#MaCuisineAncestrale… Le Mesturet…

Dans le calendrier républicain, le 13 Vendémiaire (4 octobre) était officiellement le jour dédié au potiron…

Donc, en ce 4 octobre, je déclare la « potironnade » ouverte… Et d’un coup de baguette magique, nous partons dans le Sud-Ouest et plus particulièrement dans le Tarn où les grands-mères confectionnent un gâteau à base de potiron et de farine de maïs : Le Mesturet, un cousin du Milhassou.


A l’origine, ce gâteau qui ressemblait plus à un gratin, ne comportait ni œuf, ni beurre ; uniquement du potiron, de la farine et du sucre.
Bien sûr, chaque village avait sa propre recette et en revendiquait la légitimité.

Le terme « mesturet » désignait également, en Languedoc et et en Gascogne, un petit pain  de maïs échaudé dans l’eau bouillante, puis cuit au four dans une feuille de chou. (Dictionnaire du monde rural – Marcel LACHIVER).

Pour réaliser ce gâteau pour 8 personnes, il faut :
1 plat rectangulaire de 3 cm de haut maximum,
1,5 kg de potiron,
300 g de farine de maïs (ou de blé ou les deux)
300 g de sucre,
5 œufs,
10 g de sel,
1 zeste d’orange et 1 zeste de citron,
1 petit verre de rhum,
100 g de beurre.

Couper le potiron en dés et le faire fondre lentement dans une casserole dans un doigt d’eau.
Remuer et saler.
Quand le potiron est cuit, ajouter la farine, le sucre, les zestes d’orange et de citron râpés, les œufs bien battus et le rhum.
Bien mélanger.
Beurrer généreusement un moule et fariner
Verser la pâte et mettre le tout au four thermostat 4/ 5 à 130°C (environ 1 h 30 de cuisson.)
Au bout de la première demi-heure, passer au pinceau du beurre fondu sur la surface du gâteau pour obtenir une croûte molle et très colorée.

On peut également confectionner des petites galettes avec cette préparation et les faire rissoler à la poêle.

Je ne sais pas pour vous… moi, j’aime les jours de fête où l’on apprécie ces petites choses de la vie, simples comme un gâteau.
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Chers lecteurs,
Le 22 septembre dernier, Ciel ! Mes aïeux a soufflé 6 bougies !
Et vous êtes 5045 abonnés, à ce jour…
Je suis émerveillée par l’idée que partout dans le monde des personnes lisent mes petits billets et sans doute les apprécient.
Je n’imaginais pas ce petit succès en créant ce blog.
Je vous adresse tous mes remerciements pour votre attention !

 

Sources :
Recette : www.tourisme.tarn.com
Carte de France – Géoportail.gouv.fr
Images : Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… Le Poirat…

Septembre nous incite encore à l’évasion… Suivez-moi, nous partons visiter le Berry – terre de croyances et de traditions populaires.
Et bien que je ne possède aucune attache familiale dans cette région, j’aime m’y promener !

Portail du Berry – Wikipedia.fr

Autrefois, le Berry connaissait une économie rurale assez pauvre, mais cette province a su développer une gastronomie variée et de caractère grâce à la richesse de son environnement (étangs, forêts giboyeuses, champs de céréales et élevage, vignes)… La tradition y était enracinée et il se pourrait que quelques grands-mères mettent encore la pâte à lever sous l’édredon pour confectionner leurs beugnons (beignets) 🙂

Un des desserts emblématiques de cette région est le poirat, une tourte aux poires au goût épicé puisqu’on y ajoute du poivre.

Pour la réaliser, il faut :
Pâte brisée :
300 g de farine
120 g de beurre ramolli
165 ml d’eau
1 cuillère à café de sel

7 à 9 poires
Poivre blanc
2 à 3 cuillères d’eau-de-vie (facultatif)
Tapioca (facultatif)
Un œuf

Dans un saladier, verser la farine et le sel,
Ajouter le beurre coupé en morceaux,
Verser l’eau petit à petit tout en mélangeant le tout,
Pétrir jusqu’à obtenir une boule de pâte,
Placer le pâton dans le réfrigérateur pendant une heure minimum.

