#MaCuisineAncestrale… Seconde semaine de l’Avent… Les Mendiants…

Pour la seconde semaine de l’Avent, #MaCuisineAncestrale vous fait aimer attendre Noël… en croquant des mendiants !

Les spécialités du patrimoine gastronomique ont souvent un lien étroit avec l’Histoire ou la Religion. Et vous l’avez deviné… en cette période d’avant Noël, l’origine des mendiants est une allégorie chrétienne.

L’histoire commence au Moyen-Âge avec les « Ordres mendiants ».
Ces ordres religieux se consacraient intégralement à leur dévotion spirituelle et respectaient leur vœu de pauvreté en mendiant. Leur survie dépendait de la charité et de la générosité des populations.

Plus tard, au XVIIe siècle peut-être, pour leur rendre hommage, la tradition provençale les a figurés parmi les 13 desserts, lors du gros souper servi le 24 décembre.
Ce sont les fruits secs qui symbolisent les ordres mendiants :
-les Franciscains, vêtus d’une tunique brune sont représentés par les raisins secs,
-les Carmes habillés d’une robe marron, par les noisettes,
-les Dominicains parés de blanc, par les amandes émondées, et
-les Augustins drapés de pourpre, par les figues.
En Provence, on les nomme « Pachichoio ».

Aujourd’hui, le mendiant, c’est aussi une confiserie composée d’un disque en chocolat surmonté de quatre fruits secs et de zestes d’agrumes confits.

Pour réaliser 20 mendiants environ, il faut :

– 200 g de chocolat de couverture (j’ai choisi du chocolat noir 70%)
– 1 poignée de noisettes
– 1 poignée d’amandes émondées
– 1 poignée de raisins secs

– 1 poignée de pistaches
– Quelques Figues séchées ou fruits confits coupés en morceaux

Préparez vos fruits secs,
Préparez également une plaque recouverte de papier sulfurisé,
Faites fondre au bain-marie le chocolat en morceaux tout en remuant pour qu’il soit bien lisse,
Retirez du feu et maintenez le bol de chocolat dans le bain-marie,
Sur la plaque, formez 2 ou 3 petits disques de chocolat fondu à l’aide d’une petite cuillère,

Lissez-les avec le dos de la cuillère,
Ajoutez les fruits,
Recommencez jusqu’à épuisement du chocolat,
Placez la plaque dans un endroit frais, hors réfrigérateur, le temps que les palets durcissent.


On raconte que connaître l’histoire d’une spécialité accentuerait le plaisir de la dégustation …
Alors, d’ici la semaine prochaine, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Histoire des mendiants : Dictionnaire de la gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT – Editions Robert Laffont
Image : Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Première semaine de l’Avent : Le Butterbredele…

Exceptionnellement, en décembre, #MaCuisineAncestrale célèbre l’Avent à sa manière et, vous propose non pas une mais, quatre recettes pendant quatre semaines pour patienter jusqu’à Noël ! C’est trop bon d’attendre Noël !

Les « Bredele », « Bredala » ou encore « Bredle » sont des petits gâteaux, confectionnés traditionnellement en Alsace à l’occasion des fêtes de Noël. Les recettes sont transmises de mère en fille ou de grand-mère à petits-enfants et sans cesse peaufiner par des dizaines d’autres, depuis des siècles et font le bonheur des petits et des grands gourmands.

L’origine et l’histoire des Bredele est incertaine… Mais, une preuve de leur existence est attestée en 1570 : Le Magistrat de Strasbourg avait interdit le marché de la St Nicolas dont les bénéfices revenaient à l’Evêque. Mais, les ménagères de la ville se rebellèrent ne pouvant plus acheter ni agrumes ni épices nécessaires à la préparation des Bredele et des desserts de Noël.

