la première demi-heure, passer au pinceau du beurre fondu sur la surface du gâteau pour obtenir une croûte molle et très colorée.

On peut également confectionner des petites galettes avec cette préparation et les faire rissoler à la poêle.

Je ne sais pas pour vous… moi, j’aime les jours de fête où l’on apprécie ces petites choses de la vie, simples comme un gâteau.
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Chers lecteurs,
Le 22 septembre dernier, Ciel ! Mes aïeux a soufflé 6 bougies !
Et vous êtes 5045 abonnés, à ce jour…
Je suis émerveillée par l’idée que partout dans le monde des personnes lisent mes petits billets et sans doute les apprécient.
Je n’imaginais pas ce petit succès en créant ce blog.
Je vous adresse tous mes remerciements pour votre attention !

 

Sources :
Recette : www.tourisme.tarn.com
Carte de France – Géoportail.gouv.fr
Images : Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le Poirat…

Septembre nous incite encore à l’évasion… Suivez-moi, nous partons visiter le Berry – terre de croyances et de traditions populaires.
Et bien que je ne possède aucune attache familiale dans cette région, j’aime m’y promener !

Portail du Berry – Wikipedia.fr

Autrefois, le Berry connaissait une économie rurale assez pauvre, mais cette province a su développer une gastronomie variée et de caractère grâce à la richesse de son environnement (étangs, forêts giboyeuses, champs de céréales et élevage, vignes)… La tradition y était enracinée et il se pourrait que quelques grands-mères mettent encore la pâte à lever sous l’édredon pour confectionner leurs beugnons (beignets) 🙂

Un des desserts emblématiques de cette région est le poirat, une tourte aux poires au goût épicé puisqu’on y ajoute du poivre.

Pour la réaliser, il faut :
Pâte brisée :
300 g de farine
120 g de beurre ramolli
165 ml d’eau
1 cuillère à café de sel

7 à 9 poires
Poivre blanc
2 à 3 cuillères d’eau-de-vie (facultatif)
Tapioca (facultatif)
Un œuf

Dans un saladier, verser la farine et le sel,
Ajouter le beurre coupé en morceaux,
Verser l’eau petit à petit tout en mélangeant le tout,
Pétrir jusqu’à obtenir une boule de pâte,
Placer le pâton dans le réfrigérateur pendant une heure minimum.

Peler les poires, enlever le cœur,
Couper en lamelles grossières et irrégulières,
Verser dans un saladier,
Ajouter le poivre à votre convenance, (j’ai mis 3 tours de moulin)
Si les poires sont peu sucrées, ajouter du sucre en poudre,
Verser l’eau-de-vie (j’ai choisi de l’alcool de poire)
Mélanger le tout,
Placer au frais.

Au bout d’une heure :
Préchauffer le four à 180°,
Prélever les deux tiers de la pâte,
Étaler finement sur un plan fariné,
Placer le disque obtenu dans un moule beurré,
Si les poires sont juteuses, verser du tapioca en pluie sur le fond de tarte,
Ajouter les poires marinées,
Étaler le reste de pâte,
Déposer le couvercle sur la préparation, découper à la taille du moule,
Couper la partie extérieure de la pâte du dessous en laissant un bon centimètre,
Rabattre le bord sur le couvercle,
Badigeonner avec un jaune d’œuf battu,
Faire un trou dans le couvercle au centre de la tarte,
Cuire entre 45 minutes et une heure selon votre four, en surveillant de temps à autre.
Servir tiède.

Selon les recettes, on peut ajouter de la crème fleurette par la petite cheminée à la sortie du four.

Il parait que Georges SAND, écrivaine de la région, raffolait de ce dessert.
Comme cette illustre passionnée, saurez-vous apprécier cette tourte qui allie force et douceur ?

Et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
www.berry-tradition.com
www.babelio.com/auteur/George-Sand
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
Images : Collection personnelle