#ChallengeAZ… Zigouillée…

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des faits-divers !
J’aime rechercher, dans la presse ancienne, les anecdotes sur la vie de nos ancêtres… anecdotes qui pigmentent notre généalogie.
Mais, le fait-divers dont il est question dans ce billet est noir. C’est un drame… un drame de la jalousie !
L’histoire se passe le 15 mai 1906 à Lille :

J’ignore si René a été condamné ou pas mais, Généanet m’indique qu’il s’est remarié le 7 janvier 1907 à Saint-Aubin-le-Vertueux (cela ne s’invente pas) dans l’Eure et qu’il y est décédé le 25 novembre 1959 à l’âge de 80 ans. Il était agriculteur et n’a pas eu d’enfants.

Je me passerai de tous commentaire… Mon billet n’a pas pour but de juger !
J’imagine que René a fait, avec sa conscience, le reste de sa vie…

Au fait, j’ai omis de préciser que René était un descendant à la sixième génération de Charles NOIRON et de Marie MORET, Sosa 168 -169. 😢

Et c’est le clap de fin de ce #ChallengeAZ, je referme mon cabinet de curiosités en souhaitant que vous avez apprécié les bizarreries de ma généalogie !


Sources:
Généanet.org
Retronews : Le Réveil du Nord 15/05/1906
Image gratuite Pixabay.com

#ChallengeAZ… Y a des lacunes… !

Dans mon cabinet de curiosités, y a des lacunes ! Certaines branches de ma généalogie sont bloquées, par exemple :

Etienne André COULON est mon Sosa 36 à la 6e génération. Il est décédé à l’hôtel-Dieu de Laon, le 11 juin 1842.
L’acte indique qu’il réside à Beaulne-Chivy dans l’Aisne et qu’il a 76 ans, ce qui veut dire qu’il est né en 1766.

Il s’est marié deux fois :
1) avec Marie-Françoise PORTELETTE, Sosa 37. Elle est décédée le
19 novembre 1814 à Beaulne-Chivy à 45 ans ce qui veut dire qu’elle est née en 1769.
J’ai trouvé l’acte de décès mais, j’ignore où et quand, est née Marie Françoise, de même pour le mariage.

Je leur connais trois enfants :
– Pierre Louis, né vers 1797 (année calculée d’après son âge sur son acte de mariage)
– Etienne André, Sosa 18, né le 1er décembre 1805 à Beaulne et Chivy (date indiquée sur son acte de mariage)
– Joseph, né le 24 octobre 1812 à Beaulne-Chivy (date indiquée sur son acte de mariage)
Ces date sont confirmées par les registres des tables aux A.D, mais il n’y a pas les actes.

2) avec Marie Elisabeth COMPIN.
Le mariage a eu lieu le 16 novembre 1819 à Pargnan (02). L’acte indique que Etienne est veuf de Marie-Françoise Portelette et qu’il est âgé de 47 ans, ce qui veut dire qu’il est né en 1762.
Je leur connais un fils, Pierre Antoine, décédé, lui aussi, à l’Hôtel-Dieu de Laon, le 20 mars 1843, à 48 ans, ce qui veut dire qu’il est né en 1795 (impossible, au mieux, il est né entre 1815 et 1820)

Etienne André serait donc né entre 1762 et 1766, mais je n’ai trouvé aucune trace de sa naissance dans les registres de Beaulne-Chivy.
J’ai, également, cherché sur Généanet et Filaé : mais, non… rien de rien …

De plus, les registres étant lacunaires entre 1769 et 1806, mes recherches sur cette branche vont s’arrêter là… à moins que vous ayez une idée à me soumettre.


Source :
Image gratuite – Pixabay.com

#Challenge AZ… Tonneaux…

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des tonneaux, de la poésie et des chansons…

«Comment a-t-on pu imaginer de faire tenir un liquide dans un montage de morceaux de bois fort complexe à assembler ?
La plus grande partie des inventions humaines figurait déjà dans la nature : la maison, c’est la grotte ; le bateau, c’est le tronc d’arbre qui flotte ; même la roue, c’est le soleil qui roule dans l’espace. Le récipient naturel, c’est l’amphore, le vase fabriqué à l’image d’une pierre creuse, en moulant l’argile humide, ou bien c’est l’outre qu’on trouve toute faite en creusant la peau d’un bouc.
Mais la barrique est bien une invention de poètes, l’imagination d’un peuple de rêveurs, insoucieux du temps et de la vie pratique, nos ancêtres les Celtes.»