On a également retrouvé des moules datant du XIVe au XVIe siècle, le long du Rhin. Ces moules utilisés pour la confection des Bredele étaient fabriqués en bois sculpté, puis en terre cuite.
Ils servaient à la fabrication des Bredele à pâte dure pour leur donner une forme avant de les cuire.
A cette époque pour leur préparation, on découpait simplement la pâte au couteau, pour obtenir des formes carrées, rectangulaires ou des losanges.
Les Bredele commencèrent à se démocratiser au XVIIIème siècle.
On en trouvera beaucoup plus au début du XIXème siècle avec l’apparition des emporte-pièces.


Pour la première semaine de l’Avent, je vous propose un bredele classique et traditionnel : le « butterbredele » (petit gâteau au beurre).

Clin d’œil à Jennala et Seppala (Petite Jeanne et Petit Joseph alsaciens)

Pour confectionner une trentaine de gâteaux environ, il faut :
-250 g farine
-125 g sucre en poudre
– 1 sachet sucre vanillé
-125 g beurre
– 4 jaunes d’œufs + un jaune
Dans une jatte ou dans un robot :
Versez la farine tamisée,
Ajoutez le sucre et le sucre vanillé, le beurre coupé en morceaux, puis les jaunes d’œufs,
Mélangez bien le tout et formez une boule,
Placez-la au réfrigérateur pendant au moins deux heures.
Abaissez la pâte et à l’aide d’emporte-pièces, formez vos butterbredele.
Délayez le dernier jaune d’œuf avec un peu d’eau
Badigeonnez les butterbredele
Enfournez dans un four chauffé à 180°/200° pendant 10 minutes.
Une fois refroidis, vous pouvez décorer les butterbredele ou pas.


De plus, avec les blancs d’œufs non utilisés pour la recette, j’ai réalisé mes fameux « Amaretti » (cliquez pour voir la recette)… Rien , ne se perd !

Ces gâteaux se conservent bien dans une boite en métal… Enfin, si vous résistez à la tentation.
En attendant la semaine prochaine, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Histoire : Bredele.fr

Recette : Petits fours et bredele d’Alsace -Edition Blanc sapin
Images : Collection personnelle





#MaCuisineAncestrale… Le Kouglof…

Retour sur une escapade automnale en Alsace… une belle région que je ne connaissais pas.
Là-bas, la gastronomie est reine et les spécialités sont nombreuses comme le fameux kouglof. Il symbolise l’Alsace à lui seul .

Selon la légende, un pâtissier de Ribeauvillé, du nom de Kugel, hébergea les rois mages, faisant étape en Alsace sur la route de Bethléem… 
Pour le remercier, ils lui confièrent la recette d’un gâteau, qu’il baptisa Kugelhopf.
En revanche l’origine du mot est moins familière : Kouglof vient de l’allemand Gugelhopf. 
Or, le terme « Gugel » désignait au Moyen Age une sorte de capuchon avec une collerette et une pointe. Quant au mot Hopf, il est dérivé de « Haber », la levure qui sert à faire lever la pâte dans la recette classique du Kugelhopf (ou Kouglof).
Le fameux gâteau change de nom et d’orthographe selon les régions et les pays :
-Kouglof
-Kougelhof
-Gougelhof
-Gougelhopf
-Kougelhopf
– Kugelhopf

Dans le Palatinat, le kouglof est appelé « bonnet de turc », en référence à sa forme, comme l’atteste une encyclopédie datant du milieu du XVIIIe siècle. 
Aux Pays-bas, c’est tout simplement un « turban ». 
En France, la recette du kouglof fut introduite à la cour de Versailles par la reine Marie-Antoinette qui contribua à la mode de cette pâtisserie.

