#Généathème… Mes bonheurs généalogiques…

Sur la proposition de Sophie Boudarel de @gazetteancetres, en décembre, nous partageons nos bonheurs généalogiques !

Les recherches me réjouissent et parfois, j’ai le bonheur de trouver quelques petites perles.
Cette année, par exemple, j’ai été ravie de trouver un ancêtre galérien  ou bien encore un cousinage avec un biscuit célèbre.

En 2017, le bonheur est, également, venu de mes partages avec plusieurs cousins Généanet .
Parmi eux, je retiens ce que Thomas-Mickaël m’écrivait en avril dernier :

Je vous contacte car, ayant depuis peu démarré des recherches généalogiques, j’ai comparé mon arbre (naissant et très modeste) avec des recherches déjà effectuées par plusieurs membres de Geneanet.
C’est à cette occasion que j’ai découvert qu’une de mes ancêtres se nommait Anna Konjetzky. Son nom m’a frappé et c’est le genre d’ancêtre que j’avais envie de « rencontrer ».
J’ai donc, par pur hasard, cherché son nom sur google et je suis tombé, avec beaucoup d’émotion, sur votre blog ciel-mes-aieux.com
J’ai donc découvert le récit que vous avez fait de la vie de Jean François Wallon et d’Anna Konjetzky.
Le père de mon père est le petit-fils d’A…M… (qui figure également sur votre arbre, après comparaison sur Geneanet)…
Je tenais donc à vous remercier d’avoir rendu publiques vos recherches. Je les consulte avec beaucoup d’intérêt et de joie.
Je vous souhaite une bonne journée

Puis, cet été, David m’a interpellée, via Google+.
Il a lu mon billet : #Geneathème : La Seconde Guerre Mondiale.
Voici, son premier message :

Bonjour,

Je me permets de vous écrire, car je suis actuellement en pleine recherche sur une époque sombre de la vie de mon Grand-père et je suis tombé sur votre billet.
D’après mes recherches et les documents laissés par mon Grand-père, il faisait parti du 86 RI et à été prisonnier au Stalag IV B à Mühlberg, tout comme le père de votre mari.
Il portait le n° 6…..
En lisant votre billet, je pense qu’il a été fait prisonnier dans la journée du 20 juin comme vous le relatez.
Je serai heureux de pouvoir échanger.

Nous avons longuement correspondu et un mois plus tard,  il m’écrivait :

Bonjour Evelyne,

Je reviens vers vous pour vous dire que le SHD de Caen m’a demandé mon adresse postale donc je pense qu’ils ont le dossier et que je vais le recevoir sous peu.
J’ai trouvé le bon n° de matricule de mon papy qui a été recensé à … Ce matricule a été confirmé par les papiers que j’ai pris en photo chez mes parents (livret militaire, carte de rapatrié, laisser-passé allemand etc…)

J’attend maintenant une réponse des AD de la Loire.
Je ne sais pas comment vous remercier. Grâce à vous j’ai pu réécrire un bout de l’histoire de mon papy. Cet homme que je porte dans mon cœur à jamais. Cet homme qui a fait ce que je suis aujourd’hui. J’en ai les larmes aux yeux en vous écrivant.
Si vous m’aviez vu j’étais comme un gamin à Noel quand j’ai ouvert sa mallette de papier. Pouvoir les voir, les touchés, les sentir….
Vous m’avez fait vivre une superbe expérience car votre rencontre m’a donné espoir de trouver quelque chose.
Je me dis qu’il a peut-être connu le père de votre mari car même régiment et il a été capturé pas très loin de l’endroit où votre beau-père a été pris. Il a été capturé a Essey la Côte dans la même zone de combat.

Dois-je préciser que ces échanges m’ont touchée…  et que je suis fière que Ciel ! Mes aïeux donne l’envie à d’autres (dans mes deux exemples, à des plus jeunes) d’écrire leur propre histoire !

Mon bonheur a fleuri, 
Il a fait des bourgeons. 
C’était le paradis…
(Félix Leclerc : Le petit bonheur)

Et vous, quels ont été vos bonheurs généalogiques ?