Peler les poires, enlever le cœur,
Couper en lamelles grossières et irrégulières,
Verser dans un saladier,
Ajouter le poivre à votre convenance, (j’ai mis 3 tours de moulin)
Si les poires sont peu sucrées, ajouter du sucre en poudre,
Verser l’eau-de-vie (j’ai choisi de l’alcool de poire)
Mélanger le tout,
Placer au frais.

Au bout d’une heure :
Préchauffer le four à 180°,
Prélever les deux tiers de la pâte,
Étaler finement sur un plan fariné,
Placer le disque obtenu dans un moule beurré,
Si les poires sont juteuses, verser du tapioca en pluie sur le fond de tarte,
Ajouter les poires marinées,
Étaler le reste de pâte,
Déposer le couvercle sur la préparation, découper à la taille du moule,
Couper la partie extérieure de la pâte du dessous en laissant un bon centimètre,
Rabattre le bord sur le couvercle,
Badigeonner avec un jaune d’œuf battu,
Faire un trou dans le couvercle au centre de la tarte,
Cuire entre 45 minutes et une heure selon votre four, en surveillant de temps à autre.
Servir tiède.

Selon les recettes, on peut ajouter de la crème fleurette par la petite cheminée à la sortie du four.

Il parait que Georges SAND, écrivaine de la région, raffolait de ce dessert.
Comme cette illustre passionnée, saurez-vous apprécier cette tourte qui allie force et douceur ?

Et en attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
www.berry-tradition.com
www.babelio.com/auteur/George-Sand
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
Images : Collection personnelle

 

 

 

 

 

#MaCuisineAncestrale… Confiture de pêches et de melon au miel et aux épices…

L’été nous offre des fruits en abondance et pour pouvoir les savourer lorsque la bise sera venue, je les transforme en confiture… 

Déjà, au XVIe siècle, Michel de NOSTREDAME dit Nostradamus,  apothicaire et astrologue provençal, faisait l’éloge de la confiture dans un recueil appelé  :   Traité des fardements et des confitures.
A sa parution en 1555, ce livre connut un franc succès avant de tomber dans l’oubli au profit des Centuries (célèbres prédictions) de l’auteur.

Moi, je vous prédis une recette délicieuse qui, d’après Nostradamus, possède des vertus thérapeutiques. Alors, ne nous privons pas !

Pour la réalisation, il faut :
1 kg de chair de melon
2 kg de chair de pêches
1 jus de citron
1,5 kg de miel
1 gousse de vanille
1 cuillère à café de cannelle
1 cuillère à café de cardamone
1 pincée d’aneth en poudre
1 pincée de piment en poudre 

Monder les pêches 30 secondes dans l’eau bouillante (ou 1 à 2 min au micro-ondes), éplucher, couper en deux, ôter le noyau, débiter en dés.
Peler le melon, retirer les graines, couper en morceaux.
Chauffer le miel, lorsqu’il est liquide, écumer la surface (ou filtrer au tamis fin) afin d’éliminer les résidus de cire.
Verser la chair des fruits, le jus de citron dans le miel bouillant, puis faire cuire à gros bouillons en remuant jusqu’à ce que les fruits «éclatent» et rendent leur suc.
Retirer du jus que vous conserverez comme sirop (j’en ai retiré 5 louches)
Ajouter les épices, cuire ensuite à feu doux, jusqu’à ce que le sirop réduise
En fin de cuisson, retirer le bâton de vanille et verser dans les pots,
Fermer hermétiquement, retourner les pots sur l’envers 10 min.

La confiture au miel se conserve moins que la confiture traditionnelle au sucre, elle doit être conservée au frais.

Cher lecteur, cette confiture… c’est du Soleil en pot pour le petit-déjeuner, pour le goûter, pour la gourmandise… mais attention :

« La confiture ça dégouline,
Ça coule, coule sur les mains,
Ça passe par les trous de la tartine
Pourquoi y-a-t-il des trous dans le pain

Bien sûr on peut avec du beurre
Les trous on peut bien les boucher
Ça ne sert à rien c’est un leurre
Car ça coule par les côtés… »

Cela me rappelle quelques souvenirs, pas vous ? 🙂
En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

Découvrez ou redécouvrez également la recette des Pignolats.