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Colmar – Devanture d’une pâtisserie 😍

Pour le réaliser, il faut :

80 grammes de raisins secs 
450 g de farine 
25 g de levure boulangère 
20 cl de lait tiède 
1 bonne pincée de sel 
100 g de sucre 
2 œufs 
125 g de beurre ramolli 
80 g d’amandes  
sucre glace pour la décoration


Émiettez la levure dans 10 cl de lait tiède, ajoutez 100 g de farine et mélangez jusqu’à obtenir une pâte un peu molle : le levain.
Laissez-le lever dans un endroit tiède.
Faites gonfler les raisins dans de l’eau tiède.
Dans un récipient, pétrissez énergiquement la farine, les œufs, le reste de lait, le sucre et le sel pendant 10 min environ, jusqu’à ce que la pâte ne colle plus.
Incorporez le beurre ramolli et le levain qui doit avoir doublé de volume. Travaillez la pâte encore quelques instants puis recouvrez-la d’un linge. Laissez-la lever 1 heure dans un endroit tiède.
Passé ce délai, tapotez la pâte pour la faire retomber et incorporez les raisins égouttés.
Beurrez un moule à kouglof, déposez dans le fond les amandes, puis versez la pâte dans le moule.
Laissez lever la pâte une seconde fois jusqu’à ce qu’elle dépasse le bord du moule.
Enfournez dans un four à 180°C et faites cuire environ 40 min.
Dégustez tiède.


Cette brioche à la forme si particulière se déguste au petit-déjeuner, en dessert ou quand vous voulez…Moi, c’est pour la pause goûter avec une crème de marrons maison !

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Histoire du kouglof : encyclopédie-incomplete.com
Recette : Secrets d’Alsace

Images : Collection personnelle







#ChallengeAZ… Délices d’initiés…

Les initiés qui suivent Ciel ! Mes aïeux ne seront pas étonnés de voir dans mon cabinet de curiosités, la rubrique #MaCuisineAncestrale…
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je leur dis qu’outre la généalogie, l’histoire familiale passe aussi par la cuisine.
Nous avons tous en mémoire une recette, un plat, des arômes… Bref, des souvenirs ou une tradition culinaire qui nous lient aux ancêtres.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, #MaCuisineAncestrale courtise le #ChallengeAZ… Et oui !..

Pour lui plaire, elle n’apporte pas la traditionnelle recette mensuelle qui arrivera dans quelques jours… non, pour lui plaire, elle lui offre toutes ses recettes depuis sa naissance (cliquez sur le nom pour les découvrir) :

#ChallengeAZ2015 : toutes les recettes de A à Z

puis, en 2016 :
– le Beurré normand
– le Milhassou
– la Coquille

2017 :
– le Gâteau des rois
Carnaval
– le Taillis et l’Emplumeus
Poisson d’avril
– la Brioche de la purification
– Spécial #ChallengeAZ : Vin tonique
– le Gâteau des trois frères (lou tourtoun di tres fraire)
– la Pâte d’abricots
– les Pignolats
– le Pounti
Noisettes et châtaignes
– les Chocards
– le Pain d’épices

2018 :
– la Tarte au citron
– le Puits d’amour
– le Bist-Heyt
– l’Alise Pacaude
– le Gâteau basque (Etxeko Biskotxa)
– la Dariole
Visitandine ou Financier
Confiture de pêches et de melon au miel et aux épices
– le Poirat
– le Mesturet
– la Tarte à la bière
– le Spéculoos

2019 :
– le Pain d’chien
– le Saint-Génix
– les Gâteaux de Grands-Mères
– les Cornuelles
– la Guimauve chartreuse
– le Bien-Aimé
– les Chouquettes
– la Tarte tropézienne
– le Raisiné
– le Cornet de Murat

Le #ChallengeAZ sera-t-il sensible à tant de faveurs ?
Lui seul pourra le dire et je compte sur vous pour l’aider ! 😊

En attendant, tous ces délices sont à découvrir ou à redécouvrir !
Et, d’ici notre prochain R.V, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !



#MaCuisineAncestrale… Le cornet de Murat…


En octobre, nous rendons visite à Margaridou.
Vous vous souvenez… elle est la cuisinière auvergnate préférée de #MaCuisineAncestrale.