(Pierre Boujut, tonnelier, dans Des métiers et des hommes au village, de Bernard Henry, 1975)


Un peu d’histoire : 
Donc, l’origine du tonneau serait Celte. Dans la mythologie gauloise, un culte était rendu à Sucellus, dieu des forêts et premier tonnelier de l’histoire.
On retrouve les premières traces de l’utilisation du tonneau de bois pour le transport au Ve siècle avant J.C dans la vallée du Pô (Italie).
Vers le IIe siècle avant J.C, le tonneau vint peu à peu remplacer l’amphore grecque, trop fragile et difficilement stockable.
Les gaulois conservaient, dans des récipients de bois assemblés de la cervoise, de l’eau et du vin. Mais aussi des matières inflammables utilisées à des fins défensives, comme en 51 avant J.C lors du siège d’Uxellodunum.
Au cours des siècles suivants, le tonneau trouve rapidement sa place en tant que nouveau contenant car il résiste aux chocs, peut être roulé et empilé ; une révolution dans le transport des liquides.
Sa diffusion se fait tout au long du moyen-âge en Europe, puis dans le reste du monde. A cette époque, la fabrication du tonneau est réservée au charpentier, dont le statut artisanal est reconnu par décret en 1444.
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les premières techniques d’élevage et de vieillissement en fût sont mises au point, notamment à Bordeaux où le vin est expédié vers l’Angleterre en barrique et sur lies.
Jusqu’au XXe siècle, le tonneau demeurera le principal contenant de transport utilisé.
Depuis, l’acier inoxydable, le béton et le plastique ont supplanté le bois pour stocker, conserver et transporter les liquides.
Le fût de chêne a ainsi connu un recul de sa production, notamment dans les années d’après guerre, principalement pour des raisons économiques.
Dans les années 1980, avec la mode des vins au goût « boisé », le fût est revenu habiter les chais, où aujourd’hui le vin est conservé et « élevé ».

Autrefois, les tonneliers étaient également nommés : charpentiers de tonneau.
Mon arbre compte deux tonneliers dans l’Aisne :

– Jean GORET, Sosa 158, est né vers 1696 et est décédé le 04/09/1760 à Braye-en-Laonnois (02). Il est nommé « maître tonnelier ».
Marié à Marie MULPA et à Geneviève DEVOIR, Sosa 159, je lui connais 5 enfants.

– Jean GORET, fils de Jean ci-dessus, est né en 1747, s’est marié en 1774 à Braye-en-Laonnois avec Marie Marguerite LAISNEZ. Il est dit tonnelier sur son acte de mariage.
En 1790, il est, également, élu maire de Braye-en-Laonnois.

Pour finir, avec un petit clin d’œil au #ChallengeAZ2018, je ne peux résister au plaisir de partager une petite chanson à boire :

Dans un tonneau de vin – Gilles DREU- YouYube.com

Sources:
Histoire du tonneau : vin-terre-net.com
Généanet : Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Aisne, archives civiles, série E supplément, v. 06 pt. 01
Image : Collection personnelle

#ChallengeAZ… Moulins et Meuniers…

Le vieux moulin de Gercy – Lithographie de Toffoli

Mon cabinet de curiosités recèle des moulins et leurs meuniers (mosniers) en Picardie.

L’histoire :
Le moulin serait une invention grecque. Elle fut reprise et utilisée plus tard par les romains.
Vers le Ve Siècle, les moulins perdirent de leur popularité et nombre d’entre-eux furent abandonnés. Ils étaient victimes de fréquents incendies et la population encore ancrée dans une religion animiste proche de la nature, n’aimait pas l’idée que l’on puisse agir sur le cours de l’eau.
C’est à partir du Xe Siècle, que le moulin retrouve de sa superbe. Il est relancé par les moines, d’abord dans les abbayes, puis dans les villages.
Son utilisation est sous le contrôle d’un abbé ou d’un seigneur qui perçoit une redevance, un ban, d’où l’appellation de “moulins banaux”.