 

 

Sources :
Chanson : La confiture des Frères Jacques – Paroles de Roger Carineau
Nostradamus : Wikipédia.com
Traité des fardements et des confitures  : http://excerpts.numilog.com/books/9782849520956.pdf
Recette : https://cuisine-maison-comme-autrefois.blogspot.com

#MaCuisineAncestrale… Visitandine ou Financier…


Quel lien existe-t-il entre une visitandine et un financier ?
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces deux-là sont parents… Je peux même affirmer que la visitandine est l’ancêtre du financier ! Foi de généalogiste !

A l’origine, la visitandine aurait été créée par les sœurs de l’ordre de la Visitation de Nancy, surnommées les « Visitandines ».

Ce petit gâteau réalisé à base d’amande, farine, sucre, beurre et blancs d’œufs, remonterait au Moyen-âge.
Il semble que les religieuses l’aient créé pour ne pas laisser perdre les blancs d’œufs alors qu’elles utilisaient le jaune comme fixateur pour leur peinture ou, dans une version moins artistique, pour palier à la proscription de viande dans les couvents.

Puis, autres temps, autres mœurs… Ces petits gâteaux comme bon nombre de desserts à base d’amande ont été abandonnés à une époque où le poison était à la mode (le cyanure sent l’amande amère, parait-il…)

Enfin, c’est à la fin du XIXe siècle, vers 1890, qu’un pâtissier nommé Lasne remit la visitandine à la mode. Ce pâtissier, dont la boutique se situait près de la Bourse à Paris, aurait proposé ce petit gâteau à sa clientèle, en grande partie des financiers… ces messieurs souhaitant manger rapidement sans se salir les mains.

S’agissant enfin de la forme du financier, deux origines s’opposent : la première veut que Lasne pour ne pas contrefaire la forme des visitandines donna aux financiers la forme d’un lingot, la seconde veut que se soit des pâtissiers suisses (sans commentaire…)

Lingot ou autre, voici comment les réaliser :

Pour une vingtaine de pièces, il faut 

150 g de beurre
150 g de poudre d’amandes
150 g de sucre glace
50 g de farine
4 blancs d’œufs 

Faire fondre le beurre doucement et laisser refroidir,
Mélanger la poudre d’amandes, le sucre glace et la farine tamisée dans une jatte,
Ajouter les blancs d’œufs sans les avoir battus, puis le beurre fondu,
Mélanger soigneusement,
Verser dans les moules à financiers,
Chauffer le four à 220°,
Enfourner les moules, baisser la température à 180°,
Cuire + ou – 15 minutes en surveillant,
Démouler sur une grille à la sortie du four
Laisser refroidir.

Ce gâteau étant un de mes préférés, vous comprenez pourquoi je raffole de l’histoire et de la généalogie 😉

En attendant, notre prochain rendez-vous, régalez-vous, moi c’est déjà fait !

 

Sources :
Origine visitandine et financier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Financier_(p%C3%A2tisserie)
Recette : Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions de A à Z – Editions Atlas
Image : Collection personnelle

#MaCuisineAncestrale… La Dariole…

En juin, #MaCuisineAncestrale remonte le temps et nous transporte au Moyen-âge, avec au menu, un roman intitulé : « Souper mortel aux étuves » de Michèle Barrière.
Tout un programme…


Ce polar historique et gastronomique relate l’origine d’un manuscrit, « Le Ménagier de Paris ».

Le Ménagier de Paris est un livre manuscrit d’économie domestique et culinaire écrit au 14e siècle. Il est attribué à un bourgeois parisien et fut écrit à l’intention de sa jeune épouse afin de lui faire connaitre la façon de tenir sa maison et de faire la cuisine. Il comprend des enseignements en matière de comportement social et sexuel, des recettes et des conseils pour la chasse et le jardinage. Son intérêt est autant historique et linguistique que culinaire. Ce dernier aspect a cependant été le plus souvent mis en valeur aux 20e et 21e siècles ; il passe pour être le plus grand traité culinaire français du Moyen Âge.