Image : Pixabay.com/images gratuites

#Généathème : 100 mots pour Marie !

Le mois d’octobre est propice aux exercices de style… comme le préconise Sophie Boudarel de La Gazette des Ancêtres avec ce généathème : 100 mots pour une vie.

Après Adèle, Octavie, René et Maria Joséphina, voici 100 mots pour Marie :

Oh ! Marie, si tu savais…

Un nombre tiré au hasard et te voilà sortie de l’anonymat le temps d’un billet…

Tu es mon Sosa 385, originaire de Caligny dans l’Orne. A 25 ans environ, tu épouses François Bertaut, un marchand, le 20 février 1680 à St-Denis-de-Méré dans le Calvados.
De votre union naît au moins un fils, Mathieu que vous appelez Mâce… Un drôle de surnom !

Trois petits tours… tu disparais.

On dit que les âmes deviennent des étoiles, Marie HALLEY, alors…

                                         « À qui donc le grand ciel sombre 
                                         Jette-t-il ses astres d’or ? 
                                         Pluie éclatante de l’ombre, 
                                         Ils tombent…? — Encor ! encor ! »
                                      (Victor HUGO – Les étoiles filantes)

 

Sources : 
http://www.poesie-francaise.fr

 

#Généathème… Journée mondiale du blog…

Aujourd’hui 31 août, nous fêtons la « journée du blog » et dans quelques jours, Ciel ! Mes aïeux soufflera cinq bougies.

Quelle belle occasion pour le célébrer, n’est-ce-pas ?

Aussi méfiants l’un que l’autre, toi avec tes pages blanches et moi avec mes interrogations, nous grandissons ensemble et prenons de l’assurance au fil du temps créant une belle complicité.

Certes, tu es chronophage ! Tu exiges, tu rejettes… me renvoyant à ton écran blanc.

Mais quand tu apprécies mes articles, tu le dis aussi !

A ta création, imaginais-tu le petit succès que tu rencontrerais ?
Allez ! Pas de fausse modestie… Cette année, n’as-tu pas traversé l’Atlantique pour y être référencé !
Du coup, ton nombre d’abonnés a ostensiblement augmenté puisque tu en comptes 1698 à ce jour.

Pour ma part, j’ai rédigé quelque 255 billets avec celui-ci.
De ton côté, tu as été vu 109 174 fois.

Nous pouvons être fiers tous les deux… Et mes ancêtres également !

Je te remercie pour tout le plaisir que tu m’apportes.
Que dirais-tu de continuer cette belle aventure !

 

Sources : Image : blogger.jpg

 

#Généathème… Ils avaient un métier…

En mai, le généathème proposé par Sophie de la Gazette des Ancêtres met à l’honneur les métiers de nos aïeux.

Mes ancêtres étaient principalement manouvriers, ceux de Monsieur, étaient laboureurs ou cultivateurs, voire propriétaires cultivateurs.

Nos généalogies comptabilisent une centaine de métiers différents et essentiellement manuels.
Je constate qu’au 19e siècle et au début du 20e, mes ancêtres furent pour la plupart au bas de l’échelle sociale ; alors qu’au 17e et 18e siècle, ils semblaient jouer un rôle plus important.

En 2013, lors de ma participation au premier ChallengeAZ, j’avais parlé de mon Sosa 122, un badestamierce qui m’a valu d’être citée dans le numéro hors-série n° 38 (avril-mai 2014) de la Revue Française de la Généalogie.

Au XVIIIe siècle, certains cumulaient un métier et une fonction, comme ma branche BONNAIRE, dans l’Aisne, où les hommes furent charpentier et clerc de paroisse de père en fils.

En Bretagne, Jan LAVIEC fut fabricien. Chez les STEUN (Sosa 926), on a été lieutenant de paroisse ou lieutenant garde-côte.

Dans l’Aisne, Thierry BERTRAND (Sosa 354) fut pelletier ou peltier et Adolphe André COULON exerça le métier de pareur.
Deux métiers au poil, si j’ose dire… puisque le pelletier était un artisan
travaillant les peaux et les fourrures et le pareur faisait sortir les poils des draps ou des étoffes de laine au moyen d’un outil appelé chardon.