Aujourd’hui, Margaridou nous raconte l’histoire de Murat, petite cité du Cantal bien connue des ancêtres de Monsieur.

Murat mérite qu’on la découvre… Ses rues étroites où s’étagent les maisons aux porches de pierre sculptée, les merveilles de ses retables, Sa Vierge noire qui fait des miracles (c’est Margaridou qui le dit)…
Murat, c’est aussi la patrie des dentelles de fil aux fuseaux et sa spécialité gastronomique est un gâteau en forme de surprise !

Hommage aux petits pâtres du Cantal qui portaient à leur ceinture, une coma (corne bovine) contenant du sel qu’ils distribuaient à leurs vaches au moment de la traite, le Cornet de Murat s’enroule sur lui-même imitant cette corne.

Les auvergnats aiment à remplir ce cornet de crème fouettée et à le déguster avec une bonne bouteille de vin.

J’espère ne pas froisser Margaridou… mais sa recette étant succincte, j’ai triché et ai suivi une recette plus précise pour réaliser six cornets :

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– 1 œuf entier + 1 blanc d’œuf
– 85 g sucre
– 60 g farine

35 g beurre fondu
vanille liquide ou un verre à liqueur de rhum ou d’eau de fleur d’oranger

Mélangez le blanc d’œuf, l’œuf entier et le sucre,
Fouettez pendant 5 minutes jusqu’à ce que le tout blanchisse,
Ajoutez la farine tamisée et mélanger,

Versez le beurre fondu refroidi et mélanger,
Sur une tôle huilée ou anti-adhésive,
formez des disques de 10 cm de diamètre,
Enfournez dans le four chaud (220°) et laisser cuire environ 6 minutes jusqu’à ce que la pâte soit dorée,
A la sortie du four, formez aussitôt les cornets : roulez les disques encore chauds sur eux-mêmes, comme pour faire des cornets de papier,
Laissez refroidir,

(Petit conseil : plantez les cônes dans les alvéoles d’une boite d’œufs jusqu’à complet refroidissement)
Garnir avec l’appareil de votre choix , sucré ou salé : crème fouettée nature, avec des fruits (myrtilles, mûres…), ajouter de la confiture ou du miel, mousse au chocolat, glace.
.. en version salé : mousse aux champignons, au foie gras

Laissez parler votre imagination !

Les cornets vides se conservent plusieurs jours dans une boite en métal.

Chaque année, Murat fête son gâteau, le troisième dimanche de septembre. A cette occasion, plusieurs milliers de cornets sont vendus, de quoi ravir les plus gourmands !

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !



Sources :
Image Murat : jplours.fr/murat

Photos : collection personnelle
Margaridou, journal et recettes d’une cuisinière au pays d’auvergne – Suzanne Robaglia – Editions CREER
Recette : Les secrets de Muriel –
https://www.youtube.com/watch?v=y4-N6BpZ8H4





#MaCuisineAncestrale… Le raisiné…

Quand le raisin est mûr, par un ciel clair et doux,
Dès l’aube, à mi-coteau, rit une foule étrange 
C’est qu’alors dans la vigne, et non plus dans la grange,
Maîtres et serviteurs, joyeux, s’assemblent tous.
..
(Aloysius BERTRAND 1807-1841)

Aujourd’hui comme autrefois, Septembre sonne le temps des vendanges. Et, dans les cuisines, on prépare les repas réconfortants.
Les traditions perdurent… Cependant, nos aïeules usaient de diverses astuces pour édulcorer leurs desserts quand le sucre était encore une denrée onéreuse.
En Bourgogne, en Charente ou dans le Périgord par exemple, elles utilisaient le jus de raisin pour réaliser une recette mi compote-mi confiture appelée raisiné.

Pour le réaliser, il faut :

2 à 3 kilos de raisins blancs et/ou noirs bien mûrs,
Sucre en poudre,
Fruits frais : poires, figues, melon, coings, prunes…à raison d’une livre par litre de jus de raisin.