Il fut publié pour la première fois par le baron Jérôme PICHON en 1846 pour la Société des Bibliophiles français.

La fin du roman offre quelques recettes issues du fameux Ménagier… Alors, après les nourritures cérébrales, régalons-nous avec les nourritures terrestres aussi simples soient-elles.
Et, croyez-moi, si le roman est noir,  la réalisation de la dariole moyenâgeuse n’a rien de funeste.
Pour sa confection, il faut :

1 fond de pâte brisée
500 g de crème fraîche
(j’ai mis moitié/moitié crème fraîche et ricotta)

œufs
200 g d’amandes en poudre
120 g de sucre

Dans une jatte, mélanger et fouetter tous les ingrédients
Étaler la pâte dans un moule
Verser le mélange sur le fond de pâte
Mettre au four (Th.6 – 180°C) pendant + ou – 45 minutes
Laisser refroidir

Déguster sans modération avant de revenir vers le futur !

Je vous donne rendez-vous dans un mois et d’ici là, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !…

 

Sources :
Le grand Ménagier : Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9nagier_de_Paris 

Roman : Souper mortel aux étuves – Michelle Barrière – Livre de Poche –
ISBN : 301-0-000-08575-1
Images : Collection personnelle 

 

#MaCuisineAncestrale… Etxeko Biskotxa…


Quand les généanautes rêvent de rencontres généalogiques dans nos belles provinces avec dégustation de spécialités locales, cela donne des échanges très sympathiques sur les réseaux sociaux …. alors, en attendant cette éventualité, satisfaisons notre gourmandise et partons au Pays Basque et plus particulièrement dans la province du Labourd.
Je vous propose de découvrir la véritable recette de « l’etxeko biskotxa », traduisez « biscuit de la maison » ou encore « gâteau basque ».

C’est dans le village de Cambo-les-Bains que ce gâteau est né, et : 

Hum ! C’est trop bon !

Pour réaliser le gâteau basque, il faut :
– La pâte :
300 g de farine
3 pincées de sel
120 g de beurre
200 g sucre cristallisé
2 oeufs
2 cuillères à soupe de rhum ou de vanille liquide
1 sachet de levure chimique

– La crème :
1/2 litre de lait entier
œufs
125 g sucre semoule
40 g de farine
2 cuillères à soupe de rhum

Dans une jatte, mélanger le beurre ramolli et le sucre cristallisé,
Ajouter la farine, la levure, 2 œufs, le sel et le rhum ou la vanille liquide,
Mélanger jusqu’à former une boule,
Placer cette dernière dans le réfrigérateur pour qu’elle durcisse au minimum 1 heure,

Dans une autre jatte, fouetter 3 œufs et le sucre semoule,
Ajouter la farine et bien mélanger,
Porter le lait à ébullition,
Verser la moitié du lait chaud sur la préparation tout en fouettant,
Remettre la préparation obtenue dans une seconde casserole,
Ajouter la seconde moitié de lait chaud,
Porter à ébullition sans cesser de remuer pendant 3 à 4 minutes, la crème doit être bien prise,
Ajouter le rhum en fin de cuisson,
Laisser refroidir à température ambiante,

Beurrer un moule à manqué de 22 cm de diamètre et le fariner,
Prendre un peu plus de la moitié de la pâte, la travailler légèrement,
L’étirer sur une épaisseur de 4 à 5 mm,
Garnir le moule à manqué,
Verser et étaler la crème refroidie,
Étirer le reste de pâte pour confectionner le couvercle,
Dorer avec un jaune d’œuf et rayer avec une fourchette,
Cuire dans le four à 160° pendant 40 minutes,

Déguster une fois bien refroidi,
Un conseil : préparé la veille pour le lendemain, il n’en sera que meilleur !

Il existe une autre version du gâteau basque où la crème est remplacée par de la confiture de cerises (cerises noires d’Itxassou).

Il paraît que le gâteau basque à la crème est le préféré des gens du pays et que celui à la confiture est le préféré des touristes.
J’avoue que j’aime les deux… Et vous ?