Le 17 juillet 1793, le droit de ban est supprimé. Des particuliers se mettent à construire de nouveaux moulins.
La France de la première moitié du XIXe Siècle compte 76000 moulins à eau et à vent.
Au début du XXe Siècle, le département de l’Aisne compte 937 moulins à eau, situés essentiellement dans l’arrondissement de Vervins (consacrés au papier) et de Laon.
Avec l’invention de la turbine hydraulique en 1844, certains furent utilisés pour la production électrique.
Il y a bien sûr différents types de moulins à eau, moulins à blé, à seigle, à froment selon la région, moulin à huile ou à papier. Son mécanisme sert aussi à scier le marbre, à fouler le tissu…etc.
Le moulin se sert de la force hydraulique, c’est la roue qui transforme l’énergie cinétique de l’eau en mouvement mécanique.
La “vantellerie” se compose d’une série de vannes qui barrent la rivière, afin de lui donner une force motrice maximum.
Les “biefs” sont des canaux de retenue d’eau en amont du moulin ou des canaux de dérivation de l’eau.
Les moulins construits sur la rivière sont dits “au fil de l’eau”.
Si le moulin est construit un peu à l’écart de la rivière, on amène l’eau par un canal “d’amenée” muni d’une écluse qui contrôle le débit. L’eau s’écoule ensuite par un canal d’évacuation qui rejoint la rivière en aval.

D’après la monographie de village établie, en 1884, par l’instituteur du village, Gercy, village ancestral, comptait deux moulins à eaux construits sur la Voulpion.
Louis TOFFOLI (1907-1999), peintre célèbre pour ses lithographies, a immortalisé l’un deux comme le montre cette image.

C’est là qu’une branche de mes ancêtres a exercé :
-Jacques DEPARNAY, Sosa 536, °1604 – +1669 est dit mosnier du moulin de Gercy,
-Jacques DEPARNAY, son fils, Sosa 268, °1655 – +1715,
-Pierre DEPARNAY, son fils, Sosa 134, ° 1698, est recensé comme meunier en 1721.

En 1846, à Vorges, autre village ancestral, le cadastre enregistre six moulins à eau dans la vallée Saint-Pierre sur le Polton et deux moulins à vent sur le Mont Pigeon.
Deux autres moulins à vent surmontent la vallée : le Moulin de la Tour et le moulin de Montbérault.
En 1756, sept moulins à eau figurent sur la carte de Cassini.

Là aussi, ces ancêtres ont exercé :
-Pierre GUILLAUME, Sosa 1144,
-François GUILLAUME, son fils, Sosa 572, °1633 – +1693 est recensé comme meunier entre 1662 et 1668,
-François GUILLAUME, son fils, Sosa 286, °1669 – +1747 est dit meunier du moulin des trois voies et vigneron à Martigny-Courpière (02),
comme Etienne LESCOT, son beau-Père, Sosa 574 °1646 – °1691
Dommage, l’histoire ne me dit pas si ils ont travaillé dans des moulins à eaux ou des moulins à vent.

Et vous, avez-vous des meuniers dans votre généalogie ?


Sources :
www.terascia.com : Histoire des moulins en Avesnois-Thiérache
Vorges.fr – Histoire et patrimoine
Lithographie Toffoli : site ebay.fr


#ChallengeAZ… Kikeriki…

Cocorico ou Kikeriki ? Il faudrait savoir !

Dans mon cabinet de curiosités, il y a des guerres et mes ancêtres laonnois en ont vécu plusieurs au fil de l’histoire.