Laver et égrapper le raisin,
Verser les grains dans la bassine à confiture ou un faitout,
Remuer sans arrêt sur feu doux jusqu’à ce que les grains aient rendu leur jus,
Passer le tout dans un chinois et appuyer fortement avec un pilon pour récupérer tout le jus ou presser dans un filet à confiture,
Remettre le jus à cuire tout en remuant,

Laisser réduire de moitié,
Peser le jus,
Ajouter 100 g de sucre par litre de jus obtenu,
Couper les fruits de votre choix en morceaux : une livre de fruits préparés par litre de jus,
Les verser dans le jus,
Laisser cuire tout en remuant jusqu’à ce que les fruits soient bien cuits,
Remplir vos pots préalablement ébouillantés,
Fermer les pots et les retourner jusqu’à complet refroidissement
,
Conserver les pots au frais.

Et voilà une recette aux mille saveurs… à savourer de mille façons : nature en compote, en confiture sur une tartine de pain beurrée ou non, avec du fromage blanc, un yaourt, de la brioche… le matin, à midi ou à quatre heures…
Régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Recette : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions de A à Z – Editions Atlas
Photos : collection personnelle







#MaCuisineAncestrale… La tarte tropézienne…

Pour notre rendez-vous d’août, il y a le ciel, le soleil et la mer… Suivez-moi, nous allons à Saint-Tropez !

En 1955, si Roger Vadim réalise « Et Dieu créa la femme » en lui donnant les traits de Brigitte Bardot… Alexandre Micka, un boulanger d’origine polonaise fraîchement installé dans la cité balnéaire, crée, lui, une tarte fourrée de crème mousseline en hommage à sa grand-mère.
L’histoire dit que Micka préparait les repas pour l’équipe de tournage et qu’il servait sa fameuse tarte.
Notre B.B nationale, conquise par le dessert, lui suggéra de le nommer : « Tarte de Saint-Tropez « 
Micka lui préféra le terme de : « Tarte Tropézienne » et en 1973, il déposa la marque et la recette.

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Pour réaliser la tarte tropézienne, je me suis inspirée d’une recette trouvée sur le Net proche (parait-il) de l’originale car la vraie recette est « top secret » :

Pour la brioche :
275 g d’œufs (6 gros œufs )
10 g de sel
50 g de sucre en poudre
25 g lait entier
500 g de farine
20 g de levure de boulanger
250 g beurre à température ambiante
1 œuf
sucre en grains

La crème mousseline, façon Micka, est un mélange de crème pâtissière et de crème au beurre.


Pour la crème pâtissière :
160 g jaune d’œufs (3 œufs moyens )
100 g de sucre en poudre
25 g de maïzena
25 g de farine
500 g de lait

Pour la crème au beurre :
45 g d’œuf (2 petits œufs )
180 g de sucre en poudre
45 g d’eau
180 g beurre à température ambiante

Utilisez de préférence un robot pour la préparation de la pâte,
Versez dans le bol, les œufs, le lait, le sucre, le sel, la farine et la levure émiettée,
Pétrissez à vitesse moyenne jusqu’à ce que la pâte se détache des parois du bol,
Coupez le beurre mou en morceaux et ajoutez le, petit à petit, dans le bol du robot tout en pétrissant à vitesse moyenne,
Une fois le beurre incorporé, augmentez la vitesse du robot pour que la pâte forme une boule,

Rajoutez un peu de farine si la pâte est collante,
Couvrez le bol du robot d’un torchon propre et laissez la pâte doubler de volume à température ambiante,
Posez la boule de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et donnez-lui une forme ronde légèrement aplatie,
Laissez lever à température ambiante,
Quand la brioche a de nouveau doublé de volume, battez légèrement l’œuf et dorez la délicatement au pinceau,
Saupoudrez la de sucre en grains,
Préchauffez le four à 170° (th 5/6) et enfournez dans le four chaud 40 minutes,
Vérifiez la cuisson en piquant la brioche au centre,
À la sortie du four, laissez refroidir sur une grille à température ambiante
,