J’ai trouvé des précisions amusantes, comme : cantonnier de grandes routes comme le fut Alain BILLAND (Sosa 58) !
Cantonnier certes, mais pas n’importe lequel !

Quant à nos aïeules, elles s’occupaient principalement de leurs foyers. Certaines avaient un métier de complément comme les dentellières, mais beaucoup furent aussi manouvrières ou servantes.
Une seule se démarqua et fut sage-femme, en Normandie, au 18e siècle. Elle s’appelait Marie-Anne LE SAUNIER (Sosa 509).

Nos ancêtres étaient des « invisibles » qui exerçaient des petits métiers, mais qu’importe ! Maman me répétait souvent : « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sotte gens ! »

Qu’en pensez-vous ?

 

Sources : Wikipédia.org – vieuxmétiers.org – geneacaux.net

#Généathème… Michel PARIS, mon Sosa hérétique…

Le généathème d’avril proposé par Sophie de La Gazette des ancêtres nous propose de raconter un Sosa au hasard… J’ai choisi de vous parler de mon Sosa 3844, à la 12ème génération, Michel PARIS.

Je pensais naïvement que tous mes ancêtres étaient des catholiques avérés.
Il se trouve que Michel PARIS et sa famille ne l’étaient pas. Ils le sont devenus par obligation… En effet, Michel PARIS et les siens étaient protestants !
Ils résidaient à Noyers (futur Noyers-Bocage) dans le Calvados, Doyenné de Fontenay-le-Pesnel.
Grâce au précieux travail de relevé de l’E.G.B.M.N (Entraide Généalogique Bretagne Maine Calvados), j’ai découvert une partie de la vie religieuse de mon Sosa.

La Normandie protestante était divisée en 6 colloques, dont pour la Basse Normandie : CAEN (Campagne de Caen et Bessin) auquel appartenait l’église de St Vaast regroupée avec celle des Essarts. Le temple protestant de St Vaast s/Seulles (bien que dans cette localité il n’y ait pas de famille protestante) couvrait la région suivante : Audrieu – Grainville s/Odon – Mondrainville – Noyers Bocage – Villy Bocage et Vendes.
De 1668 à 1677 on estime à 200, les fidèles protestants. L’exercice religieux y fut prohibé le 03/02/1685 suite à la déclaration royale du 26/12/1684, interdisant l’exercice dans les localités où il y avait moins de 10 familles de la Religion Prétendue Réformée.
A cette date, les nouveaux-nés doivent tous être baptisés à l’église catholique – Les mariages clandestins se font “au désert », les inhumations dans des terrains privés. (1)
Paroisse de Noyers
Sources : (1) J.A. Galland « essai sur l’histoire du protestantisme normand » – (Grassart éditeur 1898)

Michel PARIS était fermier à l’Abbaye d’Ardennes (14), Baronnie de Tesnières. Ce terme désignait en fait une ferme.

Fils de Jean et de Judith LOISEL, il a épousé Marie LESAGE, le 10/05/1671 au Temple de St-Vaast-sur-Seulles.
Ensemble, ils ont eu six enfants, 3 garçons et 3 filles :
– Suzanne née le 25/03/1672 à Noyers, baptisée le 27/03 au temple de St-Vaast S/Seulles. Ses parrain et marraine étaient Pierre Richard et Suzanne Badouet, sa femme. Quelques années plus tard, ils sont devenus les beaux-parents de Suzanne quand elle a épousé leur fils, Estiennes.

– Marie baptisée le 13/08/1673 (parrain : Daniel Paris bourgeois de Caen et marraine : Marie Paris, tante). Elle a abjuré le 7/04/1686.

– Pierre (Sosa 1944) né le 26/02/1676 à Noyers, baptisé le 8/03/1676 (parrain : Pierre Lesage, fils de Jean dit La BARIERE et marraine : Madeleine Lesage, grand-mère).
Pierre, 32ans, a épousé le 18/2/1708 Jeanne GAUGAIN, de Noyers, 26ans, veuve de Pierre GUERAUD « ayant fait faire auparavant abjuration publique audit Pierre de la RPR suivant attestation  du père Constance, capucin à Caen en date du 14/02/1708 auquel il s’est confessé »
Les deux actes se suivent dans le registre de Noyers. C’est comme cela que j’ai découvert que cette branche familiale était protestante.