En 1814, l’Aisne est un champ de batailles, rien ne va plus pour Napoléon 1er qui en perd plusieurs dans le département. Pris en tenaille par le Hurrah d’Athies-sous-Laon, village ancestral, il est dominé lors de la bataille de Laon. Sa déchéance est proche.
Les prussiens et les russes envahissent le territoire… un vrai fléau pour les habitants et mes ancêtres : brimades, exactions, confiscations, viols et misère… Cela dure au moins deux ans.

En 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Vaincu lors de la bataille de Sedan, il est fait prisonnier. C’est la fin du Second Empire. Les prussiens envahissent à nouveau le territoire. Et derechef, ce ne sont que brimades, exactions, confiscations et misère pour les habitants et mes ancêtres.

Lors de la Première Guerre Mondiale en 1914-1918 : C’est au tour de l’Allemagne de déclarer la guerre à la France. Dès le début, Laon et sa région sont envahies par l’armée allemande et le resteront jusqu’à l’automne 1918. Et encore une fois, les habitants et mes ancêtres subissent brimades, exactions, confiscations et la misère.

Et, c’est ainsi qu’à plusieurs reprises, le coq, symbole gaulois, n’a plus chanté en français, mais en allemand, et, que son Cocorico s’est mué en Kikeriki !

On dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres (ou le contraire)… Sans vouloir offenser mes ancêtres, j’avoue que ce cocorico allemand m’a bien aidé pour la lettre du jour ! 🙄

*Cliquez sur les parties bleues pour accéder aux articles écrits auparavant.
Image : Pixabay.com

#ChallengeAZ… Hôtel-Dieu…

Salle d’accueil des malades Hôtel-Dieu de Laon

Après celle de l’époque médiévale, Laon connut une nouvelle période de prospérité au XVIIe siècle.
En 1668, César d’Estrées, Evêque de la cité créa, alors, le premier Hôtel-Dieu sur les hauteurs de la ville pour y accueillir les pauvres, les vieillards, les enfants abandonnés et les orphelins.
Afin de faire travailler les occupants, on y ouvrit une manufacture de draperie qui fut transformée, plus tard, en manufacture de bonneterie.
On y construisit également un grenier d’abondance en 1749.
Deux « Hôtel-Dieu » plus tard suite à divers agrandissements et rénovations, il devint un Hôpital militaire de 1792 à 1795.
Converti en Hospice de l’humanité après la Révolution, il évolua en Hôpital Général en 1803.
Plusieurs de mes ancêtres (Sosa et collatéraux) y ont été soignés et c’est là, qu’ils ont rendu leur dernier souffle :

– Octavie Alphonsine WALLON – Sosa 5 – Décédée le 16/02/1923 – 52 ans
– Louis François MEREAUX – Sosa 22 – Décédé le 30/01/1860 – 57 ans
– Marie Célestine VRAINE – Sosa 33 – Décédée le 20/07/1852 – 80 ans
– Louis Antoine NOIRON – Sosa 42 – Décédé le 24/01/1847 – 62 ans
– Etienne André COULON – Sosa 36 – Décédé le 11/06/1842 – 70 ans
– Pierre NOIRON – Sosa 84 – Décédé le 14/06/1813 – 57 ans

Lors de leur admission, ont-ils vu et lu ces inscriptions sur le fronton de l’entrée ?

Il y avait de quoi trembler !…

Aujourd’hui la salle de soins des malades accueille l’Office de Tourisme de la Ville, une partie des bâtiments a été transformée en Ehpad et le reste est ouvert aux visiteurs.

Et vous, avez-vous des ancêtres décédés dans un Hôtel-Dieu ?

Sources et Image :
laon-cyclopédie.over-blog.com

#Challenge AZ… Gentilé…

Mon cabinet de curiosités renferme les gentilés de nos ancêtres… car ma curiosité m’incite toujours à chercher le gentilé d’un lieu.