Pendant la première levée de la brioche, préparez la crème pâtissière.
Dans un cul de poule, fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre en poudre pour les faire blanchir,
Ajoutez la maïzena, puis la farine et fouettez à nouveau,
Faites bouillir le lait et versez le en trois fois sur les œufs tout en mélangeant vivement,
Reversez le tout dans la casserole et faites cuire, en remuant constamment, jusqu’à la première ébullition,
Versez la crème pâtissière dans un plat propre, filmez-la au contact et placez-la au réfrigérateur.

Pendant la seconde pousse de la brioche, préparez la crème au beurre.
Dans le bol du robot, fouettez l’œuf entier,
Pendant ce temps, dans une casserole, versez l’eau et le sucre en poudre,
Faites chauffer ce sirop à 120° puis versez le doucement sur l’œuf tout en continuant de battre,
Laissez le fouet tourner jusqu’à ce que ce mélange refroidisse à 30°,
Coupez le beurre mou en morceaux et ajoutez le progressivement dans le bol du robot en le laissant tourner.


Lorsque les deux crèmes sont à la même température,
Fouettez légèrement la crème pâtissière pour qu’elle s’homogénéise,
Mélangez délicatement la crème pâtissière et la crème au beurre,
Versez la crème mousseline dans une poche à douille munie d’une douille lisse assez large,
Découpez les brioches dans l’épaisseur à l’aide d’un couteau scie et pochez la crème mousseline,
Recouvrez avec les chapeaux et réservez au réfrigérateur avant dégustation.


J’ai préparé ce dessert pour une dizaine de personnes et le repas s’est terminé en chantant :

🎵 Do you, do you, Saint-Tropez 🎵 (cliquez pour écouter…)

Le ciel, le soleil, la mer, la musique, les amis… Et un twist pour éliminer les calories…😏 Rien ne manque !
A bientôt pour notre prochain rendez-vous ! Et d’ici-là régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !


Sources :
Historique : La tarte tropezienne.fr
Recette revue à ma façon : Encore un gâteau.com

Chanson : Do you, do you, Saint-Tropez – Youtube
Photo : collection personnelle














#MaCuisineAncestrale… Les chouquettes…

A Jeanne


Si il y a une gourmandise liée à la généalogie sur les réseaux sociaux, c’est bien la chouquette.
Il existe même une #TeamChouquettes… Et oui ! Il s’agit d’un groupe de généalogistes (je pourrai en dénoncé plusieurs, j’ai les noms 😈 ) qui ont participé aux formations et/ou aux #MatinsMalins organisés par la Revue Française de Généalogie et tous friands comme moi des chouquettes !

Côté cuisine : Les chouquettes sont confectionnées avec de la pâte à choux.
Côté histoire : C’est au XVIe siècle que POPELINI, pâtissier italien attaché à la cour de Catherine de MEDICIS, perfectionne un dessert réalisé à base de pâte à chaud (pâte desséchée sur le feu) et créé par son prédécesseur, un certain PANTANELLI et qu’il appelle popelin ou poupelin.
POPELINI fait également frire ses petits choux… Le pet-de-nonne est né !
Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que Jean AVICE, pâtissier de TAILLERAND améliore la pâte à chaud qui devient la pâte à choux. Et c’est un de ses apprentis, le futur célébrissime Antonin CAREME qui lui donne ses lettres de noblesse.