– Estienne, baptisé le 6/06/1683 (parrain et marraine : Estienne Lesage et Magdeleine De La Coudre)

– Anne, âgée de 5 jours, a reçu le baptême catholique à Noyers, le 28/04/1694 (parrain et marraine : Jean Sevestre et Anne Paris)

Il n’y a pas trace du troisième fils.

L’Intendant de la Généralité de Caen a ordonné aux curés de chaque paroisse de la circonscription d’enquêter et d’établir un relevé des familles prostestantes.
Voici ce que le vicaire et prieur de Noyers a écrit, en termes soupçonneux, sur Michel PARIS et sa famille, le 19/05/1699 :
Michel PARIS et sa femme, fermier des religieux d’Ardennes (Baronnie de Tesnières située à Noyers – 6 enfants 3 fils 3 filles – les 2 grands 25a le dernier 15a. – la fille aisnée a épousé Estienne RICHARD le 28/10 dernier contre les ordonnances du Roy et les constitutions de l’église dont nous avons dressé procès verbal et fait plaintes à Mgr de Bayeux et à Mgr l’Intendant et l’information étant faite, l’affaire apaisée les hérétiques sont devenus plus insolents qu’auparavant.
La 2ème fille est « sur les voyes » de se marier,  la dernière a  5 ans –
Ledit Michel tient de ferme (fermage reçu) pour 1300 £ – il a de son propre de rente  200 £.

Sous la pression, Michel et Jean son père ont abjuré leur religion prétendue réformée, le 24/04/1686 et Marie Lesage sa femme, le 26/03/1686.
C’est ainsi que leurs descendants sont devenus des catholiques assidus !

Décidément, nos ancêtres nous réservent d’incroyables surprises… N’est-ce-pas ?

 

Sources : AD Calvados – Noyers et EGBMN
Image : Les réformateurs Luther et Calvin – Temple du Raincy (93)

 

#Généathème… Les femmes de notre vie…

Aujourd’hui, nous célébrons la #JourneeDeLaFemme et je profite de l’occasion pour éditer le billet du #Geneatheme de mars que je dédie à mon Sosa 117, qui est devenue femme bien rapidement.

Je m’appelle Anne GUILLOU et je suis née le 25 octobre 1757 à Irvillac dans le Finistère, non loin de la rade de Brest.

J’ai 5 ans, à peine, quand le malheur frappe notre maison. Le 24 mars 1762, maman meurt en mettant au monde un enfant qui disparaît avec elle. Je ne saurai dire si c’est un frère ou une sœur.

J’ai dû apprendre à grandir très vite…
Tant et si bien que le 20 janvier 1772, à 14 ans et 3 mois, je me marie avec Guillaume LE BILLAND. Il a 27 ans et vient de la paroisse de Saint-Rivoal.

A 17 ans, je mets au monde, mon premier enfant, une fille que nous appelons Prospère, suivent 7 autres petits : Claude, Jeanne, Guillaume, Yves, Anne, Tanguy qui rejoint les anges à l’âge d’un mois et Allain (Sosa 58)

Après 26 ans de mariage, Guillaume meurt le 9 juin 1798 à Saint-Eloi.
Je décède à mon tour, le 15 mars 1820 à Hanvec. J’ai 62 ans.

Sources : Carte de Cassini – Site Géoportail

#Généathème : La généalogie, côté insolite…

C’est en consultant les registres paroissiaux de Cintheaux dans le Calvados que j’ai trouvé cette archive, dont Charles Fouques, frère de mon aïeul, Robert Fouques Sosa 960, fut l’un des témoins  :