Pour mémoire : un gentilé désigne les habitants d’un pays, d’une province, d’une région ou d’un lieu par référence à l’endroit où ils habitent ou d’où ils sont originaires.
Il est attesté en France depuis 1752 d’après l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot.
Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières et de trois sortes de dénominations

Par exemple : mes ancêtres sont picards, normands, bretons ou occitans. Ils sont aussi axonais, calvadosiens, ornais, finistériens ou ariégeois… Et, cerise sur le gâteau (la gourmandise arrive toujours là où on ne l’attend pas), selon la commune où ils résidaient, ils sont dans l’Aisne :
athissiens = Athies-sous-Laon
brayois = Braye-en-Laonnois
– burellois= Burelles
chermizyacois = Chermizy-Ailles
gizysiens ou gizyacois = Gizy
grandlupois = Grandlup-et-Fay
moussyacois = Moussy-Verneuil
vendressois = Vendresse-Beaulne

Dans le Calvados :
brettevillais = Bretteville-sur-Laize
cintheauxiens = Cintheaux
clécyens = Clécy
pommerais = La Pomme
laiziens = Laize-la-Ville
mayens = May-sur-Orne
saint-rémois = Saint-Rémy-sur-Orne
vasdastins = Saint-Waast-sur-Seulles

Dans l’Orne :
flériens = Flers
carneillais = La Carneille
landigulfiens = Landigou
auvraisiens = La Forêt-d’Auvray
georgiens = Saint-Georges-des-Groseillers
pétruviens = Saint-Pierre-du-Regard
Saint-Hono-Guillaumins = Sainte-Honorine-La-Guillaume

Dans le Finistère :
plouganistes = Plougasnou
ignaciens = Plouigneau
plouégatais = Plouégat-Moysan
garlannais = Garlan

En Ariège :
ruxéens = Rieux-de-Pelleport
loubénois = Loubens

Si certains gentilés sont évidents, d’autres sont vraiment improbables…
Et, bizarrement, toutes les communes n’ont pas de gentilé comme Gercy, Samoussy, Eppes dans l’Aisne.

Et vous, connaissez-vous les gentilés de votre généalogie ?



Sources :
Wikipédia.fr
Le nom des habitants des communes de France –
https://www.habitants.fr/index.php
Image : L’Eveil de la Haute-Loire


#Challenge AZ… Bergers…

« Bonjour !
Oui,oui… c’est à vous que je m’adresse ! »

Savez-vous qu’être Berger, c’est exercé l’un des plus anciens métiers connus au monde puisque les premiers bergers sont apparus, il y a 10 000 ans en Asie Mineure (c’est Wikipédia.fr qui me l’a dit)

A ce jour, ma généalogie compte 16 bergers (8 Sosa et 8 collatéraux) ayant vécu principalement au XVIIe et XVIIIe siècle en Picardie et en Normandie.

Je suppose que la vie d’un berger à cette époque n’était guère idéale, bien que la littérature et la peinture romantique la représentait comme telle.
Je pense que sa vie était plutôt rudimentaire et sommaire et que l’homme était fruste et analphabète quand on sait que seulement 29% des hommes savaient signer à la fin du 17e siècle (source Geneawiki.fr).

Alors, comment tous mes Sosa « bergers », sauf un, ont-ils appris à signer ? Leur signature démontre un apprentissage maîtrisé ou presque de l’écriture.

Pierre CARLIER – Sosa 360 – ° 1625 +1728 – Laon Paroisse de Vaux (02)
Jean-Claude CARLIER – Sosa 90 – ° 1725 – Laon – Paroisse de Vaux (02)
Jean CARLIER – Sosa 180 – °1695 +1750 – Laon- Paroisse de Vaux (02)
Claude BALOSSIER -Sosa 346 – °1674 +avant 1726 – Coucy-lès-Eppes (02)
Jean TOUCHET – Sosa 500 – °1706 +1796 – Hubert-Folie (14)
Charles HUTIN – Sosa 746 – °vers 1668 +1725 – Prisces (02)
Pierre LAVOINE – Sosa 186 – °1719 +1791 – Burelles (02)

La vérité est sans doute ailleurs, la trouverai-je ?

En attendant, comme mes bergers, avez-vous aussi des ancêtres ayant pratiqué un métier modeste et sachant signer ?