Mais, revenons à nos chouquettes !
Pour réaliser 40 pièces environ, il faut :

1/4 de litre d’eau ou moitié eau-moitié lait pour des chouquettes plus moelleuses
100 g de beurre
150 g de farine
1 cuillère à soupe rase de sucre
1/2 cuillère à café de sel
1/2 cuillère à café de levure
3 œufs
Un sachet de sucre vanillé
Sucre perlé

Mettre l’eau, le sel et le beurre coupé en morceaux dans une casserole et porter à ébullition.
Retirer alors la casserole du feu et ajouter d’un seul coup la farine et la levure. 
Remuer avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la pâte se décolle toute seule des bords. 
Ajouter la cuillère de sucre et le sucre vanillé puis un œuf entier battu.
Mélanger énergiquement jusqu’à absorption complète. 
Recommencer avec les 2 autres œufs. 
Déposer des petits tas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé à l’aide d’une poche à douille ou d’une cuillère à café. 
Ajouter des grains de sucre perlé. 
Mettre à cuire dans le four préchauffé à 210° pendant 15 à 20 minutes.


La recette de base de la pâte à choux permet de réaliser également un large éventail de gâteaux, tous aussi délicieux les uns que les autres : chou à la crème, religieuse, éclair, croquembouche, divorcé, salambo, Paris-Brest, profiterole, Saint-Honoré, Pont Neuf… Un monde de douceurs 😍

Dans ma famille, nous avions un gâteau particulier réalisé par une de mes tantes. Elle confectionnait des cygnes qu’elle nous servait chaque fois que nous allions la voir. C’était un gros chou garni de chantilly, dans lequel elle plantait deux ailes, avec un S pour former le cou et la tête du volatile, le tout en pâte à choux, bien sûr.
Petite, j’étais subjuguée par ce « chef d’oeuvre »… J’en garde un souvenir nostalgique !

Dans la famille de Mr, c’est Jeanne, sa maman qui utilisait la pâte à choux en version salée. Elle réalisait des pommes dauphines « à tomber parterre » dixit ses huit petits-enfants et ses treize arrières petits-enfants.

Et voilà un billet totalement chou (quette) !
D’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Wikipédia.fr
Heredote.net

Images : Collection personnelle











#MaCuisineAncestrale… Le Bien-Aimé…

En juin 2018, la communauté généalogique s’est joyeusement divertie sur les réseaux sociaux en participant à un challenge intitulé #genealogie30, la généalogie dans tous ses états, insufflé par  Sophie Boudarel de la Gazette des Ancêtres.

A chaque jour correspondait un mot ou un thème.

C’est ainsi que le jour 27, nous devions raconter un objet.
Mélanie du blog Murmures d’Ancêtres nous a présenté un livre de famille rédigé par sa Grand-Mère. Elle y avait noté, entre autre,  son repas de fiançailles.

Une discussion s’en est suivie… Comme l’a écrit Sophie, le Bien-Aimé au chocolat est un bien joli intitulé pour un gâteau de fiançailles…  Et Sophie de me solliciter…

Aujourd’hui, une occasion s’est présentée pour enfin réaliser ce dessert : le repas de fin d’année de mon atelier généalogique verriérois (12 convives)…
Alors, en hommage à la Grand-Mère de Mélanie et pour satisfaire la gourmandise de Sophie et des généanautes, et parce que nous le méritons bien, voici la recette du Bien-aimé :

La réalisation doit se faire la veille pour le lendemain.
Pour 12 personnes :
Biscuits de Reims
750 g macarons rassis
375 g Chocolat
300 g Sucre en poudre
300 g Beurre ramolli
6 Oeufs
3 C.S de kirsch

Séparer les jaunes et les blancs d’œufs,
Travailler les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse,
Ajouter le beurre ramolli et mélanger intimement,

Faire fondre le chocolat au bain-marie et mélanger jusqu’à obtention d’une crème lisse,
Verser le chocolat dans le mélange jaunes d’œufs/sucre/beurre,
Monter les blancs en neige,
Ajouter au mélange,

Écraser grossièrement les macarons rassis ou séchés dans le four,
Arroser avec le kirsch,
Ajouter à la préparation et mélanger soigneusement,
Tapisser un moule avec les biscuits de Reims,
Verser la préparation au centre,
Placer au réfrigérateur 
Démouler et servir avec une crème anglaise.