Mercredy
Le dixième jour de novembre mil sept cent trente quattre, sur les quattre heures et demye
du soir, jé ptre curé dudit lieu de Cintheaux été requis et obligé dadministré le St Viatique à Philippe
Pagny mon … et demeurant hameau de cintheaux en la maison de Charles Signot située sur le grand chemin
et dans cette occupation j’ai fait rencontre de Jean Besnard et de ses domestiques lesdits sont de la
R.P.R (Religion Prétendue Réformée) et huguenot demeurant au-dit hameau du Charles Lucas leur domestique Ledit Jean Bénard à pied et … son domestique assis sur un
cheval et habillé de léquipage propre pour labourer, lesquels venant de cette occupation eurent la témérité de passer
devant le Saint Sacrement sans donner nulle marque de devoir et de respect à Dieu malgré mes vives exhortations
et bravèrent ainsi et tirerent en ridicule la réalité de Jésus Christ la piété et la religion ledit domestique n’ayant meme pas
voulu descendre de son cheval ni oter son chapeau et pervertissans… lesdit domestiques, ledit lucas ne se mist en devoir qu’après
vives monitions morales ce qui m’a obligé de prendre à témoin Marie Anne Huet femme du Charles Signot,
Georges Conard fils de Jean Conard de la paroisse d’Urville agé de 15 ou 16. Anne
Guerard nommée Françoise Guérard et Françoise Loret la femme de feu François Lefebure, Marie Dauge femme de Charles Guerard
Jacques Poret dit Pescard, Anne Moutier femme de feu le pailleur et Charles Fouques. Mais M. Osmont
Secretaire de M. Le Président de Pourailles se rendant médiateur à payé en punition de ce crime, et en descharge
Des sus-dits S… de la R.P.R une bannière coutant la somme de cent huit livres et qui est à présent en
l’eglise de la susdite paroisse et dont jai susdit curé fait la benediction, Dia resurrectionés Christi
Dixieme jour davril mil sept cents trente cinq 
JM Le Haribel Curé de Cintheaux

Cet écrit démontre la suprématie de l’Eglise face à la désobéissance des villageois, surtout s’ils avaient d’autres convictions religieuses !
Et, on peut imaginer le courroux du curé lors de la rédaction de ce nota…
Les tâches, les ratures et les mots oubliés n’en sont’ ils pas la démonstration ?

Sources : A.D Calvados – Cintheaux BMS 1692-1740 page 159

#Généathème… J’organise mon année généalogique…

Je pensais me défiler et passer au travers des mailles du sacro-saint « Bilan 2016 et Projets 2017 ».
Mais ça, c’était avant le retour des Généathèmes proposés par Sophie de la Gazette des Ancêtres.
Et ce premier généathème est arrivé à point pour m’astreindre à cet exercice.

Mon bilan 2016 
Le blog : Ciel ! Mes aïeux existe depuis quatre ans. Il compte 695 abonnés et a été lu 22 445 fois cette année.
J’ai édité  au total 68 billets incluant les 26 billets de ma quatrième participation au ChallengeAZ et les 25 billets de mon premier Calendrier de l’Avent ; ce qui est moins que les années précédentes.
Depuis le mois d’octobre, je propose un rendez-vous mensuel avec Ma Cuisine Ancestrale.

Les recherches généalogiques : J’ai beaucoup travaillé sur Hérédis notamment en mettant à jour les fiches de chaque ancêtre avec la capture d’actes  et l’actualisation des sources ainsi que la recherche de leur collatéraux.

J’ai continué mes recherches sur nos Sosa (ceux de Monsieur et les miens). De 293 ancêtres en février 2016, nos lignées comptent actuellement 536 individus sur 11 et 13 générations.

Ascendance de Monsieur
Mon ascendance

De novembre 2015 à mai 2016, j’ai également animé un atelier au collège avec 7 participants pendant la pause méridienne le mardi sur la base du volontariat.
Le but était de leur faire construire un arbre d’ascendance sur 4 ou 5 générations.
La plupart ont établi un arbre sur 4 générations et un seul a établi un arbre sur 5 générations, cela malgré quelques problèmes de discipline, les oublis de documents et l’impossibilité d’accéder aux ordinateurs du collège (la salle étant fermée pendant l’heure du déjeuner).

Puis, en décembre, j’ai suivi le stage de paléographie niveau 2, organisé par la Revue Française de Généalogie et dirigé par Pierre-Valéry Archassal.