En attendant notre prochain rendez-vous, régalez-vous! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Recette : Site officiel de la fête du gâteau basque – Cambo-les-bains : https://www.lafetedugateaubasque.com
Origines du gâteau basque : Revue Ekaina N°105 – 2008 rédigé par Marcel Marc Douyrou.
Images : Collection personnelle

 

#MaCuisineAncestrale… L’Alise Pacaude…

 

Nous sommes le 1er avril, les cloches reviennent de Rome et la chasse aux œufs est ouverte… Non, ce n’est pas un poisson !
C’est Pâques !

Déjà, au XIIIe siècle, les clercs, les étudiants ou les enfants de chœur mal nourris, partaient à la recherche des œufs de Pâques qui n’étaient pas en chocolat.
Et puisqu’on ne pouvait ni consommer, ni vendre des œufs pendant le temps de Carême, chaque région française élaborait des pâtisseries riches en œufs pour célébrer cette fête.

Ainsi, en Vendée, le vendredi saint, on faisait le fion...  Ne souriez-pas ! Il n’y a rien de graveleux ici, car « fion » signifie simplement « flan » en patois vendéen…
Ou bien, on confectionnait l’alise pacaude, la galette de Pâques.
On cuisait ces préparations le samedi saint pour les déguster le dimanche de Pâques, mais seulement après la messe.

Pour réaliser une alise pacaude, il faut :
200 g de farine
100 g de sucre en poudre
10 g de levure fraîche
7 cl de lait
œufs
1 cuillerée à soupe d’eau de fleur d’oranger
150 g de beurre
Une pincée de sel fin

Faire dissoudre la levure dans le lait tiède,
Tamiser la farine sur un plan de travail
Creuser un puits au centre et verser le mélange lait + levure,
Ajouter le sel, une cuillère à soupe de sucre, les œufs battus en omelette et l’eau de fleur d’oranger,
Mélanger les ingrédients jusqu’à consistance de pâte souple,
Pétrir pendant 10 minutes et incorporer 100 g de beurre ramolli,
Laisser lever la pâte en boule dans une jatte huilée pendant 2 heures,
Pétrir à nouveau la pâte, 
Placer dans un moule à génoise beurré,
Ajouter le reste de beurre en petits morceaux dessus,
Saupoudrer avec le reste de sucre,
Laisser lever encore 30 minutes,
Cuire au four chauffé à 200° pendant 30 minutes environ.

« Selon des croyances populaires anciennes, la galette pacaude ne doit pas être entamée avant le jour de Pâques, car si on l’entame la veille elle se trouve être pleine de crapauds »
(Source : Vendée, De la Chesnaye, le paysan du bocage, 1900)

A bon entendeur !… Je vous souhaite d’Excellentes Fêtes !
Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

 

Sources :
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Larousse
Image gratuite Pâques – site : Pixabay.com
Image Alise Pacaude : collection personnelle
Origine du fion – site : vendée-annuaire.net
Croyances populaires – site : unecuilleréepourpapa.net

 

 

 

 

 

 

 

 

#MaCuisineAncestrale…Le Bist-heyt…

Cuisiner demande du temps… Pas toujours ! En mars, #MaCuisineAncestrale vous propose une recette « vite fait, bien fait » !

En effet, en béarnais, « bist-heyt » signifie littéralement « vite fait », dixit le dictionnaire.
Ce dessert est une préparation qui par définition ne demande pas beaucoup de temps pour sa réalisation ce qui ne retire rien à sa saveur.

Ailleurs, on désigne ce dessert par « tôt-fait » et il en existe autant que de régions.