Pour une fois, j’ai innové… j’ai préféré remplacer la crème anglaise par un mélange de fraises et de framboises.

Voilà, un amour de gâteau qui je le souhaite vous fera fondre de plaisir.

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous, nous, c’est déjà fait!

Sources – Images : 
https://la-gazette-des-ancetres.fr/mon-blog/
https://murmuresdancetres.blogspot.com/
Collection personnelle
Recette du Bien-Aimé :
https://www.750g.com/bien-aime-au-chocolat-r11829.htm

#MaCuisineAncestrale… La guimauve Chartreuse…

… En mai, fais ce qu’il te plaît !…

Il me plaît d’unir #MaCuisineAncestrale à un grand romancier !
Et pour célébrer ce mariage insolite, dégustons « un épilogue savoureux » tendrement régressif : la guimauve aromatisée avec de la Chartreuse.

Cette friandise est liée au goût de Henri Marie Beyle (1783- 1842) plus connu sous le pseudonyme de Stendhal, écrivain réputé pour ses romans : Le rouge et le noir, La Chartreuse de Parme, etc…
Militaire, voyageur, Consul de France, homme à femmes et épicurien, Stendhal était un romantique singulier…
Comme je l’ai lu dans le livre de recettes :
« Tous les chemins mènent à Stendhal : le sens des mets comme le goût des mots « 

Savez-vous qu’autrefois, c’est généralement à la pharmacie que l’on achetait les pâtes de guimauve car ces dernières étaient fabriquées à partir de la racine mucilagineuse de l’Althaea officinalis.
En Angleterre, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Domenico NEGRI et Nicolas SEGUIN recommandaient la pâte de guimauve pour la toux et le rhume.

Sans transition et sans tousser… pour réaliser la guimauve Chartreuse,
il faut :
90 g d’eau
300 g sucre semoule
30 g d sirop d glucose
6 feuilles de gélatine
80 g blancs d’œufs
15 cl de liqueur de Chartreuse (pour les enfants, remplacer par de la vanille, de l’eau de fleur d’oranger…)
Quelques gouttes de colorant…. (ici vert)
50 g fécule de maïs
50 g sucre glace

Placer les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pour qu’elles ramollissent,
Dans une casserole, verser l’eau, le sucre semoule, le sirop de glucose, le colorant et la liqueur,
Chauffer doucement en remuant de temps en temps jusqu’à ce que le sirop atteigne 130° (si vous n’avez pas de thermomètre, faites bouillir le liquide pendant 3-4 minutes)
Monter les blancs en neige ferme,

Incorporer les feuilles de gélatine essorées dans le sirop chaud et mélanger,
Verser en filet le sirop sur les blancs en neige tout en les fouettant avec un batteur électrique jusqu’à complet refroidissement,
Huiler un plat et saupoudrer du tant pour tant (sucre glace- fécule de maïs),
Verser la guimauve dans le plat et placer au frais au moins une nuit,
Découper la guimauve en cubes et rouler les dans le tant pour tant (sucre glace – fécule de maïs)
Déguster…

Cette sucrerie se conserve 3 à 4 jours dans une boîte métallique… enfin, si vous contenez votre gourmandise.

– « Stendhal est mort célibataire et sans postérité.
Ses romans mis à part, ses souvenirs s’évanouissent avec lui… »
Mais, il nous laisse une grande oeuvre littéraire… et cette guimauve Chartreuse thérapeutique, exclusivement réservée aux adultes 😊

Alors, d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Sources :
Wikipédia. org
Le goût de Stendhal par Gonzague SAINT-BRIS et Guy SAVOY – Editions Télémaque

Dictionnaire de la gourmandise – Annie PERRIER-ROBERT – Editions Robert LAFFONT
Photos : Collection personnelle