Sources :
La Pastorale au 18e siècle : Persée.fr
Image : Pixabay.com – Corinne vd




Les pionnières de ma Généalogie…

Sur une idée de Sophie BOUDAREL de La Gazette des Ancêtres, et pour célébrer la Journée des droits de la femme (8 mars), voici une mise en avant des femmes de ma généalogie.

La première à signer s’appelait Marie LESAGE. Elle est mon Sosa 3845. Elle est née vers 1648 à Noyers-Bocage (14) et elle a épousé Michel PARIS, le 10 mai 1671, à Saint-Vaast-sur-Seulles (14) au temple protestant. Elle avait 23 ans.
Sa signature :

La première à voter n’est autre que mon Sosa 3, ma maman. Mes grands-mères sont décédées avant 1945.

Pour le reste, je n’ai malheureusement pas trouvé de renseignements sur Gallica.

Si les familles nombreuses sont courantes (ex : 13 enfants chez mes Sosa 4 et 5), pas de médaille pour récompenser ce foyer fécond.

Donc, je vous propose de lire ou de relire ces articles concernant les Sosa féminins de mon arbre.
Voici sept destins différents mais O ! combien marquants :

Anna KONJETSKY, Sosa 41, mon ancêtre silésienne
Histoire d’un abandon, l’enfance de mon Sosa 3,
Clémence EUPHEMIE, Sosa 121, abandonnée à la naissance,
Marie Magdeleine MAFFLARD, Sosa 47, guillotinée pour l’exemple,
Anne CHENNEVIERE, Sosa 145, nourrice au XVIIIe siècle,
Anne GUILLOU, Sosa 117, mariée à 14 ans,
Zéphirine Antoinette BRIERE, Sosa 61, née un vendredi 13.
(Cliquez sur les noms pour découvrir l’article)

Bien sûr, il s’agissait d’un temps où on ne parlait pas des droits de la femme.

Bonne lecture !

Source image : Blog La Gazette des Ancêtres :
Salon de Paris, Mme Beaury-Saurel, “Nos éclaireuses” : [carte postale] –
https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000858991/v0001

#MaCuisineAncestrale… Le pain d’chien…

Pour débuter l’année 2019,  #MaCuisineAncestrale vous emmène dans les corons du Nord de la France, là où la terre est du charbon… Là-bas, on y mange du « Pain d’chien » !

Le « pain d’chien », voilà un intitulé bien étrange, pour définir ce qui est un simple pudding ou « poudingue » en ch’ti…
Le terme illustrait’ il, autrefois, les difficiles conditions de vie des « gueules noires » ? Désignait’ il une alimentation de traîne-misère ?
Nul ne le sait… mais, je trouve la formule très parlante.

Pour confectionner un pain d’chien, rien de plus simple.
Il faut :

500 g de pain rassis
1 litre de lait
150 g de vergeoise ou de cassonade (sucre non raffiné)
3 œufs
Un peu de beurre pour le moule
2 poignées de raisins secs 
Un petit verre de rhum (pas recommandé pour les enfants)

Faire chauffer le lait et le sucre,
Mettre les raisins à macérer dans le rhum
Couper le pain en morceaux, le mettre dans un saladier,
Verser le lait bouillant dessus,
Bien mélanger et laisser reposer 1 heure,
Passé ce temps, ajouter les œufs,
Mélanger et malaxer à la main pour écraser le pain,
Ajouter les raisins,
Verser la pâte dans un moule beurré,
Préchauffer le four à 180°C et cuire le pudding 1 heure,
Servir froid (avec ou sans crème anglaise).

Vous pouvez remplacer les raisins par des abricots secs, des pruneaux, des fruits ou bien encore du chocolat… Laissez parler votre imagination.

Ce pudding est une recette anti-gaspillage. Nos ancêtres ne jetaient rien… Ils n’en n’avaient pas les moyens…
Alors, en cette période de bonnes résolutions : Faisons comme eux, ne jetons plus le pain !

Et d’ici notre prochain rendez-vous, régalez-vous ! Moi, c’est déjà fait ?

Sources :
Recette : Ça drache en Nord : http://www.ca-drache.fr/recette/dessert/gateau/pain-dchien/
Image : collection personnelle