En conclusion, 2016 fut positive :  mes investigations ont avancé mais le chemin est encore long pour combler chaque génération de Sosa.
Et j’ai quelque peu négligé la rédaction des articles pour le blog.

Projets 2017
Le blog :
 Le rendez-vous mensuel de Ma Cuisine Ancestrale continue (la gourmandise est fédératrice) et je souhaite trouver un second souffle pour écrire de nouveaux billets.

Les recherches généalogiques : Je continue mes recherches mais je désire m’appliquer à chercher de nouvelles archives généalogiques pour approfondir et comprendre la vie de nos ancêtres.
Mais pour cela, il faudra me déplacer aux Archives Départementales lorsque le beau temps sera revenu.

L’atelier généalogique a été reconduit au collège. Il se passe dans la salle des ordinateurs et les participants sont assidus.

En conclusion, j’ose croire que mes futures découvertes ainsi que le retour des généathèmes (Merci Sophie, que serions nous sans toi !) engendreront de nouveaux billets.

Plaisir et optimisme sont mes maîtres-mots pour 2017 !

Un esprit maléfique…

Ces derniers jours, un esprit maléfique s’est emparé des réseaux sociaux provoquant une frénésie chez les généanautes.

Cette effervescence s’est muée en une véritable chasse aux Sosa : du 666, au 1000, en passant par le 1418 et voire même celui correspondant à l’année de naissance de chacun.

Bien évidemment, je n’ai pas résisté au sifflement perfide de cet esprit et j’ai plongé dans la grand’malle aux ancêtres pour savoir si, à ce jour, tous ces Sosa étaient identifiés dans mon arbre.

Que nenni ! Mes ancêtres sont encore des fantômes, excepté le Sosa 1000…

Voici un état de mon arbre :
– Sosa 666 : en novembre dernier, j’avais déjà parler de lui, ici !
Cette branche se situe en Pologne et bien qu’ayant fait appel à un généalogiste professionnel, les archives sont lacunaires. Les recherches risquent de s’arrêter au Sosa 82.
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– Sosa 1000 : Je vous ai aussi parlé de lui, ici
Vous comprenez pourquoi je suis si fière de l’avoir trouvé.

– Sosa 1418 : Encore deux générations à remonter pour le saisir, mes recherches s’arrêtent au Sosa 354 : Thierry BERTRAND marié à Heleine BITAILLE.
Juste deux patronymes trouvés sur l’acte de mariage de leur fille, Françoise, Sosa 177 qui a épousé Jean-Claude MEREAUX, le 5 juillet 1734 à Jeantes dans l’Aisne.
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– Quant à celui correspondant à l’année de ma naissance…
Là aussi, deux générations à remonter pour la connaître puisqu’il qu’il s’agit d’une femme appartenant à mes branches maternelles.
Mes recherches s’arrêtent au Sosa 488 : Gilles BRIERE qui a épousé Marie-Anne LE SENECAL, sans autre précision.
Gilles est le père de Pierre, Sosa 244, né le 6 février 1748 à Mondeville dans le Calvados.
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En conclusion, mes recherches avancent doucement… mais surement. Je finirai bien par trouver ces Sosa…
Alors, toi… Esprit maléfique… Il est inutile de me persécuter ! Je ne vendrai pas mon âme pour les retrouver… Ah, non !

Quoique…

Source : Image Maléfique – Gifmania.fr

Les BONNAIRE, une famille de clercs laïcs…

Actuellement, je complète ma liste d’ascendants et je souhaite vous conter la vie de mon Sosa 172, Etienne BONNAIRE, honorable aïeul à la huitième génération et découvert depuis peu.

Le royaume de Louis XIV est appauvri par les guerres. Le climat est désastreux et la misère sévit.
Cependant, Etienne BONNAIRE, fils de Pierre et de Jacqueline POISSON naît et est baptisé le dimanche 22 janvier 1702 à Monceau-le-Waast, petit village picard.

IMG_2074En 1725, âgé de 23 ans, il épouse le mardi 15 mai, Nicole LOBJOIS, une demoiselle de 22 ans.
Quelques temps plus tard, le 5 septembre, le pays célèbre l’union de Louis XV avec Marie Leszczynska au Château de Fontainebleau.