Déjà au XIXe siècle, la Comtesse de Ségur faisait allusion à ces gâteaux dans ses échanges épistolaires :

A la vicomtesse Emile de Pitray
Les Nouettes, lundi dix heures, octobre 1862.
« Chère Petite, je t’envoie, ne sachant pas si tu pourrais venir, des manuscrits que Gaston m’avait laissés pour toi et que j’ai toujours oublié de te remettre ; plus du
raisin, des tôt-faits et des biscuits pour les enfants, qui leur avaient été préparés hier. Je te remercie de la tanche que tu m’as envoyée, elle était excellente ; je l’achève ce matin à déjeuner… »

 

Ingrédients (4 personnes)
60 g sucre semoule
1/2 cuillère à café de vanille en poudre
60 g farine
œufs
4 cuillères à soupe de lait
20 g beurre

Mélanger le sucre, la vanille et la farine dans une jatte,
Dans une seconde jatte, casser les œufs et les battre à la fourchette,
Ajouter au mélange précédent,
Mélanger jusqu’à obtenir une consistance homogène,
Ajouter le lait en évitant les grumeaux,
Beurrer un plat à gratin et verser la pâte,
Cuire dans un four chauffé à 200° pendant 20 minutes,
Le gâteau doit être boursouflé à la sortie du four
Déguster aussitôt !

Et ne vous fiez pas à son allure négligée, ce dessert minute se savoure aussi vite qu’il a été préparé.
Alors d’ici, notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait!


Sources :

Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions
Photo : Collection personnelle
Wiktionnaire : https://fr.wiktionary.org/wiki/tôt_fai

#MaCuisineAncestrale… Le puits d’amour…

Février célèbre les amoureux !
Que diriez-vous d’une recette d’alcôve aussi friponne que savoureuse ?

Le puits d’amour fut créé par Vincent La Chapelle, grand chef cuisinier du XVIIIè siècle.

Écrivant aussi bien l’anglais que le français, il publia en 1733, « The Modern Cook » et proposa une recette intitulée « Well of Love » (puits d’amour).
Il publia, ensuite, son livre en français évidement appelé « Le cuisinier Moderne ».

Et, c’est Madame de Pompadour, favorite de Louis XV, qui inspira le cuisinier alors qu’il était à son service…

Marquise de Pompadour – Quentin de La Tour (1704-1788)- Musée du Louvre – Paris

Mais, revenons à notre gâteau… il s’agissait d’une coque en pâte feuilletée (un mini vol au vent) creusée et remplie de confiture de fruits rouges.
Ce puits d’amour, qui en évoquait un autre, fit scandale auprès du Clergé et des âmes pieuses.
A l’inverse, cette bouchée sulfureuse fût l’un des desserts favoris de Louis XV, que l’on connait également pour avoir été grand amateur de soupers fins et… de belles courtisanes !

Plus tard, on remplaça la confiture par de la crème pâtissière caramélisée pour rendre ce petit gâteau plus convenable, ce qui était censé lui ôter toute charge érotique… mais resta le nom très évocateur !

Aujourd’hui encore, la plus ancienne pâtisserie de Paris, la pâtisserie Stohrer, située rue Montorgueil, propose la version chaste du puits d’amour tel qu’on le déguste depuis plus de deux siècles.

Ma Cuisine Ancestrale étant parfois coquine, j’ai trouvé dans la base « Patrimoine gourmand » de Gallica-Bnf, la recette du puits d’amour originel :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1158058g?rk=1480694;0 page 188

Voici, mon interprétation de la recette.

Ingrédients :
– une pâte feuilletée (faite maison, si possible, sinon acheter une pâte feuilletée pur beurre)
– confiture de fruits rouge (j’ai choisi de la confiture de cerise)
– Un jaune d’œuf
– Sucre glace

Abaisser la pâte feuilletée sur 5 mm d’épaisseur,
Avec un emporte-pièce, réaliser des petits disques pour le fond du gâteau,
Les piquer avec une fourchette pour éviter qu’ils ne gonflent,
Réaliser une autre série identique de disques avec le même emporte-pièce,
Puis, avec un emporte-pièce plus petit, pratiquer un trou au centre de cette seconde série de disques, 
Superposer la couronne de pâte obtenue sur le disque de fond et appuyer pour les souder,
Dorer à l’aide d’un pinceau avec le jaune d’œuf battu,
Cuire au four préchauffé (180°) pendant 15 minutes environ l’assemblage fond/couronne et les petits disques qui serviront de chapeau,
Lorsque les coques sont cuites, évider le centre de la bouchée délicatement, 
Remplir les puits avec la confiture de votre choix,
Placer les petits chapeaux,
Saupoudrer de sucre glace.