Etienne et Nicole ont trois enfants :
– Jean-Pierre °1726
– Marie-Françoise °1728
– Etienne ° 6 mars 1730
Malheureusement, Nicole décède probablement des suites de son accouchement et est inhumée le même jour, mercredi 8 mars 1730.

Chez nos ancêtres, la période de deuil dure peu. Un veuf ne peut rester seul avec des enfants à charge.
C’est ainsi que le lundi 22 mai, Etienne se remarie avec Marguerite BALOSSIER, une jeune fille de 19 ans.
De leur union naissent onze enfants :
– Célestin °1732
– Marguerite °1733
– Nicolas °1734
– Jean-Marie °1736
– Marie-Anne °1738 +1740 à 16 mois
– Marie-Thérèse ° 1742 +1742 à 9 jours
Nicolas °1744 +1820 – Sosa 86
– Jean-Antoine °1746
– Marie-Catherine °1748 +1751 à 3 ans et 6 mois
– Jean-Baptiste °1750 +1751 à 18 mois
Les deux enfants décèdent à quelques jours d’intervalles en décembre (image en-tête de l’article)
– Jean-Louis °1753

Voici condensé, en quelques lignes,  la vie privée d’Etienne qui a fondé une grande famille.

Côté professionnel, Etienne est clerc laïc. Tiens, quel est le rôle d’un clerc laïc au XVIIIe siècle ?

J’ai trouvé, sur Gallica-BNF, un récit de quelques pages paru dans le Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie clerc laïc (cliquez sur le lien pour y accéder) 
Le texte explique comment est élu et quelles sont les fonctions exactes d’un clerc laïc dans un village de Picardie en 1785.
On imagine aisément qu’Etienne vit vraisemblablement la même chose.
Outre le choix de la personne, on peut lire les règles auxquelles doit se soumettre un clerc laïc et le cérémonial autour de la prise de sa fonction ainsi que, très intéressant, les émoluments qu’il perçoit :

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Extrait

En résumé, Etienne sait lire et écrire ; il est également chantre, sonneur, maître d’école… magister confirmé dans l’acte de naissance de sa fille, Marie Catherine :

IMG_2076Il peut également ondoyer un nouveau-né en cas de danger imminent de mort à la naissance comme l’indique l’acte ci-dessous :

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De plus, il a une connaissance de la liturgie et du latin. Pieux, il est d’une moralité exemplaire et soumis au curé. Enfin, il est rémunéré par les paroissiens.

Au début de 1772, des explorateurs découvrent des terres australes. Etienne ne tarde pas à rejoindre le royaume céleste. Agé de 70 ans, il s’éteint le 21 septembre. Il est inhumé le lendemain en présence de ses enfants dont cinq sont également « clerc laïc » comme le confirment leur signature et le lieu de leur charge (communes surlignées en vert sur la carte de Cassini) :
– Etienne, clerc à Pierpont,
– Jean-Antoine, clerc de la paroisse Sainte-Benoîte à Laon,
– Nicolas, mon Sosa 86, clerc à Monceau-le-Waast qui a remplacé son père,
– Jean-Louis, clerc de la paroisse St-Marcel, faubourg de Laon,
– Jean-Pierre, clerc à Verneuil S/Serre :

IMG_2078Hormis les cinq garçons nommés ci-dessus, tous les enfants vivants d’Etienne signent les actes paroissiaux… et on peut penser qu’ils savent aussi lire et écrire… mais rien d’étonnant avec un père… maître d’école !

La charge d’un clerc laïc en Picardie a certaines similitudes avec celles d’une Béate en Auvergne.
Comme pour cette dernière, la fonction de maître d’école a disparu avec la création des écoles normales sous Jules FERRY.

 

 

Sources :
GALLICA-BNF : Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie : Choix et nomination d’un maître d’école et clerc laïc dans un village au XVIIIe siècle (Le Souich, Picardie et Artois) 1785
CONTEXTE – Thierry SABOT
Actes paroissiaux : A.D Aisne – 2MI0491 [1676-1775]
Carte de Cassini – Géo Portail