A tous les amoureux et aux autres… Que cette bouchée libertine séduise vos papilles et entraîne votre gourmandise dans un tourbillon de plaisir.

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait.

 

 

Sources :
www.gallica.bnf.fr
www.wikipédia.org
www.stohrer.fr
www.rochefortenhistoire.wordpress.com

Images : Collection personnelle

 

#MaCuisineAncestrale… La tarte au citron…

Quand le ciel est bas et gris et que les tempêtes succèdent aux tempêtes entraînant leur lot de catastrophes, nous sommes chafouins et nous attendons fébriles, le retour de l’astre lumineux.

Alors, avec le premier billet de cette nouvelle année, que diriez-vous de mettre le soleil dans vos assiettes avec une recette originaire de Menton, cité balnéaire réputée pour ses agrumes.

Le citron, qui serait le résultat d’une hybridation naturelle entre le cédrat, la lime et le pamplemousse, est originaire de Malaisie, de Chine et d’Inde, sur les contreforts de l’Himalaya.

Il a été utilisé dès le début du Moyen Âge sur les bateaux arabes puis en Europe vers la fin du XIIe siècle. Il a traversé l’Atlantique en 1493 sur le bateau de Christophe Colomb.

Le citronnier fut d’abord introduit en Assyrie, et ensuite en Grèce et à Rome où il était employé comme condiment ou pour ses vertus médicinales.
On l’utilisa par la suite comme produit de beauté ou comme remède essentiel contre le scorbut.

La première crème au citron a été inventée par les quakers, anglicans puritains, à la fin du XVIIIe siècle, tandis que la recette de la tarte que nous connaissons aujourd’hui a été codifiée par une pâtissière de Philadelphie, Elizabeth Goodwell, en 1806.

Ce dessert est devenu un classique sous le nom de «Lemon pie», d’abord chez les familles américaines dans les états du Sud et en Californie avant d’être importé en Europe via la Suisse.
La première recette de tarte au citron meringuée est d’ailleurs attribuée au chef Alexandre Frehse de Suisse Romande. C’est le chef italien Gasparini, originaire de la ville de Meiringen, petite ville du Duché de Saxe-Cobourg-Gotha, qui avait quant à lui inventé la fameuse meringue, en 1720.

Cette tarte fait partie du Top 4 des desserts préférés des français.

Pour la réaliser, il faudra
Pour la pâte :
250 g de farine
70 g de sucre roux en poudre
1 goutte d’extrait de vanille
125 g de beurre
1 oeuf
1 pincée de sel
Pour la garniture :
3 citrons non traités
120 g de beurre
4 gros œufs
150 g de sucre
100 g d’amandes en poudre

Préparation de la pâte :
Mélanger la farine, le sucre, l’extrait de vanille, la pincée de sel,
Ajouter le beurre coupé en dés,
Pétrir et ajouter l’œuf,
Pétrir à nouveau, former une boule et laisser reposer au frais pendant une heure,
Abaisser la pâte dans un moule à tarte,
Piquer et faire cuire à blanc (couvrir la pâte d’une feuille de papier cuisson avec des haricots ou des noyaux de fruits pour éviter qu’elle ne gonfle) pendant 20 minutes dans un four préchauffé à 180°,
Sortir du four et débarrasser les haricots ou les noyaux,
Laver les citrons, essuyer et râper leurs zestes avant de presser leur jus,
Faire fondre le beurre,
Fouetter les œufs avec le sucre,
Ajouter les zestes et le jus des citrons, la poudre d’amandes et le beurre fondu,
Verser cette crème sur le fond de tarte précuit et refroidi,
Faire cuire dans le four chauffé à 180° pendant environ 15 minutes,
Sortir la tarte dès qu’elle est dorée.

En attendant le retour des beaux jours, cette tarte fleure bon le Sud et ensoleille nos repas. 

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait !

 

Sources :
Dictionnaire gourmand des desserts de nos régions – Editions Atlas
www.greenroom.fr

Image : Collection personnelle